-- Littérature --

Yves Bertho et Ingrid, le roman d'un STO breton à Brême

Agenda de ABP (porte parole Francois Labbé) publié le 18/01/19 16:33

Date de l'évènement : le 19/01/2019 à 17 h

Yves Bertho : Ingrid traduit en allemand

Par François Labbé

Dans ma jeunesse, à Rennes, on trouvait tous les bons bouquins aux « Nourritures terrestres », la librairie dirigée par Yves Bertho et les sœurs Denieul (qui avaient ouvert en 1946). On y rencontrait parfois les profs de la fac dans l’ambiance feutrée d’un labyrinthe de livres où l’on osait au plus chuchoter. Tous ces volumes rangés dans un ordre improbable, qu’on déplaçait avec précaution - un labyrinthe exploratoire - les quelques affiches des auteurs de la NRF, la dame au chignon sévère à la caisse, tout cela intimidait l’étudiant que j’étais, surtout que j’habitais encore Maurepas, le quartier HLM mal famé, et que la boutique se trouvait près de la place Hoche, le quartier alors particulièrement huppé, qui étendait ses hôtels bourgeois et ses maisons de maître jusqu’au jardin du Thabor ! Là où tout n’était qu'ordre et beauté, luxe, calme et moins sûrement volupté.

J’avais déjà terminé mes études et quitté Rennes depuis belle lurette lorsque j’appris que ce même Yves Bertho venait de publier un livre qui faisait un certain bruit, Ingrid.

Ce roman, je l’ai alors lu avec un double intérêt, d’abord parce que je « connaissais » l’auteur (il était au milieu des piles de livres, plongé dans son mutisme habituel, quand j’avais acheté les Bijoux indiscrets) et en souvenir de cette librairie mémorable comme il devait hélas ! rapidement ne plus en exister. Ensuite, parce que j’avais un oncle, Jean, jovial et bon vivant, qui avait été « pris au STO » disait-il, avant de fabuler sur ses aventures amoureuses dans l’Allemagne nazie, or cet ouvrage parlait (entre autres) du STO : une raison supplémentaire de lire un roman écrit par un Breton et qui venait tout de même de décrocher le prix Ève Delacroix de l’Académie française !

Je me souviens avoir été un peu désemparé par ce texte fort dense, par le regard de ce faux Candide (il peut être très clairvoyant et cynique) débarquant dans l’Allemagne nazie et racontant, parfois assez naïvement en apparence, ce qu’il voit, ses rencontres, ses aventures. Un témoignage sur l’Allemagne en guerre par un narrateur sinon au-dessus de la mêlée au moins en retrait. Pourtant, je n’en avais pas gardé un souvenir extraordinaire. Or, je viens de découvrir que ce n’est que maintenant, il y a trois années, que ce livre a été traduit en allemand et, pour la critique allemande, il constitue un petit événement, particulièrement à Brême où se passe l’histoire narrée .

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J’ai donc décidé de le relire et voudrais profiter de cette chronique pour le rappeler (ou le porter) à la mémoire des lecteurs bretons, car ce livre d’Yves Bertho est un ouvrage vraiment fascinant tant sur le plan de l’écriture que sur celui de l’acuité du regard. L’amateur de littérature ne sera globalement pas déçu et celui qui voudra y lire un témoignage « objectif » (je m’expliquerai plus loin sur ce terme) sur la vie allemande en 1943/44 sera satisfait, tant le roman peut souvent dire plus que l’exposé strictement historique ou le témoignage biographique.

Sur le plan littéraire, certains regretteront sans doute qu’Ingrid soit très ancré dans l’écriture qui faisait fureur dans les années 65-80 : une syntaxe bousculée de manière parfois trop visiblement voulue, une abondance de phrases nominales et de périodes de grande longueur, parfois surchargées, un style peut-être trop volontairement métaphorique, des mises en abyme, un jeu implexe sur le(s) narrateur(s), puisque le personnage principal, Pierre, se dédouble parfois et qu’Ingrid (comme la plupart des personnages) fait entendre deux voix : la sienne et celle qu’interprète Pierre . Cette confusion des points de vue, ces regards croisés compliquent en effet la lecture, mais la rendent aussi souvent envoûtante en ce sens que la complexité des individus, leurs hésitations, leurs potentialités mais également leur incapacité à se définir s’étalent lentement en couches certes épaisses mais transparentes ne se recouvrant jamais complètement. Le titre allemand Ich war Pierre, Peter, Pjotr (J’étais Pierre, Peter, Piotr) constitue en ce sens une bonne introduction à cette lecture plurielle. Et puis, même si en notre époque de tweets-en-emporte-le-vent, de prêt à l’emploi et à porter, de plats cuisinés-à-réchauffer-au-micro-ondes, on déteste se casser la tête, la bonne littérature ne se donne pas forcément toute cuite, elle demande au lecteur de s’investir, de consentir un effort, de « participer », car elle le respecte !

On sent encore évidemment qu’Yves Bertho n’a pas échappé à l’attrait qu’a pu exercer sur lui le Céline d’Un château l’autre, mais il ne faut surtout pas comparer les deux ouvrages, Ingrid étant en fait un roman d’éducation ou plutôt un Bildungsroman somme toute assez conventionnel en dépit de son écriture, alors que le second est une énorme fresque épique et satirique qui éclate tous les genres et raconte, expose, peint l’apocalypse. Pierre, le personnage d’Yves Bertho, est aussi un anti héros, le « frère » du Bardamus du début de Voyage au bout de la nuit : comme lui, avec la même candeur, il va vers les événements (la boucherie de 1914 pour l’un, le Service du Travail Obligatoire pour l’autre) sans trop savoir pourquoi, poussé sans doute par le désir plus ou moins inconscient de savoir qui il est. Comme Bardamus, il rencontre, perd de vue, retrouve un « Robinson » en la personne de Robert, un Breton à l’étrange personnalité et à la conduite inexplicable. Enfin, les femmes qu’il connaît sont soit des oies blanches qui reflètent sa propre incomplétude (les filles de l’organisation de jeunesse nazie BDM) soit des mères-amantes, des initiatrices comme Blanche, largement plus âgées que lui, puis surtout Ingrid extrêmement « rétractile » étrange et insaisissable, mais qui l’aideront à se « construire », tandis que la ville de Brême s’enfoncera dans la catastrophe finale... On peut aussi bien entendu parler ici de roman initiatique puisque le jeune homme inexpérimenté du début du roman acquiert petit à petit des « qualités » guidé (de façon assez erratiques par ses Mentor masculins et féminins, que le travailleur au STO qu’il est devenu « meurt » symboliquement avec l’effondrement de la ville (et du nazisme) et qu’il « renaît » ou pour le moins est prêt à renaître dans le nouveau monde de l’après guerre (Ingrid à ses côtés pendant et après le bombardement final, « l’OUVERTURE ! la musique formidable » , comme dans un opéra wagnérien, lui redonne – ou donne – la vie : « « Le temps alors s’apaise. La pression des doigts n’agit pas en un point précis de son corps, elle opère sur lui, elle assure seule le passage vital, très dense où sa vie ininterrompue s’écoule lente et brûlante ; il ne doit plus bouger.

Qui est-il ?... D’où vient-il ?... ».

Brême après le bombardement de 1944

Pierre écoute alors l’exhortation d’Ingrid : « Mais pars, pars donc ! » et après avoir fait l’amour une dernière fois, dans les gravats, abandonnant sa veste – signe de son identité temporaire et « allemande » –, il s’en va : « Il se retourne pour voir à l’ouest les monstrueuses fumées noires pesant là-bas sur l’horizon, au-dessus du port. À l’est, ses yeux le voient enfin : soleil rouge, glorieux, sanglant, qui se lève derrière l’usine à gaz. »

Pour le lecteur que ces aspects intéressent moins, il reste que ce roman est aussi une extraordinaire fresque sur l’Allemagne de ces années de guerre. Il est vrai que rares sont les témoignages « de l’intérieur », par un regard assez objectif, celui d’un jeune homme cultivé, un étudiant, possédant l’allemand, qui a été envoyé (et n’a rien tenté pour s’y opposer : il est en recherche de lui-même, son père est mort, sa mère a un amant qu’il refuse...) par le STO à Brême, ce qui lui fait pénétrer la société allemande nazie tout en demeurant en marge de cette société par sa situation d’étranger.

Par les yeux de Pierre, le lecteur découvre une Allemagne nazie inattendue: les parcours en tramway, le jupe d’été des filles, les verres de vin dégustés au Ratskeller, les séances de cinéma, les bals, les amourettes, les balades, les boîtes de nuit interlopes, les bordels, l’homosexualité, les trafics en tous genres..., et ce qui frappe le plus le nouvel arrivant qu’il est : la désorganisation, le désordre (le mot revient souvent avec celui de gabegie) du Reich, l’ « incompétence allemande », qu’il ne juge cependant pas, se contentant de constater. Pourtant, l’observation presque impassible se double souvent d’une ironie que le lecteur doit prendre à son compte comme lorsqu’il rapporte la joie des travailleurs fêtant la centième locomotive fabriquée et portant la banderole « Wir rollen für den Sieg » (Nous roulons pour la victoire) : « [...] tous les Français voulaient absolument avoir leur photo [...] » ! Une réaction qu’il explique ainsi : « Le merveilleux dans le travail, c’est l’ici-maintenant, l’occupation bouchée de l’espace et du temps où la dégueulasserie de l’homme ne glisse plus » .

Pierre, vaguement étudiant en mathématiques à Paris, issu du milieu bourgeois versaillais est donc requis par le STO et ne fait rien pour y échapper, saisissant l’occasion pour rompre avec une existence qui ne lui convient pas, pour en finir avec la « sujétion familiale » : « J’ai horreur des livres, la terre natale, je m’en fous, j’en ai marre des mamans [...] ». Quitter ce monde (trop) protégé et se plonger dans l’univers du travail manuel lui paraît être une possible jouvence et il est caractéristique de voir combien il jouit pendant ses premiers jours d’activité de voir ses mains salies, sa salopette tachée..., comme si cette crasse qui s’empare de lui le nettoyait de la propreté bourgeoise qui l’a jusqu’alors emprisonné. Ce passage à l’usine fonctionne (au début au moins) pour lui à la fois comme une épreuve par laquelle il doit définir des qualités propres, personnelles et une phase de «purification », un « baptême ». Cependant, confronté à des tâches sans intérêt (démonter des moteurs d’avion d’abord...), il comprend vite que ce n’est là qu’une illusion et que sa « transformation » exige des épreuves plus grandes : « Comment a-t-il pu croire l’usine formatrice ! Elle déforme, elle ne fait que déformer, elle n’est que le lassant battement du laminoir. Il fallait sa niaiserie d’étudiant pour dresser son sombre prestige, souscrire à ses étouffements, vouloir y naufrager par quel vicieux plaisir. » Il a été affecté à Brême-Neustadt aux usines Francke de septembre 1943 jusqu’en août 1944. Quant à en avoir assez des mamans, il passe ses soirées avec Ingrid, une Allemande plus âgée que lui, séparée d’un officier, une femme à la personnalité compliquée appartenant à la bonne bourgeoisie qu’il déteste et désire à la fois. Le personnage principal du roman est cependant la ville de Brême que Pierre parcourt dans de longues flâneries. Il s’occupe à « déchiffrer la ville au hasard » faisant alterner réflexions et observations, des observations qui ne sont pas toujours bien accueillies comme ce premier soir où, dans une boîte de nuit bondée et orgiaque, une Française qu’il observe s’emporte : « « Quoi ? Qu’est-ce que j’ai ? Ma gueule ne te plaît pas [...] », plus loin, un jeune Polonais fera de même. La ville a deux visages : la vie de tous les jours et la vie sous les bombes, le travail, les déplacements, les glaces qu’on mange avec des jeunes filles gaies, mais pas insouciantes et les façades roussies des maisons, les ruines, le brouillard produit pour aveugler les bombardiers, les abris, les pré alertes et les alertes, le vacarme des attaques et le feu, les ateliers des travailleurs obligés, avec la distinction faite entre les Français par exemple (qui ont droit aux abris et sont payés, parfois mieux que les Allemands - ce qui provoque des mécontentements) et ceux qui portent le macaron diffamatoire OST (EST), « marquage atroce », véritables esclaves interdits d’abris. On sent aussi qu’Yves Bertho a lu Brecht (Maître Puntilla et son valet Matti) et a fait sienne la dialectique du maître et de l’esclave, théorisée bien avant par Hegel : si le « maître » possède l’esclave, l’esclave fait le maître qui reçoit de lui son statut de Maître. En effet, dans cette ville en passe de s’effondrer comme le Reich, on ne sait plus parfois qui a besoin de qui : les nazis des travailleurs forcés ou l’inverse et les passages où le « Franzose » Pierre est en compagnie de son vieux contremaître, membre du NSDAP, Willy Suhr, sont particulièrement ambigus, une ambiguïté bien plus évidente encore lorsqu’il a cette conversation avec le responsable local de l’organisation du travail, Ackermann, qui évoque les « valeurs » communes qu’un étudiant devrait partager avec lui, cadre, membre du parti, esthète, homme de culture. Il tente de le convaincre de quitter le travail à l’usine pour devenir un de ses « hommes de confiance ». Pierre écoute peu, pense à d’autres scènes qu’il vient de vivre, bien plus troublantes que ce discours et refuse : il restera ce qu’il est pour ne pas renouer avec la vie qu’il a voulu quitter en venant à Brême : « [...] n’était-il pas venu se perdre en Allemagne, s’éloigner, s’y cacher, échapper au lassant ressac d’une vie stérile ? »

Brême est aussi assez vide : les hommes sont au front, les enfants sont envoyés à la campagne car la cité est une cible privilégiée. Il ne reste que des femmes, des personnes âgées et une foule de travailleurs venus, déportés de l’Europe entière, un « échantillonnage linguistique », note Pierre. Brême est une Babylone de la décadence. Pierre fait des rencontres marquantes : Robert, l’étrange compatriote, qui tire comme il le peut son épingle du jeu, Madame Blanche, ancienne maquerelle (qui le déniaise) et qui a la haute main sur certains trafics du marché noir, qui gère les économies des travailleurs du STO qui le souhaitent. Il fait la connaissance de Russes, d’Italiens, de Polonais, d’Hollandais, d’Ukrainiens... Pierre décrit tout ce qu’il voit sans émotion, de manière neutre, quasiment apolitique, sans laisser percevoir ni la peur ni l’angoisse ni le désespoir ou la nostalgie de sa vie d’avant et, en ce sens, Ingrid témoigne de l’effondrement de la ville de Brême et par-delà le cas d’espèce de la ruine d’un monde, sans que la réflexion idéologique ou éthique se fasse directement sentir (ce qu’on lui a reproché lors de la parution) : « [...] devenir travailleur, - travailler en Allemagne ou ailleurs. Quelle comédie » . Ceci dit, Yves Bertho ne dissimule rien : si parfois, Pierre semble vivre assez agréablement dans cette ville en proie à une guerre qui n’est pas la sienne, il observe tout autant le mal des temps, les courses vers les abris, l’attente dans l’obscurité, la présence obsédante de tous ces déportés en apparente liberté dans la ville, les équipes qui travaillent à la chaîne pour la production de guerre, maintiennent la voirie et les tramways en état, les travailleurs de l’Est considérés comme appartenant à des races inférieures... Car la guerre ne se voit pas seulement dans les ruines de la ville, elle hante les cafés, les promenades, les cinémas, les esprits, la présence des uniformes des soldats nazis ou des organisations de jeunesse, les drapeaux, les portraits « du » Hitler, Stalingrad encerclé... Ce qu’Yves Bertho montre aussi parfaitement c’est que la vie, en quelque circonstance que ce soit n’est jamais simple, qu’on ne peut jamais la peindre en noir et blanc, que tout se tient. Il est difficile de séparer normalité et guerre, étrangers et Allemands, amis et ennemis, amour et haine...

En bref, la richesse, la diversité de ce livre en fait le prix car, constitué de plusieurs strates qui communiquent, il est à la fois, le témoignage d’une écriture particulière qui essaye de saisir l’évanescence des êtres, leur irrésolution, leur évolution, la complexité de la vie, le roman d’une éducation, un roman d’amour, un roman de guerre, le roman d’une ville et de la catastrophe propice à un nouveau départ, une autobiographie... Yves Bertho, par l’acuité de son regard et son refus de prendre parti, s’oppose à tous les clichés et, en ce sens, son livre est en plus de toutes ses qualités littéraires, un vrai témoignage.

Dans une interview accordée à Helga Bories-Sawala, Professeur à Brême et spécialiste à la fois de littérature et d’histoire contemporaine, Yves Bertho confiait que, pour écrire son roman, il a beaucoup travaillé au début des années soixante-dix aux archives de la ville, notant les noms de rues, de boutiques, de cafés, le parcours des lignes de tramway, les événements de la vie de la ville, les bombardements..., toutes choses qu’il n’avait plus précisément en mémoire. C’est ce qui fait que son roman peut passer par certains aspects pour un véritable document et explique l’intérêt qu’on lui porte actuellement en Allemagne.

On comprend que Jean-Luc Godard ait eu l’idée d’en faire un film et que l’auteur de Pierrot le fou eût été sans aucun doute le seul capable de le réaliser !

Yves Bertho est né à Quimiac en 1921 et décédé le 25 mai 2013.

Indications bibliographiques

Amette, Jacques Pierre, « Vacances de fin du monde », in: Le Point, 18 octobre 1976.

Arnaud, Patrice, « Les femmes de l'ennemi. Représentations et réalités des liaisons amoureuses franco-allemandes des travailleurs civils français en Allemagne durant la seconde guerre mondiale », in : Hommes et masculinité de 1789 à nos jours, Paris, 2007.

Karlheinz Walraf, « Bremen im 2. Weltkrieg – Gesehnen von einem Franzosen » Bremisches Jahrbuch, 1977.

Et le numéro spécial de la revue Lendemains sur le STO : Reichseinsatz : Französische Zwangsarbeiter in Deutschland 1942-1945, no 101/102, 2001, particulièrement l’article de Marcella Kuhn, « Der Roman Ingrid von Yves Bertho ».

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Agrégé de lettres, ancien proviseur du lycée franco-allemand de Fribourg, enseignant dans les universités de Münster, Mulhouse et Nouméa. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages...

Vos commentaires :

kris braz
Dimanche 20 janvier 2019

Bardamu, pas Bardamus. Les - nombreux - céliniens vont vous tomber sur le râble.

Et la référence de l'édition allemande SVP ?

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