-- Politique --

Le film "Un Français", une manipulation anti-bretonne au plus haut niveau

Le drapeau interceltique (ancienne version) au mur d'un bar facho ou quand l'improbable veut dire manipulation (photo extraite de la bande annonce). Le Centre national du cinéma français participe t'il à l'écriture des scenarii ?
Le drapeau interceltique (ancienne version) au mur d'un bar facho ou quand l'improbable veut dire manipulation (photo extraite de la bande annonce). Le Centre national du cinéma français participe t'il à l'écriture des scenarii ?

ABP a déjà dénoncé les navets anti-bretons subventionnés par vos impôts y compris par la Région Bretagne comme Crawl (voir le site) , mais avec Un Français, qui sort mercredi prochain, on tombe dans la propagande grossière du même niveau que le cinéma nazi ou de La Pravda.

Le film porte sur le cheminement d'un jeune Français du genre skinhead. Dans la bande-annonce, on le voit dans un de ces bars, repaires de jeunes d'extrême droite. Comme chacun sait, le drapeau de ces gens est le drapeau tricolore, c'est celui dont ils se réclament, mais le drapeau affiché au mur par le réalisateur Patrick Asté, est le drapeau des nations celtiques ! Avec bien en évidence un gwenn ha du que tout le monde distinguera, subliminalement ou pas.

Le tour est joué : le gwenn ha du n'est plus le drapeau de tous les Bretons mais le drapeau des extrémistes fachos de tout poil, surtout les très courts. Pire, si vous décidez de ne pas voir le film, vous le verrez quand même. La séquence où l'on voit le drapeau des nations celtiques fait partie de la bande-annonce. Bien sûr, ce n'est pas un hasard : la bande-annonce est diffusée par tous les journaux télévisés comme ce midi sur TF1 et le JT touche des millions de citoyens. Elle est aussi diffusée sur les versions numériques de magazines comme l'Express.

Le producteur, Philippe Lioret, s'était déjà fait remarquer avec L'Équipier, qui, dans la version originale avait cette phrase raciste «Breton, ça rime avec con». Dans le film L'Équipier, le gardien de phare est un plouc et le héros est un jeune Tourangeau (Parisien aurait été trop typé), pacifiste (il s'est révolté contre la torture en Algérie), beau et intelligent. Le Tourangeau “baisera” la femme du plouc, le tout dans un décor majestueux face à la mer d'Iroise.

L'hebdomadaire Le Nouvel Observateur a peur que les salles où le film Un Français sera projeté soient saccagées par des extrémistes de droite. Elles risquent aussi d'être saccagées par des Bretons pas contents que leur drapeau soit associé aux skinheads. La presse parisienne mettra tout le monde dans le même sac. D'une pierre deux coups. Seuls Pathé-Gaumont à Rennes et le cinéma Arvor aussi à Rennes, semblent l'avoir programmé pour le moment en Bretagne. Le film sortirait le 10 dans 75 salles en France.

Nous rappelons ici encore une fois que Marine Le Pen est championne du centralisme républicain. Elle veut même le renforcer. Elle est contre le bilinguisme en Bretagne et veut garder les départements, voire supprimer les régions. Elle s'est opposée à la fusion des deux départements alsaciens lors du référendum de 2013. Pour Marine Le Pen, il n'y a qu'une seule identité, l'identité française, qu'une seule nation : la nation française, qu'une seule religion : la République, et qu'un seul drapeau : le drapeau tricolore.

Les skins, les identitaires français et le Front National ne se sont jamais réclamés du drapeau celtique et encore moins du gwenn ha du. L'appropriation de la croix celtique par certains de ces groupes, depuis le mouvement Ordre Nouveau dans les années soixante, qui en avait même fait son emblème, jusqu'aux néo-fascistes italiens, est dénoncée régulièrement par le mouvement breton.

Le drapeau des nations celtiques a été dessiné par Polig Monjarret et Jacques-Yves Le Touze et dans une version légèrement différente par la Ligue celtique. Le représentant de la Ligue celtique en Bretagne, Guy Kerveillant, plus connu sous le pseudonyme de Gi Keltik n'a pas voulu répondre à ABP. Contactée directement, la Ligue a déclaré préparer un courrier destiné au ministre de la Culture.

©agence bretagne presse

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford. Voir le site et Voir le site

Vos commentaires :

Philippe Guilloux
Samedi 6 juin 2015

J'avais remarqué ce drapeau dans la bande annonce (comment ne pas le voir en effet).

Par contre, je ne partage pas votre avis sur Crawl que je trouve un peu excessif. Si je suis votre résonnement, il faudrait que tous les personnages bretons d'un film tourné en Bretagne soient parfaits ? Drôle de vision de la société. Ca n'est pas parce qu'une bretonne enceinte fume dans un film que toutes les bretonnes enceintes fument. Ce n'est pas parce qu'il y a un patron salaud dans le fim que tous les patrons bretons sont des salauds... mais il n'y a pas que des anges n'ont plus. Et au cinéma, c'est le scénario qui dicte l'attitude des personnages, pas le fait qu'il soit habitant de telle ou telle région.

Mais vos articles posent, en filigrane, une vraie question : pourquoi n'y a-t-il pas un cinéma fait par les bretons ? Où sont ceux qui pourraient écrire des histoires en Bretagne ? Les produire, les réaliser. Quelques exceptions existent mais elles sont trop rares. Là est, me semble-t-il le véritable soucis.

ar hole briz
Samedi 6 juin 2015

C'est la fete !

Le mouvement Breton, l'Emsav est un rampart contre le fachisme. La Bretagne dans son ensemble resiste plutot bien contre cette rhinocerisation a la Ionesco que connait la France en ce moment. On ne vous dira d'ailleurs jamais que tous ces Francais qui votent le Pen sont des fachistes mais des gens mecontants dont le vote est seulement protestataire, comme si l'electeur n'etait pas responsable de ses actes...

Et puis voila que nous incarnons ici "Un Francais", le mauvais Francais, ce que pourtant nous execrons de toutes nos tripes. Mais c'est cela la magie du cinema francais. Souvenez-vous du film "Elisa" je croie que ca s'appelait, ou Vanessa Paradi dans un bal muzette sur l'ile de Sein je croie se faisait draguer par un jeune garcon. Elle lui demande comment il s'appelle, il repond Erwan et voila qu'elle lui tourne le dos en lancant quelque chose comme 'laisse tomber'.

Mais alors on nous dira que ce drapeau est bien present dans certains cercles nauseabonds comme chez les Identitaires de Bretagne, sans doute et c'est regrettable. Mais le choix d'un décor au cinema est un travail bien reflechit. L'apparition de notre drapeau n'est pas anodin, un tri liw ou un drapeau fleurdelyse aurait d'ailleurs ete plus pertinent a Paris.

Les Francais que notre identite agace veulent bien nous reconnaitre comme etant differents mais de facon negative, c'est ce que j'appelle (modestemment) la reconnaissance negative. L'une des premiere fois ou la langue bretonne a ete acceptee dans le domaine public ce le fut sur les monuments au morts, comme si un bon Breton etait un Breton mort...

Konan Lasceau
Samedi 6 juin 2015

le drapeau Breton est vu 2 fois dans la Bande annonce, une influence de françoise Morvan ?

Pour un film traitant du "Français" il est bien mis en valeur par la RIPOUBLIC confondant les revendications normales de tous peuples opprimés (l'indépendance et la souveraineté et le droit à l'autodétermination sans ingérences étrangères comme l'indique la charte de l'ONU) avec des revendications Nationalistes françaises qui n'ont absolument rien à voir, la France n'étant pas en danger.

il faut mobiliser les "bons petits français" contre cette racaille indépendantiste.

il est vrai que la croix celtique n'a jamais été l'apanage de la France puisque Bretons et français sont deux peuples différents.

on n'a jamais vu les FRANCS s'adonner à la création de symboles Celtique. (ils préfèrent la francisque symbole germain et collaborateur du régime de VICHY)

yann lukas
Dimanche 7 juin 2015

Concernant le film 'l'équipier" le héros est originaire de Touraine et non pas parisien.

même s'il est gentil, il avouera avoir participé à des séances de torture en Algérie pendant son service militaire.

Sa liaison avec la femme du gardien de phare breton donnera naissance à un bébé, le gardien l'élèvera comme sa propre fille(il ne pouvait pas avoir d'enfant)

Alan meur
Dimanche 7 juin 2015

très bonne réaction très juste sur le jacobinisme du FN et en particulier de sa présidente marine le pen, A noter l'influence chevenementiste de Philippot !

Job LE GAC
Dimanche 7 juin 2015

Le drapeau interceltique a été créé par Polig MONJARRET dans les années 75/80. Il a faut suite à l'association de l'Hermine et de la Harpe à l'occasion du festival Pan Celtique de Killarney, ce sigle avait été créé par Polig sur une idée de Con O'Conneil,alors directeur du festival en 1973.

C'est à partir de là que Polig a eu l'idée du drapeau Interceltique.

Ker itron al lann
Dimanche 7 juin 2015

Merci pour cet avertissement très justifié. Cet amalgame est plus qu'injurieux en effet, il est blessant.

A nous aussi d'être plus rigoureux dans nos propos afin que le Gwenn ha Du ne devienne pas ce qu'est devenu la croix celtique.

Les tirades anti républicaines, les dénonciations, si ce n'est délation incitée, promptement intitulées anti-jacobines, et autres postures soient disant guerrières doivent être examinées scrupuleusement.

Malheureusement une certaine frange du mouvement breton, notamment un bon nombre de bien-pensants, ne supporte pas que l'on s'écarte du courant principal, à mon avis bien orchestré.

C'est souvent le propre des milieux militants malheureusement. Pour être convaincant, il faut être convaincu, le nombre fait la force, la voix épaisse et forte se fait mieux entendre, l'instinct communautaire donne l'illusion de l'impunité.

Aller affirmé que la fusion et la création d'une région administrative Bretagne-Loire serait, à défaut de réunification, l'opportunité d'une identité bretonne mieux négociée et la création d'une assemblée de Bretagne, vous serez vilipendé.

Même d'éminents Druides s'en sont pris publiquement à Jean Marc Ayrault, erreur funeste, sacré l'ennemi de la Bretagne. Des prix de l'infamie, des doigts dressés accusateurs, une Bretagne menacée et des torses bombés.

Bon, on a tout de même bien compris depuis un certain bloody 22 février, au moins à Nantes, qu'il était contre productif de mêler le Gwenn ha Du à toute les sauces, surtout les plus épicées. Certains ont cru bon s'exalter après le relatif succès contestataire des bonnets rouges, mais il a bien fallu être plus prudents.

Les conséquences d'ailleurs de tout cela restent encore discutables.

Manifestations de taxis mécontents à Roissy, des Gwenn ha Du. Hollande se fait sifflé sur les champs Elysée, le Gwenn ha du. Un aéroport délocalisé, des milliers d'euros de dégâts, des Gwenn ha du.

Notre drapeau porté par n'importe qui, voilà le résultat.

Luttons, que dis-je, oeuvrons ensemble, quelques soient nos sensibilités politiques, culturelles, pour une Bretagne digne et respectée.

Qu'on ferme ce site ignoble b....atao.com, que l'on respecte notre diversité même si elle s'incarne par une femme de Rostronen, qui ne mérite en rien ce lynchage, même si elle discute la légitimité du drapeau breton.

Qu'on arrête de stigmatiser les divergences et d'attiser la haine anti-française. Qui ici n'ont pas de conjoint ou conjointe outre Couesnon ou outre Sèvre?

Je pense qu'il faut être vigilant et je soutiens de tout coeur votre légitime protestation. Mais il faudra aussi que cet vigilance, nous l'appliquions à nous-même, et ce, en tout premier lieu.

Merci.

Vive la République, Vive la Bretagne.

KIAL

kris braz
Dimanche 7 juin 2015

Juste une remarque sur le film l'Equipier de Lioret. Film médiocre au demeurant, mais là n'est pas la question.

On sait que le cinéma français ne s'embarrasse pas de subtilités linguistico-dialectales (on se souviendra par exemple de l'accent — berrichon ? — de Dufilho dans Le Cheval d'orgueil). Autre manifestation de la suffisance colonialiste sans doute. Dans l'Equipier, je n'ai pas été le seul choqué à entendre massacrer des noms bretons comme Le Bras ou Kerbrat (prononcés Le Bra e Kerbra).

Un détail, vous dis-je. Mais quant on sait le soin méticuleux accordé à ce gente de détails chez des gens comme Ken Loach ou Edgar Reitz par exemple (Heimat)… Et avec un résultat autrement probant…

P. Argouarch
Dimanche 7 juin 2015

@Philippe Guilloux . Vous pourriez ajouter "c'est pas parce qu'un bar skinhead à un drapeau des nations celtiques au mur que tous les skinheads se réclament de ce drapeau." C 'est un raisonnement naif. Rien n'est choisi au hasard. L'idéologie est toujours là, même dans les films de Ken Loach autrement plus sophistiqués que ce navet. Quand les Français comprendront t'ils que TOUT film est propagande et pas uniquement ceux approuvés par le centre national du cinema français. Votre argument serait valide si le cinéma français avait produit des tas de films où les Bretons seraient présentés sous un jour favorable or vous savez très bien que ce n'est pas le cas. Ce n'est pas un hasard si ce sont les Américains qui ont produit ce chef d'oeuvre sur les marins pêcheurs du Massachusetts (En pleine tempête /the perfect storm.) Je vous rappelle que si le cinéma français a produit plusieurs long métrages sur la vie des mineurs, rien absolument rien n'est sorti sur les tragédies des marins pêcheurs bretons, pas plus que sur la résistance exemplaire en Bretagne etc etc. Le cinéma français ne présente les Bretons presque toujours sous des aspects ploucs ou beaufs. Sur l'absence d'un cinéma breton, on ne peut pas ignorer les tentatives de Vautier, de Nicole le Garrec et d'autres...mais il y a plus grand chose effectivement.

Pierre de Meriadek
Dimanche 7 juin 2015
Alwenn
Dimanche 7 juin 2015

Pour faire des films et les faire diffuser largement dans les salles de cinéma, pour espérer avoir un retour sur investissement, il faut ce qu'on appelle vulgairement de .... l'argent.

En france les moyens financiers sont concentrés et/ou contrôlés par paris / l'Etat, même les financements de la région Bretagne ou d'un département comme le Finistère, qui sont généralement des financements partiels de complément avec ceux du CNC sont soumis directement ou indirectement à l'idéologie française.

René Vautier est connu pour être le cinéaste le plus censuré par l'Etat français.

Le manque d'argent et l'idéologie régnant en france rendent difficile voir impossible l'émergence d'un cinéma breton digne de ce nom.

Tout est contrôlé en france, et la servitude volontaire bretonne ne cherchant pas à se défaire de ce côntrole, ou trop pusilanimement, un véritable cinéma breton autre que provincial n'est pas prêt de naître !

Léon-Paul Creton
Dimanche 7 juin 2015

P.Guilloux vous qui appartenez à la corporation du cinéma hexanational, pouvez –vous nous dire si depuis son origine il y a plus de 30 ans, au « Festival des minorités de Douarnenez » a-t-il été présenté et représenté « un cinéma breton » ? Ou éventuellement si cela aurait existé ailleurs ?

Et comment et par quoi définir « un cinéma breton ?

Quelle analyse pouvez-vous nous donner qui apporte des indications spécifiquement liées à l'histoire, à l'identité, au combat et à la prise de conscience bretonne, faites-vous sur des films particuliers, ou les ½uvres collectives de réalisateurs, metteurs en scènes comme des Vautier, le couple Le Garrec, Bourbeillon ou Marie Hélia ? Etc…

Et si leurs films peuvent être considérés comme étant de cette identité spécifique, et pouvant se réclamer comme tel ?

Au fond, leurs productions ne sont-elles pas des prolongements, des extensions régionales qui ne sont pas si différents des « ½uvres » sociales, contestataires et existentialistes du cinéma militant des gauches hexagonales ?

Des productions qui au bout du compte pourraient tout à fait et très bien, ne pas être considérées comme de cinéma breton ?

Le cinéma existe-t-il ? Et a-t-il jamais existé ?

Si oui serait-il peut-être l'½uvre d'un non breton, documentaire et dramatique… Jean Epstein ?

SPERED DIEUB
Dimanche 7 juin 2015

Tous les prétextes ,bons ou mauvais sont bons pour casser du breton

erwan cloarec
Dimanche 7 juin 2015

on est breton pas francais

frankizbreizh
Dimanche 7 juin 2015

"Ker itron al lann" on peut pas etre republicain et breton

marc iliou
Dimanche 7 juin 2015

L'état français et ses valets anti bretons sont de plus en plus puants , ils se prennent pour des démocrates alors qu'ils puent le fascisme à plein nez et ces marioles de gauche comme de droite vont se réveiller un jour avec la Marine au pouvoir à force d'êtres nuls et incapables !

Yann le Bleiz
Dimanche 7 juin 2015

@ Philippe Guilloux

Mais vos articles posent, en filigrane, une vraie question : pourquoi n'y a-t-il pas un cinéma fait par les bretons ?

Simple : parce que le cinéma français est subventionné et que la Bretagne ne fait pas partie de la France donc son cinéma ne reçoit rien de l'Etat même si dans le budget de cet Etat il y a de l'argent breton!

Vous savez l'argent n'a pas d'odeur!

@ KIAL

"Vive la République, Vive la Bretagne."

La République est dans son principe premier (la nationalité provient de l'Etat et non du peuple) en opposition de la Bretagne, car elle est sa négation!

Etant donné que vous évoquez bien la République et non la république!

Donc dire "Vive la République, Vive la Bretagne" est un non sens!

Mais bon dans la nature tout est possible, il y a bien un mouvement politique Russe assez puissant qui crie son admiration pour Adolf Hitler!

Alors oui, pourquoi des Bretons Républicains...!

Philippe Guilloux
Dimanche 7 juin 2015

@Philippe Argouach : il y a une certaine incohérence (je le dis sans méchanceté) à dire que le cinéma français n'a jamais parlé correctement des Bretons et en même temps à vilipender tout ce qui vient de l'état centralisateur.

Je ne crois pas un instant qu'il y ait une quelconque instance qui ait décidé, à un moment de parler en mal où en bien de tel ou tel région. A titre d'information, pour le Centre National du Cinéma, un film en breton est considéré comme une oeuvre française et peut donc prétendre au bonus qui va avec. C'est assez rare pour être souligné.

Le fait est beaucoup plus simple et je dirai presque malheureusement : comme le reste cinéma français est centralisé. Les professionnels du cinéma vivent à Paris majoritairement et raconte donc des histoires qui correspondent à ce qu'ils connaissent. A de rares exceptions près, les personnages du cinéma français vivent dans un milieu socio-culturel qui est toujours un peu le même : métier type avocat, médecin juge... ils ont des belles voitures, des appartements somptueux... Combien pouvons nous citer de films où le personnage est un ouvrier ? un professeur, qu'il soit breton où pas. Et quand cela arrive, il est bien souvent en délicatesse avec le justice et la police. Nous sommes bien loin du cinéma de Ken Loach, des frères Dardenne, de Stephen Frears.

Si nous voulons qu'un jour, un cinéma qui parlent de la Bretagne et de ses habitants correctement, et bien, il faudra faire ce que fit en son temps dans la musique Alan Stivell : ce prendre par la main et le faire. Ca ne sera pas facile. Nous avons des paysages superbes, des histoires magnifiques. Il manque essentiellement le financement. Des choses se font dans le nord finistère, des sites de financement participatifs bretons sont en train de se mettre en place. Il faut continuer dans cette voie.

Alors allons y.

Alwenn
Dimanche 7 juin 2015

Déjà qu'il n'y a pas de littérature équivalente à Alan Stivell ou à Glenmor, comment pourrait-il y avoir un cinéma ?

Le cinéma est politique, la Bretagne est régionale et provinciale, le cinéma ne peut y être que régional et provincial. A moins de trouver des mécènes étrangers.

Alwenn
Dimanche 7 juin 2015

Un film dans lequel un héros breton dit : "Les français sont des cons" peut-il être financé par le CNC ?

M.Prigent
Lundi 8 juin 2015

On se souvient qu'il y a 2 ans, un producteur de cinéma avait fait le buzz en critiquant non seulement les subventions versées sous l'appellation "avances sur recettes" par le CNC, mais surtout les cachets extravagants attribués aux vedettes telles Depardieu, qui amputaient les maigres budgets de films qui d'ailleurs pour les 3/4 s'avéraient des fiascos financiers voire des "navets".

Au bout d'une semaine de contreverses, les débateurs finirent par reconnaître que le cinéma français était "aidé" à hauteur de 7 Mds¤ ("avances sur recettes", prélèvement du 1% du CA des télés privées...).

Il est de bon ton "dans les milieux autorisés" (sic Coluche) de se vanter que le cinéma français est le 2è mondial.

Peut-être quantitativement, mais qualitativement, c'est une autre histoire.

Radio BFM a dressé le bilan comptable des 200 films français produits en 2013.

Sur ces 200 films, dont une vingtaine de "portée" internationale, seul 5 ont dégagé des bénéfices.

C'est aussi celà "l'exception culturelle française" avec ses subventions, ses comédiens-fonctionnaires et son régime "spécial" des intermitents

Culture et médias subventionnés, statuts protégés...Dormez tranquilles citoyens, l'Etat pense pour vous !

Philippe Guilloux
Lundi 8 juin 2015

Oui, il faut de l'argent pour faire du cinéma. Mais il faut avant tout des créateurs,des "raconteurs d'histoires" comme disait Pierre Jakez Hélias.

Je ne vois pas pourquoi, des petits pays comme la Belgique par exemple (et si on prend la population de la Belgique francophone) où les habitants ne sont pas plus nombreux qu'en Bretagne, arrivent à faire émerger un cinéma de qualité.

Qu'est ce qu'un cinéma Breton ? Vaste question. Celà peut aller d'un film racontant l'histoire de la Bretagne (mais les films historiques sont très difficiles à produire parce qu'ils demandent beaucoup de moyens) à des films racontant des histoires en Bretagne. Des histoires de gens d'ici, dans des paysages d'ici. Ca serait déjà pas mal. Il y a des tentatives, en Breton où pas. Mais pour le moment, elles restent limitées et sont le fait de quelques pionniers. Il y a pourtant des créateurs, le foisonnement de court-métrages le démontrent. Mais passer au long est une étape compliquée qui n'a rien à voir avec le fait qu'on soit Breton, Corse ou autre. Une jeune réalisateur parisien à autant de mal à boucle le budget de son premier ou deuxième film. A un moment, il faut stopper un peu la paranoia qui consiste à accuser encore et toujours l'Etat. Dans l'art, tout comme en économie, çà n'est pas l'Etat qui peut faire des choses. Il peut aider ou freiner, mais il ne peut pas être l'initiateur. Le fatalisme est la pire des choses. Si on commence par dire : on y arrivera pas de toute façon, c'est sur.

D'autre part, il faut de dire que le cinéma français est subventionné. Le cinéma est financé par l'argent qu'il génère. Le CNC est alimenté par un compte de soutien qui provient d'une taxe prélevé sur les recettes de tous les films mais qui ne peut être utilisé que pour un film de nationalité française. Ce système fait que le cinéma français reste, après les USA, le plus créatif du monde.

@ Alwen "ca sera quoi un héros breton ?" et j'aimerai que vous développiez votre argument sur les financements régionaux et départementaux soumis à l'idéologie française, j'avoue ne pas avoir compris.

Et il faut dire tout de même que si René Vautier fut un cinéaste censuré par l'état, il ne le fut pas parce qu'il était Breton mais parce qu'il dénonçait des exactions de l'Etat. Qu'il soit Breton n'a rien à voir avec çà. Et pour votre information : Avoir 20 ans dans les Aurès, qui fut produit par une société bretonne (UPCB) avait à son époque reçu l'avance sur recette du CNC.

Philippe Guilloux
Lundi 8 juin 2015

je pense à un exemple de cinéma breton : Le tournage de "La femme de Brest" démarre bientôt. Un film sur Irène Frachon et l'affaire du médiator. Un film contemporain (donc ne nécessitant pas de décors particulier, tout existe). pourquoi faut-il que ca soit des réalisateurs extérieurs à la Bretagne qui viennent raconter ce genre d'histoires (Bowling sur le combat de la maternité de Carhaix idem). C'est juste une question, je n'ai pas la réponse.

6wRkY
Lundi 8 juin 2015

dans combien de documentaires historiques, de films ect ne voit t on pas une carte de FRANCE avec la BRETAGNE incluse AVANT 1500 comme si la Bretagne avait toujours ete francaise... cu

Hervé China
Lundi 8 juin 2015

Micmac, Méli-Mélo et imcompréhensions ...

Les revendications bretonnes de ne pas ternir leur image, de préserver leur culture et leurs spécificités est légitime !!. Et c'est exactement pour les mêmes raisons : préserver la culture, les valeurs, la nature et les religions de la France, en un mot, préserver tout ce qui a bercé mon enfance que je suis partisan FN aujourd'hui.

P. Argouarch
Lundi 8 juin 2015

@ Guilloux et autres. Pour votre info, l'écrivaine et scénariste bretonne Anjèle Jacq a écrit un scénario pour un film historique basé sur son roman ´Les braises de la liberté' . Le film est en breton sous-titré en français. Tout est prêt y compris le repérage des lieux du tournage mais ça fait trois ans qu'elle cherche un réalisateur . Ça risque pas d'être subventionné !

Jacques-Yves Le Touze
Lundi 8 juin 2015

Pour préciser l'info, le drapeau interceltique a été créé par Polig Monjarret sous forme d'autocollant pour être vendu lors d'un des Kan ar Bobl des années 1980 pour venir en aide au Festival panceltique de Killarney. Pour répondre à ceux qui se demandent pourquoi il n'y a que 6 pays représentés, c'est tout simplement parce que ne participent au Festival panceltique que les 6 nations où l'on parle une langue dite celtique. Une fois les 1000 autocollants vendus, Polig a donné les droits de reproduction et d'utilisation à l'association Dalc'homp Soñj qui l'a édité pendant des années sous forme d'autocollants et de drapeaux . Vu son succès, des copies illégales ont été diffusées, puis des versions interprétant le dessin original , changeant le design, rajoutant la Galice et les Asturies, etc..

konan Lasceau
Lundi 8 juin 2015

De plus :

"Fierté Française"

est placé juste au bon endroit

au dessus du GHD

un message subliminal

à l'attention des Bretons ?

MANSKER
Lundi 8 juin 2015

Où l'on voit très clairement aussi que l'on se fiche de la gueule des Bretons c'est dans cette façon toute parisienne de prononcer les mots : Penviller (pain villier) Camlez (camp lé). Allez donc en Bourgogne visiter Noyers et prononcez le tel quel. Vous allez alors voir illico-presto un cours de français en bonne et due forme : on dit Noyères pas Noyers !! Bon excusez moi, j'suis point du village bou diou ! Idem à Baris on dit un cahier (cahiai). Ceci étant faire référence aux Bretons ou à la Bretagne, dans des situations ambigues qui tendent à les discréditer, est symptomatique d'esprits névrosés ne sachant à qui s'en prendre pour expurger leurs propres lubbies. A trop regarder les autres on ne se voit pas soi-même. Le nombrilisme aigu a encore de beaux jours à prospérer, il est vrai qu'aujourd'hui, seul la médiocrité paie au détriment des vrais artistes qui eux restent dans l'ombre. Les films navets de propagande sont toujours légions, tout comme les journaux, mais juste une question, dans quel monde vit-on ?

Yann le Bleiz
Lundi 8 juin 2015

M. Prigent avec son exemple de BFM le démontre bien : sur 200 films, 5 ont gagné de l'argent, nous sommes donc dans un cinéma subventionné!

M. Guilloux a raison quand il dit que les cinéastes sont essentiellement parisiens... Par contre, je m'étonne quand il évoque un financement participatif comme solution.

Je crois que c'est M.Ollivro qui expliquait que les parent qui mettaient leurs enfants à Diwan payaient 2 fois : avec leur impôts et par l'aide au fonctionnement de l'école!

Les Bretons, qui vivent comme les Français, dans le système le plus imposer au monde devraient donc payer une deuxième fois pour tout ce qui concerne leur culture, l'école, le cinéma,... (enfin tous ce qui concerne leur culture d'untermensh!)

Par contre, je m'étonne de la question sur "le héro breton"... Je pense que sur 2500 ans d'histoire, qui inclus les légendes les plus connues d'Europe, cela ne devrait pas être trop difficile!

Pour exemple :

Un jour j'évoquais avec un membre du CR B4 (je préfère taire son nom), la possibilité de faire un film breton équivalent à "Braveheard" pour l'Ecosse.

L'idée de cette personne était de réunir un financement de 2 millions d'Euro, puis de le produire aux USA, idéalement avec Ridley Scott comme metteur en scène et le héro serait le Duc Jean IV (An Alac'h, celui que l'on voit sur la célèbre gravure de tournoi affrontant la France)!

Le raisonnement était le suivant :

2 millions, pour faire un film de qualité!

Aux USA, pour éviter la censure française et bénéficier du réseau de distribution!

Ridley Scoot, pour sa célébrité et parce qu'il ne trouvera à rien à dire pour faire un film de qualité ou la France en prend plein la figure!

Jean IV (An Alac'h), car c'est lui qui a mis les Bretons d'accord pour virer comme des malpropres les armées françaises hors du pays et ouvrir une nouvelle ère de prospérité économique, et ce personnage devrait plaire autant aux Américains, qu'aux Européens et aux Bretons!

Selon mon interlocuteur du CR B4, un tel film devrait avoir un retentissement mondial, qui devrait permettre aux Bretons de redresser la tête... Car si le SNP a fait beaucoup en Ecosse, Hollywood a également largement apporter sa contribution!

Il y aurait 2 scènes mythiques : Le retour en Bretagne, et la victoire finale, avec le message sur l'ère de prospérité qui suivra...!

Pour mémoire, le Duc JeanIV reprendra possession du Domaine de l'Honneur de Richmond (le plus riche d'Angleterre), l'ensemble faisant du Duché de Bretagne l'un des pays les plus riches d'Europe!

angèle jacq
Lundi 8 juin 2015

Étant citée, juste un regard derrière soi : Au lieu de se s'étaler sur le chemin à faire, voyons celui parcouru depuis une trentaine d'années… .Ainsi ira également celui d'un cinéma breton à venir, sur les pas de ceux qui ont pris le parti de le bâtir dans les années… 7O environ ? car il se bâtit chaque jour ce cinéma avec peu moyens, un cinéma de "bout d'ficelle” et alors ? Pour une bonne part, il est de qualité. On ne naît pas scénariste, cela s'apprend, c'est un métier. Un métier qui aujourd'hui s'enseigne à Plonéour Trez et pas seulement aux Bretons mais à bien d'autres ethnies car enseignement grandement ouvert sur le monde. Un fond du cinéma breton a été créé.

Pourquoi la créatif a-t-il un temps de retard sur la création proposée ? Parce qu'il faut de l'argent, beaucoup d'argent pour tourner par exemple un film historique tel que "les braises de la liberté” sur cette période cruciale où la Bretagne hébétée, a vu disparaître ses franchises et ses droits avec la révolution… Mon rêve serait de révéler ce moment avec des images tournées grâce à des amateurs. Un cinéma de l'intérieur de l'être qui tend vers la liberté. Car cette liberté humaine tant désirée est universelle. Elle est celle de l'âme en quête de suprême. Celle que l'on trouve par exemple, dans "l'arbre aux sabots" de Ermanno Olmi, Palme d'or 1978 à Cannes : Le réalisateur a réussi à contourner ainsi les coûts exorbitants du film historique… Rien n'est impossible et la réalisation d'un film, peut aussi compter sur l'apport de mécènes pour qui ces dons sont "défalquables" des impôts. Toute une pépinière de petits réalisateurs sont nés ces 20 dernières années … TV Breizh n'est plus ce qu'elle fut rêvée mais elle a permis dans l'espace de temps qui lui a été laissé, la naissance d'acteurs, le doublage de films, et un jour prochain grâce à la capacité à additionner moyens et talents qui ont vu le jour grâce à ces quelques années, les paysages étant gratuits, la réalisation de longs métrages viendra enrichir notre imaginaire. Lui permettre d'accrocher ses cordes à celle de la musique et des mots de la langue, une langue qui parle avec des images et dont la portée est"musique".

Et pour cette réalité, nous sommes déjà demain.

Philippe Guilloux
Lundi 8 juin 2015

@philippe argouach : je connais le projet d'Angèle. Elle me l'a présenté il y a déjà plusieurs mois et, comme elle intervient ici, elle pourra témoigné de ce que je lui ai dit : le film historique est le plus difficile à produire car il nécessite très vite d'énormes investissements. Avec 2 millions d'euro aujourd'hui, vous ne faites pas Brave heart, désolé. C'est bcp plus onéreux. Quand ceux qui fantasment sur Ridley Scott, j'en connais qui portent des projets comme ceux là depuis 15 ans et j'attends toujours de les voir à l'écran. Sur le papier le raisonnement est bon mais dans les faits ? Les américains ne viendront pas tourner en Bretagne de toute façon car ils ne peuvent pas bénéficier des aides et la boucle est bouclée.

Vous dites qu'elle n'a pas trouvé de réalisateur : cela montre bien que les freins ne sont pas ceux de l'état centralisateur.

Le financement participatif : on ne financera pas un film avec ce type de financement, mais on peut peut-être financer l'étape très importante qui est l'écriture et qui cruciale dans un projet. Or, cette phase n'est pas bcp financée en région. Sans écriture, difficile de convaincre un réalisateur, des acteurs un producteur. Avant même de penser a aller chercher les aides. Le Groupe Ouest fait ce boulot. Il faut espérer que des gens qui veulent raconter des histoires d'ici investissent ce lieu et ce dispositif.

Oui, il y a des techniciens en Bretagne qui ont un savoir faire. Ca n'a pas toujours été la cas. Oui, il y a des sociétés de productions en Bretagne, dont certaines commencent à s'intéresser à la fiction.

Ce que je voudrais dire c'est qu'il faut arrêter de regarder le verre en ce disant qu'il est a moitié vide. Il faut regarder le verre à moitié plein. Robert Coudray par exemple, qui fait 40 000 spectateurs payants en Bretagne avec un film auto produit "Je ne demande pas la lune, juste quelques étoiles" montre qu'on peut trouver du public et le public, c'est aussi du financement.

Oui, dans un monde idéal, un Breton ne devrait pas avoir à payer deux fois pour avoir des programmes. Il le fait déjà vu que bon nombre de ce qui est produit en Bretagne est financé en partie par la région, donc par l'impôt. Est ce là faut de l'Etat ? Oui est non. C'est la faute des chaines de télévisions, notamment celles du service public, qui ne financent pas les programmes produits en région au même niveau que ceux produits au national. On est dans des proportions de 5 à 10 fois inférieur mini. Je parle là de l'audiovisuel hors cinéma. Hors si l'Etat à son mot à dire dans les chaines, c'est pas lui qui décide ce qu'on y finance et comment on le finance. Ce sont les dirigeants qui continuent à mépriser la production en région.

Pour moi deux solutions : on continue à dire que rien n'est possible, que l'Etat nous empêche de faire quoi que ce soit ou on se prend par la main et on fait des choses. Pour faire des choses, il faut de l'énergie, il faut sentir qu'on a le soutien. Parler des films qu'on n'aime pas. Oui, mais on ne fera rien bouger. Parler de ce qui se fait, ca permettrait de montrer que ca bouge malgré tout. Il est dommage de voir que nous débattons en partant d'un film qui nous dérange, pas d'une expérience positive.

Et pi aussi, il faut dire les choses : ne chargeons pas trop la mule. Lorsque Lann Vraz est sorti, j'ai entendu pleins de critiques sur le breton parlé, sur le mauvais accent des acteurs.C'est tout ce qu'on retire de ce film ? Il n'y arien de positif ? Lorsque j'ai tourné des séquences de reconstitution pour mno film sur Ravallec, tout de suite, on m'a demandé : quel breton vont parler vos acteurs ? de quelle région ? de quelle époque. Personne ne m 'a pose ces questions que les séquences en français. J'aura fait des dialogues en français de 1732, personne n'aurait rien compris. Mais pas de critique Par contre pour ne pas utilise le bon idiome breton, là, avant même que je tourne, j'avais déjà des questions. Finalement, j'ai tout fait muet et

Jack Le Guen
Lundi 8 juin 2015

"Pour Marine Le Pen, il n'y a qu'une seule identité, l'identité française, qu'une seule nation : la nation française, qu'une seule religion : la République, et qu'un seul drapeau : le drapeau tricolore." Ben pour Nicolas Sarkozy, Manuel Vals et Jean-Luc Melenchon aussi..!

Damien Kern
Lundi 8 juin 2015

Lamentable.

Encore et encore le problème des subventions et impots centralisés avec des micros comités nommés politiquement. Subvention = addiction. On vient de découvrir la gestion du CSA par Mr Gallet, continuons la centralisation.

Même logique que l'écotaxe. Sans oublier la 3ème facture : le message publicitaire financé par cet ecotaxe.

Après un tel film, la logique serait de retirer en Bretagne les taxes qui participent à ce financement. A moins que les bretons soient masochistes. Il y a 15 ans, il y a eu des rudes négociations entre EU et la France pour l'exception culturelle française. Au niveau de l'OMC aussi.

C'est ce genre de film qu'il faut remonter à Bruxelles, par exemple au comité des régions EU.

www.cor.europa.eu . Avec la mention : masterpiece financé par l'exception culturelle française.

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Pas simple pour un petit pays d'avoir une activité cinématographique. Mais est-il préférable d'avoir des navets en français financés par les bretons ou des navets américains sans subventions ?

Dans les petits pays, on sous-titre, en Belgique même avec 2 langues. En Suède, même pas de sous-titre. Le navet en langue étrangère dès le jeune age permet de devenir multilingue bien plus efficacement que l'éducation nationale française. Et la prise de tête du message français en moins.

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Quant à une production en Bretagne, il faut l'imaginer internationale. La fiscalité française est un repoussoir.

L'histoire de la Bretagne intéresse les anglo saxons. A la BBC, j'ai vu des documentaires sur Merlin l'Enchanteur, Brocéliande... Bien plus proche de la Bretagne que Arte la chaine Franco Allemande. Il y a aussi la Normandie.

Il y a bien longtemps, les américains ont tourné en Bretagne - Viking - Fort Lalatte.

Plus récemment, il y a eu "Un long dimanche de Fiancailles" - trop favorable à la Bretagne :-)

Sanction :

"Le Conseil d'État a finalement décidé que le film était bel et bien américain, et qu'il n'aurait pas de double nationalité, ceci malgré le fait que la réalisation soit française, et le casting à plus de 98 % français décision du Conseil d'État 2007/283319 du 06 juillet 2007). Le producteur délégué du film étant largement contrôlé par la firme Warner, le film n'a donc pu être éligible à une subvention de 8 millions d'euros du CNC3."

Il n'y a pas que l'histoire.

Le petit pays voisin, L'Irelande, pourquoi ça marche ? Thriller : un monde sans subvention.

(voir le site)

Philippe Guilloux
Lundi 8 juin 2015

Damien Kern : le fait que le film un long dimanche de fiançaille n'est pas été soutenu par le CNC n'a rien à voir avec le fait qu'il soit favorable à la Bretagne où pas. Et la comparaison avec l'Irelande n'a pas lui d'être.

Le principe en France est simple et le dispositif fonctionne plutôt bien. Le principe est que toute oeuvre diffusée sur le territoire est soumise au prélèvement de taxes sur les différentes diffusions : un billet de cinéma, les recettes publicitaires des chaines privées, la vente de DVD... Cette taxe aliment ce qu'on appelle le fond de soutien. Ce fond de soutien est géré par le CNC. Le producteur d'une oeuvre française peu, en déposant des dossiers auprès des commissions concernées, demander à être soutenu. Il na s'agit donc pas de subventions mais d'argent généré par le film. Seules les oeuvres françaises peuvent bénéficier de ces aides. C'est un système bien foutu (pour une fois que la France invente un truc intelligent, on ne va pas pleurer). Les US ont tenté plusieurs fois de faire dégager ce mécanisme de soutien ce qui n'a pas été accepté et qu'on a appelé l'exception culturelle.

Pour un dimanche de fiançaille, le réal est français, le livre d'origine aussi, les acteurs... mais la production était américaine. D'ou le fait que les tribunaux aient du tranché. Ca n'est donc pas une censure, une décision lié au film, à son contenu, au fait qu'il soit tourné en Bretagne, favorable à la Bretagne ou pas.

Sur la télé, ca n'est pas la fiscalité qui est un repoussoir. C'est que la production est concentrer à Paris tout comme la diffusion. En dehors d'Arte (et encore) tous les grands médias audiovisuels sont installés à Paris. Sur ce plan là, il faudrait militer pour une décentralisation type ce qui se fait en Allemagne. Actuellement, plusieurs corporation demande cette décentralisation qui passe pas une déconcentration de la redevance avec une part régionale. Ca c'est une revendication qui mériterait d'être étayée, argumentée, préparée pour faire du lobbying auprès des élus. L'idée traine mais on ne lit pas une proposition concrète : quel pourcentage de répartition, en cas de répartition, qui gère la part régionale ? avec quelles missions ? quel cahier des charges ???

Philippe Guilloux
Lundi 8 juin 2015

a ce propos, un réalisateur breton est en train de faire un film sur le réseau Shelburn. Voilà le type de projet sur lequel il faudrait faire un article. Quels financements ? Quels avantages à tourner en région ?

Ce réseau qui permettait aux aviateurs anglais de retourner en Angleterre lorsqu'ils avaient été abattus est une belle histoire bretonne...

Donbzh
Mardi 9 juin 2015

Déjà, qu'on s'emmerde à regarder les films hexagonaux à tendance Zolasortezvosmouchoirs, mais qu'ils y glissent des insultes envers les Bretons et autres ploucs, de la part de bobos parisiens, ne devraient étonner personne.

Même le drian chasse les Gwenn ha Du de toutes les commémorations et, après les Bonnets Rouges , il faut bien casser les symboles Bretons de la révolte.

Il est sur qu'on trouvera toujours des "fauxrévoltés cultureuxbobos" pour dénoncer les méchants Bretons qui osent ne pas faire tout ce qu'on leur commande,surtout s'il s'agit de toucher quelques subventions au passage (C'est là que s'arrête leur révolte et commence leur sens pratique du devoir)...

Il y a 30ans quand on se disait Breton, on nous faisait savoir que le pen était Breton, jusqu'à ce que l'on réponde qu'il n'avait jamais été élu en Bretagne...Rien ne change des insultes , toujours des insultes de la part de ces gens qui se croient supérieurs...A boycotter...ou pire...

Bevet Breizh

Kaikea le mage cailloux
Mardi 9 juin 2015

un breton est a la bretagne ce qu'un coq est a la france... que le français chante les deux pieds dans la m... et de bon matin sous une croix gamée une celtique ou meme un croissant de lune, grand bien lui fasse. si cela amuse les foules a paris ou meme a nuyorq, grand bien leur fassent. Ploucs est un mots purement francais pour designer notre peuple, grand bien nous fasse....bordel!!!!!!! que les kretins et autres intelectueux de la kakapital se croient gens cultureux en regardant ces images, grand bien leurs fasse. ils resteront ainsi loin de nos terres, loin de ploucland, grand nous fasse. L'amalgames est malheureux certes, mais les conséquences ne le sont point, et comme disait ma grand-mere morlaisienne: de tous mal sort un bien. ici notre aubaine est que les artichauts qui pourront croire en cette inf'mamie ne viendront point nous chercher les noises dans nos bistrots, qui eux n'ont jamais eu besoin de propagande parisenne BBR, pour rechauffer coeurs et âmes de tous horizons, de toutes confessions, des toutes les couleurs de l'arc en ciels lorsque le baromètre est au plus bas entre la mer d'iroise et le cap frehel.

Alwenn
Mardi 9 juin 2015

"Ce fond de soutien est géré par le CNC. Le producteur d'une oeuvre française peu, en déposant des dossiers auprès des commissions concernées, demander à être soutenu. Il na s'agit donc pas de subventions mais d'argent généré par le film. Seules les oeuvres françaises peuvent bénéficier de ces aides. C'est un système bien foutu (pour une fois que la France invente un truc intelligent, on ne va pas pleurer). Les US ont tenté plusieurs fois de faire dégager ce mécanisme de soutien ce qui n'a pas été accepté et qu'on a appelé l'exception culturelle."

C'est un système bien foutu pour les ... français, mais pas pour les Bretons.

Comme pour la redevance, tout remonte à paris et une faible partie revient en Bretagne, avec les filtres parisiens.

La région Bretagne et un département comme le Finistère donnent également des aides, mais qui elles ne sont pas issue de l'argent récolté par le CNC (à ce que je sache) On paie deux fois !

Quelle somme est récupérée en Bretagne par le CNC et combien de films pourrait-on faire avec cette argent?

Combiens de longs métrages sont réalisés en Bretagne chaque année ?

L'exception culturelle française est surtout une exception culturelle parisienne.

N.B. J'avais répondu sur la question du "héros breton" mais mon texte n'a pas été publié (pour l'instant ?!)

Yann le Bleiz
Mardi 9 juin 2015

@ Philippe Guilloux

Je partage vos derniers commentaire. Oui on parle beaucoup trop pour dénoncer et pas assez pour évoquer les possibles.

Je connais l exemple dans des petits pays d Europe ou de beaux films historiques ont été réalisés avec des petits budgets sans que cela soit trop pénalisant.

Oui un article sur les réalisations bretonnes et les possibles serait intéressant, plus que ce film minable qui exprime surtout la perte de repères des Français. Il faudrait une personne ayant cette connaissance pour l écrire.

Pourquoi pas vous? Après tout on est toujours mieux servit par soi-même et vous semblez avoir des idées intéressantes qu il convient de partager.

Alwenn
Mardi 9 juin 2015

Je me souviens des propos d'une réalisatrice rennaise rapportant les propos d'un parisien disant (de mémoire) ne pas comprendre qu'on puisse faire des films en vivant en dehors de paris, qu'on puisse être cinéaste et ne pas vivre à paris !

Alwenn
Mardi 9 juin 2015

Pour qu'un cinéma soit réellement possible en Bretagne il faut créer les conditions, notamment économique, mais pas seulement , pour qu''il puisse exister, ce n'est pas le cas aujourd'hui, malgré les efforts faits. On peut toujours dire d'arrêter de se plaindre et de regarder les possibilités, mais elles sont faibles.

Le cinéma français est un "milieu", les gens se connaissent , se fréquentent, et les relations sont fondamentales dans ce milieu.

Un chiffre qu'on lit ici ou là : 95% des emplois liés à l'audiovisuel sont à paris.

Il y a quelques producteurs de films en Bretagne, mais bon ...

Philippe Guilloux
Mardi 9 juin 2015

@ Alwenn : c'est un système bien foutu pour tout le monde. Il y a des sociétés bretonnes qui en bénéficient. Donc...

Sachez aussi qu'il y a des conventions entre le CNC et la région et le CNC et les départements. Ces conventions qui existent dans pratiquement toutes les régions sont surnommées les 1 + 1; Le principe est simple : pour 1 euros mis sur la table par la région, le C N C met un euro. Vous connaissez beaucoup de dispositifs fonctionnant ainsi ? Moi non. Donc il faut être plus subtil dans la critique.

On peut toujours trouver des gens qui vont dire ceci ou cela. Il y a des c.... partout.

Mais encore une fois, c'est pas les autres qui vont faire les choses à notre place.

Alors allez y : écrivez des scénarios, proposez des histoires... Mais attention, c'est du boulot ;-)

Pour Yann le Bleiz : je ne peux pas être juge et parti pour des articles.

Tugdual Radiguet
Mardi 9 juin 2015

Sur le film et les réactions que celui-ci provoquent, je me pose juste une question d'ordre général:

Ne sommes nous pas un peu trop susceptible (cependant à juste titre) quand un chansonnier fait de "l'humour" ou pour des symboles mal utilisés dans un film?

Aussitôt il y a une levée de bouclier et le bruit qu'elle engendre se fait plus entendre que lorsque LeDrian interdit les symbole bretons lors de manifestations commémoratives, ou lorsque les impôts viennent frapper à nos portes chaque années dans l'illégalité la plus totale?

@ Philippe Guilloux

Je profite du second débat né du premier (le financement des films) pour vous posez une questions:

Quand est il des documentaires historiques? Certains sont en effet très bien fait et sont de véritable films, certain "poussant le vice" à reprendre la langue d'origine, fût-ce t-elle morte comme le latin ou le grec ancien.

Comment sont-ils financés? car je suppose qu'il n'ont pas le soutien du CNC n'étant pas des films non?

Ker itron al lann
Mardi 9 juin 2015

""Ker itron al lann, on peut pas etre republicain et breton"

Le genre d'assertion qui nuit tout autant à notre identité que la projection d'un tel navet!

Et puis bon, la révolte, le coup gueule, la critique, les effets de muscles, la voix de baryton, on s'en lasse. ça va un moment….

Si vous ne voulez pas de la république que proposez vous?

Allez jusqu'au bout, annoncez la couleur!

De nos jours, tout le monde peut dire tout et n'importe quoi. Internet liberté! On se permet d'insulter, de vilipender d'embrocher, d'HARCELER.

Un breton condamné à la prison… Le pauvre… un délit d'opinion?!!!

Et puis quoi encore. Après on s'étonne….

A l'époque de Cambrone certaines insultes se règlaient au chant du coq. Aristide Briand, un breton de Loire encore, a aussi du se lever à l'aube pour les mêmes raisons.

Aristide Briand, Nantais, Breton, Républicain, Prix Nobel de la Paix ( Le prix nobel de Bretagne faut il le rappeler) et je rajouterais de 'l'honneur".

Faisons le ménage d'abord chez nous, en Bretagne!!!

Ker itron al lann
Mardi 9 juin 2015

Républicain et Breton, De La Tour d'Auvergne, enterré debout face à l'ennemi.

Républicain, breton, Laennec, étudia la médecine à Nantes. Son neveu Mériadec Laennec, médecin président du sonseil général de Loire-inférieure en 1849.

La liste est très longue…

Comment peut on dire qu'il est impossible d'être Républicain et Breton?

C'est une insulte à notre histoire, à nos anciens, à la Bretagne!

Philippe Guilloux
Mardi 9 juin 2015

Pour répondre aux financements des films et sans déborder :

Un documentaire est un film comme un autre. Comme une fiction il peut sortir salle de cinéma. Maintenant, il est vrai que la majorité des docs sont plutot sur le secteur "audiovisuel". Le CNC dont le nom complet est Centre National de la Cinématographie et de l'image animée ne gère pas que le cinéma. Il intervient aussi sur des oeuvres audiovisuelles destinées à d'autres écrans. Un documentaire qui passe uniquement en télévision peut dont bénéficier du soutien du CNC mais les parcours et les commissions ne sont pas les mêmes.

Concernant le financement, un petit détail : bcp de docu fictions que vous voyez sur les écrans sont des productions anglo-saxonne. En effet les anglo-saxon on est avantage : celui de la langue, qui leur permet d'exporter dans de très nombreux pays. Du coup, le financement se pratique sur de l'international.

Alain
Mardi 9 juin 2015

La république n'est pas forcément un modèle déposé ni encore moins breveté français, ce n'est pas une nationalité, juste un modèle de fonctionnement de société et pas forcément le seul à bénéficier de la démocratie, je doute fort que les royaumes du nord de l'Europe apprécieraient que l'on ne les qualifie pas de démocratiques. Bon tout ça est peut-etre un peu loin du sujet de départ.

Ker itron al lann
Mardi 9 juin 2015

Votre remarque est tout à fait pertinente Alain. Je ne la trouve pas du tout loin du sujet de départ. Je crois même qu'au contraire le "sujet" se positionne très clairement là. Qu'avons nous à proposer à la Bretagne, au Peuple Breton?

Les jérémiades, ça suffit.

Yann le Bleiz
Mardi 9 juin 2015

@ KIAL

"Si vous ne voulez pas de la république que proposez vous?"

Tiens le R majuscule à disparu? Mélange du genre ou amalgame volontaire???!!

Pour répondre à votre question : La Démocratie!

Pas le souvenir que la Tour D'Auvergne souhaitait la disparition du peuple breton et de son identité et de sa langue au nom de l'Indivisible...

Je dirais même que c'est le contraire!

Je doute qu'il aurait approuvé Conlie, les morts supplémentaires de la 1GM, il aurait peut être été chez De Gaulle mais n'aurait probablement pas accepté la partition d'une Bretagne trainée dans la boue à laquelle pourtant la France doit son honneur (fait qu'il faut faire oublier!).

Plus d'un militaire breton a servi la République avec succès avant de comprendre qu'il faisait erreur, une prise de conscience qui touche autant le simple soldat que le Général!

Idem pour Laennec, qui ne se privait pas de parler Breton!

Un petit rappel des définitions :

La République (avec R majuscule) est une idéologie quasi religieuse ou l'Etat prime sur le peuple! Mussolini, Hitler et Pol Pot était de grand admirateur de la Révolution française et ne se privaient pas pour le dire!

La république (sans r majuscule) est le nom de tout système politique en l'absence de Monarchie (ce mot ne signifie rien de plus),

La Démocratie c'est le peuple qui prime devant l'Etat (une monarchie comme une république peuvent être des Démocraties)!

Et je parie mon chapeau que les historiens du futur feront largement le parallèle entre la République et l'Etat Islamique tant par sa violence au peuple et dans sa prétendu vocation universelle, deux points qu'ils ont en commun et qu'il sera difficile de masquer! Il ne fait aucun doute que dans 200 ans, l'IE sera aussi respectable de la République, mais aura les mêmes difficultés vis à vis du droit des peuples!

Alors la République, qui en plus serait bretonne : Faut oser!

Bonjours le révisionnisme!

Si c'était vrai (on peut l'imaginer), la République n'aurait aucune difficulté à l'enseignement de l'histoire de Bretagne dans les écoles, n'aurait aucune difficulté vis à vis d'une Bretagne libre de ses choix démocratiques!

C'est votre révisionnisme qui est une honte à notre histoire!

Et je pense que vous le savez que parfaitement!

Mais vous aimez provoquer!

Yann le Bleiz
Mardi 9 juin 2015

@ Philippe Guilloux:

"Yann le Bleiz : je ne peux pas être juge et parti pour des articles"

Je me doute que vous ne critiquerez (en bien ou en mal) votre propre article!

Mais, un article, c'est un travail sur lequel on se donne le temps de la réflexion... Cela pourrait être intéressant! Surtout, que le sujet présente un vrai intérêt!

Mais bien entendu, c'est à vous de voir!

@ KIAL

"Qu'avons nous à proposer à la Bretagne, au Peuple Breton?"

Vous devriez savoir qu'en République le Peuple Breton, comme le Peuple Alsacien, n'existe pas! "Il n'y a qu'un seul Peuple Français!"

Cela vient d'être dit clairement il n'y a pas si longtemps! Visiblement, cela devra être dit à nouveau!

Comment un Républicain convaincu comme vous peut-il déraper de la sorte?

le pagan
Mardi 9 juin 2015

Je vous trouve limite réducteur dans vos propos.

Le film a le mérite de parler d un sujet inquiétant et grave

Si on bafoue l image bretonne pour une bonne cause alors tant pis.pour la Bretagne.

Je suis Breton .

Pour moi vous êtes un radical peut-être un bonnet rouge.

Bref j irais voir le film

SPERED DIEUB
Mardi 9 juin 2015

Le Pagan, gwir eo e maoc'h c'hui deus bro pagan ??? !!

Dans mon commentaire précédent j'ai écrit tous les prétextes bons et mauvais sont bons pour casser du breton ,je suis persuadé que celui ci est vraiment mauvais ,d'autant plus qu'en ce moment circule sur le web de la xénophobie vraiment ,simpliste ,mesquine raciste ,et la source provient bien de la mouvance du front national bleu, blanc, rouge, comme jamais ,dont certain s membres de ce parti veulent achever la culture bretonne purement et simplement .Moi aussi j'ai un point de vue critique de l'histoire du mouvement breton ,mais quand je vois ce qui se passe aux niveau français actuellement je relativise On pourrait faire un reportage sur les ventes d'armes de la France à l'Arabie saoudite ,premier client de l'hexagone dans ce domaine ,dictature obscurantiste ou il y a eu cent décapitations depuis le début de l'année ,sans compter que ces armes pourraient, de part la guerre et le trafic tomber dans des mains bien plus dangereuses que je n'ai pas besoin de citer

felix d
Mercredi 10 juin 2015

@ Le Pagan:

L'image bretonne n'est pas bafouée parce qu'un drapeau inter-celtique est utilisé de cette façon. Vous avez raison...La Bretagne est au dessus de ça... En revanche, "l'identitarisme" dénoncé par ce film (droit du sol + droit du sang) est-il un danger pour notre vivre-ensemble? Je le crois.

Tugdual Radiguet
Mercredi 10 juin 2015

Que le Drapeau du film soit un drapeau Breton, pourquoi pas?

Les français considèrent la Bretagne française. Donc, dans cette logique, le Gwenn Ha Du est le drapeau d'un français Breton (et non d'un Breton français) fier de sa région, région française...

Et certaines personnes (FM?), Bretonnes, de part leurs écrits, travaillent à faire passer le message:

Mouvement Breton = mouvement identitaire = facho

Mais de voir sous "Fierté Française" le drapeau de l'Écosse, de l'Irlande, de l'Ile de Mann, de la Cornouailles, et du pays de Galles, dans un film nommé "un français" et traitant du nationalisme français est ironique non?

Car tout le monde sait que les-dits pays sont en france...bien entendu!

Mais si j'en crois le nombre de vue et de commentaires, cela me confirme ce que j'ai écris précédemment sur la levée de boucliers....

Ar Gedour
Mercredi 10 juin 2015

C'est sympa et intéressant, vos commentaires, mais quand je lis par exemple "y a-t-il eu un cinéma breton?" et que je ne vois à aucun moment causer de Brittia Films et de son oeuvre majeure "Le Mystère Du Folgoet", qui a impliqué beaucoup de locaux, a marqué la population qui y a participé, qui a eu environ 1 000 000 d'entrées à l'époque, alors même que la diffusion était itinérante.

Plus d'infos ici : (voir le site)

Les frères Caouissin ont été pionniers en la matière, au point que Herry Caouissin a été conseiller technique de Jean Delannoy pour "Dieu a besoin des hommes", et j'en passe. Mais qui a suivi après ? Le cinéma breton ne se limite pas à des René Vautier, des Bourbeillon & Helia, etc...

Oui... il y avait un cinéma authentiquement breton. Qu'a-t-on fait de cet héritage ? Comme bien d'autres, on l'a mis sous le boisseau et on l'a oublié. Et après on se plaint que face à cela, la Bretagne se fait dégommer par des manipulateurs, comme via ce "film" ?

Philippe Guilloux
Mercredi 10 juin 2015

Gedour : oui, il ont été pionniers mais après ? Mais je lis : on l'a mis sous le boisseau. Qui ?

Le cinéma coûte très cher et de plus en plus. La règlementation est en effet de plus en plus contraignante, ce qui est surement une manière de contrôler.

Moi en tous les cas j'irai voir "un français" car j'ai bien l'intention de ne pas m'arrêter au fait qu'il y ait un drapeau pour ne pas aller voir un film qui dérange.

Léon-Paul Creton
Vendredi 12 juin 2015

il est évident que Pierre Fresnay, Daniel Gélin... plus près des julots de Belleville, pouvaient être très représentatifs de Sénans d'il y après de 70 ans, marins pêcheurs marqués par la mer et le travail, parlant principalement le breton avec le curé et autres également brittophones quasiment à 100%.Sur une île où la vie était ...granitique!

Et que dire d'autres films tournés en Bretagne? Sur les Bretons?

je suis un Douarneniste de 72 ans passés et ancien marin pêcheur et de marine marchande, je les connais donc un peu ces Sénans!

Ailleurs de telles pratiques ont eu cours et l'on encore et sans vergogne comme par exemple dans "Plus belle la vie" série TV se passant dans la région marseillaise dans la laquelle l'accent est totalement escamoté...et ou l'on ne se sent pas vraiment à Marseille pour ceux qui l'on un peu fréquentée.

Dans l'½uvre de Pagnol oui _noblesse oblige_ on le retrouve cet accent plus ou moins (bien) imité, mais souvent utilisé pour les rôles de simplets...

Quant à H.Caoussin... de Paris: Aurait peut-être pu beaucoup mieux faire! Passant par Paris l'on perd assez facilement ses repères...

Comme d'hab je provoque toujours un peu.

Le Mouillour Jean-Yves
Samedi 13 juin 2015

Eternel débat. Je suis breton. En rien je ne me sens français.République ou pas, surtout démocrature d'ailleurs, je suis celte et breton, et la Bretagne autant que la france a ses clivages. Je suis de gauche, profondément, et anti-jacobin. Je conbat le fascisme, l'extrême droite sous toutes ses formes, les politiques type PS ou UMP, et surtout, je ne suis pas bonnet rouge. Non. Breton tout simplement, et tant pis pour ceux qui sont asservis à la France.

Breton, européen et citoyen du monde.Sans la manipulation et sans soumission à des pseudos démocraties où l'Etre humain passe après le profit. Oui, il y a eu certaineent calcul, ou bêtise, de lier le drapeau breton à l'idée d'extrème droite, mais cela donne une idée de ce qu'est cette France agonisante.

Philippe Guilloux
Jeudi 2 juillet 2015

J'ai été voir le film. La séquence où l'on voit le fameux drapeau est l'une des séquences clef dans le basculement de cet homme pour quitter le mouvement.

Ce film est surtout une attaque en règle contre la patriotisme franchouillard. La séquence durant laquelle on voit des supporters en maillot bleu blanc rouge chanter, que dis-je, hurler la marseillaise, avant la retransmission du match France-Brésil de 98 donne image pitoyable du français de base. Bref, si on peut regretter la présence de ce drapeau, il s'agit bien plus d'une critique des dérives nationalistes françaises.

Yann le Bleiz
Samedi 4 juillet 2015

@ Philippe Guilloux,

Merci pour ce retour.

Mais ce que vous ne nous dites pas, c'est : Est-ce que ce drapeau se situe dans ce bar comme composante pitoyable du nationalisme français que condamne ce film?

Toute la question du débat est là!

Car les Bretons ne s'associe nullement au Nationalisme français, et encore moins à sa composante pitoyable! C'est d'ailleurs le grand désaccord avec l'Etat depuis 1789!

Du coup, le message serait bien : Le "gentil" français est sauvé du pitoyable, car il quitte la perversion procuré par l'exemple de des "méchants".

N'oublions pas qu'AVANT la négation des peuples breton, basque, alsacien, algérien, vietnamien, la République a nié le peuple français en lui associant de force ces autres peuples à sa propre identité!

Le peuple français est encore plus victime du Jacobinisme/Républicanisme, que les Bretons, Basques ou autres peuples annexés!

Et on constate aujourd'hui, par l'incapacité évidente des Français à s'intégrer dans l'Europe et dans le paysage international!

N'est pas cela le message de ce film :

NON, au nationalisme sous la forme d'identité d'un peuple (définition internationale mais que la République rejette sous cette forme en l'associant opportunément depuis 1945 à l'extrême droite).

OUI au nationalisme français sous sa forme Républicaine/Jacobine car elle se veut humaniste en niant les peuples, donc en prévenant de l'extrême droite...!

La République est ses auteurs subventionnés semblent se raccrocher aux branches comme ils peuvent!

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