Rassemblement à Roscoff pour le retour de la ligne ferroviaire
Communiqué de presse

Publié le 20/01/23 0:07 -- mis à jour le 20/01/23 00:07

Financer la réouverture de la ligne ferroviaire Roscoff-Morlaix, c’est agir sur tous les leviers de la mobilité décarbonée

Un large collectif, composé d’associations d’usagers du train, d’organisations syndicales, d’élus et de partis politiques, appelle à se rassembler en gare de Roscoff le samedi 21 janvier à 14h30. Cette manifestation interviendra un an presque jour pour jour après une première mobilisation au même endroit, que la section UDB du pays de Morlaix avait initiée et qui avait rassemblé 300 personnes. C’était le 22 janvier 2022.

La cause est toujours la même : obtenir des décideurs publics la réouverture de la ligne ferroviaire Roscoff-Morlaix, qui est fermée depuis juin 2018 à la suite d’un éboulement sur la voie mais aussi à cause d’un défaut d’entretien par l’État et la SNCF, responsables des infrastructures.

La relance des trains de proximité, les trains du quotidien, en Bretagne est une cause qui mobilise l’UDB depuis de nombreuses années. C’est ce qui l’a conduite, sous l’impulsion de son organisation de jeunes (UDB Yaouank), à organiser plusieurs marches pour le train : entre Auray et Saint-Brieuc en juillet 2015, entre Rennes et Châteaubriant en octobre 2016, entre Landerneau et Quimper en juin 2016. Cette dernière marche a contribué à débloquer les crédits publics qui ont permis de sauver la ligne Landerneau-Quimper en 2017, même si l’offre de trains reste insuffisante et l’infrastructure sous-dimensionnée (voie unique non électrifiée). Et évidemment une marche le 9 février 2019, entre Morlaix et Roscoff pour la réouverture de la ligne fermée 8 mois avant.

La « bataille du rail » qui se joue entre Roscoff et Morlaix dépasse le cadre strictement local. Elle est exemplaire pour toute la Bretagne en ceci qu’elle concerne tous les leviers qui peuvent permettre de reporter une partie du trafic routier vers le train :

► les mobilités quotidiennes, dites pendulaires, domicile-travail et domicile-études ;

► les déplacements à l’intérieur de la Bretagne, par la côte nord via la ligne Brest-Rennes mais aussi par la côte sud via la ligne Brest-Landerneau-Quimper et la dorsale sud Quimper-Redon-Nantes ;

► le transport de marchandises, dont le rail n’assure actuellement que 1 % en Bretagne contre une moyenne de 10 % en France et de 18 % dans l’Union européenne. SNCF Réseau vient de faire savoir, via son directeur commercial pour la Bretagne, son intention d’y multiplier la part du rail par 10. Que la SNCF traduise ses paroles en actes entre Roscoff et Morlaix ;

► et même la mobilité internationale (passagers et marchandises), via les liaisons entre le port régional du Bloscon à Roscoff et plusieurs ports d’Irlande et de Grande-Bretagne.

Pour toutes ces raisons, l’UDB appelle les Bretonnes et les Bretons à participer au rassemblement du 21 janvier à Roscoff.

Michel Beaupré, responsable de la section UDB Pays de Morlaix et des Monts d’Arrée

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Vos 5 commentaires
  Alain E. VALLÉE
  le Vendredi 20 janvier 2023 12:08
"La « bataille du rail » (...) pour toute la Bretagne (...) concerne tous les leviers qui peuvent permettre de reporter une partie du trafic routier vers le train : les déplacements à l’intérieur de la Bretagne, (...) via la ligne Brest-Landerneau-Quimper (...)"
Si l'on veut donner une chance au transport ferré entre Brest et Quimper, alors il faut supprimer le détour par Landerneau (26km). Mais pour y aboutir, il est nécessaire de reconstruire le Pont Albert LOUPPE.
Construit entre les deux Guerres, il constitua un record mondial durant de nombreuses années. En effet, il enjambait l'Elorn acec trois arches de 186m. Surtout, il était pourvu de deux niveaux de circulation, un supérieur pour les automobiles (aujourd'hui réservé aux piétons) et, en dessous, un autre pour le train.
Mais ce monument classé au "Patrimoine du XXe siècle", construit par Eugène FREYSSINET en 1930, ne vit jamais de train, c'est-à-dire ce pour quoi il avait été construit !
Quimper - Brest, distance géographique : 52Km ; en voiture : 71Km ; mais : 103Km en train. Après presque un siècle, il est grand temps que cesse cette absurdité qui pénalise le climat !
L'enjeu d'une réelle concurrence du TER à la voiture fut, est et reste l'excessive longueur du trajet ferré.
Moderniser la ligne depuis Quimper vers Châteaulin et plus au Nord (XII 2016 - XII 2017) fut une bonne action sans conséquence décisive sur l'attractivité de la ligne. Pour y aboutir et donner sa chance au TER par rapport à la voiture, il est absolument indispensable de reconstruire ce pont aux normes actuelles et de le dédier aux TER puisqu'existe un pont supportant 2 x 2 voies dédiées aux voitures..
Il s'agit là depuis tant de lustres d'effectuer un choix politique de toute première importance si l'on prétend parler des TER Nord - Sud en Bretagne.
AV
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  jean louis le corre
  le Samedi 21 janvier 2023 01:18
A noter aussi il y a quelques années (7ou 8),le sauvetage de la ligne Guingamp-Paimpol,puis Guingamp-Carhaix,sauvées in extremis de la fermeture, grace a d'incessantes manifestations du comité de defense tres actif (Citoyens,Intersyndicales CGT FO SUD-Solidaires...UDB,PCF etc ..)A la fin les élus regionaux ont finis par trouver les 27 M d'euros pour sa renovation,c'est jamais gagné d'avance ,il faut toujours se battre ...Elle est aujourd'hui (bien) gerée par une société privée filiale de Véolia
(1) 
  Alain E. VALLÉE
  le Samedi 21 janvier 2023 17:06
@J-L Le Corre
Oui, il s'agit de la filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations et de Veolia, la CFTA : "Chemins de fer et Transport Automobile" filiale de Transdev.
Le modèle économique de cette ligne (Carhaix - Paimpol) heureusement ainsi sauvegardée devrait sans doute servir de référence pour tant de lignes de toute la Bretagne plus ou moins sacrifiées, saccagées et abandonnées par les institutions, y compris les bretonnes, et opérateurs habituels.
Puisqu'il est manifestement si difficile et même si pénible en particulier à la SNCF et à la puissance publique (État et CR de la Région de la Bretagne) de préserver, pérenniser et développer le patrimoine ferroviaire constitué des lignes Nord - Sud en Bretagne, c'est-à-dire toutes celles qui ne conduisent pas immédiatement vers Paris, l'intérêt général devrait commander de les confier à ceux qui non seulement savent faire mais sont vraiment motivés.
Un peu de lucidité sociale, de pertinence économique et de volonté politique devraient suffire à redonner aux TER Nord - Sud un usage pour les déplacements du quotidien en Bretagne. Sans être exhaustif, ceci concerne : Morlaix - Roscoff ; Rennes - Fougères ; Brest - Quimper via Chpateaulin ; St Brieuc - Pontivy - Vannes mais aussi Lorient : Rennes - Nantes via Châteaubriant . ; Rennes - St Nazaire via Pont-Château.
Deux certitudes : d'une part, l'urbanisation devrait être délibérément cohérente avec ces infrastructures rétablies, d'autre part, le saccage des liaisons ferrées ne doit pas servir à la division de la Bretagne (scandaleux buttoirs à Châteaubriant ... ! )
Au lieu d'investir des milliards d'Euros selon des logiques hexagonales hors sol pour les TGV Est - Ouest, depuis ou vers Paris, il faudrait, selon un plan concerté breton à moyen terme, consacrer des millions d'euros pour les vrais besoins des Bretons ordinaires. En attendan, même si quelques rares efforts eurent très récemment lieu, l'état des transports ferrés en Bretagne est simplement désastreux et lamentable sauf s'il s'agit d'aller à Paris.
Et il ne faut surtout pas aller dire que redonner vie au réseau TER breton serait impossible car trop compliqué ou trop coûteux. En effet, le contraire est amplement démontré par l'exemple Alsacien !
AV
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  jakez Lhéritier de Sant Nazer
  le Dimanche 22 janvier 2023 06:51
Bravo pour ces combats bretons;en rappelant aussi que pour le réseau ferré
"en Bretagne la ligne droite n'est pas la plus courte" pour la SNCF
D' autres exemples:
Faire Rennes 2èmé ville de Bretagne à St Nazer 4ème ville de Bretagne,via Redon ,c'est une aventure .
A Chateaubriant:une situation Ubuesque où un BARRAGE,et des types de lignes différentes empêchent une liaison directe entre Nantes et Rennes.
Manifestation organisée par Bretagne Réunie en 2022.A cette manifestation l'annonce d'une étude a été lançée pour envisager la virgule SNCF de Donges à Pontchateau pour le Fret ,grace à l'action d'un adhérent de Bretagne Réunie de St NazerBrière/Sillon de Bretagne.
Cette virgule évitera le tunnel non réglementaire et dangereux qui passe sous Nantes er reliera en trafic le bassin nazairien aux autres départements bretons.Ce sera la Réunification ferroviaire.
Une confirmation que vous pouvez obtenir auprès du Port Autonome de Nantes St Nazer.
Le député M Tavel de St Nazer rencontré vendredi 20 Janvier n'avait pas cette information...
A suivre pour connaitre la date de réponse et de démarrage des travaux ?
J'appuie aussi l'avis d'Alain Vallée pour revenir à la solution directe Quimper Brest,l'ayant pratiqué.
Quel est l'appui apporté par la coordination COFER BZH?......dont j'avais rencontré une représentante à Douarnenez en 2022.
En parler au prochain colloque de Bretagne Autonomie/Bretagne Majeure.
La situation actuelle du ferroutage devrait être présentée avec ce qu'il est envisagé.Les freins au développement ?
(2) 
  TY JEAN
  le Dimanche 22 janvier 2023 17:32
Voici le temps des voeux avec l'auto-satisfaction des élus.Toujours plus d'étalement urbain.Conséquence:
toujours plus de voitures,de bouchons sur les routes bretonnes pour les usagers bretons tels des parisiens.
On ne peut qu'être révolté face à la situation dramatique de la ligne de Roscoff.il faut citer aussi l'arret supprimé
sur la ligne de Redon en gare de la Vraie-Croix, le trafic abandonné sur l'axe Auray-St Brieuc, une circulation permanente
demandée par les usagers sur Auray-Quberon.L'un de mes voisins part désormais 1heure plus tôt pour rejoindre en voiture
le port de Lorient,conséquence du trafic routier.Pas d'argent ( 40 millions d'euros ) pour la ligne de Rscoff ?
agrandissement du port de Quiberon / 30 millions d'euros.Un mur d'escalade demandé à Auray ( comme à Brest )
13 millions d'euros. Ces élus ont un train de retard sinon 2.
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