Le groupe breton Le Duff rachète les 145 Mimi's Cafés (États-Unis)
Dépêche de Philippe Argouarch

Publié le 1/02/13 13:07 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
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Étudiant à l'Université de Montréal, Louis Le Duff, avait lancé une crêperie bretonne sur le campus. Il fait ensuite un MBA aux États-Unis avant de devenir professeur d'Économie à l'Université de Bretagne occidentale. Il est entrepreneur de l'année 2011 (BFM awards).

Créé en 1976 à Brest, le Groupe Le Duff, aujourd'hui installé à Rennes, vient de reprendre l'enseigne américaine Mimi's Café.

La chaîne Mimi's Café, basée en Californie, est présente dans 25 états américains. Le groupe alimentaire Bob Evans a vendu la chaîne de restaurants pour $50 millions à Le Duff Amérique (LDA) basé au Texas. LDA posséde aussi des chaînes de boulangeries comme Michel's Baguette et la marque Bruegger's Bagels, son PD-G est Claude Bergeron.

Les 145 restaurants affichent le slogan "Come enjoy a taste of France"("Venez apprécier un goût de France") viennent s'ajouter aux autres enseignes déjà propriétés du groupe Le Duff qui comprend entre autres Pizza del Arte, La Madeleine, Brioche Dorée, et Timothy's Café, Ferme des loges. Les Etats-Unis deviennent, par la même occasion, le premier marché du groupe, devant la France.

Le groupe qui ouvre une nouvelle franchise à travers le monde tous les 3 jours possède plus de 1 300 restaurants et boulangeries sur 4 continents (Europe, Amérique, Afrique, Asie), emploie 14 100 salariés et gère 5 usines de production de l'enseigne Bridor qui fournit les autres entreprises en pâtisserie et viennoiserie.

Son chiffre d'affaires en 2012, de 1,2 Milliard d'euros, en fait la deuxième chaîne mondiale du café/boulangerie.

Le groupe Le Duff veut désormais s'implanter sur les marchés émergents (Chine, Corée, Inde) et au Japon.

Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 9 commentaires
Ar Vran
2013-02-01 18:11:05
Bravo à M. Le Duff. Cela serait mieux s\'il osait changer son slogan anglais par celui-là : «Come enjoy a taste of Brittany, at the crossroads of Celtic and French worlds »
Allez, M Le Duff, un petit effort, n\'oubliez pas que vous n\'êtes pas que Français...
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Pierre CAMARET
2013-02-03 05:46:26
J'ai bien connu Mr LE DUFF . Il etait venu me voir a Taiwan , lorsque j'y residais , a la recherche d'opportunites d'affaires ..Un excellent Businessman Breton ,il nous en manque comme lui .
En Bretagne : trop plein de politiciens.
: Deficit d'entrepreneurs, internationaux.
A quand la publicite : Echangerai 100 politiciens bretons contre 1 entrepreneur ???.
Trouverions nous des gens interesses ??? j'en doute : nos politiciens bretons , ne sont pas le premier choix .
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Reun Allain
2013-02-03 14:16:06
FR3 Bretagne a présenté un reportage hier au soir sur une école de crêpiers en Ille et Vilaine. Dans ce centre affluent de tous les continents des centaines de stagiaires qui sont certains du business que peut représente ce type d’activité dans leurs pays respectifs. J’avais eu à plusieurs occasions échangé sur cette activité avec des stagiaires d’école de commerce et je m’interrogeais pourquoi un groupe breton disposant d’un potentiel financier ne se lançait pas dans un concept de chaîne de crêperies bretonnes à l’échelle mondiale. Sachant que la « galette » est le produit alimentaire de base le plus commun sur la planète, il était possible de créer un concept d’établissements qui aurait marié le produit local quand il existe, la crêperie bretonne mondialisée à l’instar des Mac-Do mais version diététique et l’ambiance sonore des pub irlandais dans lesquels seraient distribués les produit culturels musicaux bretons. L’idée est très certainement partagée par une quantité d’entrepreneurs et un jour quelqu’un venant aux stages de crêpiers se donnera les moyens de lancer le concept. Ce business échappera aux Bretons alors que les moyens existent mais ne sont pas orientés dans cette direction. Je pensais au groupe Le Duff et je m’interroge pourquoi, il ne s’est pas lancé dans un tel réseau franchisé qui ne demande qu’à exister.
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Mathieu Glémarec
2013-02-03 17:40:49
Former des crêpiers étrangers en BZH : de la folie pure et simple qui confine au suicide. Comment peut-on brader un savoir faire aussi riche de potentiel à l'échelle mondiale aussi simplement...
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Ar Vran
2013-02-03 18:25:51
@reun allain
C\'est marrant cette idée ,je l\'ai eu depuis 5ans et combien je me suis dit pourquoi pas un Breton ne le ferait pas ?
Quant à moi, comme je ne suis pas dans l\'alimentaire, c\'est pour cela que je me suis jamais lancé
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Reun Allain
2013-02-03 22:39:57
@ Ar Vran. J’ai aussi constaté qu’on avait souvent des idées convergentes. J’ai une théorie qui vaut ce qu’elle vaut : On n’est jamais prophète dans son pays si on en croit le dicton mais pour préciser les choses, on devrait dire qu’une idée ne germe pas du néant, qu’elle est dans l’air du temps et que d’autres soumis aux mêmes besoins comme aux mêmes substrats culturel, intellectuel concevront probablement les mêmes points de vue .
Il faut croire en nos idées dès l’instant où elles sont constructives car on n’a rien à y perdre. Et si on ne peut pas les mettre en application soi même parce ça met en jeu un dispositif dans lequel on n’y est pas, c’est toujours bien d’en parler autour de soi. Une idée peut paraître folle et il aura toujours des sceptiques nés qui prétendrons « que ça ne marchera jamais », « que ça été déjà essayé » etc … c’est la loi du genre. Il ne faut jamais pour autant se lasser d’en parler car un jour quelqu’un relèvera le défi. Moi non plus je n’ai pas la formation (j’étais dans l’électrotechnique et le marketing) mon seul rapport avec les crêpes est d’avoir appris comme d’autres à faire des crêpes et d’avoir lancé une formation de crêpiers bénévoles dans une association bretonne en région parisienne pour ramasser des fonds servant à la cause bretonne.
Maintenant j’ai passé l’âge pour certains « challenges » mais j’y crois toujours à ce projet de chaine mondiale car la plupart des peuples du monde ont un rapport avec des produits alimentaires de base de la même famille que nos crêpes bretonnes. Ils sont potentiellement accessibles dans les milieux aisés à une restauration sophistiquée, internationalisée, exotique qui soit en même temps ajustable aux goûts locaux. Le crêpe bretonne offre cette flexibilité. Au-delà de la nourriture du corps j’entrevois surtout ce concept comme un vecteur de diffusion culturelle qui fait qu’en couplant ces crêperies new-look avec des pub bretons, ce sont des milliers de titres de musiques et de chants qu’on exporte. Le Fest-Noz vient d’être reconnu au patrimoine mondial de l’UNESCO, voilà encore une brique de plus qui se rajoute à l’édifice et derrière il y a la langue bretonne à qui il n’est pas interdit de s’exporter.
Si on traduit cette idée avec des activité économiques existantes, ce serait la convergence des compétences de : Le DUFF + COOP BREIZH + Ecoles bretonnes de crêpiers + Cidriers bretons + Breizh Cola. Ces établissements à priori localisés dans des villes d’une certaine importance deviendraient de fait, des points de rdv pour nos exportateurs.
En terme de challenges, pour un industriel ayant l’expérience du franchising et disposant de relais à l’international ce projet ne serait qu’une simple routine.
Dans un autre domaine celui qui a consisté dans les années 70 à monter le réseau des écoles DIWAN fut à mon avis autrement plus culotté.
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SPERED DIEUB
2013-02-04 08:31:13
Ar vran et Reun je soutiens votre idée et je vais tenter de la relayer à mon niveau
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Reun Allain
2013-02-04 10:21:52
@ Spered dieub. Trugarez deoc'h a greiz kalon. Merci de tout coeur.
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SPERED DIEUB
2013-02-09 22:30:11
Reun par quel moyen vous contacter ??? adresse mail ??
Trugarez
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ANTI-SPAM : Combien font 5 multiplié par 9 ?
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