Cérémonie à Stonehenge rassemblant plusieurs obédiences (photo Les dits du corbeau noir)
Cérémonie à Stonehenge rassemblant plusieurs obédiences (photo Les dits du corbeau noir)

Le druidisme est revenu dans le débat public après des déclarations controversées du président du Conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, en avril dernier, puis un article publié par Libération le 12 mai 2026. ABP menait depuis plusieurs semaines une enquête sur cette spiritualité contemporaine encore mal connue.

Le Druidisme, religion pour les uns, pratique spirituelle pour d'autres, ou encore hobby pour certains, continue tantôt de fasciner, tantôt d’interroger. Plusieurs des membres de cette mouvance rappellent régulièrement qu’il s’agit d’une pratique « sans dogme », d’autres affirment que la raison de son existence est uniquement culturelle. Difficile pour le profane de s’y retrouver sans en perdre son latin ou devrait-on dire, son breton ou son gaulois ! Face au foisonnement d’informations disparates, voire contradictoires, qui circulent sur le net, dans la presse, la littérature et bien entendu sur les réseaux sociaux, l’ABP a souhaité y voir plus clair en allant interroger quelques coordinateurs de groupes qui constituent cet « écosystème druidique » contemporain.

Etat des lieux du druidisme aujourd'hui en Bretagne, en France, et ailleurs sur le continent Européen

On appelle "Druidisme contemporain" le mouvement qui a pris racine au XVIIIe siècle en Grande Bretagne (Angleterre et Pays de Galles), et qui s’est développé suivant trois courants appelés par la suite « les trois Filiations », desquelles se réclament, à des degrés divers, les actuels Collèges druidiques.

Ces Collèges ou clairières ont au minimum quelques caractéristiques communes :

• Ils sont dans leur majorité polythéistes

• Ils dispensent un enseignement à la fois oral et écrit

• Ils procèdent à des célébrations rituéliques à des périodes déterminées de l’année

• La langue utilisée lors de leurs célébrations est la plupart du temps l’idiome le plus répandu dans le pays où se trouve la clairière (anglais, français…), mais aussi en langue celtique (breton, gallois, cornique, gaélique…) voire en vieux celtique ou en gaulois.

La France dénombre actuellement plusieurs dizaines de ces collèges. Parmi les premières obédiences, on trouve la Gorsedd de Bretagne, fondée en 1899 par Taldir Jaffrennou.

Il existe par ailleurs la tradition du druidisme des bosquets, originaire d'Irlande, pays n'ayant jamais été conquis par Rome et où la christianisation fut plus tardive et moins violente que sur le continent, permettant au druidisme de mieux se maintenir. Ce druidisme des bosquets, représenté par le Bosquet druidique de la forêt de Vilcena, a lancé les publications "Études druidiques" (qui en décrit les origines), "La Tribune Celtique", le magazine "Keltia" et les colloques scientifiques sur la religion celtique.

Ceux-ci ont été recensé sur une carte réalisée par le Druide Ualcos de la Kredenn Geltiek Nevez et présentée à l’occasion des assises de la Druidité de 2024 organisé par le Druide Bran Du (initié au Collège Druidique Des Gaules, puis responsable de la CDA et désormais officiant au sein du mouvement Kildara).

La place des druides dans la société contemporaine :

Officiellement disparus depuis presque 2000 ans, éradiqués par les romains puis achevés par le christianisme, comment peut-on encore se revendiquer druide aujourd'hui, et quel doit être son rôle dans notre société ?

« Archéologues, chercheurs, universitaires nous partagent les fruits savoureux de leurs découvertes et analyses autour des mondes indo-européens, celtes et druidiques », affirme Mona Braz.

Ainsi, alors qu’on pensait que tout était perdu, que rien n’avait été écrit, les découvertes et traductions de plus en plus de textes écrits par des Moines copistes irlandais à la fin du Haut Moyen-âge donnent de précieuses informations et participent à nous relier à nos ancêtres.

Des morceaux d’un puzzle géant qui sont donc en train de s’assembler pour donner une cohérence aux pratiques. Si le druide Auetos reconnaît que « les rites liturgiques et saisonniers sont quelque peu différents d’un collège à l’autre dans le druidisme contemporain », il affirme que les pratiques sont « globalement homogène concernant les rites de passage comme le baptême, le mariage, etc. ».

Profondément lié au « pagus » (pays), on peut se demander si le druidisme ne constituerait donc pas, dans sa version contemporaine, une réponse cohérente et adaptée face à l’effondrement spirituel européen ? Alors que de plus en plus de personnes se tournent vers des pratiques telles que le chamanisme ou le bouddhisme, le druidisme peut en effet constituer une troisième voie, d’après Mona Braz :

« Dans un contexte d'effondrement du christianisme, les braises encore rouges du feu sacré des anciens druides, sont prêtes à de nouveaux brasiers. Des personnes de plus en plus nombreuses viennent vers les druides pour trouver dans cette religion cosmique autochtone, des réponses que l'Eglise est incapable de leur apporter. Il ne s'agit pas d'un retour vers le passé, mais de la renaissance d'une Tradition. »

Aussi sur ABP :

Le druidisme n’a pas vocation à rester cantonné uniquement à la dimension spirituelle. A l’instar des anciens druides, les nouveaux revendiquent également une nécessité de s’impliquer concrètement dans le quotidien de la cité. Un aspect cher à Mona Braz, qui de par son expérience d’élue au Conseil Régional de Bretagne insiste sur le rôle que doit tenir un druide dans la vie publique :

« D'une façon générale, le néo-druidisme aurait pu devenir un instrument de libération nationale pour les peuples brittoniques, explique-t-elle. Mais nous devons encore faire avec le poids de l'establishment protestant au Pays de Galles ou le centralisme français en Bretagne ! Et le fait qu'aujourd'hui les clairières druidiques sont envahies par des nouveaux profils : ceux-ci confondent druide et guérisseur, druidisme et chamanisme, courants New-âge ou autre développement personnel. Des personnes qui du reste n’ont jamais milité pour la Bretagne ou ne sont pas attachées aux racines celtiques en général, et sont aveugles devant la convergence des combats politiques, associatifs, culturels, linguistiques et druidiques... »

Pourtant, poursuit-elle, « il est essentiel pour un Druide de s’impliquer à tous les niveaux dans la société. Malheureusement, nous sommes aujourd’hui loin du sage dont l'un des rôles était, prenant de la hauteur, de conseiller le roi et de rendre la justice. La récente polémique faisant suite à l’exemple ironique employé par Maël De Calan (président du Conseil Départemental du Finistère) du druide touchant le RSA en est une manifestation : plutôt que de débattre sur les raisons de l'existence du RSA (outil de régulation d'un système qui produit pauvreté, précarité et misère) et de son mode d’attribution, certains ont cru nécessaire d'alimenter la machine médiatique, reprochant à Maël De Calan de vouloir salir le druidisme. Ce faisant, ils lui rendaient service, détournant le débat et l’attention vers autre chose. »

Enfin, il va sans dire, mais mieux en le disant, que le monde contemporain foisonne de druides autoproclamés qui, n’étant rattachés à aucune filiation, aucune initiation, aucun groupe ou autre clairière ; ne bénéficient pas de reconnaissance par leurs pairs. Gare aux mauvaises rencontres, notamment sur les réseaux sociaux, qui pourraient vite déraper vers le charlatanisme ou la dérive sectaire. Les groupes les plus sérieux ne sont d’ailleurs pas toujours les plus visibles sur la toile. Comment, dans ce contexte, reconnaître les profils de confiance ?

Spiritualité, religion, tradition, occupation associative, hobby … Qu’est-ce que le druidisme ?

D’après le druide Auetos de la Celtiacon Certocredaron Credima branche orthodoxe du mouvement, « le Druidisme, que l’on nomme plus volontiers Senaca Aresta, « l’Ancienne Foi », était, est et sera toujours une religion, c’est-à-dire un système de croyances qui définit le rapport de l’Homme avec le sacré ; un ensemble de pratiques propres à sa dévotion ; et l’adhésion à certaines certitudes et convictions. En ce sens, la religion druidique est à la fois personnelle et communautaire, privée et publique. Elle se reconnaît dans la pratique d’un culte, d’un enseignement, d’exercices spirituels et de comportements en société. La religion druidique, ne cherche pas à fixer sa doctrine dans une seule expression. Elle admet volontiers la pluralité et la richesse des expériences spirituelles ».

En somme, un savant mélange entre spiritualité (démarche plus personnelle et pouvant différer d’un individu à l’autre) et religieuse (qui renvoie à des pratiques et des croyances spécifiques au sein d'une communauté). À ce stade, une précision importante s’impose donc : dans le druidisme contemporain, tout comme, nous pouvons le supposer, dans le druidisme antique, il existe une distinction entre les croyants pratiquants et les druides dits « sacerdotaux ». Ces derniers sont censés posséder les qualités nécessaires, dont il sera question plus loin, pour organiser et animer une cérémonie par exemple, ou délivrer un enseignement.

Rejoindre un groupe druidique ne signifie donc pas automatiquement que l’on deviendra druide un jour…D’ailleurs, en langue anglaise, dire que l’on est druide équivaut à dire que, ailleurs l’on est chrétien, c’est à dire impliqué dans une démarche et pas dans un sacerdoce. Le rôle du Druide sacerdotal (qui est initié, et qui tient un rôle particulier dans les cérémonies) doit se distinguer de celui des croyants. A noter que le Royaume-Uni a officiellement reconnu le druidisme contemporain comme religion en 2010. La commission chargée d’exprimer la requête à l’issue d’un processus de cinq ans a estimé qu’ « il y a une foi suffisante dans un être ou une entité suprême pour constituer une religion ».

Concernant la notion de « dogme », le Druide Auetos précise que « le dogme druidique, contrairement à d’autres, est sujet à la critique et à la modification ; ses axiomes de départ pouvant être remis en cause permet donc de progresser vers une compréhension commune d’une foi multiple ».

Une conception bien différente de celles des religions Moyenne-Orientales, où ce qui est écrit devrait demeurer inchangé, quelle que soit l’évolution de la société.

Pour Mona Braz, auteure des « Secrets d’une druidesse » aux éditions Robert Laffont, « le druidisme est la religion cosmique des Celtes. C’est le postulat que je pose sur une géologie religieuse vieille de 4000 ans.

Il est bon de le rappeler, car le mot religion a été confisqué par les seules religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam), reléguant dans une volonté de déclassement, les religions autochtones Il est bon de le rappeler, car le mot religion a été confisqué par les seules religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam), reléguant dans une volonté de déclassement, les religions autochtones dans la catégorie des croyances païennes.

Et pourtant, le phénomène anthropologique qu'est la religion concerne l'humanité des millénaires avant l’arrivée des trois religions aujourd'hui dominantes. Dans mon livre "Secrets d'une druidesse", je précise que les deux origines du mot religion sont religare et religere : relire et relier. Les deux sont indissociables : relire sa présence au monde et se relire soi-même, se retrouve dans la sentence “Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers entier et les dieux” ; relier et être relié indique la connaissance de notre interdépendance biologique, psychique et spirituelle dans les mondes matériels, invisibles et divins.

Les pierres de fondation de cette religion sont :

Le Vrai, la Vérité et le Juste

La Recherche, le savoir et la Connaissance

La Compréhension, l'Amour et la Bonté.

Quelles sont les croyances de cette « Ancienne Foi » ?

Tout d'abord on doit constater que les connaissances sur le druidisme antique restent fragmentaires. Le druidisme, ou devrait-on dire à ce stade « religion des Celtes » est d'essence polythéiste et met l'accent sur les liens qui unissent les druides, les croyants, la Terre et le Ciel, le « pays » (pagus, brogis). Pour nombre de Druides, ces liens ne sont pas simplement fortuits mais « sacrés ». Le druide honore la Terre parce qu'elle porte à la fois la mémoire des ancêtres, les symboles du Monde des Divinités et les manifestations de la Vie (Arzh Gadarn, Grand Druide du Collège Druidique des Gaules issu du Collège Bardique des Gaules de Philéas Lebesgue reconnu en 1933 officiellement par la Gorsedd de Galles).

Pour Mona Braz, « Le pivot des croyances est l'immortalité de l'âme à laquelle s'attachent la responsabilité, le courage et la diminution du mal. Cela se traduit par une discipline dans nos vies quotidiennes. Car, reliés au cosmos, nos pensées-paroles-actions résonnent jusqu'aux confins de l'univers qui nous en renvoient l'écho. Debout entre Terre et Ciel, en tant que prêtres, les druides sont des intermédiaires entre les mondes inférieurs, médians et supérieurs et leurs divinités ».

Des critères essentiels pour repérer un druide sérieux.

Pour le druide Auetos, « un druide est avant tout un théologien, un conseiller, un guide spirituel et temporel, mais aussi un sachant ayant bénéficié d’un enseignement, digne de ce nom, dans un collège druidique régulier, reconnu par ses paires ». En d’autres termes, les druides autoproclamés, non reconnus par d’autres, ne devraient pas employer ce qualificatif.

Mona Braz en appelle quant à elle à reprendre la prière dite « prière des druides », et reprise par la plupart des pratiquants, à savoir, dans sa version française :

« Donnez-nous ô Divinités votre Appui, et dans votre Appui, la Force ; et dans la Force, la Compréhension ; et dans la Compréhension, le Savoir ; et dans le Savoir, savoir ce qui est Juste ; et dans savoir ce qui est Juste, l'Amour ; et dans l'Amour, l'Amour de toute vie, l'Amour de vous ô Divinités, et l'Amour de toute Bonté. »

A partir des éléments de cette prière, il serait facile de discerner parmi les personnes qui se revendiquent « druides », lesquelles vivent réellement dans la Compréhension, dans le Savoir, dans le Juste, dans l'Amour et dans la Bonté.

La druidesse alerte sur le phénomène des réseaux sociaux, où les propos et comportements sont des révélateurs : « Au sens où ils révèlent les opposés des Vertus druidiques, notamment : ignorance d'âme opposée à Compréhension et Savoir, égocentrisme et avidité opposés au Juste ; haine et exclusion opposés à Amour et Bonté... ».

Enfin, d’après Arzh Gadarn, grand Druide du Collège Druidique des Gaules, un « bon druide » doit :

• Avoir de la rigueur

• S’obliger à la discrétion, ne pas s’afficher en permanence ses qualités

• Être un guide, pédagogue, aider les membres de son Collège à trouver par eux-mêmes leurs solutions

• Savoir accompagner autant que diriger

• Être respectueux des autres, même s’ils ont une opinion lui paraissant “différente”

• Savoir expliquer en termes simples la finalité du Druidisme autant les néophytes que ceux déjà sur le Chemin. En règle générale, s’appliquer le dicton : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement »

• Être en capacité de répondre à toutes les questions qui lui seraient posées, donc améliorer sans cesse ses connaissances, et ne pas hésiter à les remettre en question s’il en est découvert d’erronées

• Avoir une attitude réellement fraternelle et confraternelle vis-à-vis des autres Collèges

• S’obliger à une recherche sérieuse des textes anciens, la plupart du temps en irlandais (la liste figure dans la Charte du Comardia)

• Et enfin : ne pas monnayer ses services

Afin de lutter contre les dérives au sein de ce mouvement, il est apparu nécessaire aux groupes existants de se fédérer autour de grands principes et de fondamentaux. En 2011 a été organisé dans la commune d’Aubazine (Corrèze) un grand rassemblement de tous les Collèges druidiques continentaux qui avaient bien voulu répondre à l’appel. L’objectif de ce rassemblement fut de recenser d’une manière formelle quels étaient tous les points qui pouvaient être communs à tous ces groupes, quelle que soit leur importance en nombre et en localisation géographique, et de tenter d’élaborer un document dans lequel tous pourraient se reconnaître et s’identifier mutuellement. La rédaction de ce document a requis la participation de tous les présents, hommes et femmes, quel que soit leur Collège et quel que soit leur mode de fonctionnement interne.

Les documents relatifs à ce rassemblement d’Aubazine, nommé Comarlia sont disponibles à l’adresse suivante :

Plus récemment, une dizaine de groupes a également signé une seconde charte éthique.

des Druides contemporains… et des Druidesses ?

D’après le druide Auetos "Le druide doit effectuer des recherches dans le domaine druidique et de la culture celtique. Par son savoir qui va bien au-delà de la connaissance théologique, il est le gardien de la tradition. Sa fonction, en tant que prêtre, est d’officier à la place qui est la sienne, au milieu des siens, c’est-à-dire de la communauté des croyants qui le légitime."

La femme-druide, bien que prêtresse est essentiellement une prophétesse, une devineresse, une magicienne, une « sorcière », une guérisseuse, une soignante, une enseignante, une initiatrice mais aussi une poétesse et une satiriste. Grâce à ses fonctions, elle envisage sa tâche comme un tout complet, physique et symbolique.

La différence entre le druide et la femme-druide est symbolique. Elle est la nuit quand il est le jour ; elle est lunaire quand il est solaire ; elle est eau quand il est feu. Leurs activités, bien que différentes du point de vue de l’extérieur, sont avant tout complémentaires. Elles sont comme les deux moitiés d’un même cercle formant une structure homogène, harmonieuse et parfaite. Cette différence n'implique en aucun cas que les activités du druide surpassent ou prévalent sur celles de la femme-druide. Il n’y a là aucune discrimination ou ségrégation dû à la nature de leur sexe.

De son côté, Mona Braz interroge “l’effet Mathilda” dans le druidisme. Lors de son intervention aux 3è Assises de la Druidité, elle affirmait : “ La femme celte constitue un cas unique dans l'histoire antique, même si nous disposons de peu d’éléments à part dans les sources irlandaises, parce qu'elles ont été tardivement transcrites, apportent des renseignements exploitables à son sujet, à travers les grands cycles légendaires. Mais ce peu nous suffit pour déduire, voire affirmer, l'existence d'une catégorie de femmes celtes combattantes, prêtresses, devineresses et en charge de l'initiation militaire et sexuelle, des jeunes hommes...

Je vous invite à consulter les pages 468 à 473 du Dictionnaire de mythologie et de religion celtique, un grand classique et incontournable de Philippe Jouët, réédité en 2025 : il y est question de l’éventail des définitions que peut recouvrir le mot « femme » pour les Celtes. Entre autres, vous y retrouverez femme accomplie, femme druide, femme de savoir, souveraine, reine, femme médecin, poétesse, maitresse d’art poétique, devineresse, prophétesse, satiriste, musicienne, messagère à cheval, de pouvoir, sorcière, femme du Sidh, femme de guerre, femme héroïque, femme hospitalière,... Autrement dit, tout ce qu’un homme peut faire, une femme le peut aussi. Les femmes occupent les mêmes fonctions que les hommes, sans en être toutefois le pendant féminin.

D’ailleurs, les femmes étaient encore présentes dans les sacerdoces chrétiens de Bretagne au Ve siècle : des prêtres bretons furent admonestés par des évêques Francs au Ve siècle de notre ère pour avoir accepté des femmes auprès d’eux lors de cérémonies religieuses. Ceci est attesté par la fameuse lettre de Melaine de Rennes (un évêque collaborateur des Francs), envoyée à deux prêtres bretons (c’est–à-dire de Bretagne bretonnante), Lovocat et Cahitern qui se déplaçaient en terre celtique, accompagnés de deux femmes avec lesquelles ils co-célébraient les messes. Il faut rappeler que la présence d’éléments féminins lors de l’eucharistie ne fut proscrite en Gaule qu’au IVe siècle de notre ère, et qu’en dépit de cela les Bretons ont montré une réticence certaine à appliquer cet interdit de l’Eglise romaine.

L’ABP remercie, pour leur contribution :

La Druidesse Mona Braz, auteure des « Secrets d’une druidesse » aux éditions Robert Laffont

Le Druide Auetos de la Celtiacon Certocredaron Credima

Le Druide Arzh Gadarn, Grand Druide du Collège Druidique des Gaules

Le Druide Ualcos de la Kredenn Geltiek Nevez

Fabien Régnier

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