Spiritualité bretonne ?
Anwn à l\'extérieur de la couronne Abred dans la couronne de pierre Gwenved à l\'intérieur Keugant au centre ici Triskell tribann en rotation...
Spiritualité bretonne ?
Autre version sur boucle de ceinturon...

Il m'a été demandé s'il existait une spiritualité spécifiquement bretonne… Après quelques secondes de réflexion, voici ce que j'ai répondu :

Le mot «Trépas» français veut dire «Mort» alors que le mot «Trepas» breton, (prononcer trépaz), veut dire «Couloir» et «Corridor»... en fait, non pas un point final, mais un passage vers l'Autre Monde! Le peuple celte et breton fut éminemment spiritualiste, que ce soit sous le druidisme ou sous le christianisme celtique, (tous les deux combattus par Vatican qui ne reconnaît que du bout des lèvres quelques saints bretons, les 7 fondateurs, Yves et Anne...), dans une vision du Monde où plusieurs «univers parallèles» se côtoient, avec des signes ou intersignes qui sont les codes ou les messages d'interface entre ces mondes... Tous peuvent les voir et les comprendre, mais peu le font car ils n'y croient pas ou n'y pensent pas, et pour eux tout n'est que hasard ou coïncidence...

Pour le breton spiritualiste, toutes les énergies se recyclent, et le Trepas (Tri paz = trois pas) est le moyen radical de franchir la porte vers l'Ailleurs... De façon schématique, son monde spirituel est symboliquement divisé en trois cercles concentriques :

Anwn, monde de l'oubli et de la déstructuration des énergies, retour au creuset originel (enfer des chrétiens?)

Abred, monde de l'errance, vie dans laquelle nous sommes actuellement, où nos faisons des expériences dans la joie ou la souffrance, en dessous de la vitesse de la lumière, monde sombre aux soleils blancs... (purgatoire des chrétiens?)

Gwenved, le monde blanc, au delà de la vitesse de la lumière, monde blanc aux soleils noirs, où le temps est suspendu, où l'énergie est en vibration haute au delà de la matière (énergie en vibration basse), et où l'esprit a un corps lumineux libéré du temps et de la souffrance, en fusion totale avec les autres esprits...

Le quatrième cercle est infranchissable, Keugant, là où on se « brûle les ailes » si on veut le franchir, et où on retombe case départ tel un ange déchu...

La spiritualité bretonne traditionnelle est bien plus complexe que cela bien sûr, mais je l'ai brièvement résumée ici. La croix celtique reproduit dans son symbolisme ces mondes différents et imbriqués... Mais comme disaient les Druides, une doctrine spirituelle n'est jamais figée, morte en un texte écrit, mais reste vivante et évolutive comme la parole, et le réel qu'elle tente de décrire… Le débat reste donc lui aussi ouvert ! JLLC

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En 2000-2001, notre collectif de défense s'est opposé avec succès au projet profanateur de site départemental d'enfouissement d'ordures ménagères sur la partie nord / nord-est du champ de l'importante bataille européenne et franco-bretonne de 1488, qui entraîna la perte d'indépendance de la Bretagne. Là reposent environ 8.000 hommes de dix nationalités différentes, Anglais, Germains, Français, Flamands, Suisses, Espagnols, Basques, Napolitains, Gascons et de nombreux Bretons…. Cette affaire a mis en lumière méconnaissance et irrespect pour l'Histoire Bretonne, qui n'est toujours pas enseignée dans les écoles des cinq départements de Bretagne.
Aujourd'hui, en pleine construction européenne, et avant que ne repoussent les ronces de l'oubli sur notre histoire plus que millénaire, nous voudri

Vos commentaires :

Pierre camaret
Mardi 31 août 2010

Extremement interessant. En anglais le mot Trespass ,to trespass a- t- il la meme origine ?? ( To trespass : entrer sans permission ).

Jean-Loup LE CUFF
Mardi 31 août 2010

Cher Pierre, pourquoi pas? Les envahisseurs Angles et Saxons de notre Ile de Bretagne originelle sont d'abord venus en tant que mercenaires de Vortigern et autres princes romano-bretons en difficulté face aux Pictes... donc sans leurs femmes... Par la contrainte ou l'amour, les Anglais ont peut-être tous une lointaine "Mamm Gozh" bretonne? Et la langue maternelle s'est mêlée avec la langue paternelle, aussi l'anglais d'aujourd'hui est peut-être aussi proche du vieux breton que du germanique ancien! Par exemple, la phrase bretonne "Un deiz e vo sklaer an amzer!" est phonétiquement très proche de sa traduction littérale anglaise "One day will be clear the weather!" (Quant à l'esprit c'est évident aussi: la littérature britannique moderne, dans sa dimension fantastique a conservé quelque chose de la culture celtique précédente...)

Gwenael Emelyanoff
Mardi 31 août 2010

En fait, c´est évidemment exactement le contraire, le breton trepaz vient du français trépas mais ce n´est pas la première fois que l´on fait dire n´importe quoi à l´étymologie.

herve leray
Mardi 31 août 2010

apres analyse scientifique recente des genes il est apparu que les anglais ne sont ni des celtes , ni des germains...mais des atlantes soit la population qui vivait avant ces 2 civilisations.

ils ont les meme genes que les Irlandais !

comme quoi la culture est plus forte que les gênes...

quant aux Bretons, la différence doit être assez grande entre Ouest et Est ....quoique !

J-Luc Le Floc'h
Mardi 31 août 2010

Gwir eo e dalv ar ger brezhonek «trepas» evit ar ger gallek «couloir» . Il est exact que le terme « trepas » est l'équivalent breton du français « couloir ». Merci à l'auteur de cet article de préciser que le terme breton s'est imposé dans le vocabulaire français, avec le sens qu'on lui connaît.

Et puisque le débat est ouvert, saisissons la balle au bond !

Yann Brekilien dans un de ses livres (n'est ce pas le très fameux « Vie Quotidienne des paysans bretons au XIX° siècle » ?) rappelle que les saints populaires, dont le culte ou la dévotion sont attestés à une date ancienne, sont de facto reconnus par l'Eglise catholique (« le Vatican » donc). Ainsi, l'ensemble des saints bretons (les 7 fondateurs) tout comme leur suivants, peu ou prou contemporains des grandes migrations armoricaines, sont ils reconnus officiellement.

An ifern / l'enfer ou Ar purgator / le pugatoire , dans la terminologie chrétienne , caractérisent des situations qui ne sont pas décrites en terme d'énergie, de vibrations, etc…Ce vocabulaire relève du simple langage spirituel (hors matérialisme, donc), tel qu'il est porté par la tradition chrétienne.

Quant au monde blanc (Gwenved), il faut rappeler que la « fusion » est une notion étrangère au Christianisme –(les psychologues s'en réjouiront). Ce n'est pas pour rien que le Christianisme emploie le vocable « communion », terme par lequel est affirmé le maintien de la distinction des personnes, même dans la plus grande liesse.

A propos de la croix celtique, Job An Irien - prêtre et responsable de Minihi Levenez, «kreizenn speredel eskopti Kemper ha Leon» / « centre spirituel bretonnant du diocèse Quimper et Léon » – a eu dans une récente chronique (hebdomadaire finistérien « Le Progrès de Cornouaille ») une remarque éclairante sur son symbolisme. Le cercle solaire ne figure t-il pas le « Soleil de Justice », autrement dit le Ressuscité ?

Enfin, si les anciens Celtes, d'Irlande puis de Bretagne (insulaire ou armoricaine), du fait des liaisons maritimes, ont accueilli très tôt la foi chrétienne, on peut penser que leur spiritualité les y avait préparé.

A galon,

Jean-Pierre Marin
Mardi 31 août 2010

Trépasser ne vient pas du breton mais du latin. Le mot est la composition de "passer" et du préfixe "Tré" qui vient du latin "Trans" signifiant au-delà, par-delà.

Jean-Loup LE CUFF
Mardi 31 août 2010

Merci pour vos contributions...

A Gwenael et Jean-pierre, si je suis allé un peu vite en besogne en disant que le mot français venait du mot breton, je préfère la critique positive de Jean-Pierre à celle de Gwenael. Dans la définition latine, nous sommes plus proche du sens breton, mais si le mot français vient du latin, sommes nous sûrs que le mot breton vienne du français? En effet comment aurait-il pu retrouver son sens de couloir, donc de passage? Le français est une langue plus récente que le latin et le breton qui furent contemporains dans l'antiquité... En tout cas, comme je ne prétends pas être linguiste et que je suis complétement ouvert aux critiques, je corrige aussitôt mon texte! Trugarez!

A Hervé: J'ignorais... Mais tu parles des Angles avant leur arrivée en Ile de Bretagne (?)... Les Saxons comme les Francs étaient germaniques, eux!

A Jean-Luc: La reconnaissance des saints fondateurs bretons s'est peut-être faite tacitement afin de s'attacher la population bretonne, mais il me semble que la grande majorité des saints bretons étaient perçus par Rome comme "peu catholiques"... Combien sont-ils dans le calendrier Romain officiel?

Fusion ici, dans un sens spirituel hors matière, ne veut pas dire perte d'identité première... mais connaissance totale des autres en "coexistence mentale", ne nécessitant pas de langage de communication... Effectivement, il faut garder une part d'identité personnelle pour être capable de vouloir franchir seul le 4ème cercle, et chuter en début de "jeu", tel une sorte de "jeu de l'Oie"...

Le symbolisme de la croix celtique se tient sans doute à la croisée du Druidisme et du Christianisme, mais rappelons que la croix est un symbole très ancien, utilisé par toutes les cultures sous des variantes diverses, et des sens différents, et cela bien avant l'utilisation de la croix comme instrument de torture par les romains... et donc de la crucifixion de Jésus!

Bon, en tout cas il y a débat! ;o)

Bertrand Finel
Mardi 31 août 2010

En fait, il me semble que "trépassé" vient du français: "trois jours passés ! ... parce que l'on attendait 3 jours avant d'enterrer un mort que l'on veillait en attendant sur son lit !

De même "croquemort" viendrait du fait qu'on avait l'habitude de mordre un orteil du défunt pour s'assurer de son état morbide... tant la peur dans les deux cas, a toujours été forte d'être enterré vivant !

Cela étant, il ne faut pas non plus confondre "celtisme" et "druidisme"... les premiers (dont je suis) s'attachent à la spiritualité quand les autres visiblement,s'inquiètent peut-être plus des rites.

Mais ceci n'est pas une critique... chacun conçoit sa vie comme il l'entend !

Bertrand Finel
Mardi 31 août 2010

Addenda pour Hervé Leray.

J'ai vu il y a quelques temps maintenant, une émission sur ARTE, quant aux origines des habitants des iles britanniques,hormis Irlande et Ecosse.

En résumé, il avait été pratiqué des tests génétiques comparatifs à relativement grande échelle et ce sur des écoliers et lycéens, tant en Angleterre qu'au pays de galles ainsi qu'en cornouaille, le tout comparé à des populations saxonnes en Allemagne et des ossements certifiés de tombes celtes de l'âge du fer, et ce, bien sur, pour tenter de déterminer les origines des populations outre manche.

Il en était ressorti d'une part, outre l'homogénéité constatée dans les groupes, que les habitants dit anglais avaient des gènes tout à fait comparables à leurs cousins saxons actuels d'Allemagne.

Par contre, ceux des gallois dit celtiques n'avaient aucun rapport avec l'ancêtre celte retrouvé dans sa tombe quelque par en Europe !

Quant aux gaëls d'Irlande et d'Ecosse, d'après les marqueurs sanguins (groupe O), leur origine n'est pas du tout celte (groupe A) mais pourrait être d'origine ibérique, il s'agirait donc dans ce cas d'une population émigrée ayant adopté et conservé une culture qui a l'origine n'est pas la sienne !

Jean-Loup LE CUFF
Mardi 31 août 2010

Très intéressant Bertrand! La génétique corrobore donc les dires d'anciens auteurs sur l'origine ibérique des Gaels! Et les Gallois, et donc les Britonniques seraient d'une autre filiation que les celtes d'Europe centrale... Et les dresseurs de mégalithes? Filiation entre eux? La génétique pourrait là aussi être d'un grand intérêt!

hervé Leray
Mardi 31 août 2010

Je ne connais pas les sources de cette émission d'Arte mais pour qui veut se renseigner sur la thèse du britannique Stephen Oppenheimer qui dit en substance que les Britanniques ne sont ni germains, ni celtes : on peut déjà lire ce qu'il y a sur wikipedia au paragraphe Origins of the british

(voir le site)

Bertrand Finel
Mardi 31 août 2010

à Hervé Leray,

Finalement, quels que soient les avis peut-être divergents des spécialistes, dont nous ne sommes, et quelques soient nos origines lointaines ou même proches, l'essentiel pour nous aujourd'hui est de partager la même envie quant à notre avenir et celui de nos enfants, de vivre libres et heureux dans un pays démocratique, doté d'institutions qui permettent à tout un chacun de s'épanouir !

Jean-Loup LE CUFF
Mardi 31 août 2010

Justement Bertrand, la route est très longue encore avant d'avoir une Bretagne libre,réunifiée, où notre Histoire comme nos langues seraient enfin enseignées à tous nos enfants, où nous pourrions avoir de véritables musées sur notre histoire et notre archéologie, télés et radios bretonnes indépendantes de Paris, où nous aurions un Parlement capable de légiférer en tous les domaines, où la manne de nos impôts serait enfin utilisée ici chez nous, etc, etc, etc.... Mais... A ceux qui défendent la vérité: bouts de ficelles, sabotages et bâtons dans les roues... A ceux qui défendent le mensonge qu'ils savent tel: tapis rouges, subventions, médailles et cocktails... La république jacobine est aux mains des "indélicats" (pour rester poli) depuis le début de son existence... Après les têtes coupées, les esprits manipulés... Vivement leur chute prochaine, totale, irrémédiable, et sans regrets!

Arnaud de LA MONNERAYE
Mardi 31 août 2010

Il n'empêche que la spiritualité bretonne est aujourd'hui chrétienne (et cathololique romaine pour ceux qui veulent catégoriser) quoi qu'on en pense et qu'il est inutile de diviser lorsque tout reste à lier. Celà n'empêche le respect et la reconnaissance de l'histoire ancienne comme des sensibilités actuelles en matière de spiritualité, bien évidemment et heureusement. A galon ALM

gerald vivien
Dimanche 17 octobre 2010

ne dites pas n'importe quoi Mr Le cuff l'anlais est une langue GERMANIQUE dans laquelle il ne reste presque plus de de mot celte ce sont des linguistes serieux qui le disent(ouvrez les livres un peu au lieu de faire du révisionnisme) l'arrivée des normands a enrichi cette langue de milliers de mots NORMANDS et FRANCAIS ce qui a donné naissance a l'ANGLAIS moderne.Alors quand vous les bretons vous parlez l'anglais vous prenoncez des mots provenant de cette fameuse langue que vous haisez tellement:le francais!

Mathurin Penngoullo
Dimanche 17 octobre 2010

L'angle et le saxon sont bien du germanique... mais l'anglais?

...et c'est quoi le français de l'an mil et soixante six et avant?

Je ferai remarquer que tous les locuteurs bretons ne parlent pas l'anglais, mais souvent "l'utilisent". De plus ils s'intéressent _ j'en fait partie_ très moyennement à leur façon de jacter le "sabir" français tout autant que de l'écrire, c'est seulement un "utilitaire" comme l'on dit aujourd'hui en jargon informatique...parmi bien d'autres, qui tendent à bien se placer dans la nouvelle donne mondiale...à son détriment

Le Breton? C'est un choix émotionnel!Une racine profonde! Un lien! C'est autre chose.Tout à fait autre chose...

gérald vivien
Dimanche 17 octobre 2010

Pourquoi s'exprimer en Français, personne ne vous empêche d'utiliser votre dialecte, surtout pour dire de telles inepsies? Vous n'êtes pas nos palestiniens... Le breton en Bretagne, mais pas chez moi en Normandie, au Havre, à Paris ou ailleurs... La bretagne a de nombreux amis, des vacanciers, les médias, les français, un breton qui joue du biniou ç'est noble, on nous le rabâche, dans le même temps on attaque notre langue, nos vins, la france ne se dirige pas seulement vers la désindustialisation, elle va aussi vers l'inculture...

Jean-Loup Le Cuff
Lundi 18 octobre 2010

Cher monsieur Gerald Vivien, comme je ne suis pas censeur j’ai publié votre commentaire qui m’attaque de façon amusante mais déplacée quant au fond. Permettez moi d’y apporter mon éclairage :

Vous avez dit : « l'anglais est une langue GERMANIQUE dans laquelle il ne reste presque plus de mots celtes ».

J’aime la présence du mot « presque » dans votre phrase !

Vous avez dit : « L'arrivée des normands a enrichi cette langue de milliers de mots NORMANDS et FRANCAIS ce qui a donné naissance a l'ANGLAIS moderne. »

Héhéhé, savez vous que l’armée de Guillaume le conquérant était composée d’un tiers de soldats bretons brittophones? (Le comté de Richemont leur fut concédé, et la dynastie des Stuarts descend d’un sénéchal breton de Guillaume, originaire de Dol de Bretagne.) Donc ce sont bien des mots (des milliers je ne sais pas…) Normands et Bretons qui sont venus enrichir « l’anglais » à cette époque ! Ensuite que des mots français soient également venus enrichir cette langue, je ne le nie nullement !

Vous avez dit : « Alors quand vous les bretons vous parlez l'anglais vous prononcez des mots provenant de cette fameuse langue que vous haïssez tellement:le francais! »

Je ne conjugue aucunement le verbe haïr à la première personne, mais si je devais le faire, ce serait à l’encontre des jacobins et non des français, nuance ! Quant à la langue française, je la pratique aussi bien que vous, déplorant simplement que la république jacobine ethocidaire n’ait pas accepté, à travers Jules Ferry et ses hussards noirs, que nos régions identitaires puissent être parfaitement bilingues… Ce fut, et le demeure, un véritable crime contre l’esprit, la démocratie et les droits de l’homme. Ce bilinguisme ne nous aurait pas rendu plus idiots, bien au contraire !!!

Vous avez dit : « Ouvrez les livres un peu au lieu de faire du révisionnisme » ?

J’en ai ouvert quelques uns, mais sans doute pas les mêmes que vous ! Révisionnisme dites vous, alors que l’Histoire de Bretagne n’est pas enseignée aux enfants de Bretagne, et qu’aucun musée de Bretagne ne parle sérieusement de la Bretagne indépendante de 845 à 1488, de nos Rois et de nos Ducs ? Vous pourriez me faire sourire monsieur Vivien, si l’affaire n’était pas aussi sérieuse…

Vous avez dit : « Ne dites pas n'importe quoi Mr Le Cuff » !

Je ne dis pas n’importe quoi monsieur Vivien, je pense juste que votre esprit (jacobin ? étriqué ? formaté ?) ne peut concevoir autre chose que la « sacro-sainte vérité » enseignée par les menteurs officiels, malheureusement rémunérés par nos impôts ! Je ne vous salue pas monsieur !

gerald vivien
Lundi 18 octobre 2010

60% des mots dans la langue anglaise sont d'origine francaise(donc latine) apportés par les Normands voila un minuscule échantillon donné sur un site quebecois:Secrecy,elegance,war,flavour,vanity,serenity,glamour,FASHION(ce mot tellement a la mode et d'origine normande)mystery,marvel,felony,cutlery,fatality,outrageous,ivory,parody,grace...to surrender(se rendre)to enjoy(en joie)counterattack(from contre attaque)counterfeit(contrefait)...

Verbes anglais utilisés régulierement d'origines francaises(le francais cette langue romane qui n'a rien gardée de le langue celte qu'etait le gaulois je vous rapelle que les gaulois etaient celtes!):Advance,attack,launch,accept,visit,close,destroy,defend,change,punish,develop,search,remove,encourage,mount,reply,suppose,press,copy,escape,float,finish,oblige,push,prove,damage,accuse,move,caress,cancel,enter,attempt,decide,cry,remember,dance,record,exploit,invest,abandon,attach,travel,touch,judge,turn,cause,attend,reveal,regard,use,engage,realise,arrive,suspend,demand,invit...etc la liste est interminable ce n'est pas qu'un"sabir"ces mots font partis integrante de l'anglais depuis des siecles.Alors monsieur le breton ne retombez pas dans votre révisionnisme une spécialité de chez vous pour tout remettre en cause.Aimez votre région(tout le monde devrait en faire autant) vos coutumes votre LANGUE (d'ailleur on ne vous empeche pas de la parler c'est bien vous qui sur ces sites bretons continuez à vous exprimer dans ma si belle langue)mais respectez les autres régions aussi RICHES culturellement que la votre qui et font la france,respectez la vérité de l'histoire et cessez de tout ramener a vous et votre région merci.

Jean-Loup LE CUFF
Lundi 18 octobre 2010

Monsieur Vivien, vous êtes la caricature du chauvinisme français, qui se croit être la crème de l’humanité, la quintessence de l’excellence puisque français et francophone… Le ridicule ne tue pas certes, mais il fint par agacer. Je prends sur moi une nouvelle fois pour répondre patiemment à vos éructations de français parfait et supérieur :

Vous : Pourquoi s'exprimer en Français, personne ne vous empêche d'utiliser votre dialecte, surtout pour dire de telles inepsies? Vous n'êtes pas nos palestiniens...

Moi : Pas d’inquiétude monsieur Vivien, il existe des sites où mes compatriotes communiquent exclusivement en breton ! Ici nous nous exprimons dans la langue administrative usuelle afin d’instruire certains fats et prétentieux… (Au fait on écrit inepties avec un t et non un s !) Si le breton était un dialecte, de quelle langue je vous prie ? Il s’agit en fait d’une langue celtique très ancienne sous ses formes antérieures, dont l’origine comme celle de ses sœurs (le gallois, le manx, le gaélique, le scot…) remonte d’un tronc celtique commun antérieur au gaulois aujourd’hui disparu, mais reste toutefois une langue indo-européenne. Par contre la langue française est très jeune dans sa forme moderne : pas plus de 500 ans, puisque les premiers rois de France parlaient le Franc, une langue germanique. Ce sont les poètes de la Pléiade (Ronsard, Du Bellay, etc…) qui ont pour la première fois utilisé et codifié cette langue vernaculaire d’Oï … Nous ne sommes peut-être pas vos palestiniens, mais vous semblez, vous, être nos sionistes… Arrogants, vindicatifs, intolérants, et j’en passe !

Vous : Le breton en Bretagne, mais pas chez moi en Normandie, au Havre, à Paris ou ailleurs...

Moi : Où on veut mon petit monsieur, les colonies c’est fini ! A la niche les nasillons !

Vous : La bretagne a de nombreux amis, des vacanciers, les médias, les français, un breton qui joue du biniou ç'est noble, on nous le rabâche, dans le même temps on attaque notre langue, nos vins, la france ne se dirige pas seulement vers la désindustialisation, elle va aussi vers l'inculture...

Moi : En somme, notre Bretagne ne vous ait supportable qu’en carte postale, soumise et bien française, et sa dimension authentique vivante et évolutive vous échappe. C’est très bien ainsi !

Au fait, pour un francophone obsessionnel, il serait bon d’écrire désindustrialisation avec un r et non désindustialisation ! C’est vous qui participez de l’inculture galopante de la France (avec un F majuscule), car ici en Bretagne les résultats au Bac, lycées Diwan inclus, sont les meilleurs de l’hexagone !

Vous : 60% des mots dans la langue anglaise sont d'origine francaise (donc latine) apportés par les Normands voila un minuscule échantillon donné sur un site quebecois

Moi : Encore une fois, je n’ai jamais nié les apports mutuels du français et de l’anglais, cela participe de l’évolution de toutes les langues vivantes…

Vous : le francais cette langue romane qui n'a rien gardée de le langue celte qu'etait le gaulois je vous rapelle que les gaulois etaient celtes!

Moi : Merci de me le rappeler avec deux p ! Bien sûr que la langue française n’est pas que romane, et qu’elle a aussi conservé des mots d’origine gauloise et autres ! Un exemple me vient à l’esprit : le mot "client" aujourd’hui désignant l’acheteur dans un commerce, désignait autrefois dans les tribus gauloises le noble attaché à la personne du roi à travers cadeaux et présents, et qui en retour lui devait protection et fidélité ! Et je pourrais vous en citer bien d’autres…

Vous : Alors monsieur le breton ne retombez pas dans votre révisionnisme une spécialité de chez vous pour tout remettre en cause.

Moi : Juste une citation : " Pour liquider un peuple, on commence par lui enlever la mémoire. On détruit ses livres, sa culture, son histoire. Puis quelqu'un d'autre lui écrit d'autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu'il est, et ce qu'il était . Et le monde autour de lui l'oublie encore plus vite " Milan HÜBL , historien tchèque.

Vous : respectez les autres régions aussi RICHES culturellement que la votre qui et font la france, respectez la vérité de l'histoire et cessez de tout ramener a vous et votre région merci.

Moi : Bien sûr que je respecte toutes les régions de France, et c’est pour cela que je ne respecte pas les jacobins centralistes, qui justement ne respectent pas nos régions et les empêchant de respirer en tout domaine : culturel, économique, politique, etc… Et un peu que je respecte la vérité de l’histoire, je ne fais même que cela, en cherchant à retrouver le fil de la vérité occultée par la propagande mensongère de nos « chers bons maîtres » !

Yannig BICHON
Mardi 19 octobre 2010

M. Vivien,

"respectez la vérité de l'histoire"

L'Histoire, telle qu'on nous l'enseigne, est bourrée d'erreurs.

Je prends ce "grand" exemple français que fut Jeanne d'Arc.

On dit qu'elle fut brûlée vive à Rouen, après son procès. Soit!

Mais les Anglais ont des archives d'époque affirmant qu'ils l'ont emprisonnée en Angleterre pendant quelques mois, et jugeant qu'elle ne représentait plus de danger, ils l'ont libérée...

Qui dit vrai?

De plus, pour nous, Bretons, on nous l'inculque comme une héroïne nationale.

Il faut savoir que, quand elle guerroyait pour le roi de France, la Bretagne n'était pas concernée, parce qu'elle était dirigée par son duc, Jean V. Jeanne n'a jamais mis les pieds en Bretagne, donc "le respect de l'Histoire" serait qu'elle ne soit pas mentionnée dans les régions où elle n'a jamais été!

2ème exemple: En 1499, devenant pour la 2ème fois reine de France (la seule), Anne de Bretagne conclut avec son époux, Louis XII, un traité d'union de la Bretagne ET de la France, garantissant que jamais la Bretagne ne tomberait sous l'influence française, A PERPÉTUITÉ. Louis XII a accepté.

En 1532, le bâtard François Ier, a uni la Bretagne A la France, ce qui fait que, aux yeux de tous, la Bretagne est légitimement française.

Voyez-vous la différence entre celui de 1499 et 1532?

Le 1er fut fait de chef d'état à chef d'état, d'égale à égal, le second fut IMPOSE par la force! Et le pire, c'est que la France n'a pas respecté ce qu'elle proposait elle-même!!!

Voici ce que Mlle Marie Kerhuel, docteur en droit, en a tiré:

"Aucun contrat, qu'il soit de droit privé ou de droit public international ne peut être modifié par la volonté d'une seule des parties. Par le Traité de 1532, la BRETAGNE se trouvait, par rapport a l'Etat français, dans la situation qu'en droit moderne on appelle, un « Etat Fédéré » . La transformation d'un régime fédéral en Etat centralisé ne peut être imposée unilatéralement par l'Etat centralisateur. Il y a là une novation qui transforme complètement la nature du lien, ce que la protestation de M. de BOTHOREL exprime fort bien en disant « D'ALLIES, NOUS DEVENONS SUJETS ». La Bretagne n'avait jamais accepté cette situation.

L'Union était donc rompue par la faute exclusive de l'Etat français. La partie qui a violé un contrat ne peut absolument plus s'en prévaloir. C'est-à-dire que, ne voulant plus observer les conditions du Traité d'Union, l'Etat français devait évacuer la BRETAGNE. On sait ce qui suivit : L’occupation par les forces armées révolutionnairse, la Chouannerie et la répression sanguinaire.

La situation est inchangée depuis lors. Aucun gouvernement français, pas même la Restauration, n'a consenti à rétablir l'Assemblée bretonne et à lui restituer ses droits souverains. La loi de 1972, sur la Régionalisation n'a pas recommencé à observer les conditions du traité; en outre, elle a séparé le Pays Nantais - appelé Loire-Atlantique - du reste de la Bretagne pour le rattacher à une très artificielle « Région des Pays de Loire » avec laquelle elle n'a rien à voir historiquement. Le Pays Nantais, où se trouvait au XVème siècle, la capitale de la Bretagne, est incontestablement couvert par le Traité de 1532 et les fantaisies des découpages administratifs du XXième siècle ne peuvent rien y changer.(I)

(I) La loi de 1972 a entériné, en fait, la partition de la Bretagne concrétisée par le décret du 30.06.1941 pris par le gouvernement collaborateur de Vichy (Pétain)".

Bien sûr, vous pouvez rétorquer que d'autres régions peuvent en dire autant. Là, nous parlons de la Bretagne uniquement, car, ne connaissant pas l'histoire des autres régions, je ne peux m'exprimer pour elles. Si la Normandie se trouve dans une situation similaire, faîtes donc le nécessaire pour rétablir "le respect de la vérité de l'Histoire"...

gerald vivien
Mercredi 20 octobre 2010

Je ne parle pas d'un apports mutuels je parle d'un apport unilateral du francais dans la langue anglaise a une période de l'histoire bien précise par la noblesse normande et qui a modifié profondément cette langue germanique ce n'est pas dans MES livres que l'on prétend ça mais dans tout livres d'histoire français ou étrangers.Ridicule c'est vous qui l'êtes mes amis bretons avec votre cause:l'indépendance de la bretagne c'est vrai vous voudriez me faire croire qu'une poignée de britons est venue peupler une petite partie de l'armorique sans jamais se mélanger aux autochtones du coin et qu'aujourd'hui chaque breton est un descendant directe de ces celtes ibères,que les bretons forment un peuple totalement different des autres français,que le paysant d'Ille-et-Vilaine est ethniquement different du paysant de la Manche ou de la Mayenne et que ça mérite une indépendance?ce n'est pas crédible(l'indépendance corse est crédible et urgente par contre).Nous agir en sionniste!alors que nous même les français et les autres peuples européens sommes victimes du sionisme sachez que beaucoup d'entre eux défendent une bretagne indépendante par haine de la nation et mettre des murs entre les français(séparer pour mieux régner!)

Gilbert Josse
Dimanche 31 octobre 2010

M. Vivien

La France a été vaincue par l'Allemagne en 1940.

Elle en a été libérée en 1945.

Une simple question : A partir de combien de jours, mois, années, siècles estimez-vous qu'un peuple doit se résigner ?

Merci de votre réponse.

Par ailleurs, juste en passant, mes années d'études classiques (latin, grec) m'ont appris que le français est bien plus éloigné du latin que vous ne l'affirmer et d'autre part le terme français "dialecte" ne peut s'appliquer à la langue bretonne (Référence : Littré en sept volume) puisque non issue des mêmes racines.

Quant au "sabir", vous avez raison puisque ce terme ne peut s'appliquer, par définition qu'à la langue des francs (Référence : Littré en sept volume). Bien à vous.

ps : mon beau-frère corse sera bien heureux d'apprendre votre soutien à sa cause.

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