Les républicains de 1793 étaient plus tolérants envers la langue bretonne que le recteur d'académie de Rennes en 2013 !

-- Langues de Bretagne --

Communiqué de presse de Ai'ta ! Kreiz Breizh
Porte-parole: Collectif

Publié le 17/10/13 20:08 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le collectif Ai'ta !, pour la défense et la promotion de la langue bretonne, vient de prendre connaissance du courrier adressé par le recteur d'académie de Rennes, Monsieur Michel Quéré, en réponse à Monsieur Pierrick Massiot, président du Conseil régional de Bretagne. Ce dernier avait demandé à ce que la devise de la République française («Liberté, Égalité, Fraternité») soit inscrite dans les deux langues, français et breton, sur les façades des lycées de Bretagne.

Dans son courrier, le recteur d'académie s'oppose à une telle demande aux motifs de l'indivisibilité de la République française et que la langue de la République est le français. Alors que chaque jour la langue bretonne se développe un peu plus au niveau de l'enseignement et dans la société, alors qu'aujourd'hui encore on peut retrouver des décrets bilingues français-breton, notamment celui datant du 14 frimaire an II (4 décembre 1793), inscrire ces trois mots en breton semble inconcevable pour certains. Dans ce domaine, la République ne semble donc pas avoir avancé depuis lors !

Nous vous invitons à faire parvenir votre réaction à Monsieur Quéré : michel.quere [at] ac-rennes.fr

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Ai'ta ! est un collectif de défense et de promotion de la langue bretonne dans la vie publique. Le collectif mène des actions non-violentes et est indépendant de tout parti politique.

Vos commentaires :

Le Bras Florent
Jeudi 17 octobre 2013

Le mail ne fonctionne pas.

Mikel Roudot
Jeudi 17 octobre 2013

C'est à Monsieur Massiot qu'il faut écrire. Monsieur Quéré est un fonctionnaire, un gratte papier payé pour obéir. Celui qui est payé pour donner des ordres c'est le président de l'assemblée régionale. S'il demande à un fonctionnaire l'autorisation d'écrire ceci ou cela sur un bâtiment dont le conseil régional a la responsabilité et dont l'administration à laquelle appartient le gratte papier est locataire, il ne faut pas s'étonner du résultat.

Ann Le Censeur
Vendredi 18 octobre 2013

Au nom de l'article 2 de la constitution française, "la langue de la république est le Français", le citoyen Michel Quéré prendra le nom de "Michel Cordonnier". Il n'y a pas de place dans la république des lumières pour une langue d'obscurantisme.

Francisons les noms bretons, que diable!

Ann le censeur

Ronan Badouel
Samedi 19 octobre 2013

Pathétique valet d'une république négationniste en liberté confisquée! Belle preuve d'enchaînement des consciences. On va s'étonner de la radicalisation des populations. Monsieur Quéré au nom bien breton est un bon Français zélé et bien obéissant. Donnes-la-papatte, su-sucre?

Anna Le skorf
Samedi 19 octobre 2013

Un fois encore le pays de la déclaration des droits de l'homme n'est pas le pays des droits de l'homme. Sa belle devise n'est que de la poudre aux yeux.Ce pays va à l'encontre de ce qu'elle prône ! C'est lamentable, quelle frilosité, cela devient écouerant !

Yannig Pennkalet
Samedi 19 octobre 2013

Da betra e servij an Aotrou Massiot, paeet mat gant ar Vretoned war ar marc’had, evit chom bout dirak ken nebeut a dra ? Da sutal mar plij ! Erru omp skuizh gant tud evel-se pell a zo ! Ha savomp ur gwir galloud e Breizh goude bezañ taolet er-maez ar paour-kaezh nulled-se eus a zehoù pe a gleiz, holl anezho liperien reorioù gall. Piv a c’hellfe krediñ enno c’hoazh en deiz a hiziv ?

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