La Bretagne réunifiée, un danger pour l’unité de la France ?

-- La réunification --

Communiqué de presse de Bretagne Prospective
Porte-parole: Michel Bouvier

Publié le 16/06/14 10:47 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Erwann Lucas-Salouhi publie sur archannad.eu un éditorial que Bretagne Prospective trouve intéressant de relayer :

"Si l'on en croit les propos tenus officiellement et ceux rapportés en off, il semblerait que la Bretagne fasse toujours peur à la France. 500 ans après le mariage du Duché au Royaume, nombreux sont ceux, dans la classe politique française ou parmi son élite intellectuelle, à craindre qu'en accordant la réunification à la Bretagne, cette dernière ne décide de prendre son destin en main. A ce titre, les cas catalans et écossais, auxquels pourraient s'ajouter la Flandre, le Pays Basque ou la Vénétie, ont alimenté les peurs parisiennes de voir un mouvement similaire se développer dans la péninsule.

C'est en tout cas ce qu'auraient considéré le président de la République, François Hollande, et le Premier ministre, Manuel Valls, si l'on en croit quelques indiscrétions parues depuis dans la presse. L'un comme l'autre ont vu dans la réunification la première étape vers de nouvelles revendications bretonnes. Ce serait pour ne pas prendre ce risque que l'idée a été rejetée, ou qu'elle n'aurait été acceptée qu'au prix d'une fusion avec les Pays-de-la-Loire.

Au lendemain de la présentation de la nouvelle carte des régions, lors d'une interview sur France Inter, le géographe Hervé Le Bras, en présence du secrétaire d'Etat à la Réforme Territoriale André Vallini est même allé plus loin. En réaction à la question d'une auditrice au sujet de la réunification, M. Le Bras a répondu que ne pas l'avoir fait était une bonne chose car "la reconstitution de la Bretagne est un vrai danger pour l'unité de la France", craignant une situation identique à la Flandre, l'Ecosse ou la Catalogne.

Le problème n'est pas forcément nouveau, depuis la Révolution, la République se méfie de la Bretagne. Principalement du fait de sa tradition de révolte. Mais également du fait de sa spécificité, dans sa langue, ses coutumes, ses habitudes vestimentaires, sa culture. Au XIXe siècle, un sous-préfet de ce qui était alors les Côtes-du-Nord avait clairement proposé à l'administration centrale, à Paris, la mise en place d'une politique colonialiste en Bretagne. Un point de vue en partie appliqué par la suite.

Comment ne pas se souvenir également, en 1870, alors que le Second Empire confronté à l'invasion de la Prusse et que la mobilisation se fait, de ces soldats Bretons, qui, au même titre que leurs camarades vendéens, se retrouvent stoppés, désarmés et placés dans un camp dans la Sarthe, par l'armée, de peur, là encore, qu'ils se révoltent ? Une époque suivie par celle de la campagne de débretonisation intense, menée durant la IIIe République, afin d'unifier la Nation.

Et que dire du sacrifice des départements bretons, durant la Première Guerre Mondiale, qui voient près du quart de leurs appelés ne jamais revenir, plus qu'aucune autre région de France, plus que les grandes villes d'alors, Paris et Lyon en tête, qui n'auront "que" 10% de leurs appelés à être tués sur le front ? Certains de ces morts bretons ont même été fusillés tout simplement parce qu'ils n'avaient pas compris les ordres, ne parlant que breton.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, si la République a fait le choix de se concentrer et mettre en avant les quelques dizaines d'indépendantistes bretons ayant fait le choix de la collaboration, comment occulter le lourd tribut payé par la Bretagne à la reconquête du territoire national ? Que ce soit dans la Résistance ou dans les Forces Françaises Libres, les Bretons ont plus que participé, ils étaient aux avant-postes. L'Histoire a retenu les marins de l'Île de Sein répondant à l'appel du 18 juin, elle aurait tout aussi bien pu retenir ceux du Légué le devançant.

Ce que l'Histoire enseignée a souvent tendance à occulter, c'est le fait qu'avant le Débarquement, les Etats-Unis avaient choisi de placer les territoires français nouvellement libérés sous administration militaire. C'est grâce, également, au fait qu'une bonne part de la Bretagne, à l'exception des villes portuaires farouchement défendues par les Allemands, s'est libérée seule. La Résistance put mettre en place sa propre organisation en lien avec les Français de Londres, poussant les Américains à renoncer à leur idée.

Plus près de nous, ceux qui ont assisté aux finales de coupe de France en 2009 et 2014, entre le Stade Rennais et l'En Avant Guingamp, ont pu mesurer l'attachement de la majorité des Bretons à la France, en entendant l'hymne national repris avec ferveur par l'ensemble du public. Un hymne qui fait bien entendu partie de la fête et du décorum de cette finale mais auquel nombre de spectateurs n'ont pas montré autant d'importance par le passé, certains le sifflant carrément.

Mais au final, est-il réellement nécessaire de rappeler ces faits ? En partie, car ils composent l'imaginaire breton et sous-tendent chez certains le besoin de reconnaissance de la part de la République, pour tout ce qu'a pu apporter, et qu'apporte toujours, la Bretagne à la Nation. Le plus souvent avec fierté, les Bretons ayant, peut-être plus qu'ailleurs, intégré le discours de destin commun, parfaitement en ligne avec les valeurs de leur région.

Pourtant, la vraie question, le vrai problème qu'affronte la France depuis une bonne dizaine d'années, c'est la question de sa propre identité. Face à la mondialisation, face à l'Europe même, chahutée par la crise, l'identité française est remise en question. Avant tout parce qu'elle ne s'est construite qu'autour de symboles, parmi lesquels le plus fort est en même temps le moins spécifique, car commun à d'autres pays : la langue. Par opposition à ces interrogations, l'identité bretonne se vit, pour beaucoup de Bretons, très sereinement, avec fierté mais pas de manière exclusive. Les enquêtes d'opinion le prouvent : très nombreux sont ceux à se considérer comme étant Breton, Français, Européen.

Il est à ce titre toujours amusant de constater que ceux, en France, pour lesquels l'identité bretonne doit, enfin, venir se noyer dans l'identité française sont précisément ceux qui refusent toute assimilation de la France dans un ensemble plus vaste. Car à l'échelle du monde, et même de l'Europe, la France est une sorte de Bretagne, une nation dont l'influence se réduit peu à peu mais qui ne se résout pas à renoncer à son passé glorieux, à raison.

La France est, et a toujours été, une nation multiculturelle, ce qu'elle n'a jamais su accepter car pour ses élites politiques et intellectuelles, cet état de fait était le risque de voir l'ensemble éclater. Cette crainte n'est historiquement pas sans fondement car, au même titre que le Royaume-Uni ou l'Espagne, le territoire national s'est constitué à coup de conquêtes ou de mariage, plus ou moins forcés, comme dans le cas de la Bretagne. Il s'agit d'un territoire, l'Île-de-France, qui domine du coup tous les autres. La centralisation exacerbée et la concentration des richesses nationales sur une région donnée en sont les preuves les plus manifestes.

En faisant le choix de ne pas répondre aux aspirations bretonnes pour la réunification, pourtant encore largement majoritaires si l'on en croit les récents sondages, en envisageant même une fusion avec les Pays-de-la-Loire, alors que les Bretons étaient, de tous les Français, les plus opposés à la dilution de leur région dans un ensemble plus grand, le gouvernement, et un certain nombre de politiciens bretons, n'ont sans doute pas compris qu'ils manquaient une occasion, au final très simple, de prouver à beaucoup de Bretons qu'ils étaient bien des Français comme les autres, traités avec égard.

La France s'est construite sur un modèle colonial, au sein même de ses frontières, et c'est aujourd'hui cette organisation territoriale qui pose problème face à la mondialisation qui impose plus de réactivité dans les régions. C'est à cette problématique que la réforme territoriale cherche, à raison, à répondre. Mais comme la crainte des identités et particularismes locaux est toujours présente, les régions nouvellement créées ne répondent à aucun autre critère que des éléments techniques. Provoquant la grogne à laquelle on peut assister depuis la présentation de la carte.

Le problème réel, en définitive, auquel la classe politique française doit faire face, c'est le renouvellement de son propre logiciel de pensée. Car à force de vouloir nier l'évidence, à force de refuser à la Bretagne sa spécificité au sein de la République, que de plus en plus de Bretons semblent réclamer, l'appareil politique français pourrait parvenir à une prophétie auto-réalisatrice : pousser un certain nombre de Bretons à se dire que leur territoire serait peut-être mieux hors de France. Et si, au final, le vrai risque pour l'unité nationale ne provenait pas de la perception erronée qu'ont les élites françaises des territoires, et de la Bretagne en particulier ?"

Voir aussi :
Cet article a fait l'objet de 4104 lectures.
mailbox imprimer
logo
Bretagne Prospective mène une activité de production d'idées nouvelles (Think Tank), d'études et d'élaboration de projets innovants pour la Bretagne. Dans une société fonctionnant de façon étanche, Bretagne Prospective met en relation les acteurs du monde politique, économique, de la société civile et de la recherche universitaire des 5 départements bretons afin de tisser des liens et de créer des plus-values de ce décloisonnement. Par ses réflexions et actions, Bretagne Prospective entend contribuer à faire de la Bretagne un lieu singulier où l'on peut développer des manières d'agir, des projets et des produits adaptés à la réalité et à l'originalité des territoires.
Vos 75 commentaires
Louis Le Bars
Lundi 16 juin 2014

Je ne comprends pas très bien l'analogie entre une Bretagne réunifiée ou la Flandre ou la Catalogne !!
C'est complétement ridicule. Si c'est vraiment le cas, cela conformerait que nous sommes dirigés par des gens pas très lucides et visionnaires.
La Flandre belge n'a rien à voir avec la Flandre historique, une partie de la Flandre actuelle n'était pas flamande, et une bonne partie de la Flandre historique (Lille, Dunkerque) n'en fait plus partie. Cela n'empêche en rien l'indépendantisme flamand bien au contraire. La Flandre actuelle est une création récente, basée sur la notion de peuple flamand, avec la langue néerlandaise et la religion catholique.
Quant à la Catalogne, les pays de langue catalane s'étendent à la Communauté de Valence, aux Baléares. Cette division n'empêche nullement l'indépendantisme catalan.
La Bretagne historique, est multiculturelle, et privilégie une Bretagne francophone marquée historiquement par Anne-de-Bretagne et la Vallée de la Loire...bref un renforcement des liens culturels avec le reste de la France.

eugène le tollec
Lundi 16 juin 2014

Je réponds
UNE CHOSE.
L'unité de la France est une vaste galejade imprégnée dans l'esprit des français depuis 150 ans (à l'époque cela était nécessaire vu le contexte du moment)
Mais aujourd'hui ce principe sent son obsolescence.
Rappel la révolution n'a pas trouver autre chose pour fédérer une nation...mais elle a oublié que la France est une somme de peuples premiers,son identité est aussi une somme...et une somme n'est jamais une soustraction ( principe mathématique ).
Je pense qu'il faut combattre et dénoncer ce principe émis au XIX siècle.
Avant toute destruction...il y a tout un panel de bon sens de vivre ensemble!
Voilà ,messieurs de Bretagne Prospective une prospective à travailler!!!

Iffig Cochevelou
Lundi 16 juin 2014

C.Q.F.D. !
Il n'y a pas d'autres raisons, et ce n'est pas en se cachant derrière des paravents que l'on fera avancer nos idées !
L'objectif de la France : Détruire le nom de la Bretagne, le dernier grand bastion qui perturbe les objectifs de sa religion jacobino-républicaine.

André Gilbert
Lundi 16 juin 2014

bonjour
écoutez la partie questions de l'émission C dans l'air d'Yves Calvi du 04:06 2014 à partie de 07 mn 21
les propos d'Hervé Le Bras sont hélas très clairs

Louis Le Bars
Lundi 16 juin 2014

Une bonne analyse de cette recentralisation territoriale sur le site du mouvement région Savoie: (voir le site)

alan Coraud
Lundi 16 juin 2014

" La reconnaissance des langues régionales représente un danger pour l'unité de la France "
Déclaration publique de l'Académie Française ce qui est une démarche rarissime de la part de cette institution.
Idem pour la réunification, pour nos musiques et artistes, pour notre culture, nos écrivains, nos intellectuels, notre économie quand elle est trop forte etc
En fait notre existence même est une injure pour la France.
A nous Bretons d'accepter la lobotomie républicaine ou pas !

Ker itron al lann
Lundi 16 juin 2014

# Louis Le Bars: "La Bretagne historique, est multiculturelle, et privilégie une Bretagne francophone marquée historiquement par Anne-de-Bretagne et la Vallée de la Loire...bref un renforcement des liens culturels avec le reste de la France."
Alors là, je reste pantois. Bravo Louis!

bernez jestin
Lundi 16 juin 2014

Richelieu -qui s'y connaissait- aurait dit : "La Bretagne restera toujours l'ennemi héréditaire de la France". Il faudrait retrouver cette citation...

Mickaël Cohuet
Lundi 16 juin 2014

« (…) Et si, au final, le vrai risque pour l'unité nationale ne provenait pas de la perception erronée qu'ont les élites françaises des territoires, et de la Bretagne en particulier ?»
À la fin de l'article, Je pense que l'auteur veut plutôt dire :
« (…) Et si, au final, le vrai risque pour l'unité nationale provenait de la perception erronée qu'ont les élites françaises des territoires, et de la Bretagne en particulier ?»

Marc Ferroc
Lundi 16 juin 2014

Petite erreur : il n'y a pas eu de "mariage" de la Bretagne au royaume : La Bretagne a été annexée au Royaume, de force (guerre de 1488 et 1491) et par magouilles des rois français, surtout celle de François 1er qui publia le 13 août 1532 l'acte d'Union dit bilatéral du duché à la France. (on croit rêver...)après son coup de force devant Vannes.
Ci-après petite phrase lue dans l'excellent livre "toute l'histoire de la Bretagne" édité chez Skol Vreizh :
"L'histoire de la Bretagne sera désormais celle d'un peuple annexé qui luttera pour conserver ses dernières libertés face à un pouvoir de plus en plus centralisateur, et non pas celle nation moderne et commerçante qu'elle avait rêvé d'être." p 314
Tout est dit.

yanneutch
Lundi 16 juin 2014

Rappelons une constance historique, que les bons esprits pourront certes regretter, mais c'est comme ça : la divergence d'intérêts induite par l'installation des Bretons à l'extrême ouest des ruines de l'Empire. Des Bretons étaient présents sur tout le pourtour de la Manche, mais ici ils étaient en nombre et ont pu mettre en place des pouvoirs locaux, ce qu'ils ne firent pas ailleurs (Nord de la Galice par exemple ; ou installation partielle des Normands qui ne durent leur assise que parce qu'on leur confiât la Neustrie, trop faiblement installés ils perdirent rapidement leur langue). Les Francs cherchèrent à les soumettre sans pouvoir les intégrer à leur Empire et constituèrent une Marche (Mark, territoire tampon) avant de placer un missus en la personne de Nominoe qui utilisa la première occasion pour se défaire de l'emprise franque. Puis un pouvoir breton en expansion de langue bretonne, brisé par les incursions normandes (suscitées par les Francs eux-mêmes sur un territoire qui ne leur appartenait plus), s'en suivra au moyen-âge un jeu d'aller-retour d'influence dans le cadre de la guerre de position "anglo-française" (en vérité, une guerre entre deux prétendants à la couronne française).
Ce n'est que lorsque le cas bourguignon fut réglé que les Français purent s'occuper efficacement de la Bretagne, militairement d'abord, basse politique ensuite vu l'opiniâtreté du "parti breton" de l'époque.
Tout vient de là. Comme l'a écrit Barbin dans les années trente, le sentiment instinctif de nos compatriotes dans l'adversité se résume à être francophile dans une Bretagne respectée, anti-français dans une Bretagne dénigrée.

Ar Vran
Lundi 16 juin 2014

Je lis : "Le problème réel, en définitive, auquel la classe politique française doit faire face, c'est le renouvellement de son propre logiciel de pensée".
Le problème c'est que cela n'arrivera JAMAIS car nos grands penseurs autoproclamés de la patrie des droits de l'homme ont tous été formatés au même moule de l'Etat jacobin, par conséquent le salut de la Bretagne et par voie de conséquence celui de la France, ne viendra pas des hommes politiques actuels du système mais d'hommes politiques qui clairement s'opposeront à cette caste politique française sclérosée.
Puissent que les fortes têtes bretonnes qui se sont récemment illustrées sachent se mettre d'accord et faire fructifier la colère
actuelle en un mouvement de salut publique breton...

eugène le tollec
Lundi 16 juin 2014

Marc Ferroviaire
Oui tout est dit ...et notre histoire n'est que la suite sans fin de cette phrase.....c'est à dire vouée à l'échec permanent..
Je commence à me faire une raison..nous n'arrivons plus par le dialogue...mais par l'affrontement (à rendre permanent)...ces français dépensent des milliards d'euros à s'auto détruire..
Pourquoi doivent ils nous entraîner dans leur perte de société et d'humanité?
Je refuse ce naufrage...refusons cette descente .

Alwenn
Lundi 16 juin 2014

Très interessante l'analyse de Mouvement Région Savoie :
Le faux-nez des grandes régions cache une recentralisation importante
Je redonne le lien :
(voir le site)
Pourquoi ne trouve-t-on aucune analyse de ce genre sur les medias et dans les think-tank bretons ?

Michel Sénant
Lundi 16 juin 2014

Bel article et commentaires de haut niveau ici, surtout sur le plan historique, bravo en particulier à Yanneutch. L'auteur de l'article se demande s'il est bien nécessaire de rappeler certains faits historiques pour appuyer notre demande de reconnaissance auprès de la République, car le problème est plutôt celui de l'identité française. En effet, la répétition de la surmortalité des engagés bretons de 14 (qui ne serait pas exacte) et de l'épisode de Conlie me paraît pathétique. Ces arguments larmoyants n'ont jamais porté et ne porteront jamais. Demander à une nation qui craint pour sa propre identité nationale de reconnaître une identité régionale, même complémentaire à la sienne, c'est aller à l'échec assuré. Le rapport de force paraît inévitable. En ce qui concerne la Normandie, sa réunification n'a posé aucun problème, car l'identité normande n'existe pas en réalité.

Louis Le Bars
Lundi 16 juin 2014

Quelques infos sur les fusions souhaitées par le gouvernement :
Le Languedoc-Roussillon (majorité PS) dit non à la fusion avec Midi-Pyrénées : (voir le site)
Le président de la Picardie (PS) opposé à une fusion avec la Champagne : (voir le site) . Il prône le statut-quo, ou "au pire" la fusion avec le Nord (+ Normandie éventuellement)
Le maire de Poitiers (PS) se "félicite" de la fusion Poitou-Charentes-Centre-Limousin : (voir le site)

frédéric morvan
Lundi 16 juin 2014

Deux petites choses :
M. Le Bras, pourriez vous expliquer ce que vous entendez par «La Bretagne historique, est multiculturelle, et privilégie une Bretagne francophone marquée historiquement par Anne-de-Bretagne et la Vallée de la Loire...bref un renforcement des liens culturels avec le reste de la France.» Je dois avouer que je n'ai pas bien compris.
Pour Anne de Bretagne, il est clair, et ce sont des faits historiques (voire les auteurs contemporains), qu'Anne vécut dans le Val de Loire contrainte et forcée étant reine de France, mais dès que Charles VIII mourut, elle décida immédiatement de retourner en Bretagne. Idem, lorsque Louis XII fut gravement malade, elle prépara des bateaux pour la ramener, elle, son entourage et ses biens, vers la Bretagne et enfin lorsque Louis XII fiança sa fille Claude à François d'angoulême (alors que Claude devait épouser le futur Charles Quint), Anne montra sa fureur en partant en "pélerinage" en Bretagne et se fut son célèbre tro Breizh.
Seconde petite chose : l'Union de la France à la Bretagne a été réalisée par trois mariages : Anne avec Charles VIII, Anne avec Louis XII (cousin germain de son père) et Claude avec François Ier de France (qui était plus breton qu'Anne puisque sa grand-mère paternelle était une Rohan).
C'est une Union et pas une annexion. La Bretagne conservait des droits très importants, droit rognés de plus en plus par la monarchie absolue, absolue étant un grand mot.
Pour Richelieu, en fait, si l'on étudie sa politique, il se reposa sur des forces du Nord-ouest. Ce n'est pas pour rien qu'il fut gouverneur de Bretagne et de Brest et qu'il maria ses héritiers aux plus riches héritières bretonnes. Les Richelieu ont possédé Carnoët... (là même où se situe la Vallée des Saints).

Ronan KERGUELEN
Lundi 16 juin 2014

Très intéressante analyse et tellement véridique.

PIERRE CAMARET
Mardi 17 juin 2014

J'ai relu tout ce qui a ete ecrit ces derniers mois . Pour moi une certitude :La Bretagne fait encore peur a la France , a cause de sa personnalite bien separee.Donc pour la Bretagne , il convient de serrer encore les chaines et surtout et surtout de ne pas laisser trop de mou .
LEDRIAN avait dit un moment , la Reunification , pas avant 20 ans .
MARECHAL , lui je crois me souvenir avait declare,avant son depart, reunification egalement pas avant plusieurs decades et travaillez la dessus avec l'Europe.
Une autre Region a les memes attaques , mais plus ponderees et nuancees , l'Alsace . Reunir Alsace -Lorraine est une aberration ils ne s'aiment pas ( Lorraine sans la Moselle )Lorsque l'on demandait a une Alsacienne , ce qu'elle pensait de cette fusion : REponse que du mal : les lorrains parlent francais , en Alsace on parle l'Alsacien ( Crime profound aux yeux des jacobins ) Les Alsaciens ont une politique linguistite plus ouverte ( je pense , sans l'affirmer , qu'il y a des pressions de l'Allemagne ....... et puis des opportunites economiques ) J'ai vu recemment a MUNICH Chez LINDE AG et chez SIEMENS plusieurs Ingenieurs Alsaciens et mosellans qui travaillaient dans ces Usines .
La Corse , je crois , que les jacobins n'ont pas trop pousse, c'est special la CORSE , dans beaucoup de domaines .

SPERED DIEUB
Mardi 17 juin 2014

C'est une Union et pas une annexion
Bonjour Frédéric Morvan de part votre affirmation ci-dessus ,il semblerait que vous avez une approche différente de celle la thèse de Louis Mélennec qui défend un point de vue annexionniste ,cette thèse est d'ailleurs très d'actualité,à tort ou à raison ??? dans les milieux nationalistes bretons .Pourriez vous nous donner davantage de précisions ???.Un débat serait aussi intéressant

Louis Le Bars
Mardi 17 juin 2014

Deux points de vue intéressants sur le projet du gouvernement :
- Les échos : "L'espoir déçu de la réforme territoriale". A noter le géographe propose un découpage d'une Bretagne réunifiée élargie à la Vendée militaire (except la partie deux-sévrienne): (voir le site)
- Analyse technique des conséquences probables de la réforme territoriale : éloignement des décisions, recul de la Démocratie, absence d'économies (voir le site)

Iffig Cochevelou
Mardi 17 juin 2014

Union ou annexion
Ce n'est pas la peine de jouer sur les mots :
la Bretagne a perdu la guerre (comme ce fut le cas pour la France en 1940) après pour le reste il s'agit d'une simple question de vocabulaire, Comme pour la France , la Bretagne a été maintenue sous la coupe de l'occupant ! la différence : nous n'avons pas eu droit au débarquement des Américains !

SPERED DIEUB
Mardi 17 juin 2014

Iffig une manière habile et un réductrice pour éviter un débat ,La comparaison avec 1940 est hors sujet les allemands n'avaient pas l'intention de s'emparer de tout l'hexagone ,par contre imposer l'idéologie la plus nauséabonde, jusqu'à présent ... de toute l'histoire de l'humanité oui. L'annexion déguisée en union de la Bretagne est une conséquence insidieusement indirecte d'une guerre dont ce n'était pas officiellement son objectif ,d'ailleurs le futur roi de France Louis XII était dans le camp breton Et Frédéric a bien précisé que c'est une union pas une annexion voilà pourquoi je lui demande de s'expliquer
Histoire et politique ne font pas bon ménage pas plus ni moins en Bretagne qu'en France

Louis Le Bars
Mardi 17 juin 2014

@ Frédéric Morvan, le Pays Nantais et en particulier Nantes était la clé de voûte du Duché de Bretagne à la fin du XIVème- début XVème siècle. A cette époque, le Duché était contrôlé par une dynastie capétienne qui a systématiquement privilégié les zones romanes (pourtant nettement minoritaires en population). Les possessions directes des Ducs étaient essentiellement basées en pays nantais. Le Duché, c'est une Bretagne francophone, où le français est devenu langue officielle de l'administration ducale avant l'ordonnance de Villers-Cotteret (on peut même émettre l'hypothèse que François Ier s'est pas directement inspiré du Duché de Bretagne).
Par ailleurs la Loire constituait bien à cette époque une limite culturelle/ethnique. Plusieurs témoignages de cette époque (par exemple le chevalier/voyageur Von Harff) qualifient la Loire de frontière avec le Poitou. Il s'agit d'un point de vue bien plus culturel/sociologique que juridique.
Mon message avait juste pour but de signifier que d'un point de vue politique, je ne vois pas trop en quoi la réunification de la Bretagne dans ses limites historiques favoriserait particulièrement des visées émancipatrices...les élus bretons pèseraient plus lourds à Paris mais rien ne dit que politiquement il seraient plus entreprenant pour la Bretagne, sa langue et son statut !!

Fabien Renaud
Mardi 17 juin 2014

Tout est dit : le meilleur texte que j'ai lu dans la presse et sur le net sur cette absurde recomposition territoriale.

jp. Touzalin
Mardi 17 juin 2014

« Annexer, va. Joindre à. Charles VII annexa la Bretagne à la France. »
in: Dictionnaire de la langue française
Abrégé du dictionnaire de Emile Littré de l'Académie française.
Ed. Famot - Genève 1974

TY JEAN
Mardi 17 juin 2014

Petit supplément historique : France 3 ''l'ombre d'un doute mercredi 11 juin,une partie consacrée à Anne de Bretagne puisque émission intitulée " Des châteaux et des dames ".Il est dit alors qu'Anne comprenant que son duché n'était pas de taille face à la France elle aurait donc souhaitée son union à la dite France " je ne sais ce qu'en penseront les historiens bretons...
vous pouvez aussi vous rendre sur le site de France 2,et voter pour "
le monument préféré des Français " pour les PDL vous avez le choix entre autre : abbaye de Fontevraud,château d'Angers, château des ducs de Bretagne " ça ne s'invente pas... la preuve par France 2

Yann LeBleiz
Mardi 17 juin 2014

Mon dieu cela fuse de partout.
La question posée est : la réunification de la Bretagne est-elle un danger pour l'unité de la France?
La réponse est très simple :
Si l'on considère la Bretagne comme faisant partie de la France, c'est "OUI" et pour une raison simple: la Bretagne ne fait pas partie de la France!
Est-ce que je viens de dire une contradiction?
"Non", car cela dépend de la définition du mot France!
La France est un concept flou!
De quoi parle-t-on au juste?
Parle-t-on de la France du 11ème siècle (avant, c'était l'Empire Franc), la France du 16ème, du 18ème du 20ème, de la France qui parlaient plusieurs langues où de la France qui ne parle plus que le français officiel, de la France qui avait plusieurs états où de celle qui n'en a plus qu'un seul...? Mais peut-être parle-t-on de cette France qui apprenait "nos ancêtres les gaulois" à la moitié de l'Afrique...!
Pour la Bretagne le concept est clair, tant par les origines culturelles et historiques que par les frontières fixes depuis 11 siècles, et ça les jacobins le savent mieux que les bretons : La Bretagne n'est pas française!
D'ailleurs, pauvres bretons qui sont encore à se demander, s'ils ont été annexés ou unifiés, voir réunifiés (les français considérant souvent que les francs avaient pris possession de l'ensemble de la Gaule gallo-romaine et que le fait était légitime)...!

ex ,site bretagne.unie.free.fr
Mardi 17 juin 2014

ça fait longtemps que je m'évertue à le dire que l'Etat n'acceptera jamais une reconstitution d'une région appelée à devenir une principauté si ce n'est pas indépendante fortement autonome.
On aurait pu/du sauter sur l'occasion d'une fusion B4/PDL pour contourner le problème mais les gens sont butés sur leur Bretagnette.
Une B4/PDL aurait créée une région puissante, peut-être pas amenée à l'indépendance mais à peser pour une autonomie économique importante et qui dit autonomie économique dit personnalité propre.
Mais les Bretons (autonomistes et affinités) sont arqueboutés sur leur identité réelle (pour certains) et fabriquée (pour d'autres).
Une identité ça se crée au jour le jour et je suis persuadé qu'une région B4/PDL se créera une identité Bretagne et Marges .

Marc Ferroc
Mardi 17 juin 2014

@ ex ,site bretagne.unie.free.fr
en parlant d'identité fabriquée... Vous en pensez quoi de celle, pas très naturelle non plus, des PDL de monsieur Auxiette ?
Vous semblez avoir perdu le sens commun et être l'exemple, à vous seul, du succès à moyen terme de toute campagne publicitaire primaire, ou quand le paraître l'emporte sur l'être.

Louis Le Bars
Mardi 17 juin 2014

@ ex-site: "ça fait longtemps que je m'évertue à le dire que l'Etat n'acceptera jamais une reconstitution d'une région appelée à devenir une principauté si ce n'est pas indépendante fortement autonome."
Comme la Normandie ?? dans ses limites ducales (légèrement élargie dans le Perche).
Combien représente le vote autonomiste en Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique. Avez-vous remarqué l'évolution démographique de la Bretagne ?? Vous avez vous même dit que le sentiment breton dans le 44 était très faible, je vois pas bien comment en ajoutant ce département (30% de B5) le vote autonomiste se mettrait soudain à progresser...
"Une identité ça se crée au jour le jour et je suis persuadé qu'une région B4/PDL se créera une identité Bretagne et Marges"
Il se créera une Belgique du pauvre tiraillée par des querelles identitaires, avec une Bretagne périphérie de la périphérie, réduite à celle des Plou- et des Ker-
Je note quand même, et c'est le plus inquiétant, que votre fusion n'est même plus un "pis aller" mais carrément un projet culturel. Faudra t-il retirer les panneaux bilingues en Morbihan ?

Marcel Texier
Mardi 17 juin 2014

Qu'est-ce que nous avons à faire, nous Bretons, de l'unité de la France ? Qu'est-ce que les Polonais avaient à faire de l'unité de la Russie des tsars lorsque leur pays était sous la botte des Russes qui lui avaient fait perdre jusqu'à son nom devenu "Territoire de la Vistule" ? Qu'est-ce que les Estoniens, les Lettons, les Lituaniens avaient à faire de l'unité de l'U.R.S.S. lorsque leurs pays étaient incorporés à la patrie du Communisme ? La réponse pour eux, comme pour nous, c'est: rien !
C'est une vérité qu'il est difficile de regarder en face: presque six siècles de conditionnement ont laissé en nous de terribles traces. La religion s'en mêle, au point que nous ressentons l'affirmation de cette vérité presque comme une transgression. Mais, cela ne l'empêche pas d'être une vérité.
Le sort de la Bretagne est le sort de beaucoup de pays qui, se trouvant sur les marges d'un pays plus grand et plus fort, ont fini par se faire phagocyter. Un diplomate danois m'a dit un jour que le Danemark était une Bretagne qui avait eu de la chance. Charlemagne aurait bien voulu l'inclure dans son empire, mais ça n'a pas marché: l'insularité d'une grande partie du Danemark et la péninsularité du Jutland, tout cela additionné aux attaques auxquelles il avait à faire face ailleurs l'a empêché de réussir. Nouvelle menace au temps de la Ligue Hanséatique, mais à cette époque le Danemark était un des pays les plus puissants d'Europe puisqu'il comprenait, en plus de son territoire actuel, la Suède et la Norvège devenues ensuite indépendantes. Enfin sont venues les poussées expansionnistes de la Prusse au dix-neuvième siècle, mais là, la communauté internationale, avec en tête l'Angleterre, a obligé Bismarck, le Chancelier de Fer,
à modérer son appétit.
De l'appétit, Charles VIII de France n'en manquait pas lorsqu'il a envahi la Bretagne en 1487 et 1491. Il disposait à l'époque de la meilleure armée du monde, avec une artillerie révolutionnaire, une situation qui donne des idées ! La Bretagne vaincue, il fond dès 1794 sur l'Italie où ce Monsieur estimait avoir des droits, en particulier sur le Royaume de Naples. Au début, tout a bien marché, mais peu à peu les choses se sont gâtées. Louis XII, François Ier, Henri II ont voulu poursuivre cette belle aventure à laquelle ont mis fin, au bout de plus de soixante ans et beaucoup de dévastations et de misères pour les Italiens, la quasi-totalité de l'Europe civilisée, coalisée contre "les nouveaux barbares". Ce fut le traité de Cateau-Cambrésis le 3 avril 1559.
Les rois de France durent renoncer à leurs prétentions en Italie, mais ils tenaient désormais la Bretagne solidement dans leurs griffes et leurs successeurs n'ont pas relâché leur insidieuse ou brutale étreinte. Ils ont même réussi ce tour de force de la rendre légitime, aux yeux de la majorité de nos compatriotes !
Pas aux yeux de tous cependant: il y a toujours eu et il y aura toujours des irréductibles et, si peu nombreux qu'ils soient, ils font encore peur ! En 2014, les Français ont encore peur que la Bretagne réunifiée ne réclame son indépendance !
Mais, en l'occurrence, la peur est très mauvaise conseillère. Heurter de front la volonté bretonne clairement manifestée de voir respecter l'intégrité territoriale de leur pays, c'est donner un coup de fouet inespéré à l'indépendantisme. Faire droit à une revendication aussi légitime et surtout restituer à la Bretagne les capacités de décisions dont elle a été injustement spoliée aurait permis d'ouvrir une ère d'apaisement dans les relations entre la Bretagne et la France, relations ambigües et empoisonnées depuis la fin du quinzième siècle.
Mais pour cela, il aurait fallu de la lucidité et du courage, qualités qui font cruellement défaut aux médiocres qui gouvernent la France actuellement !

Louis Le Bars
Mardi 17 juin 2014

Quel que soit le positionnement de chacun, il me parait personnellement de plus en plus inconcevable que les populations concernées ne soient pas consultées !!
Beaucoup de discours et d'enfumage dans le vide. On fait parler les gens sans même les consulter une seule fois.

Yann LeBleiz
Mardi 17 juin 2014

Monsieur TEXIER a la bonne démarche.
Franchement, si le gouvernent français en 2014 (5 siècle après la perte d'indépendance, 2 siècle après la perte de l'Etat breton) refuse une réunification au titre que "la Bretagne risque de prendre son indépendance" (démarche démocratique et conforme aux droits de l'homme, pour la petite remarque) et ne se cache même plus pour avouer ce fait, c'est quand même incroyable de voir des bretons déblatérer sur ce qu'est la Bretagne vis à vis de la France!!!
Franchement, les jacobins semblent connaître mieux la Bretagne que la plus part des bretons.
Eux au-moins, ils ont parfaitement identifié que l'existence d'un pays annexé est un danger pour un pouvoir centralisé!

Louis Le Bars
Mardi 17 juin 2014

Vous noterez tout de même quelque chose d'incroyable :
- aucun sondage des médias régionaux sur la fusion Pdl/B4 dont ils font la promotion
- aucun sondage sur la réunification.
Nous sommes en face d'un exceptionnel déni démocratique.

SPERED DIEUB
Mardi 17 juin 2014

Davantage de précisions en ce qui concerne Louis XII Par ailleurs ,sauf si je me trompe , l'institut de Locarn est silencieux en ce qui concerne la réunification ,sa position était plus claire en 2009
(voir le site)

PIERRE CAMARET
Mercredi 18 juin 2014

Deni de Democratie . Bien d'accord , mais cela ne gene que nous . Cela n'empechera pas les jacobins et autres de dormir.
On tourne en rond . Nous ne parlons pas le meme language . Le poids des mots est different dans leur francais et dans notre francais ... dans ces conditions, la joute verbale , peut durer encore 3 siecles .

SPERED DIEUB
Mercredi 18 juin 2014

Le Drian pourrait encore taper du point sur la table en faveur de la réunification ??? voici quelques dernières nouvelles
(voir le site)

V. le Nys
Mercredi 18 juin 2014

En ce qui concerne le débat sur l'annexion/union de la Bretagne par la France, je me permets de rappeler que le soit-disant 'Traité d'union' est frappé de nullité (ou plutôt, devrait l'être), ainsi que l'a établi, entre autres, le Dr Mélennec (j'espère l'avoir écrit sans faute). Il vous suffit de taper 'invalidité du Traité d'union de la Bretagne à la France' sur Google, et de cliquer sur le premier résultat pour lire sa démonstration. Quoiqu'il en soit, je pense qu'on peut raisonnablement en conclure qu'il s'agit bien d'une annexion, non d'une union (terme inventé par l'historiographie française pour se dédouaner).

V. le Nys
Mercredi 18 juin 2014

Une précision, d'ailleurs, à mon propre commentaire : on ne devrait même pas parler d'annexion, mais bien d'invasion, invasion suivie de l'occupation illégale d'un État souverain par un autre pendant cinq siècles. Voilà, c'est dit !

PIERRE CAMARET
Mercredi 18 juin 2014

Alors quel est le probleme?????? je ne comprends plus .... si nous avons ete annexes et bien il doit y avoir un recours ?????? ou est il votre recours ?????
Une chose dont je suis certain , la Republique Francaise ne reconnait plus aucun acte avant la revolution ?????? est ce legal ????( je sais que la France est tres flexible la dessus lorsque cela est a son avantage ).
Le Traite d'Union est frappe de nullite , tres tres bien alors un recours a la Justice Europeenne , puis Internationale .
Nous allons tous mourrir avec ce traite d'Union , avec nous , disant il est illegal ?????
Ma question est simple . Ce traite est nul , bien quelle est la prochaine etape ????

TY JEAN
Mercredi 18 juin 2014

Quand un conseiller régional UMP de 44 déclare " il faut laisser du temps à la jeune histoire des PDL" sans oublier de préconiser une grande région Ouest, cela s'appelle falsifier, déformer,réviser, l'Histoire d'un pays.Tous les historiens bretons devraient rebondir,se révolter, suite à ces propos honteux.Un pays qui perd son identité,sa culture,sa langue se condamne de lui-même.

Yann LeBleiz
Mercredi 18 juin 2014

Merci à V. le Nys d'avoir dit la chose clairement!
Malheureusement, il va falloir le redire souvent!
Mais n'oubliez pas que cela ne fait que 2 siècles que nous avons perdu notre Etat (institutions, système fiscal, système judiciaire, etc...), la Bretagne n'était unie à la France que par le roi (imaginez-vous la Grande-Bretagne devenant une République centralisée et exigeant la dissolution de l'état Canadien et Australien, 2 pays sous couronne britannique tout comme la Bretagne était sous couronne française).
Pour répondre à M. Camaret, sur quelle est la prochaine étape :
Déjà si les bretons commençaient par apprendre leur histoire et celle de l'Europe par la même occasion!
Puis, se mettre à penser qu'on ne devient pas intelligent en prenant les errances de la France (monarchique puis républicaine) comme religion universelle!
Le reste viendra naturellement, d'où la peur justifiée de l'administration française surtout et principalement vis à vis de la Bretagne!

PIERRE CAMARET
Mercredi 18 juin 2014

@Yann LEBLEIZ ??? bien on est reparti pour ?????? ans ( j'ai 84 ans ).
Apprendre l'Histoire bien il faudrait l'apprendre et cela ne nous est pas permis .Sauf un Etat souverain ou autonome pourrait imposer une reforme de l'enseignement ???? Question : Quand ????, les Bretons comme des moutons de Panurge votent francais et après , et seulement après jouent les pleureuses Kabyles.
Votre approche Mon Cher Yann , je ne la sens pas et ne me convient pas : On s'assoie et on attend avec de temps a autre , des petitions , des defiles avec qq milliers de GHD.
Le President francais FRancois le Normal ,Je peux (Presque ) vous assurer que le dossier Bretagne le laisse dormir tranquillement , d'autres dossiers NON .
J'ai cru et crois encore aux Bonnets Rouges. Je ne crois plus au Parti Socialiste , depuis 1936 ..(6 ans ), de tres vagues souvenirs , mon Pere travailait chez RENAUD a Billancourt .. il etait Non Greviste .
Donc si les choses pour vous sont claires , pour moi elles sont de plus en plus opaques et qq fois amusantes le PS Finistere demande la dissolution des BR????? la meilleures ?? ils ont chaud aux fesses devant une concurrence , qui n'est pas democratique ???? fuck off

V. le Nys
Mercredi 18 juin 2014

Deux choses à comprendre : premièrement, comme l'a fort bien expliqué M. LeBleiz, le Traité d'Union, même s'il avait été légal, n'unissait la Bretagne qu'à la Couronne de France ; par conséquent, à partir du moment où il n'y a, dans les faits, plus de monarchie en France (je dis dans les faits, car selon les "lois fondamentales" du Royaume de France, la vacance du pouvoir n'existe pas, et, en théorie, l'héritier actuel, Henri VII, est bel et bien "Roi de France"), la Bretagne perd ce lien avec la France et recouvre son indépendance (je ne sais pas ce qu'il en est pour d'autres Etats annexés, tels que la Bourgogne, j'imagine que les termes du rattachement étaient différents).
Cela donne donc un double poids légal à l'argumentaire séparatiste : d'une part, le Traité d'Union de 1532 est illégal, d'autre part, quand bien même il ne l'aurait pas été, la Révolution de 1848 y aurait mis fin quoiqu'il en soit ! Pour récuser cette affirmation, il faudrait que la République Française reconnaisse son illégalité et admette la continuité de la monarchie !
Après, M. Camaret a, à juste titre, posé la question de ce qui pouvait être fait. Malheureusement, je ne suis pas juriste, seulement étudiant en droit, et ma spécialisation porte sur le droit privé, pas sur l'international. Il existe bien sûr des juridictions supra-étatiques qui peuvent être saisies de l'affaire, la plus évidente me paraissant être la Cour Internationale de Justice. Mais rendre une décision favorable à la Bretagne et pénalisant la France nécessiterait, d'une part, un dossier et des avocats sans faille, d'autre part, un courage immense, courage dont je doute que la Cour le possède. Mais, je le répète, mon avis sur la question est bien trop peu professionnel pour être de grande valeur.

Louis Le Bars
Mercredi 18 juin 2014

Entendu tout à l'heure sur LCI que la question des départements était posée en Conseil des Ministres, notamment le sort de la Corrèze qui ne veut pas de la méga région du Centre-Ouest mais plutot l'Aquitaine ou Pyrénées-Languedoc

PIERRE CAMARET
Mercredi 18 juin 2014

Helas moi non plus je ne suis pas juriste.Bien entendu , j'ai negocie de tres gros contrats Commerciaux ,d'Engineering a lÍnternational ( cela n'a rien a voir ) mais toujours avec l'assistance d'un Juriste / juriste qui connaissait le language .... moi j'etais l'Ingenieur qui disait , cela on ne peut pas l'accepter et le juriste elaborait le paragraphe . Mais dans le cas de la Bretagne , il faut des gens hautement specialises , avec connaissance du language du Moyen Age....... et attention dans le cas de la France, il y aura des pressions ... les fameux relais /confreries .

Marc Ferroc
Mercredi 18 juin 2014

@ V Le Nys : l'argumentation de l'excellent Dr Melennec est différente : déjà lue sur ABP :
«Un traité international, même conclu il y a plusieurs siècles, conserve sa validité , si un traité valablement conclu en droit, ne l'a pas annulé ou modifié par la suite. Les rapports de la Bretagne et de la France, comme j'ai eu l'honneur de le démontrer, sont toujours régis par le traité de 1499, signé entre Anne de Bretagne et Louis XII, traité qui garantit ad vitam aeternam la Souveraineté de la Bretagne. Le faux traité de 1532 étant juridiquement nul, la Bretagne est bien, selon le Droit international, une puissance souveraine. (voir (voir ABP 3305))
Les Pays d'Europe, tels l'Ecosse, la Catalogne, etc., se sont trouvés, en leur temps, dans la même situation. Mais eux, à la différence de la Bretagne, qui est extrêmement en retard sur ce point, en ont tiré les conséquences. La Renaissance des vieilles Nations, non seulement n'appartient pas au passé, mais est un problème plus actuel que jamais, puisque chaque année qui passe permet à plusieurs d'entre elles de réapparaître sur la scène internationale. C'est au point que même en France, une candidate - très pittoresque, il est vrai - a invité les nationaux Français à s'armer de petits drapeaux, et à les agiter fébrilement, chaque fois que nécessaire.
Bretons inertes, mais que faites vous donc ?
Note: Voir l' Arrêt du 17 novembre 1953 sur l'affaire des Minquiers qui donne au Royaume -Uni souveraineté sur l'archipel des Minquiers et des Ecréhous. La Grande Bretagne a fait valoir ses droits basé sur l'union de la Normandie et de l'Angleterre en 1066 . En 1204 Philippe Auguste reprennait la Normandie -mais sans les îles anglo-normandes. A noter une remarque pertinente de la cour en réponse à la France qui avancait comme argument y avoir construit une maison en 1939: se comporter comme souverain n'est pas une preuve de souveraineté. »

Yann LeBleiz
Mercredi 18 juin 2014

@ PIERRE CAMARET
Monsieur CAMARET, il n'y a pas 2% des Bretons qui connaissent leur histoire, pas plus de 6 à 8 % qui disposent d'une connaissance minimale, vous avez 60% à 70% des bretons qui se disent fier de l'être mais qui à part le chauvinisme naturel ne peuvent vous en dire plus... et environ 20% qui s'en foute!
Je suis sûr que l'immense majorité des énarques et haut-fonctionnaires savent parfaitement que la Bretagne est un pays annexé.
Ce n'est pas en comptant sur le chauvinisme d'être né dans un joli coin que cela avancera!
Tant que les jacobins connaîtrons la Bretagne mieux que les bretons, rien ne bougera!

Mickaël COHUET
Mercredi 18 juin 2014

@Yan LeBleiz :
« La question posée est : la réunification de la Bretagne est-elle un danger pour l'unité de la France?
La réponse est très simple :
Si l'on considère la Bretagne comme faisant partie de la France, c'est «OUI» et pour une raison simple: la Bretagne ne fait pas partie de la France!
Est-ce que je viens de dire une contradiction?
«Non», car cela dépend de la définition du mot France! »
Entièrement d'accord !!!
Je pense que s'il y a bien quelque chose qui n'est pas « pensé », quelque chose qui n'a pas été suffisamment réfléchi dans les mouvements bretons, c'est bien la définition du mot « France ».
Près de nous, pour clarifier mon propos, il y a : les îles Britanniques, le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne, L'Angleterre.
Ces distinctions n'existent pas chez nous.
Nous parlons de la « France », de la « France métropolitaine » et accessoirement de l' « État français ». Les notions de« France » et d'« État français » sont considérées abusivement (et ce n'est pas neutre) comme des synonymes.
Personnellement, je considère que la Bretagne ne fait pas partie de la « France » (exclue géographiquement : analogiquement ce que l'Écosse est à l'Angleterre) mais qu'elle fait partie de l' « État français » (incluse géographiquement : analogiquement ce que l'Écosse est au Royaume-Uni).
Je pense qu'éluder ce type de réflexion n'est pas bon pour nous. Pour définir notre identité, nous avons besoin de penser et de définir aussi celle de l'autre pour bien nous situer et être cohérent.
@ tous :
« (…) Pas aux yeux de tous cependant: il y a toujours eu et il y aura toujours des irréductibles et, si peu nombreux qu'ils soient, ils font encore peur ! En 2014, les Français ont encore peur que la Bretagne réunifiée ne réclame son indépendance ! (…) » Marcel Texier.
On n'y pense pas suffisamment sous cet angle :
Que révèle la crainte, en 2014 par un gouvernement français, qu'une Bretagne réunifiée ne réclame son indépendance ?
_1) Ces gens sont complètement déphasés par rapport à la réalité (et ce n'est pas rassurant car ce sont eux qui nous dirigent !), ils ne connaissent pas et ne comprennent pas la Bretagne (le dossier de l'écotaxe en est un exemple flagrant). Ils ne comprennent pas l'identité des bretons (la petite phrase d'Hollande le 3 mai 2014 au Stade de France [« les Bretons ont chanté aussi la Marseillaise »] me semble tout à fait révélatrice. Ils ne comprennent pas la représentation identitaire « feuilletée », actuelle, de la majorité des bretons (qu'on le déplore ou non) : breton, français et européen. Ça les dépasse complètement !
_2) Ces dirigeants, même sans connaître l'histoire de la Bretagne et ses rapports avec la France, la devinent tumultueuse. Ils savent que nous ne sommes pas des « français » comme les autres et que malgré notre fidélité indéfectible à la France depuis la Révolution (mise à part la chouannerie) nous n'en avons jamais été récompensés. L'éternelle suspicion pesant sur nous avec notre histoire (la Bretagne qui a été un État indépendant), notre langue, notre musique et tous les aspects visibles de notre culture. Ils savent sans en connaître les détails mieux que n'importe quel breton, que leurs prédécesseurs (je ne compte pas ici, ceux dit de l'«Ancien Régime ») ont tout fait pour nous liquider, nous assimiler, nous faire rentrer dans leur moule de l' « homo républicanus franciscus ». Il y a 225 ans ils supprimèrent ce qui restait de nos institutions, en 1793-1794 ils massacrèrent et noyèrent des récalcitrant en pays nantais, entre 1792 et 1815 du fait du système des classes, les gens de mer sont les seul français à être astreints au service militaire obligatoire (ceci depuis Colbert) : une catastrophe pour la Bretagne1 ! Nos aïeux ont servis de chair à canon dans tous les conflits nationalistes français (1870, 1914-1918 etc.). Notre culture à été dévalué, dévalorisé, notre histoire n'est toujours pas enseignée à l'école (et ne le sera jamais) ; ils ont réalisés à notre égard le plus grand linguicide du XXe siècle en Europe. Ils n'ont rien fait pour réunifier notre territoire à la Libération etc.
Pour être clair, ces gens n'ont pas du tout, mais vraiment PAS DU TOUT LA CONSCIENCE TRANQUILLE !
« La véritable civilisation consiste à se dominer soi-même et non pas à dominer les autres. »
Luther Standing Bear [Ota Kte, "Plenty Kill" ou "Mochunozhin"] (1868-1939), Chef Oglala Lakota (Sioux)
1À lire :
_ Masson Philippe, « Les sépulcres flottants. Prisonniers français en Angleterre sous l'Empire », Rennes, 1987.
_ Acerra Martine & Meyer Jean, « Marines et Révolution », Rennes, 1988.
_ Duigou Serge, « Les malheurs des pêcheurs bigoudens sous la Révolution », Ressac, 1989.
2 C'est-à-dire l'un des aspects le plus répandu de la politique ethnocidaire.

Mickaël COHUET
Mercredi 18 juin 2014

@ tous,
« Deux choses à comprendre : premièrement, comme l'a fort bien expliqué M. LeBleiz, le Traité d'Union, même s'il avait été légal, n'unissait la Bretagne qu'à la Couronne de France ; par conséquent, à partir du moment où il n'y a, dans les faits, plus de monarchie en France (je dis dans les faits, car selon les «lois fondamentales» du Royaume de France, la vacance du pouvoir n'existe pas, et, en théorie, l'héritier actuel, Henri VII, est bel et bien «Roi de France»), la Bretagne perd ce lien avec la France et recouvre son indépendance (je ne sais pas ce qu'il en est pour d'autres Etats annexés, tels que la Bourgogne, j'imagine que les termes du rattachement étaient différents). (…) » V. le Nys
Dans le prolongement de ce propos, je me permets de signaler un passage intéressant dans l'ouvrage suivant :
_ Le Goarnig Kozh, Bretagne libre. Saga de 3 génocides intermédiaires, Éditions des États de Bretagne, 2006 ; voir « Chapitre XIX. Maury et les Droits à jamais imprescriptibles de la Bretagne. Cet homme [politique français] a reconnu et a affirmé à l'Assemblée Nationale notre Droit à exister [le 9 février 1790] » pp. 105-108.

V. le Nys
Mercredi 18 juin 2014

Un grand merci à Marc Ferroc pour ces précisions ; je dois avouer que le traité de 1499 avait échappé à mon attention. Mea culpa, et merci d'avoir mis les points sur les I. Mais c'est surtout l'exemple donné par le Dr. Mélennec de l'arrêt "affaire des Minquiers" qui est intéressant : j'en ai pris connaissance, et il confirme que la Cour Internationale de Justice peut bel et bien être saisie pour faire valoir un traité bien antérieur (1066) à celui de 1532. Voilà qui ouvre des perspectives intéressantes. Un bémol, cependant : les juges laissent deviner qu'à choisir entre un traité multiséculaire et une situation de fait actuelle, des arguments extrêmement solides devront être fournis pour que prévale le premier.

Patrick Le Guern
Mercredi 18 juin 2014

Le 17 novembre 1953 la Cour internationale de La Haye eut a décider de la souveraineté entre la République française et le Royaume-Uni sur les îlots anglo-normands des Minquier et Ecréhou. Quels furent les traités invoqués par les adversaires ? Des titres de 1022, 1066, 1204, d'autres postérieurs tous cités dans l'exposé du jugement et, en particulier, le traité de Paris de 1259, celui de Brétigny, conclu en 1360 et reconnus toujours par la Cour de La Haye.
Donc ça arrange la France quant elle veut de dire que tous les actes postérieurs à la révolution son caduques.
Concernant le traité de 1532, il est intéressant de lire la thèse de Gérard TOUBLANC Thèse de Doctorat de Lettres et Lois reçue par le Conseil du Ministerial Training Collège de SHEFFIELD, le 11 octobre 1962.
A lire aussi les analyses de Marie KERHUEL Docteur en droit et Louis MELENNEC Docteur en droit et plus....

Jean-François ZURAW
Mercredi 18 juin 2014

Depuis que certains ont laissé entendre au sénat aujourd'hui que les Pays de la Loire pourraient finalement fusionner avec la région Centre, c'est le réveil dans les PdL pour dire que c'est la Bretagne qui les intéressent. Auxiette demande d'ailleurs aux sénateurs de voter la fusion Bretagne-PdL.
(voir le site)
Euh, ils ne veulent pas laisser les habitants du 44 choisir et nous, nous devrions accepter cette fusion sans rien dire non plus ?
Sans façon, qu'ils la gardent leur région des Pays de la Loire. Pas de fusion.

PIERRE CAMARET
Mercredi 18 juin 2014

@Yann LeBLEIZ.
Eh bien on ne bouge pas . On attend et on meublera cette attente en rappelant le Decret PETAIN , qq manifestation GHD , petitions , on s'echainera sur le Pont REDON - St Nicolas de REDON .On s'amuse bien .
Chacun a sa vision de la Bretagne et des choses a faire pour reussir .
Personne n'a fait le bilan des possibilites et ressources .
Si peut etre ,le PS veut lui la dissolution des BR.
Attendons l'evolution de l'Europe et des mentalites qui accompagneront cette evolution . C'est tout ce que je vois pour l'instant.

SPERED DIEUB
Mercredi 18 juin 2014

trouvé par hasard
(voir le site)

Predwenn
Jeudi 19 juin 2014

@ Mickaël COHUET, je suis tout à fait d'accord, le (non) choix des mots révèle la pensée; seulement, si les Bretons parlaient leur langue ils feraient de manière innée la distinction entre "Frañs", au sens politique, administratif, étatique et "Bro-C'hall", le pays.

PIERRE CAMARET
Jeudi 19 juin 2014

@Patrick lEGUERN . C'est passionant a lire en hiver au coin du feu , un bon whisky a cote , d'en tirer des enseignements personnels a discuter avec des amis .
Cote academique = tres interessant.
Cote pratique = 0 ,......... pour l'instant ( I hope so )

PIERRE CAMARET
Jeudi 19 juin 2014

V. LE NYS . Union par la tete . Me rappelle une anecdote assez ancienne . Fin de carriere , je completais des annuites a la DATAR .
Discussion avec un des Directeurs, Enarque , nous parlions de la Bretagne ... je lui disais , nous ne voulons pas de l'INdependance , mais revenir au status de 1532 . Mr Mitterand reste President de la Republique Francaise , egalement Duc de Bretagne ..... sa reponse , il avait de l'humour .... mais vous savez , que cela plairait a MITTERAND , et bien ecoutez ,lui ai je repondu , vous passez le message .Biensur cela n'etait pas une discussion serieuse .

M.Prigent
Jeudi 19 juin 2014

Je ressens bien l'impatience de notre ami Pierre Camaret devant l'improductivité des efforts d'émancipation des bretons confrontés à une république absolue pratiquant une politique d'Empire colonial à l'égard de ses provinces.
Quelles sont les alternatives pour contraindre (la voie de la négociation étant de facto impossible) l'oligarchie hégémonique parisienne à céder sur la réunification de la Bretagne.
Il y a certes les pressions de l'Europe, mais elles s'exercent surtout au niveau du redressement économique et budgétaire de la France qui en tant que membre fondateur de l'UE est censée montrer l'exemple en respectant les critères de Maastricht.
En ce qui concerne le fonctionnement intérieur de chaque état, l'UE de contente de pieuses recommandations rarement assorties de sanctions financières sauf lorsque l'intérèt communautaire est en jeu comme les problèmes de la surpèche du thon en Méditerranée, le maillage des chaluts langoutiers.
Pour le reste, l'UE tolère une France au code électoral peu démocratique, les subventions à ses médias, à ses syndicats, à ses entreprises publiques, l'UE s'interdit d'intervenir dans la constitution de ses états membres et est bien plus soucieuse de défendre les minorités allogènes intra ou extra européennes que les "minorités nationales" historiques.
Bref, elle se comporte au mieux comme l'ONU, comme elle crée par les états membres et donc à leur service !
Espérons ne pas la voir finir comme la feu SDN.
Bref la pression de l'Europe sur le problème breton n'est pas pour demain.
Restent donc les actions intérieures.
-Les manifs à répétition depuis des décennies n'ont quasiment rien donné. Pour être efficaces elles devraient rassembler au moins 50 000 "indignés"...On en est loin.
-Restent les élections: Sauf l'épisode récent du phénomène Troadec, les élections locales n'ont guère dépassé les scores de 5%, tous partis bretons confondus.
Et il est affligeant de voir, surtout en ce moment, des citoyens pourtant très remontés contre nos élus UMPS s'abstenir à 50-60%, plutôt que de risquer un vote protestataire (sauf le FN!) en faveur de partis hors système comme les partis bretons.
Rendez vous compte! Aux Européennes, malgré 32 listes en présence, seuls 35% (en comptant les blancs et nuls) des électeurs se sont exprimés, c'est dire le formatage et l'addiction des cerveaux au système de l'Etat Providence, ils n'imaginent même pas une autre gouvernance comme le Fédéralisme.
-Supposons, qu'au terme de la faillite totale de la France les électeurs finissent par envisager un système plus décentralisé, voire fédéral...Combien de décennies seront nécessaires pour atteindre ce résultat ?
-Et combien de décennies supplémentaires pour que comme en Catalogne, Ecosse, Pays Basque...une majorité de votes aux régionales se déclarent pour une dévolution ou simplement une modeste autonomie.
Et dans ce cas là, comme au Pays Basque espagnol, ou le PNV est revenu au pouvoir après un entracte qui vit le PPE et le PSOE s'UNIR contre les régionalistes basques, combien de décennies pour trouver aux Régionales en Bretagne un "Parti Breton" majoritaire relatif dans l'assemblée, comme en Corse.
Car, ne rêvons pas, il ne fait aucun doute que dans l'hypothèse d'un Conseil régional dirigé par un "pouvoir breton", les représentants des partis officiels, donc nationaux vous ferons le coup de l'union sacrée du "front Républicain" comme ils le font envers le Front National avec qui ils seront peut-être alliés pour la circonstance.
Un parti régionaliste, voire fédéraliste est l'ennemi commun de tous les partis nationaux entretenus par l'"Une et Indivisible".

PIERRE CAMARET
Jeudi 19 juin 2014

Helas ! Helas ! Helas ! M.PRIGENT a raison et a tres , tres bien expose le contexte .
Pour moi le mouvement Breton actuel , est compose de retraites , qui s'occupent , de militants tres sinceres sans moyen important , de jeunes exaltes , de philosophes , de ceux qui ont une certaine science du probleme , d'historiens et juristes combatifs mais egalement sans moyen/et argument importants etc .. etc.... .
La majorite du peuple Breton n'est pas opposee , mais ce n'est pas sa priorite: Ses priorites: du travail a moins d'un km de chez lui , une retraite plus tot , une securite sociale plus etendue , des conges payes plus etendus ...... du Social , du Social . Bien mais que veulent ils donner en echange : RIEN , RIEN , RIEN .
Avec un tel programme je vous amene 150 000 personnes dans les rues de Nantes .
Que voulez vous , nous Bretons sommes extremement conservateurs on vote pour lui ( il est pas bon ) mais est L'Enfant du pays , on le connait . C'est un Monsieur qui a ses contacts a Paris .Il est pas fier et boit son coup a la ferme . Il repond a nos lettres etc.......
On a pas encore resolu la quadrature du Cercle. ...... peut etre plus facile a resoudre que le probleme Breton ,pour nous . Pour les jacobins , il y a longtemps qu'il est resolu.

PIERRE CAMARET
Jeudi 19 juin 2014

Je ne dis pas qu'il faille en rire . Tout cela est triste et decevant .
Il faut tout repenser . J'ai eu 84 ans il y a qq jours , je me demande si j'ai encore une possibilite de preparer le concours de l'ENA

PIERRE CAMARET
Jeudi 19 juin 2014

La facilite du bien etre . Mon Beaufrere le spoutze ( l'alsatien ) est decede il y a moins de 3 semaines Biensur j'aide autant que peux ma soeur dans toutes les formalites .
Hier au telephone nous parlions de la situation dans l'hexagone ... elle me sort ???? on s'en sortira seulement qu'avec l'election de Marine LP en 2017 . Son Pere est lamentable , mais elle , est bien . C'est ma soeur et je lui ai dit , ta MLP est nulle , nulle , nulle , mais tu as raison MLP , Presidente et la France a des chances de disparaitre en 6 mois , ce qui serait un bienetre pour les hexagonaux , les europeens et disons le Monde entier.

SPERED DIEUB
Jeudi 19 juin 2014

Oui malheureusement nous n'avons pas beaucoup de divisions ,sans parler de la félonie de certains bretons et les magouilles de derrières les tas de fagots . Seulement il faut suivre de près le déroulement de ce charcutage territorial ,car il y a quelques failles qui peuvent le faire échouer ,sans compter que le pouvoir actuel est aux abois ,et qu'il est contesté dans son propre camp Des ultra jacobins conservateurs s'opposent aussi à cette réforme ,pour des motifs bien entendu opposés aux idées de dévolution ,seulement l'histoire est très paradoxale ,et si pour une fois, la survie de la notion même de Bretagne viendrait de nos pires adversaires centralisateurs et départementalistes ????
(voir le site)

eugène le tollec
Jeudi 19 juin 2014

TRISTE ....TABLEAU....
TRISTE VÉRITÉ

Yann LeBleiz
Jeudi 19 juin 2014

@ COHUET
Exact, nous sommes de nationalité bretonne mais citoyen français (pour l'instant), et la France s'arrête aux frontières de la Bretagne mais l'Etat français va jusqu'à Ouessant.
Tant que les bretons ne seront pas capables de dire cela de manière calme et de l'expliquer aux français et aux Européens, Monsieur CAMARET sera dans l'attente d'un événement improbable.
Sauf que les bretons n'osent pas le dire, pour 2 raisons : ils sont dans l'inconfort de leur identité vis à vis de la France et ils sont ignorant de leur histoire.
L'expliquer aux européens est chose facile, je l'ai déjà fait et cela se passe très bien...!
Reste à convaincre des français qui sont eux-mêmes plus inconfortables dans leur identité que les bretons car "un français n'a strictement aucune idée de la signification de l'identité française hors vision jacobine" apprise à l'école et qui veut que "Paris + la langue française = une forme de supériorité universelle" et "si l'honneur de cette appartenance est refusée elle procure incompréhension et sentiment d'agression" (d'où les guerres de décolonisation et la suspicion envers les bretons).
Car il ne faut pas oublier une chose, c'est que la première victime de la création de la France actuelle est le peuple français...!
Comment un français peut-il comprendre l'identité française, quand on appelle "français" des bretons, des basques, des alsaciens, des flamants, des kanaks, etc...!!!
Les français en perdent leur latin (le franc étant perdu depuis déjà longtemps).

Christophe David
Jeudi 19 juin 2014

Auxiette qui refusait de se voir imposer un découpage par Paris fait désormais pression auprès du Sénat pour que Paris impose une fusion aux bretons.
(voir le site)
Ca n'a pas de sens n'est-ce pas de se cntredire à ce point. A moins que...
Plus j'y réfléchis plus je me dis que ce Monsieur doit avoir un intérêt personnel à ce que la région des PdLs n'explose pas. Il est probable que si c'était le cas un certain nombre d'audits seraient nécessaires.

eugène le tollec
Jeudi 19 juin 2014

Je dis et répète sans fin
L'identité française n'est qu'une somme d'identités premières qui ont fait la France.
La France ne serait pas "France"...s'il n'y avait pas tous les éléments premiers.
Nous ne sommes pas dans un moule républicain.
Nous ne sommes que dans un melting pot dans une république qui devient de plus en plus honteuse

PIERRE CAMARET
Vendredi 20 juin 2014

Cela me parait evident ..... tout cela sous le couvert Une et Indivisible ( cela marche a tous les coups )La Bretagne est une vieille rebelle , il faut s'en mefier.Pour eux , parce que cela les interesse, nous en sommes encore a la guerre des chouans .
Nous ne sommes pas reconnaissants de tout ce que la Republique nous a apporte .......... si, cette jeune personne BEATRICE qui nous dit que cela a permis d'elever sainement de petits anges blonds Bretons.

Michel Prigent
Vendredi 20 juin 2014

Comme le fait remarquer Christophe, il est extrêmement surprenant de voir Auxiette défendre avec autant d'acharnement la région artificielle des PdL.
Pourtant, il se vante d'obtenir une bonne note de la cour des Comptes régionale pour sa gestion.
L'endettement des PdL représente environ 80% de son budget annuel, soit 1Md¤, ce qui est dans la moyenne nationale quand on sait que les 28 Md¤ au total des budgets régionaux (soit le budget du Pays de Galles seul !) ont généré un endettement de 17Md¤.
Mais je voulais revenir sur mon précédent commentaire en me penchant sur le Conseil Régional de la Corse où les élus nationalistes représentant 37% de l'assemblée ont voté la co officialisation de la langue Corse et l'obligation de résider 5 ans sur son territoire avant de postuler à un permis de construire.
Cà n'a pas trainé, Mr Cazeneuve, ministre de l'Intérieur en visite (où il fût mal reçu, comme d'hab) n'était pas déjà arrivé, que d'emblée il rejetait catégoriquement ces propositions.
Il est vrai que dans notre démocratie bidon, la voix des élus départementaux et régionaux compte pour peanuts, celle des sujets, encore moins.
D'ailleurs, comme leur noms l'indiquent, ces collectivités sont appelées "Conseil".
Dès lors, puisque les élus locaux sont au mieux des supplétifs de la Préfecture (qui a gardé un personnel plus nombreux que dans les régions), une sorte de caution morale d'une soit disant démocratie locale, je propose, pour faire des économies et régler une fois pour toute la question des collectivités locales de supprimer les élus des départements et des régions, qui d'ailleurs n'existeraient plus...Bref, de revenir à la France de Napoléon.
Ainsi, plus de problème de rattachement de ceci à cela, et la Bretagne Historique continuerai à exister à l'abri de maladies comme la Ligériose ou la Granouestiase.
Redécouvrons notre bonne vieille "Ponts Et Chaussées" nationale, et la gestion ancestrale de nos préfets et sous préfets.
Et au diable la "Démocratie participative" révée par Ségolène.
Au moins les choses seront plus claires...Laissons le "Comité Central" s'occuper de tout comme "au bon vieux temps".
On économiserait 6 000 élus bien rémunérés et un paquet de fonctionnaires.

eugène le tollec
Vendredi 20 juin 2014

Il faut donc casser de l'état centralisateur.
Pierre parle de chouan..soit
Mais qu'une chouannerie moderne se mette en place,nous avons tous les moyens,dont le premier est de vider la Bretagne de tous ces politiciens parisiens et de leurs émules bretonnes(le branchu et consorts)
FRANÇAIS - BRETONS - OCCITANS-CORSES - GENS de SAVOIE-PROVINCIAUX)...chassons de la scène politique tous ces partis d'élites republicaines.

Yann LeBleiz
Vendredi 20 juin 2014

@ eugène le tollec
"L'identité française n'est qu'une somme d'identités premières qui ont fait la France.
La France ne serait pas «France»...s'il n'y avait pas tous les éléments premiers."

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire!
La France est composée de 2 nations :
Les français, un peuple gallo-romain (gaulois romanisés) dominé par 2 peuples germaniques non citoyens romains ayant envahis la Gaulle : les Francs et les Burgondes (bourguignons), les Francs dominants l'ensemble d'où le mot "France". Population : 40 millions, Langue : Langue d'Oïl, dominée par le dialecte parisien.
Les occitans, un peuple latin qui ne s'est jamais organisé en Etat, et qui de fait est dominé par le peuple français. Langue : Langue d'Oc (occitan), dominée par le dialecte de Langue d'Oïl parisien (français). Population : 18 millions.
Si "Melting pot" existe, ce n'est que celui-là!
Le reste est hors territoire français:
Les Flamants, les Alsaciens, les Lorrains sont des peuples germaniques ayant conservé leur langue. Leur territoire faisait parti du Saint Empire Romain Germanique. C'est d'ailleurs toujours vers cette direction que ces peuples regardent. Langues : Flamant, Lorrain, Alsacien, dominé pour raison politique par le Français.
Les Basques, peuple historiquement sédentaire dont le territoire est actuellement occupé par la France et l'Espagne, comme la Pologne fut occupée par l'Allemagne et la Russie. Langue : Le Basque, fortement dominé par le français en zone d'occupation française.
Les Bretons, peuple provenant des Iles Britanniques principalement de l'île de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne). Citoyens romains, l'armée puis le peuple s'installent en Armorique territoire dont les habitants sont particulièrement proches culturellement. Ils forment un pays avec ses institutions, qui est occupé par les Français au 15ème siècle, annexé au 16ème, et dont les institutions sont interdites illégalement à la fin du 17ème siècle (Révolution française jacobine). Langue : historiquement le breton dont le dialecte de langue d'oïl Gallo a progressivement gagné du terrain dans l'est du pays. Actuellement, le breton et le gallo sont dominés par le français pour des raisons politiques. Population : 4,5 millions.
En conclusion :
La France avec les français au nord et les occitans au sud est un territoire bien identifié. Les autres territoires ne sont français en rien.
Et comme, je l'ai dis, la difficulté actuelle est que les Français (peuple Gallo-romain dominé par les germaniques Francs et burgondes), en colonisant des territoires et en imposant aux autres nations l'appellation de "français" ont fini par perdre la signification de leur propre identité bien plus que les nations conquissent, et cela est principalement vrai vis à vis des bretons. De fait, les français vivent l'identité des nations conquissent comme une agression.
Donc si melting pot, la Bretagne n'en fait pas parti, du moins, pas plus que les autres pays d'Europe qui sont majoritairement construits sur une base culturelle (et à cela, il n'y a aucun mal)!

M.Prigent
Samedi 21 juin 2014

@ Yann Lebleiz.
Sa définition des peuples composant la géographie "France" est effectivement exacte.
La composante germanique, Les Francs et nordique (Les Burgondes: peuple venu de Norvège) dirige de fait le pays.
Je me permet une petite parenthèse concernant l'origine des occitans qui seraient issus des Wisigoths (Les Goths, peuple des rives de la Baltique, dès bien avant l'an 0 (- 200 ans) remontant les fleuves ont peuplé l'Ukraine, puis progressivement l'Ouest européen à la recherche de terres plus hospitalières, traversé l'Espagne, allant même conquérir provisoirement le Maghreb: Les Vandales).
Beaucoup sont restés établis en France méridionale où le Wisigoth Taldéric avec les romains vainquit le Hun Attila, allié même pour l'occasion avec les Germains vers l'an 400.) Ref: emission d'Arte, datant de 4, 5 ans.
Une autre référence, peu recommandable il est vrai est donnée par un certain Adolf Hitler qui s'y connaissait en races.
En effet, j'ai le souvenir (et pour cause, elle a été diffusée 3 fois au moins) d'une émission de FR3 dans laquelle le regretté et célèbre Frédéric Potcher (ou Pottecher ?) évoquait son passé.
"En octobre 1941, tous les prisonniers de guerre considérés comme "non français" furent libérés des camps d'internement.
Ces "
non français" étaient: bretons, corses, alsaciens lorrains, et sans doute d'autres comme les Basques, savoyards ...
Une commission de libération fut donc affectée pour interroger les prisonniers sur leurs origines.
Frédéric Pottecher se souvient d'avoir été questionné par un grand et pète sec officier, genre prussien.
-"
Fous êtes de quelle réchion.
-de Mulhouse répond Fédéric.
-MULOOOOUUUSEN ! reprend le chleu.
En fait Frédéric avait triché de quelques Kms.
-"Fous fous appelez Komment !
-Frédéric Pottecher.
-POTTEEECHER ! s'énerve le fritz."

C'était la version IIIè Reich de l'identité française.

SPERED DIEUB
Samedi 21 juin 2014

Je ne juge pas mais c'est un constat Ces données ethniques sont complètement faussées aujourd'hui ,vu d'une part les migrations ,certaines pas innocentes d'ailleurs à l'intérieur de l'hexagone ,d'autre part par l'affluence des populations non européennes ,dont la proportion est de plus en plus importante en Europe Cette tendance ne va faire que s'aggraver .On ne peut plus aujourd'hui envisager l'avenir de la Bretagne sous cet angle du moins uniquement ,à moins de tomber dans une logique d'extrémités ,du genre de celles qu'ont subit les balkans lors de l'effondrement de l'ex Yougoslavie .Nous allons assister à un bouleversement des populations au niveau mondial ,du jamais vu depuis les migrations du début du premier millénaire .Si la Bretagne tout comme d'autres entités européennes doivent survivre ,il faut envisager et surtout anticiper sur d'autres fondamentaux que les bases ethniques qui seront de plus en plus dépassées ,c'est à dire l'économie ,la géopolitique ,et- le culturel qui permettra de conserver notre identité bretonne

SPERED DIEUB
Dimanche 22 juin 2014

C'est bien aussi d'avoir un avis extérieur indépendant ,voici ce que dit le belge Wanty au sujet de l'annexion de la Bretagne (tiré des extraits de son livre la Belgique et la France ennemies depuis sept siècles
la Bretagne était rattachée à la France par un lien personnel assorti de garanties formelles, mais celles-ci furent dénoncées, et l'annexion pure et simple eut lieu en 1532. Le domaine royal restait morcelé entre les grands féodaux ; les Bourbons possédaient en fait la France centrale. Mais il existait, surtout depuis l'apparition de Jeanne d' Arc, un sentiment national nourri de la haine de l' Anglais.

ANTI-SPAM : Combien font 7 multiplié par 2 ?
Cet espace est un lieu de débat. Les attaques personnelles ne sont pas autorisées. Le trolling est interdit. Les lois contre le racisme, le sexisme, et la diffamation doivent être respectées. Les pseudos sont tolérés mais ne sont pas encouragés.
MERCI DE RESPECTER LA LANGUE DE L'AUTEUR et donc des lecteurs. Les articles écrits en français doivent être commentés en français, les articles écrits en breton doivent être commentés en breton. Cacophonie ? Merci de ne pas mélanger les langues dans le même commentaire, sauf pour la traduction intégrale du commentaire.