Douarnenez, la ville qui vit de sa légende
Reportage de Philippe Argouarch

Publié le 20/07/12 16:44 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Ces photos ont été prises jeudi 19 juillet à Douarnenez. Tout un monde disparu de chaloupes sardinières, de thoniers et de chalutiers qui revit quelques jours à l'occasion du Temps Fête sur Douarnenez du 19 au 22 juillet. (voir le site) .

La ville s'était construite grâce à la pêche à la sardine au XVIII siècle pour atteindre un pic d'activité et de population en 1910. A la grande époque de la pêche, il y avait 23 conserveries de poisson. Il n'en reste plus qu'une.

Aujourd'hui il n'y a plus que 30 marins pêcheurs inscrits à Douarnenez (chiffre 2010 de la région) pour un total de 7000 sur les 5 départements. En 1950 il y avait encore 500 pêcheurs à Douarnenez qui pouvaient afrêter 150 chaloupes sardinières. Entre Camaret et Le Croizic, il y a eu jusqu'a 4000 chaloupes sardinières. Il y a peut-etre eu jusqu'a 100 000 personnes vivant de la pêche en Bretagne mais le chiffre exacte n'est pas connu.

De cet âge mythique de la pêche à Douarnenez, il ne reste plus que le cimetière des bateaux, un excellent Port-Musée – le plus important musée de bateaux en Bretagne – et quelques spécimens de chaloupes à voile que l'on ressort tous les étés comme pour entretenir un passé en train de devenir une légende dorée. Les penn sardin du penn ar bed ont disparu depuis longtemps mais Douarnenez continue de vibrer aux rythmes des marées et de ce passé légendaire de la pêche immortalisé par tous ces "Capitaines courageux", les "Tempêtes sur Douarnenez" et autres "Pêcheurs d'Islande".

Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 3 commentaires
HUBERT CHEMEREAU
2012-07-20 17:55:20
On peut s'étonner que Nantes qui a été durant des siècles la principale porte maritime de la Bretagne n'organise point de grands rassemblements nautiques et de vieux gréements. Où sont passées les riches collections maritimes du musée du Chateau des Ducs de Bretagne depuis la refonte du musée?...
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TY JEAN
2012-07-20 22:09:20
C'est toute la beauté effectivement de ces si beaux thoniers et autres langoustiers de jadis, avec de si courageux équipages.Nous sommes loin des tartuffes de la voile sponsorisée de maintenant,faisant croire qu'ils ont redécouvert l'Amérique ou inventé l'eau chaude salée.
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Arzh-bihan
2012-07-21 00:31:20
Ty Jean,
Ce n'est pas totalement faux, je suis moi aussi nostalgique, mais les conditions de vie à bord des grands solitaires d'aujourd'hui exigent des hommes ( et des femmes ...) d'exception à la barre !
Et puis, les sponsors permettent au moins de parler d'autres choses que de la bicyclette d'Armstrong ou du recrutement du PSG ... Pas totalement inutile non ?
Sinon, le Guilvinec est encore en bonne partie vivant pour ceux que le noble métier attire , même si ce n'est plus tout à fait le même Pays ;-)
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