Élevage industriel et atteintes à la démocratie
Communiqué de presse

Publié le 21/01/11 17:47 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Lors de l'inauguration de la maternité porcine industrielle de Trébrivan, le président de la SCA de Ker-Ana a exprimé des menaces à l'encontre de l'association « Sous le vent, les pieds sur terre » : l'éleveur souhaite déposer plainte contre l'association. « On va faire le compte du manque à gagner.... Ce projet aurait pu débuter en 2009. Il y a un préjudice important. C'est trop facile de bloquer les projets. Nous voulons que cette démarche serve de référence aux autres projets à venir ». (Le Poher du 19 janvier 2011).

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L'UDB trouve scandaleuse la méthode qui consiste à menacer et à faire régner un climat de peur pour tenter de museler l'expression pacifique et démocratique de citoyens qui prônent un modèle économique et social différent, et attend des producteurs de la SCA de Ker-Ana le respect des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'État français.

L'association "Sous le vent, les pieds sur terre" a, en toute légalité, mis en œuvre une procédure judiciaire contre le projet de maternité porcine industrielle de Trébrivan, projet qu'elle jugeait contestable pour des motifs environnementaux, sociaux, économiques et sanitaires.

Les éleveurs concernés jouent les victimes et prétendent imputer à l'association un manque à gagner virtuel au regard d'un retard comptabilisé à partir d'une date hypothétique de début des activités de cette maternité industrielle.


Que n'attaquent-ils pas les législateurs qui ont permis la procédure légale engagée par l'association ?

Que n'attaquent-ils pas les lois qui permettent encore par exemple la condamnation de l'État par le Tribunal administratif, jugement confirmé par la Cour d'Appel ?

Condamnation suite à la plainte de l'association "Eau et rivières de Bretagne" contre l'État pour la dégradation de la qualité des eaux en Bretagne, condamnation reconnaissant l'État pleinement responsable de la non application de la Directive cadre européenne sur l'eau, de la dégradation de la qualité des eaux et du phénomène des algues vertes imputés aussi au modèle agricole dominant par le rapport du Préfet Fargeas....


Pour l'UDB les menaces proférées par le président de la SCA se heurtent à la « logique d'extermination des éleveurs de porcs » dénoncée dans une lettre ouverte de sept producteurs de porcs, parmi les plus gros de Bretagne. Une véritable lettre de détresse qui démontre l'absurdité de la fuite en avant d'un système productiviste dédié au marché international : dépendance des éleveurs hors-sol industriels livrés aux financiers, aux fournisseurs d'aliments du bétail dont les prix explosent depuis trois ans, et aux chaînes intégrées de la transformation et de la grande distribution. Faillite assurée de 15 à 20 % des producteurs de porcs et de lait, qui pourtant produisaient beaucoup, perte d'emplois dans l'agro-alimentaire de l'ordre de 15 % par an... Face à une détresse que nous comprenons, le courage consiste à dire que le système est condamné et qu'il faut dès maintenant engager la transition vers un modèle alternatif, producteur de richesses et de bien vivre ensemble sur un même territoire.


Pour l'UDB, la casse humaine, sociale, économique, environnementale et sanitaire doit cesser. Une autre agriculture est possible : produire moins, diminuer et répartir les cheptels pour la satisfaction du marché européen, sortir de la spirale infernale de la production de volumes colossaux à bas coûts, aider les jeunes à l'installation pour une agriculture nourricière et de proximité respectueuse des paysans, de l'environnement.


Pour l'Union démocratique bretonne, la porte-parole Mona Bras

 

Retrouvez les dessins d'Alain Goutal sur son blog (voir le site)

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