-- Media et Internet --

La proposition de loi sur les fakenews touchera tout le monde et tous les supports

Une loi liberticide ?
Une loi liberticide ?

Le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL) demande l'exclusion de la presse en ligne en ce qui concerne le projet de loi (voir le site) permettant de suspendre des informations avérées fausses publiées en période électorale. Le SPIIL fait justement remarquer que les webmedia ne doivent pas être mis au même niveau que les réseaux sociaux où n'importe qui peut publier n'importe quoi sous n'importe quel nom et résidant dans n'importe quel pays. Le SPILL pense que la presse papier ou en ligne est au-dessus de cette cacophonie et «Il en va de la liberté de la presse !»

Par contre ABP ne peut qu'approuver l'exigence de transparence en amont, c'est-à-dire que les lecteurs doivent savoir qui publie quoi. La loi propose d’imposer «aux plateformes des obligations de transparence renforcées en vue de permettre, d’une part, aux autorités publiques de détecter d’éventuelles campagnes de déstabilisation des institutions par la diffusion de fausses informations et, d’autre part, aux internautes de connaître notamment l’annonceur des contenus sponsorisés ». Facebook, sur la sellette en ce moment devant le Sénat et le Congrès des Etats-Unis, a finalement accepté cette exigence de transparence en ce qui concerne les contenus politiques en période électorale et même en rendant obligatoire la mention de l'auteur de tout contenu sponsorisé.

Dans une récente et rare interview accordée à la télévision américaine (voir le site) , Marc Zuckerberg, le CEO de Facebook, admet que les Russes sont intervenus via Facebook pour influencer les résultats de l'élection présidentielle. Il affirme aussi clairement qu'ils ont tenté de le faire lors des élections présidentielles françaises de 2017 mais que, selon lui, Facebook aurait cette fois-ci, pu neutraliser les pages et les comptes en question. Plus intéressant, en ce qui concerne la manipulation des mouvements politiques, Zuckerberg révèle que les tactiques employées par les agitateurs ne sont pas uniquement des ffakenews mais aussi la création de conflits afin de «diviser» un camp politique. L'agent perturbateur créé une page favorable à une option politique et créé dans la foulée une autre page de l'autre bord politique toute aussi hystérique et extrémiste que la première afin de diviser et effrayer les gens ! A méditer.

A notre petite échelle de webmedia breton, ABP a toujours exigé la transparence et a interdit aux contributeurs et rédacteurs les pseudos dès nos débuts en 2003. Nous avons aussi fait remarquer qu'il existe des webmedia et des blogs en Bretagne et ailleurs, dont personne ne connaît le nom du propriétaire et qui, comme 7seizh, signent 'rédaction' 90% des articles qui ne sont pas des communiqués (voir ABP 42997). Mais pas que. Des quotidiens comme Ouest-France publient régulièrement des articles non-signés sur des sujets sensibles. C'est ce manque de professionnalisme, cette opacité, qui font que le gouvernement a fini par proposer une loi qui met tout le monde dans le même sac.

Mais qui peut prédire si cette loi ne sera pas détournée de ses buts initiaux ?

On ne peut aussi que s'inquiéter d'une loi donnant compétence exclusive au tribunal de grande instance de Paris.

Philippe Argouarch

Document PDF 44731-loifakenews.pdf La proposition de loi. Source : Assemblée nationale
©agence bretagne presse

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.

Vos commentaires :

Emilie Le Berre
Mardi 10 avril 2018

Le monde politique hexagonal n'a jamais rien compris à l'Internet et n'y comprendra jamais rien. Suffit de voir le chapelet de lois qui s'est accumulé depuis quelques années.

Rien d'étonnant à cela, d'un coté un système qui ne sait que concevoir le monde de façon centralisée de l'autre un système a-centré.

On remarque que les grosses dérives et dangers de ce dernier sont issues d'applications centralisées et stérilisatrices (facebook, google, amazon ...) et servent de prétexte pour diaboliser l'Internet.

On peut faire le parallèle avec un hexagone centralisé où "l'intelligence" est au centre et une périphérie débile venant s'y connecter(minitel). A l'inverse, l'Internet est juste une interconnection de réseaux neutre, pas de centre et l'intelligence est à la périphérie (vous et moi).

Le fait qu'énormément de gens ne connaissent de l'Internet que les GAFA est dit long sur l'état d'esprit.

Ces géants, par leur omniscience, stérilisent toutes inventivités de par les lois qu'ils déclenchent, la légende des 2 gamins dans un garage est terminée.

Jacques
Mercredi 11 avril 2018

Les "fake news" ont toujours existé depuis que l'être humain est capable de mensonge et d'hypocrisie, c'est à dire depuis la nuit des temps...

Le rôle (redondant comme un vieux ramake de film) de la méchante Russie et des méchants Russes devrait interpeler... : Ils ont mis Trump au pouvoir à la place de la très ''pays du golfe compatible" Hillary Clinton, ils sont également intervenu pour inciter les Catalans à la rébellion....!

Et c'est vrai, la preuve, le (les) gouvernements et les médias associés vous le disent...!!!

Et pour cela, ils ont utiliser une arme terrifiante : LA "fake news"...!

(A dire impérativement en Anglais, car en français "la fausse nouvelle" cela sonne un peu plouc!)

Il serait utile de se rappeler que nombre de conflits récents ont eu pour origine des ''fake news'' issu des gouvernements :

Guerre de 1870 : avec la célèbre ''dépéche d'Ems", fake news allemande destinée a provoqué la presse ultra-nationaliste française pour demander la guerre contre l'Allemagne...

1er guerre mondiale : avec toute l’hypocrisie des empires français et anglais autour de l'assassinant de l'Archiduc.

2ème guerre mondiale : avec les prétendus agressions des Polonais contre la minorité des Allemands de Pologne...

Guerre du Vietnam : avec la prétendue attaque d'un destroyer américain par des batteries côtières vietnamiennes...

Guerre du golfe 1 : avec les soldats irakiens tuant les bébés dans les maternités...

Guerre du golf 2 : avec les armes de destruction massive (un vrai cas d'école : tant la supercherie était une évidence et tant les États-Unis ne cherchaient même pas à rendre le mensonge crédible... A l'époque pour croire à ce truc fallait vraiment mettre de la volonté, mais j'étais surpris de voir que cela fonctionnait plutôt bien... comme quoi, plus c'est gros...)

La guerre du Mali : pour protéger les pauvres maliens et notamment les femmes contre l'islamisme... (uranium mon ami d'Areva, je ne sais pas qui tu es...)

Hier sur la chaîne TV "LCI" : Un débat intéressant sur l'attaque chimique prétendument réalisée par l'armée syrienne et cachée par les méchants russes (oui, les mêmes russes que sur facebook) et sur la très probable attaque de représailles par les USA, le Royaume-Unie et la France... Dans l'émission, il y avait 4 spécialistes internationaux dont 3 au moins (1 député et 2 chercheurs) affirmaient avec force que les preuves de cette attaque sont très faibles, voir même qu'il n'est pas impossible que cette attaque n'a jamais eu lieu... et que les 3 pays évoqués sont dans une dynamique grave et historique de violer le principe que toute attaque de ce type doit avoir l'aval de l'ONU suite à une enquête préalable.

Sachant que les Russes ont affirmé qu'en cas d'attaque (hors loi internationale), ils abattraient les missiles et ouvriraient un tir de réponse vers les unités militaires ayant ouvert le feu... (A mon avis, ils blaguent... surtout qu'il dispose sur place du meilleur système anti-missiles existant, le même qui protège Moscou)

Mince alors .... mais que fait le comité anti fake news... pour agir vers LCI et ces 3 personnes (probablement converti à l'intégrisme russe...). Une chance qu'elles ne s'exprimaient pas sur internet!

Non vraiment, il faut saluer cette loi anti-fake news qui est vraiment une avancée majeure dans notre civilisation...!

(PS : Si on dit que la Loire-Atlantique c'est la Bretagne ou que la République est Une et Indivisible...! Ca compte aussi comme fake news???)

P. Argouarch
Mercredi 11 avril 2018

@ Jacques : Très bonne liste historique des complots repris par la presse qui ont servis a déclencher des guerres. Intéressant que tous ceux qui ont joué à ce jeu ont perdu la guerre en question. Sauf en Irak mais encore que personne a gagné vraiment et contrairement a ce que tout le monde dit ou croit Sadam Hussein avait des armes de destructions massives et les a massivement utilisées contre les Kurdes (opération Anfal). Premiere utilisation de gaz depuis la premiere guerre mondiale. Quelles aient été cachées ou detruites ne change en rien le fait qu'il les a utilisées et à ce titre l'Occident ne pouvait pas rester les bras croisés. Il y aura une enquête en Syrie mais niez vous aussi l'opération Anfall ? A ce sujet et complètement passé sous silence en France: Des avions mirages fabriquées en France ont été utilisées pour gazer les Kurdes et deuxièmement les Kurdes dirigés déjà par Barzani je crois, ont supplié les Américains d'intervenir contre Sadam Hussein, qui, oui, avait entamé un génocide.

En ce qui concerne la vérité sur la Russie, c'est vrai que certaines accusations sont difficiles à verifier mais il existe des faits incontestables que j'espère vous n'oserez pas contester : 24 journalistes ont été assassinés en 16 ans (je vous épargne ceux morts de mort suspects dans des accidents de voitures ou tout simplement disparus car là on arrive à 325 en 25 ans). La liste avec noms et photos de 2002 à 2014 est là. (voir le site) Ce sont des fakenews ? mais il y en a eu d'autres depuis. Je ne prends pas cet exemple parce que je suis aussi journaliste mais parce que je pense profondément que chaque fois que la liberté de la presse est remise en cause on va vers des désastres. Je l'ai déjà écrit quelque part mais à partir du moment ou les Allemands ont accepté la suppression de la liberté de la presse en 1933, les dès étaient jetés, et tout était foutu. La suite était écrite. Donc cette loi anti-fakenews proposée est super importante, le texte doit être examiné avec la plus grande attention.

Jacques
Jeudi 12 avril 2018

@ Philippe Argouarch

Nous sommes bien d'accord... Imaginer qu'un Etat puisse être le garant d'une lutte anti-fake-news est probablement la plus grande forme de fake news.... et oui, ce qui ne l'est pas c'est le virage antidémocratique qui en découle avec une limite qui devient toujours de plus en plus aisée à déplacer...

Sachant que la France est déjà classé au 39ème rang mondial pour la liberté de la presse (derrière le Chili) et encore que je suis surpris par ce classement au vu d'une presse qui ne travaille pratiquement plus qu'en fonction des dépêches de l'AFP.

Pour les Russes : Je n'imagine pas qu'un pays soit à ce point le cœur d'un problème universel, l'antre du mal, un monstre malfaisant sans pareil... capable de faire la pluie et le beau temps dans nos démocraties parfaites qui de faites sont menacées... Quand on me dépeint un tel tableau aussi unilatéral, je ne peux m'empêcher de me poser la question de qui est le problème... celui qui peint le tableau ou le sujet qui est peint! A moins que la réponse ne soit dans une proportion à déterminer entre ces 2 acteurs.

J'ai regardé le lien... Avez-vous vu le nombre de journalistes assassinés par des groupes djihadistes? Mais aussi lors d'enquêtes sur ce qui semble être les mafias locales... Or votre présentation laisse à penser que c'est le gvt qui serait à l'origine (je ne dis pas qu'il n'y en a pas). Aussi, je ne peux m'empêcher de penser à la statistique des journalistes qui en Europe perdent la vie en enquêtant sur les extrémistes religieux et les groupes mafieux... juste pour avoir un comparatif et me faire une opinion, surtout quand on se souvient du chaos d'où vient la Russie suite à l'effondrement de l'URSS...

Pour l'Irak et les armes de destructions massives :

Fabriquer des armes chimiques que l'on remplie dans des containers aéro-transportables est une technologie simple et à la portée de nombreux profs de chimie... En gros, tous les pays (même la Bretagne si on le veut) peuvent réaliser ce type d'armes...

(d'ailleurs à la goutta en Syrie, les fameuses forces rebelles, alliées des occidentaux, et comprenant des groupes djiadistes comme Al-nosra branche d'Al-qaida en syrie pour lesquels Fabius ne tarissait pas d’éloges, sont connus pour fabriquer localement des gaz de combat... mais chut, ce sont nos amis...! C'est dire que quand on veut il est possible d'en fabriquer... même dans les ruines d'une ville...)

Le risque pour la paix dans le monde d'un tel système est inexistant, tant son efficacité dépend du rayon d'action de l'avion (500 à 1000km max)... soit aucune chance d'atteindre l'Europe ni les USA sans compter qu'un vol de Mirage (Mirage F1) n'a aucune chance de passer la défense antiaérienne d'un pays occidental.

Sans compter également que la manipulation d'un tel armement est extrêmement dangereuse pour les équipes au sol, je ne dis rien si l'avion à une panne avant d'arriver sur sa cible....

Donc cela n'est utile que contre des populations civiles non protégés... Lors de l'attaque que vous évoquez, on chiffre environ 100000 morts kurdes dont 5 à 7000 par les armes chimiques (gaz moutarde)... Donc la destruction massive provenait d'autres types d'armes bien moins médiatiques mais bien plus efficaces à cette tâche (ex : la bonne vieille AK-47)...

A l'époque, on évoquait la possibilité de l'Irak de réaliser une frappe par missile balistique sur les USA ou l'Europe, soit un tir d'environ 10000 km... (le missile M51 des sous-marins de l'Ile longue à une porté de 9000km et pour mémoire lors de la 1ère guerre les SCUD irakiens avaient une portée de 600km et aucun n'est jamais arrivée à destination ayant tous explosés avant d'arriver).

On aurait pu aussi bien dire que les Irakiens avait pris possession du vaisseau Entreprise du capitaine Kurk, cela n'aurait pas été moins absurde...!

Donc, la menace pour les occidentaux étaient nulle... (car ce n'est pas pour sauver les Kurdes que la guerre a été déclenchée...)

Collins Powell lui-même a évoqué suite à cette guerre que ces armes n'existaient pas...!

(Bien sûr qu'on a trouvé des obus chimiques, mais il y en a plein également qui rouillent dans des grottes de l'est de la France et dans la Manche... pas besoin d'aller en Irak pour trouver ce genre de truc...)

Vous voulez un bon exemple d'armes de destruction massive?

L'intervention des pays extérieurs à la Syrie dans le conflit syrien....!

PS : La France, l'Espagne, l’Égypte, le Japon, la Libye, l'Italie et la Russie auraient tous utilisé au moins 1 fois du gaz moutarde depuis la fin de la 1ère guerre mondiale... La Grande-Bretagne en aurait également utilisé contre les Kurdes en 1920 (wiki...)

Lucien Le Mahre
Jeudi 12 avril 2018

Pour en revenir à l'actualité locale la plus frétillante sans sortir du sujet, voici deux articles en jeu de miroirs extraits ce matin même de l'Ouest-France du jour (Jeudi 12 Avril 2018, page 6, Bretagne).

Le premier, en haut de page, s'intitule : "Confiants, les patrons bretons réembauchent". Le contenu n'est pas le sujet ici, mais notons toutefois qu'il est illustré d'une belle carte en couleur de "la Région dite Bretagne à 4 départements", la Loire-Atlantique laissant place au vide et n'apparaissant même pas sous forme de contours.

Le second, en bas de page, s'intitule : "Bataille gagnée pour le Mémorial Nominoë" et est ainsi rédigé :

- Ces deux cercles d'aluminium de trois mètres de diamètre sont l'oeuvre de l'artiste contemporain Jean Pierre Baudu, originaire de Redon. Ils seront installés sur le site "dit de" La Bataille à Bains-sur Oust près de Redon. Ils symbolisent une victoire acquise par Nominoë entre Oust et Vilaine. C'est là que celui qui devint, "selon la légende", premier roi de Bretagne, mit en déroute l'armée franque conduite par Charles le Chauve. La fédération d'associations Le Poellgor se mobilise pour renouer avec "ce passé baigné de légendes".

- Nous voulons célébrer, explique Patrick Renaud, vice-président du Poellgor, cette victoire sur les Francs qui a donné à la Bretagne ses frontières actuelles. Il n'existait pas à ce jour, de document commémoratif à portée pédagogique.

- Les deux cercles d'aluminium réalisés par la Nouvelle métallurgie de Kerpont à Caudan ont été assemblés mardi. L'inauguration aura lieu le samedi 26 Mai.

Voilà l'affaire et elle est fort instructive :

La Bretagne n'a pas d'Histoire mais "un passé baigné de légendes", la victoire fondatrice de "Ballon" est indiquée mais sans être nommée et les frontières actuelles de la Bretagne sont celles de B4, ainsi que le montre la belle carte couleur ci-dessus sans qu'on ait à le préciser par des mots.

Joli message pour "dé-fakenewser" le lecteur !

Simple question : en attendant l'hypothétique loi sur les "fake news", l'Institut Culturel de Bretagne, nos Parlementaires et la vice-présidence chargée de la Culture au Conseil Régional, les professeurs d'histoire de nos université et de nos établissements publics et privés, les associations culturelles bretonnes ainsi que tous tous les citoyens soucieux de vérité historique peuvent-ils laisser ce genre de choses en l'état sans réagir ?

P. Argouarch
Jeudi 12 avril 2018

@Jacques : Puisque vous semblez reconnaitre le classement de la liberté de la presse des pays de Reporters Sans Frontières, je me permet de vous signaler que la Russie est 148e sur 180 pays, ce qui, par comparaison, met la France, 39e en 2017, à un rang très honorable malgré tout. Dieu sait si j'ai critiqué dans le passé la presse française sur ABP mais là on est obligé de relativiser. L'ABP est un webmedia inimaginable en Russie et encore moins Médiapart. La Chine n' y pensez pas : 169e. D'ailleurs je me souviens très bien qu'au début des années 2000, le webmaster d'un site indépendantiste d'une ethnie très minoritaire en Russie a été retrouvé avec une balle dans la peau. Ca m'avait fait froid dans le dos.
C'est vrai que la grande majorité des titres de la presse française reprennent les dépêches AFP (faute de moyens) et que l'AFP est subventionné par des fonds déguisés en abonnements à auteur de 120 millions (je n'ai pas les derniers chiffres exactes car c'est de plus en plus cachés).
Ceci étant dit, en France on peut encore écrire ce qu'on veut (sauf diffamations).

Jacques
Jeudi 12 avril 2018

@ Philippe Argourch,

Je ne dis pas le contraire, mais personnellement je suis bien satisfait de ce qu'est la Russie aujourd'hui car je me souviens du chaos social, industriel, économique et militaire dans lequel elle était dans les années 90 où le sujet ''bateau'' des films a sensation était le personnage d'un général russe qui vendaient des armes nucléaires à qui le souhaitait... et où les femmes russes désespéraient de trouver des hommes non imbibés de vodka...

En Libye également la presse était tenue, mais comme en Russie vous y circuliez en toute sécurité et les jeunes pouvaient suivre des études universitaires de bon niveau et avoir un travail correct sans migrer (c'était même l'inverse car les sub-sahariens venaient y chercher du travail, ce qui est l'origine de ce couloir migratoire)... même s'il n'y faisait pas bon d'être Kabil!

Face à des Américains omniprésent et fier de leurs portes-avions et des Européens suiveurs et fier de l'être, je ne vois pas bien les options pour un Poutine qui n'a aucune envie de prendre modèle sur les Européens et je pense que nombre de Russes sont d'accord avec cela...

Mais si les Européens avaient une autre vision d'eux-même et tenaient leur rang, je ne pense pas que Poutine et les Russes y trouveraient à redire... je les imagine d'ailleurs bien plus relax...

C'est ma perception...

Dans l'Hexagone, à défaut d'avoir une information plurielle (pour parler novlangue) on peut se satisfaire de pouvoir encore dire ce que l'on veut... c'est aussi ce que l'on disait de l'Espagne il y a peu...! Je me demande comment évoluerait la France avec une Bretagne (ayant son Puigdemont) intervenant auprès du tribunal de la Haye pour obtenir le respect des traités internationaux entre les 2 pays...

@ Lucien le Mahre

Mais puisqu'on vous dit qu'il n'y aura plus de fake news....

Je pense qu'il faudrait déjà que Produit en Bretagne dispose d'un logo non ambiguë (ce serait simple et rapide à faire) avec la même exigence vis à vis de ses partenaires avant de penser à OF, sans même évoquer un article récent que j'ai lu il y a quelques semaines sur une organisation de promotion de la langue bretonne qui avait publié un manuel des lieux où l'on peut parler breton pendant ses vacances dans les .... 4 départements bretons!

Également combien de cartes et logo représentant la Bretagne avec un flou de la frontière terrestre... allant souvent de Cherbourg à Noirmoutier... c'est quasiment systématique.... Il est bien plus facile de comptabiliser les logos avec une Bretagne normalement représentée que le reste... (la Bretagne, on sait où cela commence on ne sait pas où cela fini...)

Si nous avions été sans frontière maritime (comme la Suisse), à croire que les Bretons ne sauraient tout simplement pas faire un logo/cartes symbolisant leur pays...

Quand à l'histoire (la légende) comme déjà évoqué, si Diwan ne l'enseigne pas il est difficile d'exiger des autres...

Le non enseignement de l'histoire par Diwan, n'est-ce pas une forme de "fake"... par omission?

P. Argouarch
Jeudi 12 avril 2018

@Jacques Vous écrivez : "Je ne dis pas le contraire, mais personnellement je suis bien satisfait de ce qu'est la Russie aujourd'hui car je me souviens du chaos social, industriel, économique et militaire dans lequel elle était dans les années 90" Replacez Russie par Allemagne et Poutine par Hitler et vous trouverez des millions d'Allemands et des milliers de Français qui disaient la même chose en 1936. D'ailleurs l'annexion de la Crimée est comparable à l'Anschluss à bien des égards. L'infiltration russe dans le Donbass (dont je reconnais les droits) comparable aux Allemands infiltrés dans la province des Sudètes. L'histoire se répète. Une partie de l'armée russe est massée en ce moment à la frontière des Pays Baltes indépendants. Je le redis, dans un pays, quand la liberté de la presse est supprimée, ca finit toujours mal, même si va peut prendre du temps. La raison en est très simple l'impunité at home finit toujours par faire penser qu'elle existe dans le contexte international.
Je pense à toi Anna Politkovskaïa.

spered dieub
Jeudi 12 avril 2018

Les conséquences de l'anarchie due à la tentative de mise en place de régimes communistes ont provoquées des millions de mort .Cependant les premières victimes étaient justement des communistes, tout comme des nationalistes allemands modérés ont été les premières victimes des nazis .Il y aujourd'hui une réhabilitation de Staline par le pouvoir poutinien soutenu par l'église orthodoxe celle qui s'était aussi soumise à Staline de 1941à 1945 mal lui en prit .. .Paradoxe de l'histoire c'est l'extrême droite et des souverainistes de gauche et de droite des pays occidentaux qui soutiennent l'oligarchie en place dans la Russie qui réhabilite Staline .Je sors du sujet mais pas du débat qui le suit .

spered dieub
Jeudi 12 avril 2018

Une approche différente de l'histoire

(voir le site)

Lucien Le Mahre
Jeudi 12 avril 2018

@Jacques

Nous remarquons tous en permanence des énormités ahurissantes dues à l'ignorance mais aussi des confusions purement volontaires concernant la Bretagne, son périmètre, ses origines, son Histoire, ses habitants, sa ou ses cultures, ses langues etc... et votre exemple vient confirmer la règle.

S'agissant du périmètre, nous pouvons certes nous féliciter de notre situation péninsulaire. Une île aurait encore mieux fait notre affaire, je dois dire : on ne peut trafiquer la silhouette unique de la Corse ou de la Sardaigne ! Quant à une position entièrement terrestre, style Suisse, nous aurions sans doute nous-mêmes toutes les peines du monde à redessiner notre pays !

Le non-enseignement de l'Histoire est certainement responsable de beaucoup de ces manques et faiblesses. Et non seulement à Diwan, mais aussi dans les établissements publics et privés de tous ordres qui rassemblent l'essentiel des élèves. C'est pourquoi toute évolution émancipatrice doit commencer sur le plan culturel par ces fondamentaux que sont l'enseignement de l'Histoire et de la langue.

D'accord sur votre réflexion à propos du logo de Produit en Bretagne permettant une identification claire. Mais le problème est tellement vaste, récurrent et insidieux, qu'une mobilisation effective de nos élus devient indispensable puisqu'ils sont élus de Bretagne et payés par elle, et non par le Poitou, la Guyane, Mayotte ou les Kerguélen.

Sans épargner nos historiens, nos géographes, nos juristes, nos journalistes etc... qui pourraient eux aussi faire un léger effort ici et là quand ils sont témoins, dans le cadre de leur spécialité, d'une injustice flagrante non seulement à l'autre bout du monde, mais mettant en cause ici même la vérité de notre Bretagne.

Boned ruz
Jeudi 12 avril 2018

Qui va définir ce qu'est une fausse nouvelle?....Les vérités historiques qui dérangent seront-elles taxées de fausses nouvelles? et par qui?... Et si les scientifiques d'une part et les juristes d'autre part sont sujets aux idéologies des états nations...non prompt à valoriser la démocratie ( on sait malheureusement quoi penser des médias...) C'est chaud pour C. Puidgemont, ce sera chaud pour le "minority safepack".... quand on pense que le plus grand parti hexagonal est celui des abstentionnistes ... totalement ignorés comme si ils n'avaient jamais existés. Sont-ils un mirage au point que leur évocation soit un jour taxée de fausse nouvelle?

Jacques
Jeudi 12 avril 2018

@ Philippe Argouarch...

J'ai trouvé le ''replay''.

(voir le site)

Très intéressant d'écouter Caroline Galactéros qui intervient à l'école de guerre (l'école pour les officiers supérieurs pour espérer passer général) donc pas la première venue...

Vu que l'état français semble en contradiction avec elle, c'est donc qu'elle profère des ''fakes news''...

Moi, je pense qu'elle expose un point de vu alternatif qui mérite quelques réflexions... et elle est loin d'être la seule au cours de l'émission...

Pour moi il n'y a pas une vérité, mais un ensemble d'éléments complexes qu'il est nécessaire de comprendre ou du moins d'en avoir conscience... et cela dépasse le concept des méchants et des gentils (pour exemple : à la minute 1h05 l'évocation d'un le Drian qui voulait restaurer un lien avec le gvt syrien vu que la République allait dans l'impasse mais qui a subit le veto de Fabius... celui qui apprécie tant Al Qaïda/al nosra. On apprend également que nos amis du Quatar auraient payé 100 milliards de dollars pour financer les groupes djiadistes... une somme hallucinante, certainement à valider mais qui évoque clairement un tsunami d'argent versé...).

Pour la Russie, je vous laisse la comparaison...

On a regretté de ne pas avoir attaquer l'Allemagne, vous voulez la même chose avec les Russes en souvenir de Politkovskaïa? Pas sûr qu'elle aurait partagé l'idée...

Personnellement, je pense qu'une part de la problématique Russe, si on peut le dire ainsi, provient de la faiblesse européenne (pour ne pas dire l'irresponsabilité) de compter pour sa défense sur les USA en sous investissant dans les armées et surtout en retardant la création d'une Armée Européenne au profit du maintient de l'OTAN, un OTAN qui inquiète (le mot est faible) les Russes. Une Europe forte qui ne serait pas à la remorque des USA calmerait la Russie et probablement rassurerait également la Russie (mon avis).

PS : Sur Politovskaïa, il semble qu'un Lieutenant-Colonel du FSB a été condamné à 12 ans pour cet assassinat... des agents de l'état qui font n'importe quoi pensant agir pour le bien de leur pays, il me semble qu'on a également connu cela en occident...

spered dieub
Vendredi 13 avril 2018

Personnellement, je pense qu'une part de la problématique Russe, si on peut le dire ainsi, provient de la faiblesse européenne (pour ne pas dire l'irresponsabilité) de compter pour sa défense sur les USA en sous investissant dans les armées et surtout en retardant la création d'une Armée Européenne au profit du maintient de l'OTAN, un OTAN qui inquiète (le mot est faible) les Russes. Une Europe forte qui ne serait pas à la remorque des USA calmerait la Russie et probablement rassurerait également la Russie (mon avis).

Je dois avouer cette fois que je suis de votre avis !! Ce qui est inquiétant dans le monde actuellement, ce n'est pas la Catalogne !!!! mais les grands pays qui sont dirigés par des dirigeants populistes de plus en plus en plus autoritaires ,évidemment Poutine en fait parti ,mais en terme de sécurité mondiale ce n'est peut être pas le pire ?Je pense qu'il réfléchirait à deux fois avant de commettre l'irréparable ,ce qui n'est pas le cas de Trump ,Erdogan ,le fou furieux de Corée du nord et j'en passe .

Jacques
Vendredi 13 avril 2018

@ Lucien Le Mahre

Je pense que cette représentation de la Bretagne avec la frontière Est indéterminée (pourtant l'une des plus anciennes d'Europe par traité international, 851) serait à faire analyser par un comportementaliste...

Personnellement, j'y vois une représentation de la célèbre schizophrénie bretonne, à la fois une fièreté de l'identité bretonne mais qui est frustrée par le risque dramatique d'être compris comme non français bien qu'on n'ignore pas ne pas l'être...

Quand nos logos présentant la Bretagne (nombreux) présenteront la frontière Est d'une manière normale et simplement géographique, on pourra en déduire un retour à la normale...

Ça paraît anecdotique cette histoire de logo, mais à mon avis c'est très révélateur... et une extension se retrouve dans cette incapacité de Diwan d'enseigner l'histoire tout en affirmant transmettre la culture et l'identité bretonne...

Or je pense volontiers que si Diwan enseignait l'histoire de Bretagne de manière honnête (sans politiquement correct) et assumé, j'imagine sans difficulté que l’État ni trouverait rien à dire et que les autres écoles de Bretagne suivraient tout naturellement... au point qu'on pourrait à moyen terme demander une insertion de notre histoire dans les programmes officiels appliquées à l'ensemble du territoire breton.

Qui peut imaginer l'Etat venir dire aux Bretons : Non, vous n'avez pas le droit d'enseigner que vous avez été indépendant, Non vous n'avez pas le droit d'enseigner que vous avez conservez votre propre Etat jusqu'à la Révolution française... Même les historiens bretons très républicainement correct ne pourrait pas suivre l'état sur de telles affirmations... idem d'ailleurs pour leurs collègues français...

Comme cette frontière indéterminée, l'absence d'enseignement de l'histoire par Diwan, démontre un malaise d'être breton chez des personnes affirmant pourtant leur identité... schizophrénie...!

@ Spered Dieub

Votre lien est intéressant dans le sens qu'il est utile de rappeler que les pays ''propres sur eux'' ont également les cadavres dans le placard... mais, mettre sur le même plan ''communisme/impérialisme/libéralisme'' c'est comme comparer des pommes et des poires...

Les exemples réussis du communisme sont quand même bien anecdotique et insignifiant dans le temps.

Mais l'impérialisme est intéressant et nous ramènent au débat sur les Russes dont Philippe nous évoquaient les armées rassemblés aux portes des petits états Baltes (petits peut-être mais membre de l'Union-Européenne et de l'OTAN). Il conviendrait de se mettre dans la peau des Russes et de regarder autour de soit la progression des forces et des bases de l'OTAN, de noter l'impression des Américains d'être l'unique grande puissance du monde, de constater la suzeraineté largement consentie des Européens et cette succession de guerres au nom de la paix dans le monde et des grands principes permettant à l'industrie d'armement américaine de maintenir une production en série importante... (on se souviendra du retournement de veste de Trump sur l'interventionnisme militaire).

Par exemple : peut-on considérer le porte-avion Charles de Gaules comme Français? D'un point de vue propriétaire ce porte avion est certes financé par les contribuables hexagonaux mais d'un point de vue opérationnel c'est un porte-avion américain. Il ne peut opérer sans l'accord des USA qui contrôlent la maintenance de ses catapultes (indispensable pour faire décoller les avions) et de ses avions radars (indispensables pour diriger et protéger les avions de chasse). Le moindre désaccord et le bateau militaire se transforme en paquebot pour touristes en pompon rouge...

Si a cela vous constatez l'enthousiasme, parfois d'un ridicule qui saute aux yeux, des européens de participer à des opérations militaires avec les Américains voir de les devancer comme autant de preuves de servitude (on se souviendra de la déception de F.Hollande quand Obama lui a annoncé qui ne bombarderait pas la Syrie... Les avions Français ayant été arrêté les moteurs tournant...) qui a dit : Caniche...?

Donc des Américains pas méchant dans le fond mais qui s'imaginent être sans rival dans le monde, des Européens n'étant qu'un complément militaire aux Américains sans aucune capacité/volonté à l'indépendance géopolitique et l'on comprend mieux pourquoi les Russes sont inquiets... et tiennent à rappeler qu'eux aussi disposent de muscles (affaiblis mais qui se tonifient à nouveau) et qu'ils seraient grave de l'oublier (d'où un certains déballage technologique en Syrie mais surtout une première victoire géopolitique en virant totalement les occidentaux d'une zone d'influence historique, sans évoquer un affaiblissement majeur de l'OTAN par l'attitude devenue douteuse de la Turquie)!

Une Europe puissance militaire qui contre balancerait l'unilatéralisme américain, ce serait bon pour les Européens, bon également pour ramener les Américains à la modestie, et bon pour les Russes pour faire baisser leur tensiomètre...

Donc la menace à mon sens est aujourd'hui moins la Russie que la suzeraineté européenne qui booste l'égo surdimensionné des américains... (mon avis).

Plus modestement, cela nous ramène aux vertus pour les Bretons de retrouver leur indépendance... Premièrement pour nous, mais aussi pour ramener les prétentions universalistes françaises à un juste niveau et contribuer à réduire le principe des états-nations qui gangrène l'Europe.

Fañch
Vendredi 13 avril 2018

En Bretagne la belle Fake News est celle répandue par les religieux laïques des écoles, lycées, universités de la Sainte-République française qui nous bassinent avec le faux traité dit "d'union de 1532" et toutes les balivernes qui vont avec.

pour d'autres se serait Anne de Bretagne qui aurait uni la Bretagne à la France, (en 1491 ? en 1499 ? )

d'autres expliquent qu'Anne de Bretagne aurait autorisé la gratuité des autoroutes en Bretagne et que c'est pour cela qu'il n'y aurait pas de péages,

qu'Anne de Bretagne était une Duchesse en sabots (dondaine), heureusement recueillie comme une pauvresse par son bourreau,

Mr Choucq (l'avocat Nantais) nous explique que les Bretons auraient fait un voeux en 1532 (entendu à la dernière audience au Tribunal sur l'Écotaxe )

Toutes ces histoires à dormir debout sont encore enseignées par des faussaires et fossoyeurs de la Bretagne. Mais comme disait Bertrand d'Argentré "il n'y a personne pour s'opposer" (au Roi et a ses forces armées)

P. Argouarch
Samedi 14 avril 2018

@Jacques : les grossières manipulations (bien plus que des fakenews) du régime de Damas (voir le site)

Quand j'écoute Assad je pense toujours à la phrase "plus gros est le mensonge plus ils le croiront". Je me souviens l'entendre nier que son armée balançait des barils d'explosifs sur Alep alors que des douzaines de videos prouvaient de contraire !

J 'en profite pour rappeler aux lecteurs que des syriens pro-Assad avec un numero ip localisé à Damas ont attaqué ABP en avril 2013 probablement pour notre soutien aux Kurdes qu'ils prétendent aujourd'hui soutenir contre la Turquie... (voir le site)

P. Argouarch
Samedi 14 avril 2018

les preuves formelles et tactiques de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien publiées aujourd'hui par le gouvernement. (voir le site)

Fañch
Samedi 14 avril 2018

sans compter la dépendance de la France :

grève de maintenance de Général Electrique (achat d'Alstom) sur les 58 turbines à vapeur Alstom qui équipent les centrales nucléaires françaises ainsi que les 4 sous marins nucléaires français.

Qui mettrait la France en panne d'électricité et ses sous-marins en bâtiment flotteur ou en cale sèche !

Voir le site

(voir le site)

Jacques
Samedi 14 avril 2018

@ Philippe Argouarch

Vous avez raison Philippe, c'est une preuve indéniable, je suis confus...

Quel chance que les Caques Blanc étaient là pour rétablir la vérité... On dit tant de bien d'eux...

Je me souviens très bien de l'attaque internet d'ABP...

Une anecdote pour la parution, un jour je l'espère, de l'histoire d'ABP...

Les barils, oui un mensonge terrible... Mais pourquoi dans les guerres faut-il lancer des trucs des avions/hélicoptères sachant en tombant cela peut faire des dégâts... (Un pilote français des bombardiers lourds dans la 2GM disait : ''Je n'ai eu aucun problème a bombarder les villes, mais visitant l'Allemagne juste après la guerre je me suis rendu compte qu'on avait eu la main bien lourde...'')

Plus gros est le mensonge... ben oui... ce matin j'entendais le Drian affirmer que les missiles médiatiques avaient visé le laboratoire de recherche sur les armes chimiques.... comme si on avait besoin de faire de la recherche pour fabriquer des armes chimiques qui sont au point depuis plus d'un siècle et que les gentils fabriques également mais sans disposer de centre de recherche....

Philippe, j'ai un peu l'impression vous avez besoin de chercher des bons et des méchants... là où il n'y a que des intérêts géostratégiques qui s'exercent au dépend des Syriens...

Une chose est sûr, les occidentaux et les pays du golfe ont perdu, la Russie et l'Iran ont gagné... et les Syriens ont payé les pots cassés.... l'avenir de la région est très incertaine... tant les alliés d'un bord comme de l'autre sont improbables...

Lucien Le Mahre
Samedi 14 avril 2018

@ Jacques

Sur la responsabilité première de Diwan, je ne suis pas convaincu, ne sachant pas si pour obtenir certains subsides indispensables à son fonctionnement, voire à sa survie, elle n'est pas tenue de s'en tenir au strict respect des programmes officiels.

N'oublions pas qu'à l'origine Diwan visait l'urgence d'une réponse à la disparition de 10 000 bretonnants par an et l'Histoire lui paraissait un combat moins urgent et du reste, sans moyens, difficile de chasser plusieurs lièvres à la fois !

Partis de rien ou presque, c'était déjà beau de monter une telle filière. La langue étant déjà un énorme défi qui n'est d'ailleurs toujours pas résolu, même si l'Education Nationale a autorisé depuis des classes bilingues pour je crois au total 3% des élèves concernés, ce qui nous amène dans le mur, il faut bien s'en rendre compte.

N'oublions pas non plus - en tout cas moi je n'oublie pas - la galère financière que fut longtemps pour Diwan la recherche de financements aléatoires afin de payer son personnel, ses locaux, son matériel, de maintenir tel ou tel poste ou tout simplement de subsister.

Je ne sais exactement quelle est la situation actuelle sur ce plan vital que n'ont pas à ce point les grandes filières privée et surtout publique, je suppose qu'elle s'est quand même améliorée mais quelqu'un de Diwan pourrait utilement nous renseigner.

Pour moi il serait tout aussi normal que les filières principales qui instruisent des enfants tout aussi bretons que ceux de Diwan, prennent conscience de leur responsabilité et se bougent un peu pour demander au minimum un volet "régional" obligatoire dans les programmes d'Histoire.

Pour ne rien dire une fois encore des responsables politiques qui sont payés pour cela et non pour jouer le rôle de simples fonctionnaires.

Bref, il ne faut pas tout mettre sur le dos des mêmes. Il y en a beaucoup d'autres qui passent entre les gouttes sans qu'on leur demande de comptes !

Jacques
Samedi 14 avril 2018

@ Philippe Argouarch

Vous êtes sérieux ou vous faites de l'humour?

Votre phrase : "les preuves formelles..."

Le titre du paragraphe 1 du document : ''....nous estimons avec un haut degrés de confiance..."

Entre "estimer" et "preuves formelles", il y a tout un univers....

Dans la suite du document il est indiqué : " ... analyse des témoignages, photos et vidéos apparus

spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux dans les heur

es et jours qui ont suivi l’attaque..."

Les services de renseignement français regardent sur internet pour trouver des preuves et lancer des missiles de croisière....?????

Non mais on se moque du monde à ciel ouvert....

Collins Powell a fait des petits dans le gvt Macron...!

Ben oui, ils en sont réduit à regarder internet car la France n'a pas accès au terrain.... ni les USA... c'est pour cela qu'il est nécessaire d'avoir une enquête de l'ONU....

Et on ose nous parler de ''loi anti-fake news''....

Personnellement, j'en sais rien de ce qui s'est passé et qui ment... mais quand je lis un tel document, personnellement je ne marche pas....

Et les 3 dernières photos misent là pour hausser le cœur... depuis quand une photo est une preuve au 21ème siècle...? (''récupérées localement mais aussi sur internet...'' écrit dans un document gouvernemental???)

Vous vous souvenez de Timisoara et des personnes torturés qui étaient en réalité des morts sortis de la morgue locale que le gvt français prenait comme preuves...!

Vraiment, votre affirmation sans réserve me choque...!

Plus encore que ce document grotesque...!

Jacques
Samedi 14 avril 2018

@ Lucien Le Mahre

C'est toujours le même problème en Bretagne depuis 1 siècle, on pense qu'en courbant le dos tout ira mieux, même quand on ne nous le demande pas...

Les Bretons sont atteint du syndrome des Yézidy (la Syrie étant à l'honneur) qui depuis des siècles courbent le dos même quand DAESH venait pour séparer leur tête de ce dos... Je me souviens d'un reportage sur une femme officier Kurde (les yézidi sont aussi des Kurdes mais qui n'ont pas été islamisé) qui expliquait aux chefs de famille qu'il fallait mettre fin à cette mauvaise habitude historique et relever la tête s'ils voulaient la conserver leur tête...

Il y a une différence entre enseigner l'histoire de Bretagne de manière posée/assumée et l'enseigner en concluant par une agressivité....

Nous avons peur de tout et on s'excuse de tout... Notre première prison se situe dans notre tête...

La situation financière de Diwan est toujours la même... mais c'est normal, quand on courbe le dos...

Comment peut-on sauver une langue quand seulement 1% des enfants scolarisés disposent d'un enseignement immersif et seulement 2% d'un enseignement bilingue...? Surtout quand un nombre croissant de parents viennent pour l'ambiance associative, plus que pour un projet de redynamisation culturel...

Il est grand temps que les Bretons redressent le dos, de manière normale, c'est à dire de manière calme et respectueuse mais affirmée... pour obtenir un respect qu'on obtiendra difficilement avec un dos courbé...

On voit rarement des Kurdes énervés, excités, menaçants mais on les voit généralement déterminés!

spered dieub
Dimanche 15 avril 2018

On est sorti du sujet initial .

Jacques quand vous dites (Surtout quand un nombre croissant de parents viennent pour l'ambiance associative, plus que pour un projet de redynamisation culturel...) Cela m'inquiète depuis longtemps , d'après ce que j'entends ici et là ,pour un certain nombre de parents l'apprentissage de la langue bretonne n'est pas la première raison de scolariser leurs enfant à diwan ,mais pour le reste je partage plutôt le point de vue de Lucien .Cependant quand on fait une comparaison avec les écoles chrétiennes ,là c'est encore pire ,seulement 4 % des parents y mettent leurs enfants par rapport à leurs convictions religieuses ,11% des parents pour les les écoles publiques par rapport à la défense de la laicité .Le sondage date un peu, mais je ne pense pas que les chiffres ont beaucoup évolués .En ce qui concerne l'enseignement de l'histoire je ne pense pas que les acteurs du mouvement breton surtout culturel insistent suffisamment auprès des autorités pour l'intégrer dans les programmes et le généraliser, non seulement à diwan et bilingue ,mais dans l'ensemble des établissements en Bretagne .D'autre part il faut avouer aussi que nos élèves, enfants de la société consumériste ,à part une minorité ,ne sont pas intéressés par l'histoire en général .Peut être justement le fait leur donner dans un premier temps des notions d'histoire locale pourrait les motiver .

Léon-Paul Creton
Dimanche 15 avril 2018

À Lucien Le Mahre sur le commentaire des 12 et 14 Avril …et Jacques.

Le 31 mars 2015, Jean-Marie Seiget (converti à l’Islam) faisait cette réponse à Ar Vran. Si son affirmation entre parenthèses, sur les choix pédagogiques de Diwan dans les années citées, sont exactes et vérifiées, l’on peut comprendre les modes de pensées d'enseignants soumis idéologiquement qui ont prévalu dans certaines écoles de Diwan, et à seulement certains endroits peut-être !

Ces choix et pratiques, comme ce qui se passe dans les écoles françaises, permettent de comprendre certaines volontés d’enseigner, d’adapter, de diluer, voire supprimer l’Histoire en raison d’un laissé aller d’une évolution démographique cultuelle et culturelle incontrôlée, ou voulue qui semble les avoir dépassés. Idéologiquement ne pouvant se renier, asservis, ils sont dans une fuite en avant.

Concernant Diwan je me demande jusqu’à quel point ils ont oublié ce pourquoi cette école a été fondée, pour quel combat ! Á moins que la carte du menu, mentait déjà sur produit dans l’assiette !

La réponse à Ar Vran ci-dessous, telle quelle, sauf l'élément entre parenthèses:

Ar Vran

Effectivement, je suis amené (et même je recherche cette situation) à rencontrer de nombreux musulmans d'origine extérieure à la Bretagne, en particulier d'origine maghrébine (je pense que c'est de cela que vous voulez parler). Je connais même ces populations de l'intérieur depuis longtemps. Soyons francs, dans leur grande majorité, je pense qu'elles ne prennent pas nos revendications linguistiques comme très sérieuses ni d'actualité. Comment pourrait-on leur en vouloir dans la mesure où la grande majorité des bretons de nos jours ne se bat pas pour cette langue (même chose pour le gallo) : quand j'étais jeune dans les années 60 (désolé pour cette attitude d'ancien combattant), il suffisait d'aller, en Basse Bretagne en campagne, dans n'importe quel commerce, n'importe quel café, n'importe quel marché, n'importe quel car au hasard pour être environné par notre langue. C'est terminé, il faut le reconnaître, même si ça nous fait mal et si ça ne nous empêche pas de continuer à nous battre comme des fous. Comme chantait déjà Gilles Servat "Chaque mot breton prononcé chante des miserere » (j'ai en tête ces paroles et ne retrouve pas les sources. J'aimerais les retrouver) et c'était il y a 40 ans ! Comment leur en vouloir de s'intéresser plutôt à la transmission de leur propre langue (arabe dialectal, arabe littéraire, berbère) qui pose d'ailleurs les même problèmes dans l'émigration que le breton en Bretagne. « Je me rappelle que dans les années 70, c'était différent, j'avais assisté à l'intégration bretonne de berbères (kabyles) en milieu bretonnant. Maintenant c'est clairement impossible. Je me souviens qu'à la fin des années 90, mes 2 petites filles à l'école maternelle Diwan de Nantes, à l'époque arabophones, brittophones, et francophones bien sûr, parlaient en breton dans la classe, en arabe entre elles dans la cour de récréation et en breton avec les petits copains de l'école qui venaient chez nous à la sortie de l'école. Et l'arabe était valorisé à l'école Diwan, chansons en arabe à la fête de l'école… Cela aurait pu amener une belle réussite linguistique. Mais quand nous avons été obligés de les mettre à l'école classique où seul le français était toléré, cela en a été fini à la fois de l'arabe et du breton en tant que langue de pratique quotidienne". Je crois qu'il ne faut pas rêver, la situation de nos langues est dramatique. Désolé pour l'intermède pessismiste ! Notre conclusion doit plutôt être qu'il ne faut maintenant négliger aucune dimension pour nos luttes. C'est dans ce sens que j'ai écrit ce livre. Je pense que je ne l'aurais pas fait si nos langues avaient été en pleine forme.

Commentaire tiré de : Comment peut-on être breton et musulman ? de Jean-Marie Seiget (Coëtquen Editions (voir ABP 36877)). Tout le fil est très, très intéressant à lire ou relire, 3 ans après.

Fañch
Dimanche 15 avril 2018

Une langue est forcément liée à une histoire. l'Histoire d'un peuple, non ? En reniant l'histoire des Bretons les écoles Diwan ont coupé le lien des tripes. Celles qui vous font agir.

donc pourquoi enseigner une langue devenue inutile puisqu'elle n'a plus ou pas d'Histoire à transmettre.

(ce qui n'est pas le cas de la catalogne, ni de la corse qui heureusement ont lié la langue à l'Histoire de leur peuple. On en voit les résultats et les bénéfices aujourd'hui.)

Pour ce qui est des Fake News et des preuves qu'aurait Macron, ce doit être le bout de tuyau d'arrosage que l'on a vu en boucle sur tous les médias aux ordres.

Concernant les armes chimiques la France n'a pas de conseil à donner à quiconque vu qu'elle à gazé dans ces ex-colonies ainsi que l'épandage de napalm par avion,

En indochine en 1951

(voir le site)

au Cameroun en 1958 :

(voir le site)

En Algérie :

(voir le site)

Reun Allain
Dimanche 15 avril 2018

Et si au bout du compte nous n’étions pas en train de discuter d’un faux problème comme en d’autre temps on s’interrogeait du sexe des anges! Les fakenews il s'en produit à longueur de journées dans la presse réputée propre sur elle, le problème n’est pas ce qui est factuel mais l’idée qu’on s’en fait soi même et plus fréquemment dans ce qui est suggéré par l’image, par l’ordre dans lequel les termes sont placés, par la chronologie du rapport des faits.

Rien que dans l’actualité du jour j’en relève plusieurs « fake ». Ainsi le vol de l’écrin du Cœur de Anne de Bretagne on entend le qualificatif de « Reine de France et Duchesse de Bretagne », rien n’est faux factuellement sauf que c’est quand même un « fake » suggéré. Elle ne fut pas Reine de France Bretagne par hasard mais c’est parce qu’elle régnait sur la Bretagne et qu’il fallut qu’elle soit mariée au Roi de France pour que le Duché tombe dans l’escarcelle de la couronne de France.

Inutile d’aller chercher des exemples dans la géopolitique mondiale car nous avons tout ce qu’il faut à domicile en Bretagne. Regardez comment sont conçues les cartes relatives à la Bretagne dans OF et le Télégramme (ou Tbeo). Quand ce n’est pas une simple carte B4, comme par hasard le coin en bas à droite est toujours occupé par une mention particulière qui masque le 44 bien que le coin en haut à droite déborde largement dans le Cotentin. Ce n’est pas innocent alors Fakenew ou pas ?

Le fait de créer l'émotion à partir de certaines photos ou d'une interview en micro trottoir n'est-il pas une "fake" par définition. Que dirait une loi sur ce sujet ?

Quelle utilité d’une loi pour contrer les fausses nouvelles ? Quelle en serait la bonne définition ? Un telle loi ouvre une boite pandore dangereuse pour la liberté d’opinion. Je ne dis pas « Liberté de la Presse » car il y a longtemps que cette liberté n’existe plus. Ce n’est pas en supprimant les sources d’information qu’on va gagner en liberté. Evitons de créer de lois de contrôle, nous n’en avons pas besoin. Avec les moyens de communication modernes, il faut au contraire renforcer la possibilité chez les destinataires de contester certaines présentations de l’information. Si elle est erronée elle se corrigera automatiquement par la contradiction dès l’instant où elle est possible. Faire une loi sur les « fausses nouvelle » est prendre le risque d’un retour en arrière vers le totalitarisme communiste ou nazi . Historiquement en France c’est le retour à l’ORTF.

Bien évidemment il faut des lois pour la protection des plus vulnérables contre les actes de diffamations mais c'est un autre sujet et c'est normalement déjà prévu.

Fañch
Mercredi 18 avril 2018

@ Reun Allain

vous dites "Elle ne fut pas Reine de France Bretagne par hasard mais c’est parce qu’elle régnait sur la Bretagne et qu’il fallut qu’elle soit mariée au Roi de France pour que le Duché tombe dans l’escarcelle de la couronne de France. "

C'est totalement faux car les gens confondent l'union de personnes, c'est à dire un mariage, qui est ce qu'on appel une union personnelle.

Hors l'union personnelle n'est pas une union ou réunion d'États. (au point de vue du droit)

il s'agit d'un ou 2 chefs d'État qui gouvernent momentanément 2 États distincts par un traité de droit public et suivant les accords consentis. il est défini dans des articles les modalités pour que chaque État retrouve leur pleine souveraineté, souvent c'est le décès des contractants.

Il n'y a donc aucun lien juridique entre la Bretagne et la France qui lui donnerait une quelconque souveraineté sur la Bretagne. Au contraire le Traité de Nantes de 1499 sépare les 2 Nations. Mais cela n'est jamais expliqué dans les écoles en Bretagne, puisque ce n'est pas d'Histoire qu'il s'agit mais de Droit.

voir droit international et union personnelle.

la vérité rétablie, cordialement,

Luigi Barsagli
Mardi 12 juin 2018

Avec la loi anti-"Fake news", il sera sans doute illégal de dire que Nantes est en Bretagne puisqu'elle n'est pas pour la France.

Luigi Barsagli
Mardi 12 juin 2018

Avec la loi anti-"Fake news", il sera sans doute illégal de dire que Nantes est en Bretagne puisqu'elle n'est pas pour la France.

Le Modérateur
Mercredi 13 juin 2018

Luigi Barsagli, avez-vous un probléme avec votre ordinateur? Vos commentaires passent en double trop fréquemment depuis moins de 48 heures, cela n'est pas nécessaire, je vous l'assure.

Luigi Barsagli
Mercredi 13 juin 2018

Je ne poste qu'une seule fois pourtant (?)

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