Référendums d'indépendance : les États ne veulent rien lâcher

-- Politique --

Dépêche de Christian Rogel

Publié le 22/10/13 1:21 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le gouvernement espagnol garde le plus possible le silence, face à la poussée indépendantiste en Catalogne. La constitution espagnole lui garantit de pouvoir bloquer tout référendum d'autodétermination. Les autorités européennes soutiennent l'État espagnol en rappelant, sans cesse, qu'une Catalogne libre devrait refaire toutes les étapes de l'adhésion. Mais, cela lui compliquerait fortement l'accession à la stabilité économique. ( voir l'article )

Pour l'Écosse, beau joueur, David Cameron a accepté le référendum pour l'indépendance qui est fixé au 18 septembre 2014. Il a demandé et obtenu que la question posée soit claire avec 2 options : statu quo ou indépendance totale. A vrai dire, il doit être confiant dans l'issue, et, il sait, qu'en cas d'issue malheureuse pour lui, il se consolerait avec le fait que la gauche travailliste, privée des députés écossais, n'aurait plus aucun espoir de battre les conservateurs dans ce qu'il resterait du royaume. ( voir l'article )

Au Canada, un curieux imbroglio juridique a été créé par le gouvernement fédéral qui vient de dire qu'il souhaite l'annulation d'une loi du Québec, datant de 2000 et qui ne faisait que fixer une condition claire et évidente pour un référendum (majorité simple) et qui réaffirmait le droit du peuple québécois à disposer de lui-même.

Dans sa déclaration, le gouvernement fédéral écrit notamment que « la Cour (suprême) devrait prononcer une conclusion déclaratoire selon laquelle, en vertu de la Constitution du Canada, le Québec est une province du Canada et la loi contestée ne peut en aucun cas constituer le fondement juridique d'une déclaration unilatérale d'indépendance par le gouvernement du Québec, l'Assemblée nationale ou la législature du Québec ou d'une sécession unilatérale de “l'État du Québec” de la fédération canadienne ».

Devant les protestations, un ministre fédéral s'étonne et dit qu'il ne s'agit pas de provoquer le Québec, mais de répondre au parti politique qui conteste la loi. « Il a demandé au Canada “Voulez-vous défendre les lois canadiennes ?” Demandez à un bleuet s'il aime les bleuets. On ne pouvait pas dire non.»

Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, dont la première ministre, Pauline Marois, est issue, a estimé de son côté que le « gouvernement conservateur ne cesse de renier ses promesses d'ouverture envers le Québec et poursuit sa politique de fédéralisme prédateur en niant une fois de plus le droit à l'autodétermination de la nation québécoise ». ( voir l'article )

 

Christian Rogel

 

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Christian Rogel est spécialiste du livre, de la documentation et de la culture bretonne.
Vos 1 commentaires
PIERRE CAMARET
Mardi 25 janvier 2022
Les premiers referendum pour l'Independance du QUEBEC ( qui ont ete negatifs ) ont eu pour consequence l'arret des investissements dans la Belle Province et beaucoup de Societes qui avaient leur siege central a Montreal , sont partis s'installer a TORONTO .
La aussi , il y a beaucoup d'elements emotionnels .Durant mes 5 ans au QUEBEC , j'ai rencontre plus d'anti separatistes que de pro separatistes - dans les villes . En Campagne c'est un peu different .
Beaucoup de separatistes , voulaient garder le Dollar Canadien , la Securite Sociale Canadienne et meme certains me disaient le Passeport Canadien ????L'immigration est importante et le noyau dur l'element Franco-Quebecois , s'affaiblit .BEaucoup de Canadiens Anglophones s'etablissent a Montreal - ils apprennent le francais .. mais ceux la ne sont pas pour l'Independance ... comme les descendants d'Haitiens , Algeriens,marocains , Portugais , Italiens etc....Tres beau pays , .... mais 5 mois d'hiver .???
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