-- Mer --

Le Victory et ses combats contre des Commandants Bretons

Le Victory et ses combats contre des Commandants Bretons
Le Victory se visite, au coeur des docks de Portsmouth
Le Victory et ses combats contre des Commandants Bretons
Le Victory - le bateau de Nelson- qui fut aussi commandé par l'Amiral Keppel, descendant de Louise de Kéroual

L'on connaît le HMS «Victory» ce navire britannique que commandait l'amiral Nelson lors de la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805. Ce fleuron de la flotte Britannique commença sa carrière bien avant, enchaînant d'ailleurs une succession de victoires entre 1778 et 1812.

Ce qui est peut-être moins connu, c'est que le premier Commandant qui s'illustra à la tête de ce trois-mâts était d'origine Bretonne, de part son arrière grand-mère, la Brestoise Louise de Kéroual, Duchesse de Portsmouth et d'Aubigny.

Un descendant de Louise de Kéroual aux commandes du Victory

En effet, Augustus Keppel, le Commandant du «Victory» était le second fils de William Keppel, 2e comte d'Albemarle et de sa femme Anne Lennox (24 juin 1703–20 octobre 1789), elle-même fille de Charles Lennox, 1er duc de Richmond (le fils que le roi Stuart Charles II d'Angleterre avait eu avec la Bretonne Louise de Kéroual), et d'Anne Brudenell.

C'est en mai 1778, que le HMS «Victory» devient le navire amiral d'Augustus Keppel, tandis que débute la guerre d'indépendance américaine. Et il allait commencer par un combat acharné contre les Bretons !

Le Victory à la bataille d'Ouessant, face aux Bretons

Effectivement, 2 mois plus tard, le 27 juillet 1778 se déroulait la première bataille d'Ouessant à 100 milles marins à l'ouest de l'île d'éponyme. Elle opposait la flotte Britannique sous les ordres d'Augustus Keppel à l'armée navale du roi de France commandée par le lieutenant général Louis Guillouet, Comte d'Orvilliers. Celui-ci commandait depuis le navire « Le Bretagne » dont le Chef d'Escadre était le malouin Louis-Guillaume de Parscau, sieur du Plessix, Lisle-Yvon et Keryvon.

Le rennais Jean Guillaume Toussaint Picquet de La Motte, dit La Motte-Picquet participa aussi à la bataille d'Ouessant, comme commandant du «Saint-Esprit», dans l'arrière garde de la flotte placée sous les ordres du comte d'Orvilliers.

D'autres navires commandés par des Bretons, prirent part à la féroce bataille qui dura trois heures: le bateau la « Ville-de-Paris » commandé par le Fougerais Luc Urbain de Bouëxix, Comte de Guichen (né en 1712 à Fougères et mort à Morlaix en 1790), mais aussi la frégate « Danaé » commandée par le Ploubezrien Pierre-Joseph Kergariou de Roscouët.

Les historiens nous informent que le Finistérien Jean-Michel Huon de Kermadec, né en 1748 au Manoir du Tromeur, à Bohars près de Brest, fut quant à lui embarqué en qualité d'enseigne du vaisseau « Le Sensible » - la frégate de répétition du Comte d'Orvillier- commandée par le chevalier Bernard de Marigny. Sorti de Brest, le 8 juillet 1778 pour aller à la rencontre des forces anglaises, il avait aperçu, le 24 juillet, un certain nombre de voiles et rapportait bientôt que la flotte anglaise comptait trente vaisseaux de ligne aux ordres de l'amiral Keppel. Des sources nous indiquent aussi que Huon de Kernadec commandait ensuite « La Couronne » lors de la bataille d'Ouessant.

Mais c'est le Quimpérois Esprit-Tranquille Maistral, Officier de Marine qui pris part à la bataille d'Ouessant contre l’escadre anglaise que l'on retrouve à Trafalgar, le 21 octobre 1805 au large de l'Espagne aux commandes du « Neptune ».

Le Finistérien y retrouve le « Victory ». Il n'est pourtant pas le seul Breton, là encore, à défier la flotte Britannique!

Le Victory à la bataille de Trafalgar, face aux Bretons

Le «Victory» s'est donc à nouveau confronté à des commandants Bretons lors de la célèbre bataille durant laquelle Nelson trouva la mort mais offrit la victoire aux Anglais.

Au nombre de ces Bretons figurent : le Capitaine Brestois Jean-Marie Letellier sur le « Formidable » ou bien encore le Commandant Carhaisien Jean-Michel Mahé sur l' « Hermione » une frégate de 40 canons.

Un des héros Bretons de la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805, le Châteaulinois Julien Marie Cosmao-Kerjulien, surnommé «Va de bon coeur » par ses marins, commandant du « Pluton », repose au cimetière St Martin de Brest. Le Malouin Guillaume-Jean-Noël de Lavillegris a quant à lui participé à la bataille de Trafalgar sur le « Mont-Blanc ». Ce navire, capturé termina d'ailleurs sa carrière dans la Royal Navy !

Fortement endommagé lors de la bataille de Trafalgar, le « Victory » a été restauré et repeint à plusieurs reprises. Il est conservé, à l'instar d'une précieuse relique, dans un espace dédié au cœur même des Docks de Portsmouth.

Le bateau se visite de la coque au pont ! Depuis la cabine du commandant au décor somptueux jusqu'au mess des officiers, l'on peut aisément imaginer dans quelles conditions les marins vivaient à l'époque.

Le visiteur aura l'opportunité d'effectuer un véritable saut dans le passé en découvrant ce navire de guerre de la fin du XVIIIème siècle . Il ne manquera pas de s’émerveiller devant l’état de conservation du bois, des objets, des ponts... Un véritable voyage à l'époque de la domination anglaise sur les mers du globe.

Tarif des billets :

Adultes : £39

Enfants (5-15 ans) : £18.50

Étudiants et plus de 60 ans : £27

20% de réduction lors de l'achat en ligne.

Horaires d'ouverture : 10H-17H30 tous les jours. Fermé les 24, 25 et 26 décembre.

Adresse :

National Museum of the Royal Navy

Visitor Centre , Victory Gate

HM Naval Base

Portsmouth, PO1 3LJ, Angleterre

Téléphone : 00 44 23 9283 9766 (puis composer le 1)

Site officiel du Musée du Victory : (voir le site)

Musée de la Royal Navy à Portsmouth : (voir le site)

Voir aussi :
©agence bretagne presse

mailbox imprimer
Sylvie Le Moël coopère depuis 1997 dans la presse bretonne, rédigeant des articles à teneur culturelle, sur des initiatives bretonnes ou des profils de Bretonnes et de Bretons, établis soit localement soit à l'extérieur.

Vos commentaires :

Pierre Robes
Jeudi 24 janvier 2019

Contre les Français (et Bretons) qui soutiennent les américains qui veulent s'émanciper des Anglais

Écrire un commentaire :

ANTI-SPAM : Combien font 0 multiplié par 7 ?

Note : Ce lieu est un lieu de débat. Les attaques personnelles ne sont pas autorisées. Le trolling est interdit. Les lois contre le racisme, le sexisme, et la diffamation doivent être respectées. Les pseudos sont tolérés mais ne sont pas encouragés. Par contre l'utilisation d'anonymiseurs pour modifier votre numéro ip entrainera la suspension de vos commentaires.