18 juin 2011 : manifestation de la Minorité bretonne de France à Nantes

-- La réunification --

Communiqué de presse de Bretagne Réunie
Porte-parole: Paul Loret

Publié le 10/06/11 17:00 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Communiqué de presse, Nantes le 1er juin 2011

La Minorité bretonne vivant à l'extrême ouest de la France résiste à l'uniformisation et à la normalisation imposées par l'État et certains élus politiques locaux.

Forts et fiers d'appartenir à la diversité française et européenne les Bretonnes et les Bretons manifesteront le 18 juin prochain à Nantes leur volonté de développer leur culture au sein de leur espace régional créé voilà onze siècles. La longue histoire bretonne a créé un fort sentiment d'appartenance dans la population locale, inquiétant l'État centralisateur et les responsables politiques jacobins.

Depuis l'an 850, l'espace géographique de la Bretagne est resté intact, jusqu'au 30 juin 1941, date de la promulgation du décret du gouvernement de Vichy, sous tutelle des nazis et représenté par le maréchal Pétain, déportant le département de la Loire-Atlantique, le plus peuplé et le plus industrialisé de Bretagne, dans une nouvelle région technocratique appelée aujourd'hui « Pays de Loire ».

À la Libération, les hommes politiques se sont engagés à abroger ce décret. Pourtant 70 ans après, la Bretagne est toujours “partitionnée” alors que le dernier sondage réalisé en mars 2009 par le gouvernement confirme que 68 % de la population bretonne est favorable à la réunification, que les 2 assemblées directement concernées, Conseil régional de la région administrative Bretagne et Conseil général de Loire-Atlantique, ont voté un vœu en faveur de la réunification.

La réforme des collectivités territoriales lancée fin 2008 et les déclarations du président de la République faisant état de l'anachronisme entre Nantes, ville bretonne, et sa dépendance administrative avec la région des PDL, ont créé un immense espoir. Finalement la loi sur cette réforme rend impossible la réunification.

Pire, la région des PDL et les villes de Nantes et Saint Nazaire pratiquent depuis ces dernières années une véritable politique d'assimilation forcée vis-à-vis de la population de Loire-Atlantique.

Pour ce faire :

— La région des Pays de Loire :

– augmente son budget de communication de 160 % passant ainsi entre 2004 et 2009 de 9,5 millions d'euros à 25 millions d'euros !

– conçoit des propagandes ciblant principalement les jeunes au travers des lycées qu'elle a en charge, du sport qu'elle subventionne, etc. ;

– tente de détruire le sentiment d'appartenance breton des habitants de Loire-Atlantique au profit d'une nouvelle identité qu'elle appelle « ligérienne » ;

– manipule l'Unesco en s'appropriant le logo « Patrimoine mondial » pour insérer le château des Ducs de Bretagne, vidé de son histoire ducale, dans le site classé du Val de Loire, afin d'effacer les onze siècles bretons.

— La ville de Nantes :

– débaptise des rues, des immeubles, des îles, des quais, des centres commerciaux portant des noms en référence à la Bretagne ;

– refuse de mettre en vente dans la librairie du château des Ducs de Bretagne des livres et bandes dessinées jugés « trop breton » (qu'est-ce qu'un ouvrage trop breton ???) ;

– refuse d'apposer le drapeau breton sur le fronton de la mairie ;

– colporte des mensonges pour tenter d'opposer les Vendéens aux habitants de Loire-Atlantique en déclarant que Nantes est mi-vendéenne et mi-bretonne (le dossier du magazine L'Express de mai 2011 démontre que nos voisins et amis vendéens ne représentent que 3,2 %)...

— Le gouvernement :

– ne reconnaît pas l'existence de la minorité bretonne ;

– supprime la diffusion en Loire-Atlantique de l'unique émission télévisée en langue bretonne ;

– interpelle, à l'aide de la gendarmerie (corps militaire) et la police nationale, sans ménagement, des automobilistes ayant apposé des autocollants à caractère breton sur leur véhicule, etc.

Néanmoins, les Bretons sont déterminés à faire valoir leurs droits de citoyens français mais aussi de leurs droits de citoyens européens.

Le traité de Lisbonne stipule dans son article 2 :

Article 2 : L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités.

Madame Viviane Reding, vice-présidente de la Commission Européenne a confirmé, cette année que les Bretonnes et les Bretons formaient une Minorité Bretonne.

Devant l'intolérance, voire la « bretonphobie » de l'État et de certains élus locaux qui refusent de reconnaître l'existence de minorités sur leur territoire, les Bretons interpellent les citoyens européens et leurs parlementaires pour que cesse cette discrimination au sein de l'Europe.

Nous invitons tous les parlementaires européens respectueux de l'article 2 du Traité de Lisbonne, à voter des lois contraignantes garantissant les valeurs que promeut l'Union Européenne vis-à-vis de ses Minorités et par conséquent à soutenir notre manifestation du 18 juin 2011.

Pour en savoir plus sur la manifestation du 18 juin 2011 :

(voir le site) spécial de Bretagne en Résistance lié à l'association Bretagne Réunie.

Le cortège de la manifestation se dirigera vers l'Hôtel de région des Pays de Loire pour lui signifier qu'elle doit quitter la Bretagne. Le circuit est étudié pour passer devant le quotidien régional – à caractère monopolistique – Ouest France, la radio d'État France Loire Océan, la télévision d'État FR3 et l'Université, puisque ceux-ci contribuent à la politique d'assimilation forcée.


Un concert gratuit aura lieu en fin d'après midi. (voir le site) pour le programme et les participants.


Document PDF 22333_2.pdf Manifestation de la Minorité bretonne de France à Nantes 18 juin 2011. Communiqué de presse.. Source : Bretagne Réunie
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