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La séparation de l'église et de l'état dans le finistère
Deux a priori ont guidé la rédaction de cet ouvrage qui en font un livre différent, quant à la forme et quant au fond. Le premier a priori est méthodologique: le nombre de citations et leur anormale longueur (compte tenu de ce que l’habitude a érigé en norme). L’auteur a supposé que le lecteur s’intéresserait plus aux propos véritablement tenus, dans cette affaire, par ceux qui en furent les acteurs, qu’à d’habiles ou subtiles synthèses,
jean paul yves Le Goff pour Le livre libre le 28/04/06 1:53

Deux a priori ont guidé la rédaction de cet ouvrage qui en font un livre différent, quant à la forme et quant au fond. Le premier a priori est méthodologique: le nombre de citations et leur anormale longueur (compte tenu de ce que l’habitude a érigé en norme). L’auteur a supposé que le lecteur s’intéresserait plus aux propos véritablement tenus, dans cette affaire, par ceux qui en furent les acteurs, qu’à d’habiles ou subtiles synthèses, ou de profondes et irréfutables analyses, ou d’étonnantes et originales interprétations, sans que l’on ne sache plus exactement ce qui est analysé, synthétisé ou interprété. Ici, il s’agit seulement, en quelque sorte, d’une visite guidée dans les archives. Ou bien si l’on veut, d’une exposition de tableaux. Sachant que toute exposition suppose une mise en scène, bonne ou mauvaise, qu’une visite guidée suppose la présence, balourde ou discrète, d’un guide.

Le guide qui dirige cette visite avait en main, pour lui-même se guider, à peu près l’essentiel de ce que disent sur la séparation les auteurs autorisés. Sa surprise a été grande d’observer un certain décalage entre ce que - à ce qu’il lui semblait - les acteurs du siècle dernier vivaient et disaient et ce que l’histoire conventionnelle en a fait. D’où est née une certaine réflexion sur l’historiographie, c’està- dire la façon dont se construit l’histoire conventionnelle qu’on peut appeler aussi l’historiquement correct. Cette histoire, faite des idées reçues, des vérités convenues, dont notre culture est pleine, court des risques sévères quand on la confronte aux archives. Le second a priori est idéologique et découle du précédent. Devons-nous continuer à croire qu’en histoire l’objectivité est possible ? Peut-on échapper à l’idéologie diffuse par laquelle on pense et qu’on se garde soigneusement de penser, comme à la lumière ambiante par laquelle on voit, mais qu’on ne peut pas voir ?

L’objectivité apparente, souvent acquise par la simple occultation par les uns de ce qui peut déplaire aux autres, les souvenirs qui fâchent, n’est pas synonyme de vérité, pas plus que la subjectivité, surtout quand elle est annoncée et assumée, n’est synonyme d’erreur. La philosophie sous-jacente à cette histoire de la séparation dans le Finistère est une philosophie du point de vue. Le point de vue qui s’exprime est celui d’un militant laïc, qui se définirait volontiers comme un libre-penseur chrétien, de formation catholique et de sensibilité protestante. C’est-à-dire que cette philosophie du point de vue est une philosophie de parti pris; en l’occurrence même d’un parti pris très personnel. Elle n’exclut pas d’autres partis pris, elle les admet, les appelle. Elle souhaite la confrontation, dans le respect, dans l’authenticité, sans complaisance de part, ni d’autre.

Jean Paul Yves Le Goff

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