Per Lemoine parle de son engagement au FLB

Grâce aux actions du FLB en 1967-1969, la Bretagne a obtenu des routes à 4 voies et une charte culturelle.

Le Front de Libération de la Bretagne (FLB) n'était pas du tout une organisation terroriste mais une organisation clandestine de patriotes bretons qui avaient compris que seuls des moyens de pression adéquates pouvaient débloquer l'état de misère où se trouvait la Bretagne

Le Front de Libération de la Bretagne (FLB) n'était pas du tout une organisation terroriste mais une organisation clandestine de patriotes bretons qui avaient compris que seuls des moyens de pression adéquates pouvaient débloquer l'état de misère où se trouvait la Bretagne à la sortie de la seconde guerre mondiale. Per Lemoine, qui dément avoir été un des leaders du FLB, est présenté comme membre du Kuzul Meur (le grand conseil) dans le livre d'Erwan Chartier et Alain Cabon : Le dossier FLB, plongée chez les clandestins bretons édité par Coop Breizh en 2006.

Dans cette vidéo, Per Lemoine raconte comment Raymond Marcellin, un Breton ministre de l'Intérieur à l'époque, a piégé le FLB en envoyant un haut fonctionnaire, Breton de Paris, prendre contact avec le FLB via Per Lemoine pour négocier. La filature des hommes de Marcellin amènera le démantèlement du principal réseau.

Per Lemoine réaffirme ensuite la triste réalité française : les politiques ne réagissent qu'à ce genre de pression. De nombreux analystes affirment que sans l'action du FLB, la Bretagne n'aurait obtenu ni la Charte culturelle bretonne, ni les routes à 4 voies.

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch

Ancien webmaster de la Wells Fargo Bank aux États-Unis puis de l’International Herald Tribune à Paris, je suis revenu en Bretagne en 2005 pour gérer et développer ABP.bzh, le média que j’avais créé en octobre 2003. Auteur de plus de 2700 articles signés et contributeur à de nombreux autres, que ce soit au sein de la rédaction ou avec l’IA.