Final des Rias dans les rues de Bannalec avec le comédien québécois, surnommé
Final des Rias dans les rues de Bannalec avec le comédien québécois, surnommé "l'Ami ricain"

Organisation très serrée, partenaires dans chaque commune, photographes et vidéastes rendant compte de chaque événement (page sur les réseaux sociaux, les quotidiens, le site du festival...) : le festival des Rias tient la route, même si l'argent public dépensé fait grogner plus d'un allergique au théâtre, au spectacle, aux moments conviviaux où l'on partage le rire, la connivence, l'émotion...

Le festival a été introduit et conclu par «l'ami ricain» à la paille dans les bottes, incarnant un plouc au 4e degré, commençant par l'art rural dans une cour de ferme et se terminant dans les rues de Bannalec avec les musiciens et sonneurs du Bal Floc'h, du nom de son initiateur Jean Floc'h. Bal musette, bal hip hop, fest-noz, il y en avait pour tous les goûts sur la place. Le coup de coeur ? «Les tondues», si l'on compte les cinq minutes d'applaudissement à chaque fin de représentation, et les larmes dans les yeux des spectateurs. Le théâtre de rue, léger ? Les arts de la rue, qui fêtent leur 20e anniversaire cette année sont représentés en Bretagne par le Fourneau de Brest. Ils créent quelques grands événements dont le plus important était à Morlaix avant de déménager pour le pays de Quimperlé où il touche 40 000 personnes chaque année. Perine dans un de ses spectacles dit que le théâtre «est un livre qui descend dans la rue». On pourrait citer «Germinal» et «Matin brun» pour les Rias 2017, et la très belle création littéraire de la troupe des Arts Oseurs, dont on attend la publication. Alors, certains essaient d'évaluer le coût de l'opération : 250 0000, 500 000, 700 000 euros de subvention si on compte le temps de travail de tous les communaux qui ont travaillé au bon déroulement de la fête (état d'urgence oblige, les moyens alloués à la sécurité ont augmenté), les sonorisateurs, les régisseurs, les artistes... ? Le mécénat augmente aussi avec les conventions signées avec les «grands mécènes» comme Leclerc qui a aussi soutenu le musée de Pont Aven fin août.

Le plus grand festival des arts de la rue d'Aurillac compte 150 000 spectateurs. Avec le tiers, et une fréquentation égale aux Vieilles Charrues, les Rias sont inscrits dans le paysage et font partie intégrante aujourd'hui de l'attractivité du pays de Quimperlé, en étant le premier festival des arts de la rue en Bretagne, permettant aux programmateurs de faire tourner ces artistes dans leurs communes par la suite, pour continuer la fête. N'en déplaise aux temps d'austérité qui s'annoncent...

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Docteure en Breton-Celtique à l'Université de Rennes 2 et au groupe Ermine-CRBC, enseignante au lycée Diwan. Autres sites : Tv bro Kemperle et Tvlise Diwan Karaez. Contributrice à l'ABP depuis 2005 : des centaines d'articles, des centaines de vidéos en français, comme en breton.

Vos commentaires :

yann pevar
Lundi 4 septembre 2017

les rias c'est l'antithèse du festival breton : une collectivité locale qui achète des spectacles clés en main (de qualité il est vrai) le propose gratuitement (sans donner vraiment le cout réel en plus des subventions) fait de la com (on parle de nous sur france culture !) et donne des miettes aux assos locales..

totalement à l'opposé des festivals bretons qui peuvent proposer des activités gratuites mais qui restent basées sur un auto financement par la vente de billets d'entrée..

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