Le mot « autonomie » n’est plus tabou !
Chronique de Thierry Jigourel

Publié le 26/11/22 10:28 -- mis à jour le 27/11/22 14:36

Depuis l’automne 2021 et la révolte des Guadeloupéens contre le diktat « sanitaire » imposé par Paris, le mot jusque-là tabou lorsqu’il était juxtaposé à « régionale », d’« autonomie » est lâché. Par le gouvernement français. Il fut de nouveau prononcé pour calmer la colère des Corses provoquée par l’assassinat d’Yvan Colonna. Depuis, les Bretons s’en sont largement emparés, réclamant pour eux aussi un statut de dévolution, qui nous rapprocherait au niveau des droits humains, de nos cousins gallois ou écossais.

Toutes nos newsletters et tous nos agrégateurs sont gratuits ! Abonnez-vous !

Les pays européens, les grandes démocraties de la planète sont depuis longtemps fédéraux. Ceux et celles qui ne le sont pas sont sur le chemin. L’Allemagne est fédérale depuis la constitution de 1949, l’Italie est un Etat décentralisé qui a accordé de larges statuts d’autonomie à cinq régions périphériques, dont le Val d’Aoste et le Sud-Tirol que les Français appellent le Trentin-Haut Adige. Ce faisant, ces pays ont tourné le dos à un héritage dans lequel autoritarisme, voire totalitarisme, se confondait avec centralisme. Et pour cause. Hitler est mort en 1945. Comme Mussolini. Franco a tiré sa révérence en 1975. Deux ans avant que ne fussent accordés des statuts d’autonomie notamment aux Catalans et aux Basques qui les réclamaient depuis leur suppression par le Caudillo à la veille de la seconde guerre mondiale. D’autres Etats ont connu plus récemment cette évolution démocratique. C’est le cas d’un Royaume, pour l’instant encore uni, qui vient de perdre une souveraine que tout le monde s’accorde à considérer comme le ciment de ses diverses parties. L’Ecosse choisira-t-elle bientôt de voler de ses propres ailes ? Suivie peut-être par le pays de Galles ? L’Irlande du Nord profitera-t-elle du Brexit et de la mort d’Elizabeth II pour rejoindre la République ? Toujours est-il que le Royaume Uni accepte lui aussi les autonomies à la carte pour ses nations celtiques, reconnues d’ailleurs comme telles par Londres.

L’exception française

En Europe, il n’y a donc plus qu’un seul pays qui rame avec courage, détermination et opiniâtreté à contre sens de l’Histoire, qui recentralise le pouvoir dans le temps même où tous les autres le décentralisent. C’est la France. Pourtant, la conjonction de l’incapacité de l’Etat à assurer ses principales fonctions régaliennes, le fossé de plus en plus grand qui sépare les prélèvements obligatoires extravagants et les résultats obtenus interrogent les observateurs perspicaces sur la raison d’être de la centralisation et même sur celle d’un Etat qui a failli dans toutes ses missions, en dehors de la répression des mouvements populaires de type Gilets Jaunes, Bonnets Rouges ou mouvement contre les lois liberticides. Les peuples colonisés, bien que parfois victimes d’un syndrome de Stockholm collectif- celui qui pousse les victimes à prendre le parti de leur bourreau contre ceux qui veulent les affranchir- commencent eux-mêmes à se réveiller. A tel point que le gouvernement français a ouvert, au cours de l’hiver dernier, ce que les gardiens des tables du temple jacobin qualifient, sans doute à raison, de « boîte de Pandore ». Le mot «autonomie » a enfin été lâché en novembre dernier, lorsque la population de la Guadeloupe a refusé les diktats soi-disant « sanitaires » imposés par Paris sous l’injonction des multinationales MacKinsey, Pfizer and co, pour le seul intérêt du milliardaire Albert Bourlat et de ses affidés. Il est évident, en effet, que la santé devrait relever du domaine de compétence législative d’une région autonome ou d’un Etat fédéré plutôt que de celle du pouvoir central et de son bras armé, le préfet. La « boîte de Pandore » s’est rouverte, en mai dernier, lors de l’assassinat – probablement sur ordre de l’Etat français- du militant nationaliste Britto-corse Yvan Colonna. Pour calmer la légitime colère de la jeunesse insulaire, Gérald Darmanin a lâché un mot qui, associé à « personne », « établissement » ou « énergie » apparaît comme légitimement positif et curieusement, juxtaposé à « régionale » devient subitement… négatif. En mai dernier, le Conseil régional de Bretagne, à l’unanimité des voix, moins celles du groupe R.N, a émis un vœu réclamant clairement pour les Bretons, les libertés que le gouvernement français a évoquées pour les Corses.

La chute d’un tabou

Depuis, l’idée fait son chemin, dans une atmosphère où le mot d’autonomie lié à la Bretagne semble avoir perdu une bonne partie de sa charge émotionnelle et la valeur de repoussoir imposée depuis belle lurette par les autorités. Hormis le fait que le Conseil régional a rompu un silence qui régnait depuis deux cent trente ans sur le sujet – le dernier discours du représentant d’une institution bretonne officielle tendant à défendre cette autonomie émanait , en 1791 du procureur syndic des Etats de Bretagne, M. de Botherel - la société bretonne s’empare du thème avec une attitude heureusement décomplexée. Plusieurs rencontres entre organisations politiques et associations culturelles, au-delà des clivages de droite et de gauche, ayant eu lieu à la mairie de Carhaix et abouti à la création d’une plate-forme intitulée 'Pour une Bretagne autonome', une réunion publique ayant eu lieu dans la même ville le 27 septembre dernier sur le même thème, des interviews et des tribunes dans la presse quotidienne d’élus du groupe autonomiste Breizh a gleiz , au Conseil régional , notamment celle de Christian Guyonvarc’h suivie de celle d’Aziliz Gouez, ont donné force et lisibilité à l’idée même d’autonomie. Les deux conseillers régionaux défendent clairement l’idée d’une autonomie régionale, c’est-à-dire d’une dévolution des compétences réglementaires et législatives dans nombre de domaines, en conservant les pouvoirs régaliens à l’Etat central. On comprend mal en revanche pourquoi Aziliz Gouez reproche au député Paul Molac de réclamer « plus de Bretagne et moins de Paris », ce qui correspond au souhait de la majorité des Bretons. Christian Guyonvarc’h, au terme d’un article clair et courageux , après avoir fort justement rappelé que la situation de la France est « unique en Europe de l’Ouest » et que l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles jouissent depuis longtemps de statuts d’autonomie différenciés , ajoute qu’une dévolution des compétences confisquées par Paris vers certaines régions autonomes « contribuera à vitaliser la démocratie française » . Ce qui est une évidence. On pourrait dire aussi que l’objectif, les buts et les intérêts des Bretons sont sans doute plus de se libérer que de vitaliser la démocratie d’un État à bout de souffle qui les colonise. Mais c’est une autre histoire.

L’ancien conseiller de l’Elysée Bernard Poignant, qui confond unité et uniformité, s’est cru obligé de prendre la plume pour entrer dans le débat, en exprimant l’idée que les Bretons sont plus « régionalistes » qu’ « autonomistes » . Le débat, selon lui, sur l’autonomie, ne fut pas au cœur des dernières élections régionales. Possible. Mais jamais les revendications de l’Emsav n’ont été aussi visibles, et reprises par les diverses listes. Le débat sur le réchauffement climatique ne fut pas non plus au centre des débats pour les élections législatives françaises. Et EELV n’a eu qu’une vingtaine de députés sur plus de cinq cents. Pourtant le gouvernement Macron élaborera des propositions de lois environnementalistes. Et l’Assemblée Nationale des projets de loi allant dans le même sens. Le débat sur l’autonomie régionale n’est pas, et heureusement, la chasse gardée des mouvements autonomistes. Le consensus autour de l’idée de dévolution rassemble bien au-delà de l’Emsav, puisque tous les sondages qui se suivent depuis des décennies établissent qu’une majorité de Bretons souhaitent soit l’indépendance, soit l’autonomie et que seule une minorité se satisfait de la situation actuelle .

Le colloque sur l’autonomie, à Carhaix, le 19 novembre

Alors qu’une commission du Conseil régional travaille sur les contours d’un projet d’autonomie pour la Bretagne et qu'un colloque a été organisé sur le même thème à Carhaix par Bretagne Majeure, l’idée progresse au sein du peuple breton. Le problème, comme toujours, ne vient pas des Bretons, ni des Corses ou des Guadeloupéens, mais du gouvernement français dont on connaît la propension aux manipulations. Que vaut la parole d’un "Darmalin" ? Que vaut celle d’un Macron qui n’a cessé de pratiquer avec talent et machiavélisme l’art de la duperie, de la rouerie et de la duplicité, qui ment avec la maestria et le savoir-faire d’un arracheur de dents ?

Les Bretons, comme les autres peuples colonisés de l’Hexagone, doivent savoir que la route qui mène à la liberté et à la dignité sera encore longue, semée d’embuches et de chausse-trappes. Car l’Etat français n’a jamais cédé que devant la force et n’a pour les droits des peuples que le plus souverain mépris.

Thierry JIGOUREL

Voir aussi :

11  0  
mailbox
imprimer
Thierry Jigourel est un écrivain et journaliste spécialiste de la Bretagne et des pays celtiques. Il collabore ou a collaboré aux magazines Pays de Bretagne, Armor Magazine, Ar Men, Artus, Histoire médiévale et Histoire antique. Il a multiplié les reportages en Irlande, Écosse, Pays de Galles ou États-Unis, pour le bimestriel Celtics et dirigé les rédactions allemande et espagnole du mensuel Celtica. Il a aussi créé et dirigé la rédaction du mensuel Univers Celtes.
Vos 39 commentaires
  Ewen Le B.
  le Dimanche 27 novembre 2022 10:36
Parlons de l'autonomie, du peuple breton (nomment par des recours et rencontres internationales), les deux étant intimement liés.
Et non pas de fédéralisme qui peut recouvrir un peu tout et n'importe quoi, mais qui sous-entends une mesure purement technique et valable pour chaque région française du Grand-Est au Centre-Val-de-Loire.
(3) 
  Rafig du 44
  le Dimanche 27 novembre 2022 11:48
@ Ewen Le B :
l'autonomie est un terme clair qui nous donne la possibilité de décider de nos grands choix politiques dans un cadre localisés par un territoire historique clair lui aussi (Bretagne 5 départements).
Le tout ne peut se faire que dans une France réformée vers la tendance fédéraliste ... et une Europe qui donne la prééminence aux régions.
Donc plusieurs choses "sont intimement liés" :
1 - reconstitution de la Bretagne (B5). L'autonomie de la B4 est sans avenir.
2 - reconnaissance du peuple breton ou du moins sa spécificité par rapport "au Peuple français"
3 - reconnaissance de notre autonomie (perdue en 1789) suivant les points qui nous seront dévolus
4 - récupération d'un vrai budget partagé entre celui de la Bretagne et celui reversé à l’État régalien.
5 - Avoir une classe politique à la hauteur de la tâche et des perspectives engendrées par l'autonomie.
(3) 
  Al Coin
  le Dimanche 27 novembre 2022 12:29
Heureusement qu'ici et en BRETAGNE certains ont utilisé cent mille fois les mots "autonomie et indépendance"...sans s'imposer, ni surtout s'infliger aucun tabou, et cela pour "les mettre au goût" du jour...d'aujourd'hui! Afin que les fins gourmets nouveaux acquis, ces "grandes gueules à petites bouches", ces fidèles assidus et ayant leurs ronds de serviettes dans toutes les cuisines de petites tambouilles et ratas des tables "régionales" et- plus largement parisiennes, ne changent uniquement le nom des plats resservis insipides, mais toujours aussi indigestes, voire empoisonnés!.
Qu'ils s'en délectent maintenant de ce nouveau menu; et pour un moment à s'en faire péter la ceinture, mais qui n'engraisseront qu'eux, sans aucun doute! Comme d'hab, à moins que de nouveaux chefs ne visent enfin que des "étoiles" bretonnes!
(1) 
De Jean-Luc Laquittant à Al Coin
 le Lundi 28 novembre 2022 10:40
Quand on a que de la critique NEGATIVE à dire, mieux vaut fermer sa G.....
(2) 
De Al Coin à Al Coin
 le Mardi 29 novembre 2022 07:12
J-L Laquittant, n'oubliez pas de la fermer en sortant, SVP! La porte bien entendu!(^0^) "Toujours traiter négativement ce qui n'est pas, ou n'a pas été positif"! Le contraire est l'apanage l'obligation, la soumission du domestique résigné! Faites votre choix. Les "mevel bras" sont souvent des domestiques qui s'ignorent! Il est vrai que j'aurai pu être moins direct en utilisant le sigle des "G.G", ces bourgeois qui s'encanaillent un peu; et qui finalement montrent parfois "la lie qui remonte à la surface". Cordialement.
(0) 
  Al Coin
  le Dimanche 27 novembre 2022 12:29
Heureusement qu'ici et en BRETAGNE certains ont utilisé cent mille fois les mots "autonomie et indépendance"...sans s'imposer, ni surtout s'infliger aucun tabou, et cela pour "les mettre au goût" du jour...d'aujourd'hui! Afin que les fins gourmets nouveaux acquis, ces "grandes gueules à petites bouches", ces fidèles assidus et ayant leurs ronds de serviettes dans toutes les cuisines de petites tambouilles et ratas des tables "régionales" et- plus largement parisiennes, ne changent uniquement le nom des plats resservis insipides, mais toujours aussi indigestes, voire empoisonnés!.
Qu'ils s'en délectent maintenant de ce nouveau menu; et pour un moment à s'en faire péter la ceinture, mais qui n'engraisseront qu'eux, sans aucun doute! Comme d'hab, à moins que de nouveaux chefs ne visent enfin que des "étoiles" bretonnes!
(0) 
  Al Coin
  le Lundi 28 novembre 2022 07:12
Monsieur Thierry Jigourel, objectivement, avec actuellement à l’instant ou j’écris 198 lecteurs bretons (?) touchés par votre article sur ABP, sur plus de 4 millions de d’habitants en BRETAGNE, pensez-vous que l’on puisse considérer informer, éveiller, réveiller le Peuple Breton sur cette base concernée?
Á partir de quels médias existants peut-on évaluer les lecteurs concernés ou/s’exprimant par et sur un nouveau projet pour la BRETAGNE qui, potentiellement sont et seraient interpellés d’une façon ou d’une autre par les arguments de votre article ? De ceux en premier qui ne le sont pas déjà et depuis longtemps ?
Quels sont donc les moyens de masse « à disposition », surtout à conquérir d'urgence, pour diffuser à ce Peuple Breton mais avec d’autres motivations, avec la même vigueur que ceux qui sont en activité permanente, 24 heures sur 24 pour l’asservissement de nos esprits et de nos corps ?
Des moyens d’information plus qu’efficaces, avec surtout d’abord des contenus bien pensés, un Projet d’avenir courageux; et détaillé concernant notre pays, par des « hommes et des femmes » nouveaux ou effectivement « rénovés », si certains pensent encore que cela soit possible !.
(2) 
  Yves Lainé
  le Lundi 28 novembre 2022 15:27
Merci pour cet excellent texte, Thierry Gigourel. Idées que nous defendons depuis 50 ans sous diverses formes. Cependant il est un point, dans les qualités necessaires pour reussir l'autonomie, sur lequel on n'a pas encore assez insisté, c'est le potentiel de confiance régional (PCR) dont une communauté peut disposer. Ce PCR est très variable selon les regions et une recente etude suédoise (Univ. Göteborg) a montré que la Bretagne est "top" dans ce critère. C'est donc sur cet atout qu'il convient de miser si l'on souhaite aller vers le fédéralisme, car la Bretagne et la Corse peuvent, par leur exemplarité, inspirer les regions d' une France qui, contrairement à ses voisins, a largement oublié ces ressorts de dynamisme. Enfonçons le clou, et sur B5, evel just!
(1) 
  Yves Lainé
  le Lundi 28 novembre 2022 15:27
Merci pour cet excellent texte, Thierry Gigourel. Idées que nous defendons depuis 50 ans sous diverses formes. Cependant il est un point, dans les qualités necessaires pour reussir l'autonomie, sur lequel on n'a pas encore assez insisté, c'est le potentiel de confiance régional (PCR) dont une communauté peut disposer. Ce PCR est très variable selon les regions et une recente etude suédoise (Univ. Göteborg) a montré que la Bretagne est "top" dans ce critère. C'est donc sur cet atout qu'il convient de miser si l'on souhaite aller vers le fédéralisme, car la Bretagne et la Corse peuvent, par leur exemplarité, inspirer les regions d' une France qui, contrairement à ses voisins, a largement oublié ces ressorts de dynamisme. Enfonçons le clou, et sur B5, evel just!
(1) 
  Jean BOIDRON
  le Lundi 28 novembre 2022 16:13
Très bon papier !
(0) 
  Brennos
  le Lundi 28 novembre 2022 16:32
"1 - reconstitution de la Bretagne (B5). L'autonomie de la B4 est sans avenir. "
C'est Nantes sans la Vendée et le 49 qui est sans avenir.
Que faites-vous de ces milliers de vendéens qui travaillent chaque jour sur Nantes ? De ces centaines de milliers de nantais-44 d'origine vendéenne ?
On en voit pas beaucoup des 22, 29, 35 sur Nantes, et des 56 pas tant que ça non plus.
(1) 
De Didier Lebars à Brennos
 le Mardi 29 novembre 2022 07:43
Je ne vois pas la pertinence de cet argument? Des milliers de frontaliers passent les frontieres : Courtrai, Luxembourg, Suisse ...
(2) 
  BURBAN XAVIER
  le Lundi 28 novembre 2022 19:25
Nul ne demande d'installer des frontières en Bretagne , la Bretagne à 5 département souhaite vivement vote quasi unanime du Conseil régional de Bretagne administrative sur le sujet de l'autonomie qui est un statut juridique de reconnaissance de la spécificité culturelle du peuple breton .
Bien évidemment les personnes qui vivent et qui travaillent en Bretagne venant des régions voisines continueront de le faire , cette interrogation est une ineptie , sur le plan humain et économique . Sauf que nos voisins du Maine et Loire sont invités à constituer une région française du Val de Loire plus pertinente et " la Vendée qui est une région a elle toute seule "comme le mentionnait justement l'ancien président du conseil départemental de la Loire Atlantique: Patrick Maréchal doit rejoindre l'Aquitaine car la Vendée c'est le Bas -Poitou avec les Deux - Sèvres , ce serait plus juste , rien n'empêchera les coopérations régionales , c'est évident .
En la Collectivité de Corse n'a expulsé personne malgré son statut , sur l'île sur 345 000 habitants , il n'y a que 160 000 corses d'origine les autres citoyens sont des gens venus du continent ou des rapatriés d'Algérie , des étrangers soient au total : 185 000 personnes ...Les habitants de Corses sont corses , tous sans exception , en Bretagne les gentilés sont tous Bretons .
Mr Siméoni Gilles chef de l'exécutif corse négocie l'autonomie pour la Corse , nous Breton(ne)s la souhaitons également comme le Conseil Régional de Bretagne et de surcroît avec la Loire-Atlantique qui correspond au pays Nantais dont les habitant(e)s Bretons n'ont jamais choisis par vote la région des pays de la Loire .
Il n'y a rien d'illégal , c'est le débat démocratique sur le découpage et les institutions en France qui doivent changer vers la dévolution des compétences, des moyens , des expérimentations de textes et d'expériences locales . C'est bon pour l'apaisement et la réussite de tout le pays .
Et puis pour la gouverne de Brennos (chef gaulois qui s'imposa à Rome ) , Naoned en breton signifie vallées comportant 3 rivières : la Loire , La Sèvre Nantaise et L'Erdre , Nant en gaulois signifie une vallée , Nantes est un pluriel indiquant les 3 vallées où passent ces 3 rivières ...
Hep brezhoneg Breizh ebet ! Hep Naoned , Breizh ebet ive !
(1) 
  Penn Kaled
  le Lundi 28 novembre 2022 19:52
Xavier Burban vous affirmez
Sauf que nos voisins du Maine et Loire sont invités à constituer une région française du Val de Loire plus pertinente
Je veux bien seulement a t-on demandé leurs avis aux populations concernées et ses responsables ?? Une autre solution ne correspondrait t-elle pas davantage à leurs aspirations ,identités ,et intérêts ,à savoir l'entité Maine Anjou ???
(1) 
De Thomas à Penn Kaled
 le Mardi 29 novembre 2022 00:44
"60 % des Vendéens interrogés ne souhaitent pas être rattachés à la Nouvelle-Aquitaine. 54 % des habitants interrogés du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Sarthe se disent opposés au rattachement à une nouvelle grande Région "Val de Loire"." cf. lanouvellerepublique.fr Maine Anjou ça semble plus raisonnable, comme pour les vendéens une région poitou avec les deux sevres et la vienne.
(1) 
  Brennos
  le Lundi 28 novembre 2022 23:29
Citation de M. Xavier Burban : "Nul ne demande d'installer des frontières en Bretagne"
Très bien j'ai du mal comprendre alors.
Laissons donc les choses comme elles sont donc, développons les relations interrégionales sur notre littoral atlantique, ne créons pas de frontières.
M. Macron a promis des RER dans 10 grandes villes, n'installons pas ensuite des frontières entre deux stations du RER nantais
(0) 
De Thomas à Brennos
 le Mardi 29 novembre 2022 01:36
Perdu, le RER nantais, si il y a, se trouvera du côté nord de la Loire. Le plan de development urbain prévoit un étalement en direction de saint nazaire.
(0)