Pour un panier énergétique renouvelable et plus locale

-- Politique --

Communiqué de presse de Parti Breton
Porte-parole: Sébastien Girard

Publié le 17/03/19 13:53 -- mis à jour le 17/03/19 13:53

Le Parti Breton se félicite du développement des projets d'unité de méthanisation en Bretagne et particulièrement autours du pays de Rennes.

En 2015 la Bretagne comptait 10 unités de méthanisation. Elle en comptera 48 fin 2020.

Elles sont à 80% issues de projets du monde agricole, à l'image du chantier en cours entrepris par les 7 agriculteurs du GAEC du Trevit à Iffendic.

Le gaz produit offrira une source de revenus stable au GAEC et une énergie renouvelable et locale injectée sur le réseau de gaz naturel.

Ce raccordement au réseau a longtemps été interdit en France créant un retard technologique et économique vis à vis de l'Allemagne. La Bretagne rattrape le temps perdu à grandes enjambées.

Rennes sera en 2023 la première ville à couvrir 30% de ses besoins en gaz naturel avec du biogaz, grâce aux unités de méthanisation qui l'entourent (Noyal sur vilaine, Liffré, Guichen, etc..).

Le Parti Breton encourage les villes et notamment la ville de Rennes à se mettre au diapason, en développant la méthanisation des déchets urbains.

Le panier énergétique de demain sera plus renouvelable et plus local. Pour réussir et aller plus vite dans les projets d’énergies renouvelables il faudra décider et vivre au pays dans une Bretagne émancipée.

Pour le Parti Breton

La fédération du Pays de Rennes

Contact Presse : sebastien.girard [at] partibreton.bzh

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le parti breton a pour but de rassembler, d'unir et d'organiser tous les bretons et amis de la bretagne décidés à réveiller la conscience nationale du peuple breton afin que celui-ci se dote enfin des structures politiques, économiques, sociales et culturelles lui permettant d'assurer en tant qu'entité internationalement reconnue, son avenir et son épanouissement dans le cadre d'une europe des peuples et de la solidarité

Vos commentaires :

Emilie Le Berre
Lundi 18 mars 2019

Peut-être. À voir le bilan énergétique global, on a souvent des surprises.

Paul Chérel
Mercredi 20 mars 2019

Bonne remarque de Emilie ! Bilan énergétique? Bilan économique ? Avant de parler de production de gaz, il vaudrait mieux examiner pourquoi la France (et la Bretagne comprise évidemment....., petit chien à sa mémère) dédaignent-ils tant la production de compost à partir desdits déchets ? Le compost, sans être véritalement un engrais est un élément très utile pour l'enrichissement et l''ntretien de la terre cultivable. Paul Chérel

Sebgi35
Mercredi 20 mars 2019

A partir du moment où il y a un excédent structurel sur l'exploitation ce système est parfaitement utile. On ne peut pas reprocher aux agriculteurs de ne rien faire et quand ils font et trouve des solutions on leur reproche également. Ces systèmes permettent également la production d'engrais parfaitement dosé qui sont réutilisés par les agriculteurs. Cela peut être utilisé en tant que carburant pour les véhicules au Biogaz avec un bilan carbone favorable. Il y a un constructeur qui s'est mis sur ce marché c'est SEAT. A Rennes il y a déjà plusieurs station. Ces véhicules émettent peut d'émissions par rapport au diesel.

Stateaid
Vendredi 22 mars 2019

Le compost est complementaire de la méthanisation. Les résidus organiques issus de la méthanisation peuvent être utilisés comme compost (s'il n'ont pas été souillés par des éléments toxiques). Laisser se décomposer les déchets organiques à l'air libre est justement préjudiciable pour le climat car le méthane qui s'échappe à un effet de serre 40x plus important que s'il était brûlé. Et autant le brûlé pour se chauffer ;-)

Emilie Le Berre
Vendredi 22 mars 2019

Un biais très souvent rencontré. On focalise sur une "technologie" sans l'insérer dans la globalité.

Question simple. Quel est l' EROEI de la méthanisation ?

Sebgi35
Samedi 23 mars 2019

Sur le plan énergétique en Bretagne il faut avoir une stratégie ou on veut être dépendant de la Russie ou de l'Algérie pour notre consommation de gaz et là on un effet de serre important ou c'est notre philosophie minoré l'effet de serre et notre emprunte sur la planète et on investit très largement dans les énergies renouvelables.

Nous avons une situation exceptionnelle en Bretagne pour éolien, hydrolien et une agriculture qui nous procure un PIB de 30% en grande difficulté et autant lui procurer un revenu complémentaire. C'est ce qu'on fait les Danois et les Allemands, Espagnols, Portugais... Cette technologie est une pierre à l'édifice mais ne règle pas tous les problèmes

Emilie Le Berre
Lundi 25 mars 2019

Il y a le monde réel et le monde comme si. Quel est l'EROIE du gaz russe et celui du gaz breton produit par méthanisation. Si le premier est inférieur au second, dans un monde de croissance et en voie de globalisation, l'affaire est pliée.

Il n'y a aucune diminution de notre empreinte sur la planète, au contraire. Ces 20 dernières années, jamais l'écologie n'a été aussi présente dans les discours et jamais la situation ne s'est dégradée aussi rapidement.

En Bretagne on mise beaucoup sur l'éolien, l'hydrolien etc ... Ce ne sont pas des énergies primaires. Et les 30% de PIB sont obtenus gràce aux énergies fossiles (primaires). Quid sans elles ?

Une dernière chose trompeuse : technologie n'est pas énergie.

Sebgi35
Lundi 25 mars 2019

Si nous sommes dans l'immobilisme non seulement on perdra en compétitivité sur le plan agricole mais on aura à coup sur dans notre modèle centralisé du nucléaire. La production locale avec une empreinte carbone minimum s'impose face l'importation même si nous sommes conscient que nous résoudrons pas tout. En Bretagne nous sommes sur 45 méthaniseurs pour 2025 ce qui est peu et nous le disons dans notre article il y a des réserves importantes dans les villes bretonnes face au développement urbain. Avec l'importation de Gaz de Russie ou Algérie on peut avoir des problèmes liés à la politique étrangère ce qui nous ait arrivé avec Poutine il y a quelques années sans compter des négociations avec des dictateurs. Sachons nous prendre en main cela est préférable.

Emilie Le Berre
Lundi 25 mars 2019

Mais nous allons perdre perdons déjà en competitivité. Les discours actuels font croire que nous allons maintenir notre mode de vie par une transition, quelle soit énergétiqe, numérique ou écologique. C'est faux ! De plus ces discours propagent l'idée que des solutions existent, ainsi la population croit que puisque des gens travaillent sur le sujet et ont des solutions, ça lui permet de ne pas se pencher sur le sujet et de s'éviter une remise en question.

Nous ne sommes pas dans l'immobilisme, nous avons déjà enclenché la marche arrière. Pour l'instant le déni fait encore recette.

N'étant pas dans un parti politique je peux librement dire que le système que nous connaissons depuis 60 ans est terminé. L'habillage "verte" qu'on lui donne est une tentative de le prolonger.

Souvenez-vous à Carhaix lors de la journée pour une Bretagne majeure. Comme vous j'étais présente dans la salle. A un moment l'intervenant de la comission énergie a projeté un graphique du rapport Meadows (1972), j'ai entendu les soupirs dans la salle. Soit les gens ne savent pas lire un graphique soit ils ne veulent pas voir. Puis on est vite passé à autre chose. Il est vrai que parler d'économie, de social ou de sciences humaines est plus gratifiant pour l'ego et prestigieux que de mettre les mains au raz du sol dans la géologie.

Ces dernières decennies toutes les projections des économistes se sont plantées alors que le rapport Meadows reste fiable.

Je vous le mets en lien(juste le graphique) just for fun, prenez le temps d'y méditer (voir le site)

La société bretonne est comme le reste du monde dit occidental: une société de distraction ou comment s'éteindre sans s'en rendre compte.

Sebgi35
Lundi 25 mars 2019

Parfaitement d'accord sur le fait que nous sommes dans un monde de distraction. Nous sommes des gens pragmatiques et nous allons étudier ce rapport. Le Parti Breton a un programme énergétique qui fait une large place aux énergies renouvelables qui doit accompagner notre économie. La Bretagne dans ce domaine n'est qu'au début du processus et un retard à rattraper la faute à l'administration française. Nous sommes conscient de l'enjeu pour la planète.

Daniel Chateigner
Samedi 21 septembre 2019

Probablement que la vraie question à se poser avant de mettre le doigt dans l'engrenage est: est-ce que je veux rester agriculteur et transmettre des terres toujours saines ...

Rappelez vous, le biométhane, c'est l'appauvrissement des terres, et la pollution des eaux, terres et airs, pour un gain énergétique médiocre.

Lisez les fiches pédagogiques des scientifiques:

Le CSNM

(voir le site) ou (voir le site)

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