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Images de films conservés à la Cinémathèque de Bretagne, dont des extraits apparaissent dans <i>Adieu Paysans</i>.
Images de films conservés à la Cinémathèque de Bretagne, dont des extraits apparaissent dans Adieu Paysans.
- Agenda -
Le documentaire "Adieu paysans" sera diffusé sur France 2 mardi 18 mars à 22 h 35
Pour le revoir http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos/98839229?onglet=tous&page=1 . La Cinémathèque de Bretagne l'annonce dans Entrefil de mars. Est-ce en écho à la manifestation de Nantes contre le projet d'aéroport ou en rapport avec le Salon de l'agriculture de Paris
Maryvonne Cadiou pour ABP le 2/03/14 17:40

La Cinémathèque de Bretagne (1) annonce dans sa dernière lettre Entrefil ( voir l'article ) la diffusion du film documentaire Adieu paysans de 75 minutes, réalisé par Audrey Maurion (2) en 2014, écrit par Alain Moreau (3) et Jean Rozat (4), produit par Program 33.

Est-ce en écho à la grande manifestation de Nantes le 22 février dernier contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes qui ferait disparaître les paysans de cette campagne bretonne ? Ou est-ce en rapport avec le Salon de l'agriculture de Paris qui aura fermé ses portes ce 2 mars ? Ou pour toute autre raison ?

Pour la réalisation de ce film, Audrey Maurion a sélectionné plus de 4 minutes d'images conservées à la Cinémathèque de Bretagne provenant des fonds suivants : Monique Gessain (5), Ange Vallée (6), Roger Laouénan, Jean Le Du (7), Guy Demoy (8) et Studio Rex (9) .

Le film Adieu paysans

Ce film tout récent, qui semble ne pas avoir encore d'affiche et n'apparaît pas sur le site de la production (voir le site) , est titré La fin des paysans sur (voir le site) ¤t_rubrique=6&id_article=170 de France Télévision, qui le résume ainsi : L'histoire paysanne archaïque entame sa mue dès la fin de la Seconde guerre mondiale, quand s'enclenchent les Trente glorieuses. Deux générations plus tard, la paysannerie en tant que mode de vie a quasiment disparu. Ce pourrait être, dans l'indifférence, le constat de décès d'une civilisation fondée sur la terre, la culture, l'élevage et le clocher qui se meurt après dix siècles d'existence, quand les paysans y occupaient une place centrale.

Il n'en est rien. Inscrit dans la mémoire et les imaginaires collectifs, le mythe paysan n'est pas tout à fait mort.

Résumé de la Cinémathèque de Bretagne :

1947 : Libérées depuis deux ans, les villes ont faim. Jamais le pays n'aura autant compté sur ses paysans.

Oui mais voilà : le monde rural n'est plus dans l'époque. Il est mis en demeure de se moderniser. En quelques années, la mécanisation va le faire passer d'un mode de vie fondée sur la lenteur à celui de la vitesse. La modernisation introduit une révolution dans l'économie et la mentalité paysanne : le crédit.

L'endettement contraint à produire plus, donc au recours systématique des engrais chimiques. Productivité et planification se révèlent incompatibles avec le système traditionnel paysan où patriarche, famille et entreprise ne faisaient qu'un.

Il implose.

Un peu plus d'une génération s'est écoulée depuis la Libération.

Ce n'est désormais plus le ciel que la nouvelle génération de paysans consulte, mais Bruxelles et ses quota.

De la Bretagne au Larzac, les campagnes entrent en convulsions.

Bientôt un mythe va naître : le mythe paysan qui connaîtra son apogée avec la Grande Moisson un jour de juin 1990 sur les Champs Élysées (10). Perdurera t-il ?

Pratique

Diffusion le mardi 18 mars à 22 h 35 dans Infrarouge sur France 2.

(voir le site) de la chaine qui propose une alerte par courriel de 8 heures à 15 minutes avant.

Le lien pour le revoir

(voir le site)

Notes

(1) Cinémathèque de Bretagne. Le site Internet a été créé en mars 2006 et tous les publics peuvent profiter du service en ligne. De simple inscrit avec mot de passe et consultation habituellement restreinte, à l'adhérent cotisant, curieux ou professionnel de l'audio visuel, chacun peut bénéficier comme il le désire de la mémoire filmée de toute la Bretagne.

D'autres fonds ont été mis en valeur : ( voir l'article ) pour Trois documentaires tournés il y a plus de 30 ans en Bretagne sur le cidre et le vin présentés à Nantes par la Cinémathèque de Bretagne en janvier 2012.

(2) Audrey Maurion est monteuse, chef monteuse, actrice dans Profession journaliste et réalisatrice de Pour l'amour du peuple.

(3) Alain Moreau est scénariste, auteur de nombreux téléfilms et documentaires.

(4) Jean Rozat est réalisateur, ancien directeur général de la chaîne Arte.

(5) Pourquoi un fonds Monique Gessain à la Cinémathèque de Bretagne?

Anthropologue, spécialiste des Bassari du Sénégal, elle a été assistante au Musée de l'homme. Elle était l'épouse de Robert Gessain (1907-1986), anthropologue spécialiste du monde arctique qui, lui, fut directeur du Musée de l'homme. Ils n'avaient apparemment aucune origine bretonne.

Mais c'est lui qui a initié l'enquête de Plozévet. Dont la cinémathèque possède la série des filmsLes gens de Saint-Demet, enquête multidisciplinaire à Plozévet effectuée par le centre de recherche anthropologique du Musée de l'Homme entre 1961 et 1965 (voir le site)

Extraits des deux sites ci-dessous

- Dans les années 1960, Plozévet, une petite commune dans le sud Finistère, avait été l'objet d'une vaste recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales. Pendant plus de trois ans, une centaine de chercheurs s'y est rendue pour interroger la modernité dans ce village choisi comme microcosme. Plozévet compte parmi les premières grandes enquêtes collectives avec une dimension interdisciplinaire.

- Dans le cadre de cette enquête dont il était le coordinateur, il a réalisé, avec sa femme Monique, cinq films ethnographiques. Ces films montrent les divers travaux des pêcheurs, des agriculteurs, la vie du village, les repas, les costumes etc.

D'où la présence de films du fonds Monique Gassain à la Cinémathèque de Bretagne.

Sources : (voir le site) concernant le fonds Robert Gassain déposé au CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique) à Brest

(voir le site)

L'½il derrière la caméra, ce fut elle. Celle qui, parce qu'elle était aussi la femme du chef de la mission, filma Les gens de Saint-Démet au cours de cette quête ethnologique qui vit débarquer une centaine de chercheurs dans la commune de Plozévet entre 1961 et 1965. Retour sur le terrain, plus de quarante ans après, dans le cadre des Journées du patrimoine des 18 et 19 septembre 2010.

(6) Ange Vallée : cinéaste amateur pour Mon p'tit coin de campagne 1947, Paimpont, Fougères, Saint-Malo et Vannes 1950, Séjour en presqu'île Guérandaise 1953, Visite du Pays Bigouden 1955, Saint-Malo 1964-65, et Promenade dans la région de Carnac et la presqu'île de Crozon 1955.

(7) Jean Le Du (voir le site) de Libération, sur Jean Le Du par Natalie Levisalles, en 1996 alors qu'il était professeur à l'Université de Brest.

Et

(voir le site) de l'université de Brest, du temps où il était professeur

(8) Guy Demoy. Homme de lettres, metteur en scène et réalisateur. Projection du film le marquis et ses fermiers de Guy Demoy, un film sur les métayers du marquis de La Bourdonnais à Carentoir tourné en 1969.

(9) Studio Rex (voir le site) pour Frossay, Gymkhana, 12 août 1951, défilé des automobiles et tracteurs de la commune, 23'30, 1951.

(10) La Grande Moisson 1990 aux Champs Élysées (Paris)

(voir le site) de facebook sur le sujet, avec quelques photos et un texte en anglais. Traduction :

Le 22 mai est la Journée internationale de la bio diversité (11) (voir le site) .

Événement incroyable avec des milliers de fleurs, d'arbres et de l'herbe qui aura lieu sur les Champs Élysées où les voitures seront interdites.

La verdure sera fournie par le syndicat des Jeunes Agriculteurs et France Bois Forêt, qui représente l'industrie du bois.

Gad Weil, qui organise l'événement, avait couvert les Champs Élysées de blé dans un projet similaire en 1990, “La Grande Moisson”. L'herbe va s'étendre de l'Arc de Triomphe jusqu'au milieu de l'avenue des Champs Élysées. (Mis à jour il y a plus d'un an).

(11) (voir le site) des Nations Unies où on lit : La dégradation de la diversité biologique à laquelle nous assistons actuellement est essentiellement la conséquence de l'activité humaine et met gravement en péril le développement humain.

Voir aussi :
Cet article a fait l'objet de 3533 lectures.
Correspondante ABP depuis février 2007.
Voir tous les articles de de Maryvonne Cadiou
Vos 1 commentaires
Maryvonne Cadiou Le Vendredi 21 mars 2014 20:54
Bonsoir
Pour voir ou revoir le film
Le temps de visionnage ne semble pas limité...
Merci au lecteur qui me l'a demandé. Merci à celui qui me l'a trouvé !
(1) 

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