Nous n’avons pas besoin d’une fondation Bretagne mais d’une fondation pour sauver la langue bretonne

-- Langues de Bretagne --

Chronique
Par Philippe Argouarch

Publié le 15/06/20 14:55 -- mis à jour le 26/06/20 20:12

Nous avons appris le lancement prochain d’une fondation Bretagne afin de sauver la culture bretonne avec la participation financière de la Région. Une association, l’APFB, l’ Association de Préfiguration de la Fondation de Bretagne a été créée à Quimper pour collecter des fonds privés et définir les objectifs afin de « sauver la création culturelle bretonne ». Bien. Sauf que ce qui a besoin d’être sauvé de toute urgence n’est pas la création culturelle bretonne mais la langue bretonne.

La culture bretonne se porte bien malgré le confinement et la suppression des festivals d’été. D’ailleurs plusieurs créations musicales ont eu lieu pendant le confinement, certaines créations collectives ont vu le jour grâce aux réseaux sociaux. Quant aux écrivains bretons, ils ont redoublé d’ardeur grâce au confinement. La culture bretonne ce n’est pas forcement sortir et regarder un spectacle assis sur une chaise ou même danser la gavotte. La culture c’est aussi une façon de voir les choses, une façon de voir le monde, et cette matrice héritée de nos ancêtres est intimement liée à la langue.

Dans la vidéo de présentation (voir notre article), Jakez Bernard rappelle que la région Bretagne est la deuxième région française pour la création culturelle après l’Ile-de-France. Bien. La culture bretonne se remettra du confinement, a-t-elle besoin d’une fondation ? D’autre part une telle fondation s’engagera dans un terrain miné car pourquoi telle création plus qu’une autre ? Sur quels critères les choix des aides financières aux créateurs seront-ils décidés?

Un véritable plan Marshall est nécessaire si l’on veut vraiment sauver la langue bretonne __Paolig Combot

La langue bretonne, elle, a besoin d’un sauvetage, comme n’arrête pas de nous le répéter le juriste Yvon Ollivier. La Région ne dépense que deux euros par an et par personne pour la langue bretonne. Alors que nous apprenons que le gouvernement irlandais vient de décider d’investir 800 000 euros supplémentaires dans la construction d’un centre pour la sauvegarde de la langue irlandaise la région Bretagne va investir 50 000 euros et des mécènes bretons vont apporter des financements dans cette fondation pour la création culturelle. Cherchez l’erreur ?

C'est une grande tragédie, c'est un drame important lorsqu'une langue disparaît, je regrette beaucoup la disparition de la langue bretonne, telle qu'elle a été organisée sciemment par l'Education nationale [...] Cette langue, qui, lorsque j'avais une dizaine d'années, était parlée par tout le monde, on l'entendait partout. C'est une musique la langue bretonne. C'est une musique très différente de la musique de la langue française. Cette sonorité du breton fait défaut maintenant. Quand vous allez en Bretagne, vous n'entendez plus cette langue. C'est comme si une tempête avait soufflé sur la Bretagne et éparpillé les mots [...] J’aime beaucoup cette langue. Je regrette beaucoup qu’elle risque de disparaître. Ca serait terrible que cette langue disparaisse__JMG Le Clézio, prix Nobel de littérature

Certains répondront qu’il existe déjà une sorte de fondation : l’ Office public de la langue bretonne (Ofis publik ar brezhoneg) ! Non ! il faut une fondation pour collecter des fonds privés car le budget de la Région est bien trop faible et la volonté politique du Conseil régional pour sauver la langue bretonne est nulle, voire toute symbolique comme celle de l’Etat français d’ailleurs.

La langue est l’âme d’un peuple

Le breton est classé comme « langue sérieusement en danger »  par l'Unesco. Il n’y aurait plus que 207 000 personnes capables de parler le breton en Bretagne sur une population totale de 4 833 624 habitants en Bretagne historique. Soit 4,5%.

Pour rappel, il n’y a que 4 800 élèves dans les écoles Diwan (2019). 8 000 élèves monolingues ne bénéficient que d’une heure d’enseignement en langue bretonne chaque semaine, dans 110 écoles seulement. 3% seulement des enfants ont accès à la langue bretonne à l'école. Cela veut dire que 97% n'y ont aucun accès, et probablement la majorité de ceux-là ne savent même pas qu'elle existe ! La circulaire du 12 avril 2017 a décidé que dans les écoles élémentaires, le volume horaire dédié à l’initiation à la langue régionale sera désormais pris sur le temps d’enseignement des langues étrangères et non plus sur l’ensemble des domaines disciplinaires.

Quels pourraient être les objectifs d’une fondation de la langue bretonne ?

L’objectif principal devra être : généraliser la langue bretonne dans toutes les écoles de Bretagne. Il n'y a pas d'autres solutions, si on ne fait pas ça, la langue disparaîtra totalement du paysage et ne concernera plus que quelques érudits et quelques marginaux d'ici très peu de temps. Nous avons atteint un seuil critique et seule l'école peut encore renverser la vapeur. Et là, oui, l'argent est nécessaire : pour former des enseignants, en premier lieu, et il en faut des centaines pour répondre à la demande. Il faut aussi des formations conséquentes.

Dans l’urgence, un complément au financement des écoles Diwan est d’une nécessité absolue. Des objectifs académiques comme la création d’une université en langue bretonne sont à considérer à long terme.

Il n’est pas forcément possible que des objectifs juridiques comme le statut de la langue et la reconnaissance des droits européens et internationaux d’une langue minoritaire soient envisageables par les avocats d’une telle fondation mais cela reste à voir.

Dans le contexte de levées de fonds pour la langue bretonne, il est très regrettable que la Redadeg ait été reportée à l’année prochaine car elle aurait très bien pu se tenir en septembre. Elle ne rassemble jamais 5 000 personnes au même endroit sauf peut-être au départ et à l’arrivée, des événements qui auraient pu être confinés. Les kilomètres de la course relais sont courus par tout au plus quelques dizaines de personnes.

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.

Vos commentaires :

Pascal Lafargue
Lundi 15 juin 2020

Marteze awalc’h e vefe tu deomp stourm evit ar c’hrouin e Breizh hag ar Brezhoneg en un taol dre harp ur c’hota. Sonj ‘p eus moarvat deus al Lezenn Toubon votet e 1994. Unan deus pennadou al lezenn-se a lak ar radioiou hag an tele da skignan 40% deus kanaouennou e Galleg, d’an nebeutan. Ya, me oar, drol eo redian tud selaouin kanaouenn-man kanaouenn ?!!! Met bon, perak ne c’houlennfemp ket e vefe ret skignan 20% deus kanaouennou e Brezhoneg ha 20% deus reou all e Galleg ? Ne c’hellfe ker enebourien ar yezh ober ‘communautaristes’ gameomp pa teu ar memoz-man deus ar Stad Gall. Kannerien awalc’h a galite a zo e Breizh hag ur vezh eo bezan rediet klevet nemet tud dister hag a sonj bernian mouniz kentoc’h evit digass plijadur deomp.

Daniel Deveaux
Lundi 15 juin 2020

Encore une fois, certains britophones feignent d'ignorer qu'il n'y a pas en Bretagne, une mais DEUX langues traditionnelle, le breton et le gallo, qui concernent à peu près le même nombre de locuteurs dans la région.

Alors, on peut être d'accord pour cibler une fondation plutôt sur la défense, non pas de la, mais DES langues de Bretagne.

Cordialement

Daniel

Sonja
Lundi 15 juin 2020

Jobs for the boys :-)

Bien sûr cette nouvelle fondation aura un(e) président(e), un(e) vice-président(e), un(e) porte-parole, etc. On crée des associations à gogo jusqu'à-ce-que chaque breton(ne) sera président(e) de quelque chose. Tout cela au lieu de travailler ensemble et rééllement FAIRE quelque chose.

Si voulez sauver la langue bretonne, apprennez-la. Ce n'est pas comme s'il manquait de cours ou de livres d'instruction. Mais c'est un peu plus dûr que de joindre une association ou de mettre un auto-collant sur sa voiture.

Bill Breizh
Lundi 15 juin 2020

C'est effectivement une priorité des priorités.

boned ruz
Lundi 15 juin 2020

Mat ' vefe lakaat 'ba ar jeu pennoù bras ar bed armerzhel ; reoù "Produet e Breizh" da nebeutañ... ar re-se a denn splet eus identelezh ar vro ha petra ' vo? "skol ar sell"... O "sell" dezho ne dalvezo ket un taol sistr a-benn nebeut pa ne vo ket son ar yezh kozh mui... Echu gounid arc'hant diwar v/Breizh...Ha ken sot int evit kompren an dra-se? Un tamm arc'hant diganeoc'h aotrounien m'ho peus c'hoant ober "business"... c'hoazh hag adarre! heu! Adarre ne bado ket pell kennebeut

Avec tous les triskell, les "armor" les "Breizh", les "Bretagne".... Il est peut-être temps qu'il y ait un retour sur affaire... le bon sens est de demander à Produit en Bretagne ... c'est leur intérêt de pouvoir continuer à utiliser les triskells etc... de même qu'aux autres entreprises qui utilisent le même canal de communication...

Jacques
Mardi 16 juin 2020

Il n'y a que 3% des enfants qui apprennent la langue de manière a peu près correct, dont seulement 1% en immersion (que dire....!).

Et en est toujours à se faire des guerres-guerres brito-bretonnes...

Le Breton contemporain est décidément incroyable... toujours prêt à s'émouvoir quand il se passe quelque chose de l'autre coté de la planète sur fond de bons sentiments et de manipulations médiatiques, mais toujours aussi décalé quand il s'agit de ses propres droits, sa propre culture et de ses propres enfants...

La langue est une priorité mais également l'histoire (des Bretons/de la Bretagne)...

Les 2 vont ensemble.

Je ne sais pas s'il faut une ''fondation''... Tout ce que je sais, c'est que les parents mettant leur enfants en écoles bilingues et encore mieux en école Diwan sont extrêmement content tant du développement de l'enfant, de ses connaissances générales et de sa maîtrise des langues.

Ces écoles (de très haut niveau éducatif) préparent parfaitement les enfants pour leur vie dans le 21ème siècle...

Mais cette qualité est l'un des grands tabous.... Pourquoi?

Par contre, tout le monde est prêt à s'emballer si on parle de l'école publique standard dirigée et formatée par Paris (la fameuse école de la République dont l'échec est patent mais dont le phantasme idéologique est toujours très puissant) ...

Et quand ce n'est pas l'école de la République, c'est Montessori ou le nouveau mythe Républicain de l'école bilingue français-anglais...

L'état et la région ont des responsabilités.... mais aussi le mouvement breton par son manque d'objectif et de vision de l'avenir.

Par pure idéologie progressiste, on s'efforce de croire que des élus jacobins finiront par faire le travail d'élus bretons... Ben non!

Si les assos bretonnes étaient moins idéologiques (progressiste /extrême gauche) peut être aurait-on plus de résultat sur les sujets bretons!

=>Quand on voit le nombre de parents qui ont mis leurs enfants en école bretonne alors qu'ils sont eux-même instituteurs/professeurs dans le publique... On se dit que l'information sur la qualité de nos écoles bretonnes est limité aux initiés...

C'est la pression des parents qui fera avancer le sujet, pas la croyance farfelue que le système jacobin finira par évoluer...

Or à 3%, on n'a clairement pas assez de parents!

@ Daniel Deveaux

Encore une fois des Bretons reprochent à d'autres Bretons leur succès, plutôt que de se prendre en mains sur leur propres spécificités...

Si aujourd'hui 50% de la population habite sur un territoire qualifié de ''gallo'' (selon l'image imposée qui ne correspond qu'au seul 19ème siècle), l'essentiel de la population bretonne au cours de l'histoire longue de ce pays provenait de territoire brittophone (territoire bien plus étendu que ce que l'on prétend aujourd'hui). La trop célèbre limite linguistique est d'autant plus absurde que depuis la fin du 20ème siècle tout le monde parle Français (donc l'ensemble de la Bretagne se situe dans la zone de recul de la langue bretonne qui hier était qualifié de ''territoire gallo'').

Le jour où je verrai les Français de l'ouest de la France casser le pied autant que certains Bretons de Haute-Bretagne sur le sujet du Gallo... Je me dirai que OUI, la préservation du Gallo est un phénomène populaire.... Mais pour l'instant, je pense qu'il s'agit d'un phénomène uniquement lié à la Bretagne pour compliquer la préservation de notre véritable langue traditionnelle...

A titre perso, je n'ai aucun lien avec le Gallo et je n'ai aucune opposition à voir cette langue préservée... mais il est illusoire de croire que le Gallo sera préservé en opposant enseignement du breton et enseignement du gallo...

Jack Le Guen
Mardi 16 juin 2020

L’agro business breton et tout spécialement « Produit en Bretagne » ainsi que l’industrie touristique soutiennent la culture bretonne car c’est un élément important de son marketing. La culture bretonne est une image qui leur permet de vendre plus. Investir dans la langue bretonne ne leur rapporterait rien. Trist eo.

Burban xavier
Mardi 16 juin 2020

@sonja ,

Il est vrai que chacun se devrait, de faire des efforts personnels pour apprendre le breton ou le gallo .

Il existe certes des manuels de tous les types pour le faire , cependant dans le situation actuelle , il faut que soit proposé partout dans les 5 départements de la Bretagne historique des outils pédagogiques et des filières pour apprendre le breton ou le gallo car chacun sait à présent l'urgence qu'il y a pour sauver le breton 210 000 personnes sont encore bretonnants sur 4, 8 millions de Breton(ne)s seulement c'est très peu . c'est pourquoi ilnous faut voir les politiques à la région Bretagne administrative se bouger clairement sur ce dossier , les départements bretons les 5 également.

Honnêtement , les populations qui ont appris le français lorsqu'une éducation nationale s'est mise en place en France ; seraient-t-elles parvenues à le faire sans cet enseignement dispensé partout et pour tous ? La réponse est non ! Il faut être réaliste , la seule bonne volonté ne suffit pas toujours Si la France est aussi "ouverte sur le Monde " comme elle le dit , elle se devrait commencer sur son propre sol et ouvrir les yeux sur sa propre situation et ne pas s'embourber dans des maris de principes . D'autres pays le font : la Suisse par ex pour leurs minorités 0,5°/° de Romanches , 2,5°/° de Walsers ....

La Bretagne doit conserver son originalité comme toutes les régions de France , le breton en est un aspect essentiel comme le gallo .

En résumer , pour apprendre à lire et à écrire il faut à l'élève :" 1 crayon et 1 cahier " pour développer une filière , il faut des profs , des écoles , des moyens financiers à la hauteurs des enjeux . Le progrès des élèves doit être apprécier comme pour les autres matières enseignées .

La région Bretagne administrative procrastine en la matière , 2 euro par habitant : c'est l'aumône !

"Les Breton(ne)s ne sont pas des mendiant(e)s ! " Mais des citoyen(ne)s de Droits !

Biskenn eo da welout c'hoazh , an tud chom a sav gant sonjou deuet d'ar Bed tremenet !

Ni a dle da ober ni hon unan marteze ha stadan hor yezh o vont da get ? N'eo ket gallus !

N'omp ket sklankerien !

Chom a reomp yaus . Kemeromp hon tonkadur etre hon dorniou !

Ar Vran
Mardi 16 juin 2020

Bien sûr qu'il faudrait plutôt une fondation pour la sauvergarde de la langue bretonne qu'une enième fondation où on placerait les copains. Mais pour cela il faudrait que la région administrative Bretagne soit moteur. Mais au vu de ses actions, on ne peut pas dire que ce sujet la passionne.

Vivement les prochaines éléctions régionales...

Enfin il ne faudrait oublier que la sauvegarde de la langue bretonne implique tous (et sans exclusive) les Bretons. Or que font-ils pour cela ? Rien, à part quelques militants qui heureusement essaient de faire quelque chose et qui appartiennent au même cercle de convaincus.

Mais les autres ? Que font-ils ? Pourquoi ne font-ils rien ? Parce qu'ils sont trop fiers de leur culture francophone et qu'ils ne voient pas (encore!) l'intérêt de garder la langue bretonne.

Je me suis toujours demandé pourquoi des communes qui ont manifestement des noms d'origine bretonne n'ont pas voulu reprendre leur nom breton et abandonner définitivement leur graphie française,( d'ailleurs mal françisée). Cela est facile à faire et cela permettrait aux Bretons de commencer à se réapproprier la langue bretonne. D'ailleurs on peut étendre ce raisonnement aux noms de famille breton. Pourquoi s'obstiner à les écrire en français alors qu'en breton, ces noms veulent dire quelque chose...

Rafig
Mercredi 17 juin 2020

sur le lien, la photo fait apparaître debout et sur les côtés imédiats ... que des hommes qui sont comme d'habitude aux affaires et les femmes sont reléguées au rang de secrétair qui prend des notes ...

On n'est en plain 20e siècle !

Asso inutile qui servira à dilapider l'argent public et détourner les gens des 2 vrais objectifs :

1 - la Réunification qui permettra de retrouver et 2- de défendre nos terroirs des 2 langues.

pcosquer
Mercredi 17 juin 2020

@ Ar Vran..."Je me suis toujours demandé pourquoi des communes qui ont manifestement des noms d'origine bretonne n'ont pas voulu reprendre leur nom breton et abandonner définitivement leur graphie française,( d'ailleurs mal françisée)." soñjal a ran e kemer perzh kalzik a vaered eus an trede rummad ne oa ket bet desavet e brezhoneg ha bet staget outo un identelezh-all... hini C'hall ha trellet kaer ouzhpenn gant ar " mont-war raok"( evurusamant n'eo ket gwir d'an holl)... Pe splujet tout o fennoù a-raok ha pennoù a-dreñv 'ba ar bed politikel (hini gall 'vez) siwazh deomp

Ar Vran
Mercredi 17 juin 2020

@pcosquer

Certes mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, d’autant plus que le second tour des municipales approche. Quelle belle raison pour se différencier des autres listes et de montrer sa fierté bretonne....

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