Covid : l’alimentation industrielle sur le banc des accusés

-- Bio & Santé --

Enquête
Par Philippe Argouarch

Publié le 24/08/21 22:37 -- mis à jour le 25/08/21 18:32

Il n’échappera à personne que le pays où il y a le plus de cas de covid par million d’habitants sont les Etats-Unis. Déjà 628.285 décès . C’est aussi le pays où l’on consomme le plus d’aliments produits industriellement avec des tas de conservateurs, d’additifs chimiques, de pesticides et bien sûr du sucre partout, jusque dans la moutarde. Il y a forcément une corrélation entre l’étendue du covid-19 et l’alimentation des pays industrialisés, en particulier celle des pays occidentaux. Déjà en 2017, des recherches conduites en Allemagne à l’Université de Bonn, publiées dans le journal de recherche en biologie CELL, prouvaient que le régime alimentaire occidental diminuait l’immunité de l’organisme et acidifiait l’organisme.

Pire, les prix bas de la nourriture industrielle conduit les plus pauvres vers ces produits toxiques et donc à détruire leur immunité, ce qui explique que beaucoup de banlieues pauvres ont été touchées par le virus.

Les USA sont le pays avec le plus haut index glycémique moyen par habitant. Environ 93 millions d’Américains sont obèses, soit 28% de la population. En France 13 millions de personnes sont en situation de surpoids et plus de 4 millions sont obèses (6% de la population mais la définition de l’obésité peut varier d’un pays à l’autre). Il nous faut aussi comprendre que le problème est un index glycémique élevé et que un taux de sucre dans le sang élevé n’est pas toujours traduit par l’obésité.

Les pays dans la sphère américaine culturelle et économique emboîtent le pas comme le Mexique avec une consommation par habitant et par an de 105 litres de coca-cola, la plus haute consommation au monde. Et le coca y coûte moins cher que l’eau en bouteille. Sodas, ice-cream, fast-food, plats préparés vont-ils remplacer chapatis, tortillas, enchiladas, tacos et galettes de blé noir ? That is the question..!

Co-morbidité

Certes nous vivons plus longtemps qu’aux siècles précédents et en France du moins, beaucoup mangent à leur faim même si la pauvreté augmente à nouveau. Ce constat ne doit pas nous empêcher de voir la réalité avec un esprit critique. L’alimentation occidentale produit les facteurs dits de co-morbidité comme le diabète, l’obésité, les maladies hépatiques, les maladies cardiaques et certains cancers.

Une grande partie de notre alimentation occidentale est héritée de la révolution industrielle, et même avant, de la civilisation agricole, une époque où l’ouvrier agricole ou l’ouvrier d’usine devait se bourrer de calories pour pouvoir tenir toute la journée. La révolution industrielle a standardisé et produit en masse ces aliments hauts en calories, car oui il y avait une demande au XXe siècle. Sauf que notre monde a changé. Il est prédit que nos enfants passeront en tout 27 ans de leur vie devant un écran. L’homme occidental est devenu sédentaire et il dépense beaucoup moins d’énergie physique. Les calories en trop se transforment en graisse et le glucose dans le sang affaiblit le système immunitaire.

La nourriture est un plus grand risque que le coronavirus et personne n'en parle."__Mariela Glandt, endocrinologue argentino-américaine qui vient de publier le livre "Comment manger en période de Covid-19".

Il est dorénavant prouvé que le sucre contenu partout dans l’alimentation industrielle - souvent à des fins commerciales pour augmenter les ventes grâce à ses aspects addictifs - diminue gravement nos défenses immunitaires. Le coronavirus modifie le métabolisme du glucose et provoque un « orage de cytokines ». Les cytokines sont les molécules immunitaires produites par les globules blancs. D’où les inflammations comme dans les poumons.

Ecouter les scientifiques

Des chercheurs suisses de L’École Polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) se sont servis de l’Intelligence artificielle pour analyser près de 400 000 articles scientifiques afin de comprendre pourquoi certaines personnes contractent des formes graves de la maladie et d’autres non. Les résultats ont mis en avant le fort taux de glucose comme une des raisons principales de la gravité du Covid-19.

Les scientifiques savent depuis longtemps que les infections virales perturbent le métabolisme cellulaire humain, c’est-à-dire l’ensemble de réactions biochimiques nécessaires pour fournir de l’énergie à toute activité de la cellule. Le mécanisme est compliqué mais il est expliqué ici

Attaqué par le virus qui se multiplie, l’organisme réagit en synthétisant du glucose pour les nouvelles cellules et en anticipant la demande. Tout le système se dérègle et des inflammations se produisent.

Les globules blancs remplissent la fonction d'immunité en tuant les bactéries et les virus par phagocytose – un processus de capture, d’ingestion et de digestion des microbes (bactéries et virus). Boire une bouteille de soda d'un litre ou manger 100 grammes de sucre, diminue la réactivité des globules blancs de 40 %. Notre système immunitaire peut ainsi être désactivé pendant 4 ou 5 heures.

La vitamine C est très importante pour le bon fonctionnement des globules blancs. Le sucre et la vitamine C ont la même structure chimique. Lorsque nous mangeons du sucre, il entre directement en compétition avec la vitamine C. __Danièle Starenkyj, auteur du livre Le mal du sucre

Des études ont révélé qu’une glycémie élevée représente un facteur de risque pour l’évolution sévère du COVID-19, même dans le cas où les patients ne sont pas diabétiques : il y a des complications pour 27,1 % des patients avec une glycémie élevée contre 1,7% pour les patients avec une glycémie normale. Plus généralement, une glycémie élevée est généralement associée à une tension artérielle élevée, une hyperlipidémie, une obésité et donc une augmentation des facteurs de risques de maladies transmissibles et non-transmissibles__Constance GOUJARD – NutriMarketing

Prendre des mesures courageuses et efficaces

Pour lutter contre le covid, la vaccination n’est pas la solution miracle puisque le virus mute et se propage de plus belle dans des pays comme l’Islande ou Israël, où la majorité des gens ont été vaccinés. Il nous faut remonter aux causes véritables. Pour commencer, et ceci ne plaira pas à l’industrie agro-alimentaire, il faudra taxer le sucre et pas uniquement les sodas, mais tous les produits dans lesquels du sucre (glucose, fructose, sucrose, etc) a été ajouté. Une tablette de chocolat en contient 30%. Un pot de confitures jusqu’à 70%. Un yaourt, soi-disant aux fruits, mais en fait à la confiture, contient entre deux et trois morceaux de sucre par pot. Il est fait avec du lait pasteurisé qui ne contient plus de bactéries probiotiques. Ces bactéries, on le sait, les études le confirment, contribuent activement à avoir de bonnes défenses naturelles - ou une bonne immunité - en plus de faciliter la digestion.

Le journal suisse Le Temps rapporte qu’en Grande-Bretagne la taxe sur les boissons sucrées, entrée en vigueur malgré les protestations de fabricants, a généré une diminution de 28% de leur consommation. A Philadelphie, en un an, les ventes auraient baissé de 38%. Ce n’est pas pour autant qu’il nous faut boire l’eau du robinet. Son contenu en chlorine certes nous empêche d’attraper le choléra mais cette chlorine tue aussi toutes les bactéries probiotiques de notre intestin. Il faut installer des filtres à chlorine aux robinets.

Taxer le kouign amann ? Non mais le sucre acheté par les boulangers-pâtissiers oui. L’Etat doit aider en taxant les produits nocifs, voire en les interdisant dans des produits où ils n’ont pas lieu d’être. Il n’y a pas que le glyphosate qui doit être interdit. Nombre d’additifs sont dangereux. L’indice glycémique de la baguette est bien trop haut et son contenu de gluten alarmant. Même le beurre salé si chéri par les Bretons doit être remis en cause, car si autrefois ce sel était nécessaire pour les activités musculaires et éviter une tétanie, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il n’y a plus de « pêcheurs d’Islande » et autres travaux de forçats. Le monde breton a aussi changé.

C’est à l’agroalimentaire breton de prendre les devants en réduisant, voire en éliminant, les ajouts de sucre dans ses produits et en relevant ses standards de qualité.

Il nous faut nous en prendre aux sources du mal. A chacun de faire sa révolution alimentaire pour renforcer son système immunitaire et retrouver un indice de masse corporelle raisonnable et une glycémie normale. Boycottons tous les plats préparés, les sodas, les glaces, les yaourts aux fruits, les confitures. Faisons des kouigns et autres sucreries des exceptions ; optons pour les galettes de blé noir plutôt que les crêpes de froment sucrées ; ne donnons pas aux enfants des céréales bourrées de chocolat ou enrobées de sucre ; évitons tout ce qui n’est pas produit par la nature elle-même. Revenons à la sagesse des anciens qui mangeaient des produits locaux et de saison et n’oublions pas de cuisiner régulièrement avec nos algues bretonnes puisqu’elles sont antivirales et anticancer (voir l'article d'ABP)et contiennent tous les minéraux dont nous avons besoin.

Sources :

→ A Machine-Generated View of the Role of Blood Glucose Levels in the Severity of COVID-19, Blue Brain Project, École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Geneva, Switzerland, Juillet 2021. Voir ici

→Le sucre, les consommateurs et le covid-19. Constance GOUJARD , Nutri Marketing, Mai 2021. Voir ici

→COVID-19 and Fast Foods Consumption: a Review. Amir Reza Moravejolahkami, Nimah Bahreini-Esfahani, Jan 2021. Voir ici

→Hafeez Ullah et coll., Effects of Sugar, Salt and Distilled Water on White Blood Cells and Platelet Cells, Journal of Tumor, Vol.4, No 1, 2016.

→Mingyan Deng et coll., Can We Reduce Mortality of COVID-19 if We do Better in Glucose Control? Med Drug Disco, 2 juin 2020.

Voir aussi :
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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 14 commentaires
BENAITEAU CHRISTOPHE
Mardi 24 août 2021

Merci M.Philippe Argouarch pour cet article tellement pertinent, bien expliqué avec de bonnes sources et compréhensible pour tous...Alors oui le sucre est partout, c'est carrément un drame planétaire. Le sucre tue, il est insidueux et addictif, avec en plus des preuves scientifiques que l'immunité de chacun est impacté négativement par trop de sucres au quotidien...Que font tous ces dirigeants politiques qui ne parlent que d'immunité collective...En fait pas grand chose...''L'ennemi'' n'est pas toujours celui qu'on croit...Maintenant il est identifié, nous devons tous nous responsabiliser individuellement...Les politiques ne font rien, ok, alors faisons le travail à leurs places, analysons bien ce qu'on l'on mange et ce que l'on boit et faisons en sorte de nous désaddicter progressivement du sucre (et du sel), car n'oublions pas : le commerce c'est la loi de l'offre et la demande. Pas de demandes, pas de marché...Et l'industrie agro-alimentaire sera obligée de s'adapter et de proposer des aliments plus ''propres'' et moins toxiques

Naon-e-dad
Mercredi 25 août 2021

La première chose qui frappe et qui ne cesse d'étonner le visiteur étranger qui débarque aux USA pour la première fois est le nombre de personnes obèses. Et même terriblement obèses, jusqu'à en paraître impotentes ou difformes. Il ne s'agit pas d'un segment marginal de la population . Ou alors c'est un gros segment!
.
Et deux questions surgissent alors inévitablement à l'esprit du visiteur:
- comment la société américaine en est-elle arrivée là?
- comment faire pour éviter cela en Europe?
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Car l'on pressent bien que ce résultat est affaire de "culture" au sens large, en particulier de culture alimentaire et d'habitudes néfastes ou inadaptées aux besoins, ou encore de produits industriels alimentaires. Ce sur quoi cet article est très éclairant. Un grand merci encore une fois à Philippe Argouarc'h pour nous faire part de sa veille informative globale, quand elle touche la Bretagne (et pas seulement).
.
Da ziwall zo. Boued, ya, mes boued mat. Evit an holl, evit ar re baour ivez.

Jean-Pierre Mathias
Mercredi 25 août 2021

ah ! enfin un article qui expose quelques données de prévention... On le sait depuis longtemps : "ta nourriture est ton médicament"... C'est sûr que ça ne va pas dans le sens des profits et des pouvoirs des empires agro-phyto-alimentaro-pharma...

Killian Le Tréguer
Mercredi 25 août 2021

Le Brésil a un taux de mortalité bien supérieur (officiellement) aux USA avec beaucoup moins d'obèses (mais des disparités sociaux-raciales extrêmement fortes comme aux USA), mais en réalité les données ne sont pas fiables du tout, certains pays ont une politique avancée de détection des cas Covid, d'autres non. Se baser là-dessus c'est montrer du doigt les pays les plus transparents.
Je ne pense pas que l'obésité favorise la diffusion et la propagation des virus. En Inde on mange peu sucré, peu salé, bio et le résultat n'est pas brillant en terme de diffusion Covid. Remarquez, on a pas réellement de chiffres, ce qui est commode pour masquer un désastre.
En revanche l'obésité fait exploser la taux de mortalité Covid. C'est le principal facteur de mortalité Covid, avec la grande vieillesse. Pourtant l'accès aux vaccins notamment n'a été accordé aux obèses qu'une ou deux semaines avant les personnes jeunes en bonne santé en France.
Concernant le cas précis des Etats-Unis il me semble que leur échec s'explique certes par la proportion d'obèses, mais aussi (surtout ?) par un système de Santé totalement défectueux et inégalitaire. Il est difficile de faire l'impasse sur ce point capital ! Malheureusement la France s'aligne de plus en plus sur ce système, largement privatisé. Le nombre de lits de réanimation a été tout bonnement encore diminué en pleines années Covid !

P. Argouarch
Mercredi 25 août 2021

@ Kilian Le Tréguer : justement les recherches montrent, et c’est expliqué dans l’article, que ce n’est pas vraiment l’obésité qui est un facteur de morbidité mais bien le taux de sucre dans le sang, ce qu’on appelle l’index glycémique. Toutes les personnes ayant un index glycémique trop élevé ne sont pas forcement obèses (voir les diabetiques par exemple). Il est aussi constaté partout que les catégories sociales défavorisées, les populations qui n’ont pas les moyens de se payer de la nourriture riche en protéines compensent par des produits caloriques, y compris des boissons sucrées comme au Mexique ou partout en Amérique latine, oui alimentation et boissons avec un indice glycémique extrêmement élevé. Je pense que c’est le cas d’une grande partie de la population au Brésil. Sans oublier que les mesures sanitaires au Brésil ce n’est pas vraiment les préoccupations de Bolsonaro.
En ce qui concerne les chiffres sur le nombre de cas, vous avez raison de dire qu’ils ne sont pas. fiables, ils seraient 12 fois plus élevés au Brésil. Le graphe de l’article ne montre pas le nombre de cas par pays mais le nombre de personnes testées par cas positif pour chaque pays, ce qui est beaucoup plus fiable.

Alain E. VALLÉE
Mercredi 25 août 2021

Le vin même consommé avec modération, est un très important contributeur à une haute glycémie. Son puissant lobby est très haut placé à l'Élysée même, dans le dispositif de l'État.
AV

Michel Bernard
Mercredi 25 août 2021

Ce qu' il faut c 'est voir si on peut faire changer les comportements alimentaires des enfants et des ados, les adultes et les seniors de demain ,or ils sont addictifs aux sucres,aux sodas et a la mauvaise alimentation,les jeunes parents c 'est pareil ,il suffit de regarder les caddies et de voir les pique nique de l 'ete ,c 'est clair ,kebab, pizzas,burger,de mauvaise qualite etc et ,les supermarches suivent leurs gouts,et les restaurants aussi ou ils leur imposent cette alimentation malsaine parce qu elle leur rapporte.
Et pourtant les cantines leur donnent des repas equilibres,mais apres ils retournent a la mauvaise bouffe,et on mange toute la journee en ville dans la rue,il n y a pas grand chose a faire,
Nous sommes loin du repas traditionnel du moyen age,un pot au feu,on mangeait le bouillon ,et apres on etendait la viande et les legumes sur une tranche de pain,ce sont les italiens qui nous ont apporte la bonne cuisine ,a
Pres cela est alle de mal en pis.Et puis on ne rentre plus dejeuner et le repas du soir est du grignotage .
On soigne donc les effets avec des medicaments ca evite la catastrophe,

Emilie Le Berre
Mercredi 25 août 2021

Il y a quelques années une chaine de fastfood se réinstallait. Devant les portes de l'enseigne un journaliste interviewait une jeune maman fan de la marque :
- vous allez y emmener vos enfants ? Demande t-il.
- oui car cela fait partie de notre culture. Fut la réponse.
Je vais être dure, laissez les à leur sort. Aujourd'hui les infos pour une alimentation saine sont plétoriques et facile d'accès. Seuleument voila, préparer un repas est concidéré comme une perte de temps pour la plupart.
Depuis quelques mois il n'y a que pour terrasse, apéro, restaurant, on abandonne à d'autres la préparation des repas comme on abandonne à d'autres sa santé. À tous les niveaux nous sommes poussés à la démission pour faire tourner la société de service
"La maladie n'est pas la présence de quelque chose de mal, mais plutôt le manque de présence de quelque chose d'essentiel". — Dr Bernard Jensen
"À moins que nous mettions la liberté de se soigner dans la constitution, le temps viendra où la médecine s'organisera en une dictature secrète. Restreindre l'art de guérir à une seule catégorie de personnes et refuser ce même privilège à d'autres constituera la Bastille de la science médicale". — Dr Benjamin Rush, signataire de la Déclaration d'Indépendance.

Yann L
Jeudi 26 août 2021

Un documentaire, toujours disponible sur arte.fr expose que la base de la santé, donc de l'immunité, serait le microbiote. Sa qualité serait améliorée par une nourriture naturelle et variée et dégradée par une alimentation industrielle et/ou trop peu variée.

Killian Le Tréguer
Vendredi 27 août 2021

"ce n’est pas vraiment l’obésité qui est un facteur de morbidité mais bien le taux de sucre dans le sang "
47 % des personnes entrant en réanimation COVID sont obèses : (voir le site)
Ce point là est quand très faiblement abordé, alors que c'est statistiquement très nettement le principal facteur discriminant avec l'âge

P. Argouarch
Vendredi 27 août 2021

@Kilian Et à votre avis pourquoi les gens et tout spécialement les vieux sont obèses ?

BENAITEAU CHRISTOPHE
Samedi 28 août 2021

Au regard de cet article et des commentaires très intéressants la ''situation'' du commerce alimentaire actuel semble irréversible, obtenir chaque jour une ''proposition'' alimentaire équilibrée, atoxique et économique pour un foyer familial semble devenir un vœu pieux...Que faire ? Quelles solutions ? Au risque d'étonner, des solutions simples et économiques existent ! Derrière cette affirmation, un mot important : l'adaptation.... qui suppose un peu de connaissances dans ce registre de l'alimentation toxique (dans lequel d'ailleurs le sucre est un acteur principal avec son ami de toujours, le sel)...Depuis la nuit des temps l'Homme s'est toujours adapté et l'adaptation reste l'antichambre de la survie..Alors adaptons-nous ! Je précise un peu, l'organisme humain est une ''déchetterie'' de très haut niveau, une vraie machine de guerre ! ''Notre'' déchetterie intelligente est capable d'éliminer par les selles l'urine et la transpiration des tas de toxines et métaux lourds en un temps record, donc je reste persuadé que la détoxination au quotidien est notre avenir, (ré)étudions le cercle vertueux des centenaires d'Okinawa ou du village italien d'Acciaroli, cherchons chez Dame-Nature les plantes détoxinantes ou détoxifiantes, les groupes d'enzymes qui ''sécurisent'' nos intestins, imposons nous des activités physiques ''outdoor'' 2 à 3 fois par semaine et... nous irons beaucoup mieux, très vite avec en prime :  une vraie immunité et une belle armure préventive à de nombreuses maladies. Cela reste, bien entendu, un point de vue personnel....
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Yann-Bêr Le Pallec
Mardi 31 août 2021

Vous dites que chez les vieux il y a aussi beaucoup d'obésité , c'est réel mais ce n'est pas tjrs à cause du sucre .
Les problèmes de fatigue , d'arthrose ou d'usure,pour ceux qui ont bcp travaillé,sont bien souvent à prendre en considération car,les dépenses physiques diminuent .
L'alimentation doit, bien sûr,rester saine et sans excès .

BENAITEAU CHRISTOPHE
Mardi 31 août 2021

Oui Yann-Bêr Le Pallec, bcp de vieux sont en surpoids avec les raisons que vous évoquez...En fait les calories ''rentrées'' sont bien supérieures aux calories ''sorties'' c'est de la comptabilité pure...Souvent ces vieilles personnes en surpoids et/ou obèses sont gourmandes (ils aiment se faire plaisir et c'est humain et la nourriture est un exutoire à de nombreuses frustrations ), avec une addiction aux sucres (gâteaux, viennoiseries....) qui engendrent dans la plupart des cas des gonarthroses ( arthrose du genou) qui freinent considérablement les déplacements qui seraient nécessaires pour éliminer ces calories (toxines) qui ensuite se stockent dans les graisses autour du ventre....le cercle vicieux de l'inactivité physique s'installe et irrémédiablement ( ce n'est pas une question d'âge d'ailleurs) on grossit...Une personne âgée peut avoir un poids idéal si le cercle vertueux corp-esprit est appliqué (voir le mode de vie des centenaires d'Okinawa) mais il faut le faire dès 65/70 ans car après il est très compliqué de perdre beaucoup de poids, car les addictions et les mauvaises habitudes alimentaires sont installées et on le sait plus on vieillit moins on a d'énergie voire même de volonté...Bien vieillir est plus lié à une ''éducation'' qu'on a reçu dans les décennies précédentes...S'imprégner d'une bonne routine alimentaire en 3ème âge est un exercice difficile !

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