Souvenirs de guerre d'un jeune Brestois.

-- Histoire de Bretagne --

Chronique de marc Patay Lejean

Publié le 11/12/14 16:34 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Ce texte résulte de l'interview de Jean, un habitant du canton de Ploudiry, qui avait de 7 à 12 ans durant la guerre de 39-45. Les textes en italique sont de l'auteur.

Avant-guerre.

Le père de Jean, René, né en 1898, obtint son certificat d'étude puis fit une carrière militaire. En 1916, il s'engagea à 18 ans dans les Commandos de Marine (pour 3 ans) et navigua sur le cuirassé « Vérité » (note 1). Lors de sa formation de canonnier, il étudia la topographie, la balistique, les maths et la géométrie. Pour parfaire ses connaissances, il lisait dictionnaires et mémentos Larousse. René fit la campagne d'Orient, et reçut une médaille commémorative serbe à cette occasion. Revenu à Toulon où sévissait la grippe espagnole, il eut, d'après son fils, quelques problèmes avec la police militaire, à cause de ses cheveux longs …

René quitte ensuite la Marine et se fait embaucher comme commis de ferme, près de Guilers. Il avait de la famille dans les environs, dont une s½ur qui tenait une exploitation près du bourg; sa mère Augustine, née à Ploudaniel, venait précédemment de Milizac. En effet, ses parents, locataires, avaient changé de ferme, comme c'était courant à l'époque.

C'est Tanguy-Prigent, un paysan du Léon, puis ministre de l'agriculture du général de Gaulle, qui améliora beaucoup le sort des paysans, en instaurant le bail fermier de 9 ans reconductible (loi du 13 avril 1946).

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Au bout de quelques années, son père, fatigué d'être corvéable à merci, se réengagea en 1927, dans L'Infanterie Coloniale cette fois. Il devint sous-officier dans les Tirailleurs Sénégalais. "40 000 Sénégalais furent engagés dans la campagne de France. Ce corps fut dissous en 1960." (note 2)

René se marie avec Augustine en 1932, puis fut affecté dans les colonies, au Sénégal, en Algérie (Kabylie) où Jean naît en 1933, puis à Biskra. En 1936, il termine ses campagnes coloniales en Guinée où il se rend, depuis Bordeaux, sur l'« Asie », un paquebot des Chargeurs Réunis, coulé en 1944.

En 1938, René devenu réserviste, rentre en France et retrouve sa petite ferme de Lambezellec (achetée en 1934 lors d'un congé), pourvue d'un hectare de terre. Un locataire louait le rez de chaussée et la terre. La famille de Jean vivait au premier et une tante occupait la mansarde. Un escalier intérieur fut mis en place, car auparavant on montait à l'étage par l'extérieur. Dans le temps, la commune de Lambezellec n'était pas rattachée à Brest, elle s'étendait jusqu'à l'Allée Verte et St-Martin.

De Juin 1940 à 1944.

Au cours de ce mois funeste qui vit la défaite de l'armée française lors de la Campagne de France, le père de Jean, réserviste, fut rappelé au service. Le 16 juin 1940, les Allemands le font prisonnier entre Semur-en-Auxois et Dijon. Ce jour là Paul Reynaud démissionne et, le 17 juin, la France demande l'armistice. Un collègue eut moins de « chance » et fut tué. Il tenait un pont avec ses hommes. Lors de leur rédition, les Allemands ne firent pas de quartier; les soldats Sénégalais furent allongés sur le pont puis écrasés par les chars de la Wehrmacht. Des massacres de ce type ont été commis à Chasselay (Rhône) le 19 juin (note 5). Ces Sénégalais qui se battaient parfois à l'arme blanche, avaient l'habitude de monter se cacher dans les arbres avec leur coupe-coupe, puis ils surprenaient les Allemands stoppés au bord de la route pour quelques affaires, et leur coupaient la tête, « coupé cabeche » disaient-ils (de cabeza, mot espagnol).

Évoquant ce massacre de tirailleurs, Jean rappelle celui perpétré par l'armée française contre des soldats africains qui réclamaient leur solde et furent déclarés « Mutins »; cela se passa en 1944, à Thiaroye, près de Dakar (note 3) ! Certains de ces soldats avaient stationné à Morlaix.

Détenu en Allemagne, René correspondait facilement avec sa famille; il recevait aussi des colis (note 6). Il sera libéré début 1941, car chef de famille nombreuse (trois garçons et une fille).

En l'absence de son mari, la mère de Jean, femme de caractère, gérait seule la ferme. Elle avait divisé et loué leur champ en jardins ouvriers. En sus de ces jardins, sa mère louait un lavoir. La femme d'un entrepreneur du coin y avait aussi sa « caisse ». Les Allemands obligeaient parfois sa mère à faire des lessives sous la menace de leur mitraillettes. En raison de cette épreuve, elle attrapa un eczéma sévère, perdit son lait, ce qui entraîna la mort de son dernier-né (1944), car il était très difficile de se procurer du lait dans les fermes. Un oncle, employé au tram de Brest, faisait pousser du tabac dans sa parcelle et le faisait sécher dans une cabane.

En août 1940, les Allemands approchant de Brest, sa mère prit peur et voulant protéger ses enfants, leur fit passer la nuit à l'arrière de leur ferme de Lambezellec, dans un champ de blé, près du manoir, détruit depuis, de la famille Chevillotte (des armateurs brestois); pendant le siège de Brest, les Américains mirent des batteries dans le verger du manoir, qui dominait Brest. Les Allemands, à moto, arrivaient souvent en éclaireurs dans les parages. Plus tard, vers 42-43, un voisin, le père Michel, s'est fait abattre par ces derniers après avoir dû creuser sa tombe ! Jean assista à ce désolant spectacle de derrière sa maison, sans connaître la raison de cette exécution.

Augustine préféra quitter les environs de Brest et se réfugia chez sa s½ur. Dès lors, juchée sur une camionnette où se trouvait une grande gamelle de soupe ! (soupe livrée aux français en faction au carrefour de kelvaguen) la famille partit à Milizac, dans une ferme qui appartenait à la commune. Ils y furent reçus comme des chiens dans un jeu de quilles, car il y avait beaucoup trop de bouches à nourrir, les parents et leur quatre enfants, l'autre famille et la grand-mère. Après quelques jours à Milizac, ils s'en retournent donc chez eux.

Au début de la guerre, les Anglais cantonnaient au camp de Pontanézen. Lors de leur départ en catastrophe, Jean et son oncle (le père est en détention) allèrent récupérer des vivres et des chaises dans leur caserne, notamment une boite de beurre de 1kg qu 'ils cachèrent dans une arbre creux. Un jour que Jean jouait dans cet arbre, les Allemands l'y avaient découvert et lui cherchèrent noise car ils avaient sans doute peur de quelques mauvais coups. Son oncle a gardé longtemps ces chaises pliantes en bois vernies.

On disait aux enfants que les Allemands étaient dangereux car ils donnaient des bonbons empoisonnés. Par conséquent, ces soldats lui paraissaient des ogres; c'est pourquoi, malgré son jeune âge, 7 ans, il fut surpris de les voir promptement entourés de jeunes filles du quartier, ce qui l'avait interloqué.

Des Français prisonniers s'échappaient parfois dans la campagne environnante et les Allemands, à leur recherche, sondaient les meules de foin avec leurs baïonnettes …

En 1941, quand son père revint de captivité, il reprit son terrain en mettant fin aux jardins ouvriers; il dut enlever patiemment les pierres dont les locataires avaient entouré leurs parcelles. Son père empruntait un cheval à un voisin pour travailler son champ, où il faisait pousser des pommes de terre et un peu de blé. Comme autrefois, on utilisait un fléau pour détacher le grain puis on vannait le blé dans un couloir, entre une vieille maison et une crèche, où un courant d'air séparait la balle. Le rendement n'était pas remarquable et il fallait acheter du grain par surcroît. on allait ensuite le faire moudre dans les moulins de Penfeld puis on le portait chez le boulanger. Jean se souvient que pour avoir du beurre on versait du lait dans des bassines, dans une pièce froide; la crème montait en surface et Jean passait ensuite des trois heures à tourner la baratte; car c'était le plus costaud des enfants. Il se souvient aussi que sa mère confectionnait du savon avec de la graisse achetée chez le boucher, de la soude caustique et des feuille de lierre. Muni de tickets de rationnement, c'est souvent lui, en tant qu'aîné, qui se dévouait pour faire la queue devant les boutiques.

A l'époque, les limites de propriété était un peu abolies, et les talus percés en plusieurs endroits pour faciliter les déplacements, à pied le plus souvent; après la guerre son père dut boucher toutes ces ouvertures. Pour réquisitionner des produits de la ferme, qu'ils ne payaient pas, les Allemands passaient à cheval dans le terrain. Souvent, c'était le maire qui se chargeait de cette besogne pour les occupants. Son père possédait un vélo neuf; il l'avait démonté et caché dans le grenier, pensant le soustraire à la convoitise des occupants, à tort, comme on le verra plus loin. Chacun se débrouillait; des compatriotes siphonnaient l'essence de leur voiture dans des bidons qu'ils cachaient ensuite dans les taillis. Un soir son père n'ayant pas obtempéré à un contrôle allemand, avait dû courir se cacher dans sa maison. Les occupants l'ont bien évidemment cherché autour de chez lui, dans la crèche à cochons notamment, en vain. Ses parents avaient acheté une petite vache que Jean promenait le long des routes pour qu'elle broute l'herbe des fossés.

Août 44.

"Après la difficile percée du front de Normandie, les troupes américaines arrivent enfin à Brest le 7 août 1944. Dès son arrivée à Brest, le VIIIe corps d'armée du général Middleton (IIIe armée du général Patton) encercle la ville. La garnison allemande est bien retranchée et composée en partie de parachutistes dirigés par le général Ramcke. "

En août 44, les Américains firent des percées dans les environs de Brest; ils se repliaient parfois car les Allemands résistaient avec acharnement. Ceux des Français qui avaient sorti les drapeaux un peu trop tôt furent parfois tués par les Allemands. Ainsi, le 4 août 44, lors d'un retour offensif, le conseil municipal de Saint-Pol-de-Léon fut massacré par l'occupant. Il y eut des tueries semblables à Lesneven, Plouvien … (note 4).

En raison du siège de Brest, Jean et sa famille furent évacués le 14 août 1944, sur ordre de la Kommandantur. Il existait deux sorties, l'une vers Guilers et l'autre vers Gouesnou, pour le nord du moins. Jean et son père ont pris le vélo et la brouette pour emmener quelques affaires. Mais en cours de route, passant par Penfeld, ils ont été arrêtés dans un virage par deux Allemands; son père refusa de céder son vélo, mais les soldats devenant menaçants et armant leurs mitraillettes, il a été obligé d'obtempérer et de céder à regret le beau vélo jaune qui avait échappé jusque là aux réquisitions ! Du coup tout leur barda fut entassé sur la brouette.

Ils sont allés à Guilers, chez une tante, et mal reçus cette fois encore, car ils étaient huit bouches à nourrir ! En retour de leur accueil, sa mère Augustine dut faire plus que sa part dans la maisonnée, lessive, ménage, cuisine, intendance; souvent pour des Allemands revenant du front de Normandie, démoralisés, nerveux et très susceptibles ... un jour, Jean et d'autres enfants en firent l'expérience... postés à leur fenêtre, ils s'amusaient, riaient et chahutaient en observant les soldats bambocher autour de la mairie, au point de finir par les énerver ... car l'un d'eux, excédé, lâcha une rafale de mitraillette en direction de leur maison !

Après le couvre-feu, son père et lui battaient la campagne en passant par les chemins creux, sans lumière; traversant les lignes à leur gré. Une nuit, ils sont arrêtés par les Allemands dans le bois de Tromeur. Heureusement, Jean avait disposé sa musette en bandoulière, avec du lard dedans, et on ne la voyait pas sur le devant. Son père avait un sac de jute, attaché discrètement avec des ficelles. Malgré leur lampe torche, la patrouille ne vit rien et les laissa repartir. Cette fois là, Jean eut très peur. Heureusement, depuis sa captivité, son père connaissait quelques mots d'allemand et il pouvait s'expliquer sans trop de mal.

Dans l'ensemble les paysans préféraient faire du troc que vendre leurs produits. Les ouvriers de l'arsenal fabriquaient du sel (avec l'eau de mer, utile pour les salaisons), des faucilles et autres outils; des brouettes aussi, qu'ils sortaient au nez et à la barbe des Allemands, en mettant de l'herbe dedans, soit-disant pour nourrir leurs lapins.

Jean fut souvent témoin des bombardements de Brest. "Entre 1940 et 1944, Brest fut la cible de 165 bombardements et 480 alertes, qui firent 965 morts et 740 blessés graves. Wiki-Brest."

Son père avait fait une tranchée dans leur champ de Lambezellec, en bordure d'un talus; en leur absence, trois obus y sont tombés ! La toiture de la maison a été soufflée et déplacée par deux autres projectiles, alors qu'ils étaient réfugiés à Guilers. Après cela, il y eut un mètre de terre dans la cuisine et la porte d'entrée était bloquée. La mairie leur fournit des bâches pour empêcher la pluie de couler dans la maison. Plus tard, un couvreur répara la charpente en utilisant des caisses de munitions américaines en guise de voliges.

A chaque fois qu'ils venaient à leur maison, des objets avaient été dérobés; des bouteilles dissimulées sous un tas de bois, ou les médailles de son père … les soldats, allemands puis américains, sortaient la literie et l'installaient dans des trous d'homme. Des voisins avaient « emprunté » leurs draps, brodés aux initiales de la famille, et les faisaient sécher au vu de tous ! ses parents les ont récupéré par voie de justice.

Puis ils ont quitté Guilers et trouvé refuge chez une tante (tante « petit poisson rouge », car il y avait des poissons rouges dans un bassin près de la chapelle) qui tenait un manoir près de St-Fiacre. Sa mère dormait au manoir avec son poupon et le reste de la famille dans une grange. Le confort était rustique; on faisait la cuisine dans une remise et, par beau temps, on mangeait dehors sur la brouette renversée. Sa mère allait cuire du far dans le four de la ferme, après que le pain fut cuit.

Près de ce manoir, les Allemands avaient caché des mitrailleuses dans des meules de foin pour tenir Ty-Colo. Quand les Américains arrivaient en patrouilles, ils étaient arrosés par les mitrailleuses. Un jour, lui et son père, qui assistaient souvent aux combats, ont récupéré des rations K américaines, 5 cigarettes, chocolat, chewing-gum ... Les Allemands, habillés en civils, ont tenu ce coin plusieurs jours. Les Américains, basés à St-Renan, ont fini par prendre la position. Ils ont mis le feu aux munitions et interdit le secteur pendant une semaine. Dès qu'ils ont levé le camp, les gens des environs sont venus récupérer des bagues et des effets, arrachant les bottes et éparpillant les papiers des cadavres, ce dont Jean fut témoin. Les civils prétendaient que les Allemands leur avaient dérobé leurs bijoux.

A la libération du secteur de Guilers, comme de juste, toutes les filles du voisinage sont venues fêter les soldats américains ! Longtemps après la guerre, évoquant ses souvenirs dans la cour de la ferme du manoir de St-Fiacre, avec son épouse et de gens qui jouaient à la pétanque, on leur fit comprendre qu'il valait mieux ne plus parler de tout cela, et de leur tourner le dos ! sans doute y avait-il là une des protagonistes, mariée depuis …

Une batterie allemande était installé près du bois de Kéroual, les Allemands élevaient des volailles sous les bâtiments. À leur départ, Jean et son père vinrent en récupérer mais, soudain, René ordonna à son fils, qui venait de mettre le pied sur une mine ! de ne plus bouger. Puis, les Allemands décelant de l'activité, des obus sont tombés tout près, venant de Brest ! ce jour-là, en 44, quittant la batterie et marchant sur la route, Jean et son père virent les premiers Américains, déployés en tirailleur le long des talus.

En 1942, suite au bombardement de l'école de la Croix-rouge de Lambezellec, les filles sont restées à Brest et les garçons sont allés à l'école à Milizac, où ils étaient très mal nourris, puis à en pension à St-Evarzec. Pour leur rendre visite, leur père allait à Quimper en train et faisait le reste du chemin à pied, pour leur apporter du ravitaillement. Les enfants d'agriculteurs recevaient des produits de leur ferme et les mettaient dans des garde-mangers grillagés. Leurs camarades moins favorisés, défonçaient parfois ces caches pour prendre la nourriture, ce qui occasionnait des bagarres dans la cour. Ils se battaient avec des « siforel », lance-boulettes faits dans des rameaux de sureau. Dans cette pension, on leur donnait surtout des lentilles et de la bouillie d'avoine à manger ... Quand les pensionnaires avaient trop faim, ils faisaient le mur et allaient croquer des rutabagas dans les champs alentour. Jean et ses frères ne rentraient pas pendant les vacances et allait travailler dans les fermes, ramasser des pommes à cidre … Des séminaristes du Likès de Quimper, venaient passer les congés dans cette pension. Le cuisinier qui élevait un cochon, le tuait à cette occasion. Les enfants en quémandaient alors les os, car on ne leur donnait ni viande ni lard.

Dès la Libération, la poche de Brest n'étant pas encore réduite, Jean et son père décident de rester dans leur maison de Lambezellec pour la protéger contre les chapardages. Augustine et ses cinq enfants rentrent à leur tour, dans une charrette attelée à un cheval. Quand au propriétaire du manoir, qui se sentait « envahi » sic, il leur avait fait comprendre qu'il était temps de partir ...

Après guerre

Après 1945, une partie de la maison de Lambezellec est reconstruite avec les dédommagements de guerre, mais ensuite, dans les années 1990, la maison fut rasée par un promoteur et le Boulevard de l'Europe passe aujourd'hui sur la propriété. Jean, l'aîné des enfants, aidait beaucoup sa mère à la cuisine, il s'occupait aussi de ses frères et s½urs; il savait langer les bébés et, plus tard, jeune marié, montra à son épouse comment procéder ...

Voici la fin de cette histoire vraie. Comme son père, (ancien militaire, rené obtint un emploi réservé à l'arsenal vers 1943) Jean travailla à l'Arsenal, puis il fit 30 mois de service militaire au Maroc, se maria, eut des enfants ...

Notes

1. Cuirassé, lancé en 1903, désarmé en 1921, 15000 tonnes, croise en méditerranée pour protéger les convois de troupe, participe à la prise des forts du Pirée (Grèce)

2. Les Sénégalais en 1940 : (voir le site)

3. Au Sénégal, l'armée française a fusillé, comme mutins, des tirailleurs sénégalais qui réclamaient leur solde ! Voir : (voir le site)

4. Le siège de Brest, Docteur Lafferre, quimper 1945

5. (voir le site) on verra dans le même article que certains africains ont été recrutés de force à la sortie de la grand messe, près de Yaoundé, et avec l'accord de l'évêque !

6. D'après un agenda de René : contenu possible d'un colis, de 1 à 5 kg : tabac gris, chocolat, andouille, pâté, lard fumé, chausson ...


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Informaticien, marié, aime l'écriture (prose poétique, essais, traduction), la langue bretonne, l'histoire, de la Bretagne en particulier, etc
Vos 1 commentaires
yann ar born
2014-12-16 19:32:37
Très intéressant témoignage qui comme tout témoignage individuel, demande à être recoupé. Le témoin a plus de 80 ans et je ne doute pas de son objectivité ni de l'excellence de sa mémoire. Toutefois, ayant également pratiqué ces interviews avec des personnes âgées de ma famille, j'ai constaté que certains "souvenirs" avaient évolué dans le sens de l'histoire recomposée ou simplement de leur réalité consciente actuelle.
Le plus difficile est d'y mettre bon ordre, chronologique, thématique, factuel etc....
Merci quand même pour votre travail. Dans quelques années, il sera trop tard, les survivants contemporains de cette époque auront tous disparus.
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