Le druidisme reconnu officiellement comme religion au Royaume-Uni
Dépêche de Philippe Argouarch

Publié le 4/10/10 9:20 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le réseau des druides (Druid Network), une association britannique, a été reconnu comme ayant une activité "dans l'intérêt du public" et donc pourra bénéficier de l'exemption d'impôts dont bénéficient les religions. Cette officialisation arrive près de 2000 ans après l'interdiction de ce culte par les conquérants romains en 45. L'empereur romain Claude aurait décidé d'envahir la Bretagne (la grande) afin de neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment nationaliste en Gaule (et ceci plus de trois siècles avant l'officialisation du christianisme dans l'empire)

"Il y a une foi suffisante dans un être ou une entité suprême pour constituer une religion", a estimé la commission britannique (Commission des organisations caritatives) chargée d'examiner la requête à l'issue d'un processus de près de cinq ans.

La BBC explique que le renouveau du druidisme est lié à l'intérêt du public pour les questions environnementales. Le druidisme autrefois, comme le néo-druidisme aujourd'hui, ayant toujours professé un respect de la nature irréprochable.

À noter qu'il existe plusieurs organisations druidiques en Bretagne dont une, le "Gorsedd de Bretagne", publie régulièrement des communiqués sur le site de l'Agence Bretagne Presse.

Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 3 commentaires
Yann-Ber TILLENON
2010-10-06 03:31:51


Il faut le répéter inlassablement. Même s’ils étaient formés à la fonction théologique, les « druides » n’étaient pas seulement des prêtres (beleion). Ils étaient aussi formés à la fonction politique des rois (reourion), artistique (barzhed) et scientifique (ovizion) des quatre premiers étages de la conception septénaire de l’univers chez les indo-européens : Les quatre étages formant le territoire et la société. Ainsi ils pouvaient monter au-dessus, au niveau des trois étages supérieurs formant la triade de l’État spirituel dirigeant.
C’est une déformation sous l’influence du christianisme monothéiste de réduire le spirituel à la fonction religieuse des curés. Le polythéisme engendre, évidemment, la polyvalence. Les druides n’étaient pas dans « l’un OU l’autre ». Ils étaient dans « l’un ET l’autre » ! En celtisme la vérité est paradoxale. C’est l’inclusion des contraires, des opposés de la « coïncidentia oppositorum » qui engendre la tolérance.
Les druides étaient des philosophes au sens grec du terme, dans la forme de l’ « État philosophique » de l’époque. Ils étaient l’élite. Ils formaient l’État. C’était un peu les « énarques » de l’époque. « Druide » est même, approximativement, la traduction en langue celtique du grec « philo sophia », « aimer la sagesse ». « Sagesse » a la même racine, le même sens, que « savoir » et « sapiens ». « Druide » vient de « tru-wides ». « Tru » a donné « truth », « vrai » en anglais, « treuer », « fidèle » en allemand, « très » en français. « druide » signifie donc « très sage », « très savant » en français.
Il est important de connaître tout cela pour comprendre notre capital historique, notre héritage. Ce n’est pas par nostalgie… Ce n’est pas pour prôner un « retour à ». C’est un « recours à », pour construire une alternative à la déliquescence. Il nous aide à comprendre ce que nous devons faire pour bâtir un nouvel État philosophique conforme à l’ordre cosmique, à l’ordre naturel en cette époque de dérèglement global, de prochaine « convergence de catastrophes ».
Les "nouveaux druides" devront donc maîtriser les politiques, comme les prêtres (Belec , beleion) quel que soit le nom de leur religion… Comme aussi les artistes et autres producteurs ainsi que les "hommes de science"... C’est ce qui a, semble-t-il, influencé Pythagore en Grèce antique et inspiré ensuite Platon pour sa "République" ... (Lire "Les druides", des philosophes chez les barbares, (seuil) de Jean-louis Brunaux du CNRS)
L’étude scientifique des mythes cosmogoniques relatant la création de I’univers et de I’homme dans les différentes traditions montre qu'il exista une vision mythique commune à toute l'humanité, transmise depuis la Préhistoire. C’est ce que nous transmettaient les druides. L'homme était considéré comme un univers miniature, parfaitement intégré au cosmos avec lequel il devait vivre en harmonie. Le monothéisme c’est le “ceci OU cela”, quand en vérité, dans une intuition globale, coexistent et se réunissent l'unique et le multiple.
Les choses sont conjointement “ceci ET cela”. La Civilisation occidentale du “OU” est condamnée depuis longtemps. L’ effort de l’Emsav est celui qui doit être fait à présent pour aborder à nouveau la civilisation du “ET”, copulatif et synchronique. Il doit permettre unité et diversité. C'est la Pensée du CENTRE. Elle est symbolisée par la croix druidique dans la tradition celtique et dans toutes les grandes Traditions par la voie du cœur. C’est celle qui permet de procurer une stabilité transcendante.
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Lyne Le Besq
2011-06-17 15:52:21
Les druides faisaient partie de communautés dont l'influence de Pythagore avait fixé les statuts.
-druides
-bardes
-vates (ou devins)
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Yann-Ber TILLENON
2011-06-20 23:33:05
‎Les druides étaient fédéralistes !... Ils pratiquaient l’inclusion fédéralistes des contraires et non pas l’exclusion socialo fasciste. "Druide" (« Tru-Wides » = « Très savant ») chez les Celtes correspond à "philosophe" chez les Grecs. Ils ne sont pas seulement « prêtres », « rois », « artistes », ou « médecins ».
Les druides, dans l'Antiquité, devaient maîtriser, fédérer, ces quatre fonctions en fédérant les quatre corps de la personnalité, les quatre éléments du monde visible (terre, eau, air, feu). Leurs correspondances se déclinent à l’infini !...
Cela correspond à l’évolution de l’incarnation sur terre, à l’ordre cosmique.
Cette évolution correspond à ce qui a été, dans l’ordre :
1/ « minéral », 2/ « végétal », 3/ « animal », 4/ « humain ». Elle correspond aussi, dans un pays, aux 4 niveaux :
1/ « politique » (Rois), 2 / « théologique » (Prêtres), 3/ « artistique » (Bardes), 4/ « scientifique » (Ovates).
C’est-à-dire :
Aux deux niveaux physiques : 1/ « matière » et 2/ « énergie ». (TERRITOIRE d’un pays)
Aux deux niveaux psychiques : 3/ « émotionnel », 4/ « rationnel » (SOCIÉTÉ d’un pays)
Ensuite :
Au niveau métaphysique : 5/ « spirituel » constitué de la triade immortelle "intelligence", "intuition", "volonté". (ÉTAT d’un pays).
Cette triade éternelle, métaphysique, ajoutée aux 4 corps de la personnalité mortelle, physique et psychique, formait donc 7 corps. C’est la conception septénaire de l’homme, reproduction de l’univers. C’est pourquoi le chiffre 7 est magique, sacré, dans notre Tradition.
Dans la Tradition, les druides (philosophes), une fois formés aux 4 premiers niveaux arrivaient donc au 5e niveau, le niveau spirituel, métaphysique. Ils pouvaient représenter, former l’ÉTAT, (l’autorité métaphysique). Ils devaient alors gouverner la SOCIÉTÉ (la liberté psychique) et le TERRITOIRE (la forme physique).
C'est ce qui a été repris par Platon en Grèce pour proposer son "État philosophique".
Vouloir reproduire l ‘équilibre fédérateur de l’ordre cosmique dans un pays, sur terre, n’était pas forcément une mauvaise idée… Un ordre qui dure depuis des milliards d’années ne doit pas être vraiment le plus mauvais !...
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