-- Histoire de Bretagne --

La Bretagne a-t-elle été indépendante ?

Chronique de FM (porte parole Frédéric MORVAN) publié le 30/09/15 23:10

le tombeau du duc François II dans la cathédrale de Nantes
le tombeau du duc François II dans la cathédrale de Nantes

Histoire de l'Europe : 1000 ans en 5 minutes par rikiai

La question est d'actualité après les élections en Ecosse et en Catalogne. Certains parlent d'indépendance pour d'autres régions européennes, et bien sûr de la Corse et de la Bretagne. Mais les contextes historiques sont-ils similaires ? La Corse a été annexée purement et simplement à la France en 1768 (au fait le premier gouverneur de Corse était breton). La Bretagne a été unie en 1532 à la France après la mort de Claude de France, dernière duchesse de Bretagne, épouse du roi François Ier. L'Ecosse a été unie à l'Angleterre lorsque le roi d'Ecosse, Jacques VI, a hérité de sa cousine, Elisabeth Ier d'Angleterre (morte en 1603). Charles Quint (1500-1558) a hérité des royaumes de ses grands-parents, Ferdinand d'Aragon (qui avait la Catalogne ou comté de Barcelone) et Isabelle de Castille. Si l'Ecosse a été intégrée contrainte et forcée en 1707 dans le Royaume-Uni, le comté de Barcelone, comme le royaume d'Aragon, jusqu'au XIXe siècle et même après, restèrent des Etats à part entière. Le roi Alphonse XIII (roi jusqu'en 1931) signait toujours El rey, le roi, jamais le roi d'Espagne. Il le faisait ainsi car sinon il aurait eu à citer tous ses royaumes, Castille, Aragon, Navarre, Murcie, Galice, Valence, Grenade, etc...

Si les rois d'Aragon qui étaient aussi comtes de Barcelone n'ont jamais prêté hommage à leurs homologues et cousins les rois de Castille, les rois d'Ecosse l'ont fait aux rois d'Angleterre (à partir d'Henri II Plantagenêt, mort en 1189) tout comme les rois puis ducs de Bretagne l'ont fait aux rois de Francie occidentale puis de France, du IXe siècle jusqu'au XVe siècle. Que signifie prêter hommage ? Pour le cas de la Bretagne, à la mort du roi de France, le duc de Bretagne devait se rendre auprès du nouveau souverain pour mettre un genou à terre et ainsi se soumettre. En contrepartie, le roi lui donnait l'investiture de son duché. C'était le principal acte vassalique, pivot de la féodalité. Et puis le duc rentrait chez lui et y faisait ce qu'il voulait ou presque, surtout qu'il était étroitement apparenté au roi de France (la situation était similaire pour l'Ecosse). Par exemple, Anne de Bretagne (morte en 1514) a épousé un cousin un peu éloigné, Charles VIII, puis le cousin germain de son père, Louis XII. Il y avait bien sûr quelques agents royaux qui venaient en Bretagne, mais s'ils dépassaient les bornes, le duc venait voir son parent et on discutait en famille et souvent l'agent avait par la suite quelques soucis. Oh bien sûr, il y eut Louis XI et sa fille Anne de Beaujeu qui ont un peu abusé de leur autorité royale, mais ils ont eu fort à faire car le duc François II (mort en 1488) pour contrer Louis XI a appuyé Charles de Berry, frère et longtemps héritier de Louis XI, et pour s'opposer à Anne il a soutenu Louis d'Orléans, rival d'Anne et héritier du trône. Si l'on regarde bien la guerre dite d'indépendance de la Bretagne (1487-1491), en fait, on a l'impression d'une grande affaire de famille, un peu sanglante. Les liens vassaliques renforcés par des liens familiaux permettaient au roi de France de croire en la loyauté du duc de Bretagne et de son côté le duc avait presque l'assurance d'être libre chez lui. Et puis c'était aussi pour le roi une manière de gouverner à moindre coût. Il n'avait pas à payer une armée d'agents et surtout il ne pouvait être partout. Nous sommes au Moyen Age et les réalités ne sont plus les mêmes qu'aujourd'hui, surtout géographiques. Aujourd'hui, en avion, il faut une heure entre Paris et Brest, alors que jusqu'à la fin du XIXe siècle on mettait des jours entiers voire plus d'une semaine et encore en allant vite pour faire le même trajet.

On me parlera bien sûr des rois de Bretagne du IXe siècle, Nominoë, Salomon, Erispoë. Bien sûr qu'ils ont gagné des batailles contre les souverains carolingiens, faisant des conquêtes. Etaient-ils indépendants ? Bien sûr, mais comme d'autres à un moment ou à un autre, ils ont prêté hommage aux Carolingiens qui ne demandaient, comme les rois de France plus tard, que ce signe de loyauté pour avoir un peu confiance et voir ailleurs.

On me parlera aussi, j'en suis certain, de l'après 1532. Bien sûr que François Ier de France en a profité pour placer dans l'administration bretonne les agents de sa Couronne. Mais lui comme ses successeurs ont fait attention, très attention, à ne pas gêner la haute noblesse bretonne qui tenait les Etats de Bretagne et donc les finances, la justice et l'armée de la Bretagne, haute noblesse qui leur était étroitement apparentée (François Ier a eu une grand-mère bretonne). Les gouverneurs de Bretagne nommés par les rois étaient au sommet de cette haute noblesse. Et ils n'étaient pas sans pouvoir. Il y a bien eu l'épisode de Louis XIV (surtout à la fin de son règne), mais Louis XV et Louis XVI se sont reposés sur leurs cousins, les ducs de Penthièvre, qui possédaient la moitié de la Bretagne et dominaient l'amirauté de Bretagne, et donc tout le trafic maritime. Bref, les rois de France ne faisaient pas ce qu'ils voulaient en Bretagne très loin de là.

Tout le système politique était ainsi et cela a duré fort longtemps, jusqu'à la Révolution pour la France, et pour l'Europe jusqu'à Napoléon qui a tout bousculé. Les familles royales, au Congrès de Vienne en 1815, ont profité de la disparition de l'empereur pour réorganiser l'Europe et unifier leurs territoires. Ras-le-bol de l'émiettement de leurs possessions. Les temps n'étaient plus au nomadisme princier, à changer tout le temps de château. Les souverains ont décidé de vivre dans leurs palais dans leur capitale. Et ainsi ils favorisèrent l'idée d'Etat-nation, comme dans l'empire de toutes les Russies (où devaient dominer les Russes), au Royaume-Uni (où devaient dominer les Anglais), dans l'empire d'Autriche (qui devait être dominé par les Allemands), en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Belgique, en Roumanie, etc. Et en France ? L'idée d'Etat-nation, dominée par un peuple parlant la même langue, a été parfaitement intégrée par les dirigeants de la très jeune République française (née il faut le rappeler entre 1871 et 1875). Comme elle ne pouvait se reposer sur une famille royale qu'elle avait exilée, elle s'est appuyée sur des lois, lois qui ont du mal aujourd'hui à être comprises, lois qui sont dominées maintenant par d'autres lois, celles-ci européennes, élaborées par une Europe encore très influencée par le système monarchique du XIXe siècle, mais qui semble de plus en plus regarder vers le système des monarchies médiévales.

©agence bretagne presse

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historien de la Bretagne

Vos commentaires :

P. Argouarch
Jeudi 1 octobre 2015

Dommage que vous n'ayez pas défini la souveraineté qui est differente du concept d'indépendance peu applicable au système féodal où toutes les familles sont liées par des hommages et autres vassalités etc...

Le Duc de Bretagne est souverain. Les attributs de sa souveraineté, dits régaliens, sont clairs. Il frappe monnaie, signe des traités internationaux, lève des troupes etc

A ce sujet, il est à noter que le dernier livre de l'historien Joel Cornette, par ailleurs très bien écrit et documenté : "Histoire Illustrée de la Bretagne et des Bretons", est dépourvu de TOUT document sur ces attributs de souveraineté. Aucun denier ou florin breton n'y figure --pourtant de rares objets survivants du passé. Aucun traité international --pourtant tous d'une calligraphie exceptionnelle ne sont reproduits. Beaucoup sont pourtant visibles aux archives départementales du 44 et dans les archives nationales de nombreux pays européens.

Le duc Jean IV dit ceci au roi Charles V : "Qu'il plaise, à vous, roi de France, et à votre Conseil, de savoir ceci : …. Le Pays de Bretagne est un Pays distinct et séparé des autres, sans qu'il y ait rien dans ce pays qui ne relève du sort de son gouvernement, qui est universel. Anciennement, ce Pays était un royaume, et était gouverné par des Rois, ainsi Judicaël, Salomon, Conan … qui ont gouverné en gouvernement royal….. Il apparaît clairement qu'il a été et qu'il est encore royalement tenu. Le Duc de Bretagne est en possession des droits royaux, sans que nul autre que lui, en sa Principauté de Bretagne, y ait rien à voir. Ni vous, ni aucun de vos prédécesseurs Rois de France n'ont jamais été reconnus, ni par moi, ni par aucun de mes prédécesseurs, comme Souverain."

Jean IV, duc de Bretagne, au roi de France Charles V, mai 1384.

Voir aussi à ce sujet l'excellent article du Dr Melennec (voir ABP 14266)

SPERED DIEUB
Jeudi 1 octobre 2015

Oui mais les conséquences d'une guerre ont des issues parfois différentes, voir inattendues par rapport à leurs causes initiales .

Louis xi était un jacobin avant l'heure ,la dite guerre folle ramenée à notre époque serait un conflit entre les centralisateurs et les fédéralistes ,la conséquence et non la cause de cette guerre (quoique elle était quelque part un prétexte) a provoqué la fin de l'indépendance bretonne .Plus proche de nous le premier conflit mondial a eu pour conséquence l'effondrement de cinq empires alors que ce n'était pas l'objectif initial de cette sinistre guerre

Michel BELLEBON de la TH.
Jeudi 1 octobre 2015

La question de l'hommage est complexe.

La Bretagne a rendu tantôt hommage au roi d'Angleterre, tantôt au roi de France et à certaines périodes à personne.

Le premier hommage lige a été rendu par Arthur Ier mais pour un ensemble de territoires (Bretagne, Poitou, Anjou, Maine, Touraine), d'où une certaine confusion par la suite au sujet de la Bretagne.

La Bretagne devait elle l'hommage simple ? On peut considérer que non puisque la création de la Bretagne Armoricaine (empereur Maxime) est un ensemble de petites principautés antérieures aux pouvoir des Francs puis unifiées par les bretons en royaume. Ce n'est pas un fief transmis par le roi de France comme, par exemple, au viking Rollon, autour de Rouen. Il n'y a donc pas de reprise possible.

L'hommage simple est dans ce cas plus un accord d'entente, un pacte de non agression.

Le titre de duc, même "souverain par la grâce de Dieu", impose cependant une contrainte : l'aide militaire (pas toujours accordée par le duc).

L'origine de l'hommage simple ne serait-il pas dans la possession du comté de la Marche de Bretagne, cela prendrait tout son sens... C'est la même démarche d'hommage qui opère avec le roi d'Angleterre pour le comté de Richemond.

La Bretagne a t'elle été indépendante, oui. Une indépendance très chahutée cependant...

Vous affirmez que le roi "n'avait pas à payer une armée d'agents" dois-je vous rappeler, entre autres les pensionnés de Bretagne, les places d'officiers dans la maison du roi, la solde des capitaines des grandes compagnies, ensuite le remplacement des parlementaires bretons par des français, etc, autant de systèmes pour affaiblir le pouvoir du duché breton.

Nominoë (préfet de la Marche, puis roi du fait des armes), Erispoë, Salomon, Alain Ier le Grand, Gourmaëlon et même Alain III dit rebrit, ne se sont pas glorifiés de batailles mais d'une couronne royale symbolisant un pays indépendant et souverain.

Cette souveraineté très relative après 1532 n'a cessée de s'affaiblir dans le cadre juridique autonome de la Bretagne, pays d'Etat et ce, jusqu'à la Révolution.

Jean-Loup Le Cuff
Jeudi 1 octobre 2015

??? Bien sûr que la Bretagne a été indépendante, sinon les francs ne se seraient pas lancés dans une multitudes de batailles pour essayer de nous soumettre, des origines jusqu'en 1489 et plus...

De plus je dirai que la Bretagne EST toujours indépendante selon le dernier traité de droit international toujours en vigueur!

(voir le site)

(Quant au pseudo traité d'Union de 1532, il s'agissait d'un simple Edit, non contre-signé par un prince plénipotentiaire Breton, donc unilatéral et sans valeur pour la Bretagne... de plus il a été abrogé par la France en 1789! )

La Bretagne a été indépendante, elle l'est au niveau du Droit International, et elle le redeviendra administrativement hors de la colonisation française illégale actuelle, tant le pillage et l'ethnocide que nous subissons depuis tant d'années nous sont insupportables!

Votre article est une commande politique suite aux élections catalanes?

Jean-Loup Le Cuff
Jeudi 1 octobre 2015

Euh, si vous me permettez, il existe d'autres questions du même acabit que "La Bretagne a-t-elle été indépendante?" comme:

le ciel a-t-il été bleu?

l'eau a-t-elle été mouillante?

Le feu a-t-il été brûlant?

Le système jacobin a-t-il été une dictature centraliste ethnocidaire et révisionniste?

(Il l'est toujours!)

A toutes ces questions, avec ou sans diplômes, nous répondons sans hésiter: Ya evel just! ;o)

Jacques-Yves Le Touze
Vendredi 2 octobre 2015

Curieux article qui reprend le point de vue des historiens français. On peut comprendre que du point de vue français, l'on veuille rabaisser le statut de la Bretagne au rang d'une simple province; le point de vue des historiens anglais est autre et place la Bretagne sur le rang d'une principauté souveraine. Et le point de vue breton parle de souveraineté et d'indépendance. Cette querelle date de longtemps et fut un champ de combat entre historiens/historiographes bretons et français pendant le Moyen-Age et jusqu'à aujourd'hui. L'année Anne de Bretagne en 2014 a de ce point de vue là été riche en épisodes divers et multiples avec d'un côté des Alain Croix qui tenait un langage assez proche de la teneur de cet article et des Jean-Jacques Monnier ou Jean Kerhervé présentant la vision bretonne des choses. De même au XVIIIe siècle a eu lieu une forte dispute entre historiens bretons et français que l'on a dénommé "la querelle de la mouvance de Bretagne". De toute façon, cette divergence d'opinion n'est pas propre à la Bretagne mais existe dans tous les petites nations qui doivent lutter pied à pied contre leurs puissants voisins, de la Lettonie à l'Ecosse, de la Catalogne à la Bretagne.En ce sens cet article entre bien dans le débat mais ne présente que le point de vue français, en celà il est un peu décevant de la part d'un historien de la qualité de Frédéric Morvan. J'espère qu'il ne m'en voudra pas pour ce commentaire. Bien amicalement.

Alwenn
Vendredi 2 octobre 2015

Il est bien dommage en effet de retrouver ici la vision française qui n'est qu'une imposture.

- parler d' "union" entre la Bretagne et la france est une imposture puisque le processus en question aboutit à la disparition des institutions bretonnes (et en premier lieu de la fonction de duc, institutition évidemment centrale), et donc disparition de l'Etat breton. C'est donc un processus colonial.

- à partir de la "révolution française", le processus se transforme quarément en entreprise génocidaire : c'est la Bretagne qui disparaît purement et simplement, remplacée par des départements.

- à partir de rapport de Grégoire, le breton (comme le basque, etc.) est désigné comme langue à anéantir. En on voit le résultat aujourd'hui.

- Et évidemment l'histoire de la Bretagne est niée.

- probablement 90% ou 95% des élèves entrant puis sortant du système scolaire français n'ont jamais entendu parler de l'histoire de la Bretagne et ignorent les noms de Nominoë et d'Erispoë, et n'ont aucune conscience de l'existence d'un Etat breton dans le passé.

Pourtant ces élèves ont tous eux des cours d'histoire tout au long de leur cursus scolaire et parfois universitaire, ils ont eu en face d'eux des "professeurs d'histoire". Mais que leur enseignent donc ces professeurs d'histoire ? Le "programme". Les "professeurs d'histoire" enseignent le "programme". et c'est quoi le "programme" ? C'est l'"histoire officielle".

- Bien évidemment l'occultation de l'histoire de la Bretagne fait partie de l'entreprise génocidaire. Et les professeurs d'histoire sont partie prenante dans ce processus, par soumission au "Programme", par soumission à l'Etat français, ou par adhésion à son idéologie et donc collaboration active.

konan Lasceau
Samedi 3 octobre 2015

1/les Rois et Ducs de Bretagne ne faisaient qu'un hommage simple aux rois étrangers, dont le Roi de France. Il s'agit simplement d'une alliance entre souverains, au cas ou leur territoire serait envahit.

2/Pourquoi acheter des droits, si l'on est Souverain ?

" ...Sous François II,Duc de Bretagne....Louis XI, roi de France, acheta, moyennant cinquante mille livres, de Nicole de Bretagne et de Jean de Brosses, son mari, les droits que ceux-ci possédaient à l'héritage du Duché de Bretagne. Prévoyant l'avenir, Louis XI pensait que cet héritage ne tarderait pas à être ouvert, et qu'il était bon que la Couronne de France pût faire valoir des droits de tous genres. Cet acte daté de 1480, est le dernier de quelque importance fait par ce roi à propos de la Bretagne..."

La Bretagne, 3 ème puissance navale, était bel et bien un Etat ou une Nation souveraine par les multiples ambassadeurs reçus partout en Europe et les Traités qu'elle signait.

La Bretagne est d'ailleurs toujours souveraine, en droit, car le traité de souveraineté de 1499 n'a jamais été dénoncé.

l'Edit de 1532 n'est qu'une simple loi française, n'ayant aucune valeur en Bretagne.

René Jean de Botherel du Plessis, Procureur des Etats de Bretagne, le confirme dans sa protestation à l'Europe du 13 février 1790.

"...En un mot nous protestons contre tous actes et décrets (de l'Assemblée) qui pourraient être préjudiciables ou attentatoires aux droits, franchises et libertés de la Bretagne, et nous déclarons formellement nous y opposer...il n'y a plus de tribunal légal en Bretagne..."

(voir le site)

Jack Le Guen
Samedi 3 octobre 2015

La carte dynamique que vous publiez est en pleine contradiction avec ce que vous suggérez.

Alwenn
Samedi 3 octobre 2015

Voilà ce que dit Arthur III de Bretagne (selon Wikipedia) :

Il fait un hommage non-lige pour la Bretagne. À l'occasion d'une invitation du roi à se rendre en tant que pair de France à Montargis pour le procès du duc d'Alençon, il déclare par une lettre datée du 11 mai 1458 : « J'ai de tout temps servi Charles et son royaume; je suis connétable, et comme tel je suis tenu de me rendre aux ordres du roi, mais non comme duc de Bretagne. Je ne suis point pair de France, attendu que mon duché n'a jamais fait partie du royaume, et qu'il n'en est point un démembrement; et, pour ne pas compromettre l'indépendance de mes sujets, je ne comparaîtrai ni à Montargis ni ailleurs »

Voilà quelqu'un qui a le sens de la Bretagne (l'indépendance de mes sujets")! Ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde !

SPERED DIEUB
Lundi 5 octobre 2015

Vous dites

On me parlera bien sûr des rois de Bretagne du IXe siècle, Nominoë, Salomon, Erispoë.

Oui et on oublie celui que je considère comme un des principaux héros historiques de la Bretagne ,Morvan Lez Breizh ,son épopée au destin tragique est bien connue de part le récit de Ernold Le Noir chroniqueur franc

Contrairement à ses successeurs Morvan est dans une position défensive , il n'a rien d'un prince carolingien c'est encore un vrai breton,je le cite , que Louis le débonnaire règne sur les francs moi je règnerai sur les bretons

(voir le site)

Glenmor disait ce n'est pas parce que la Bretagne a été indépendante qu'elle doit le redevenir ,ce n'est pas par ce qu'elle n'aurait pas été indépendante qu'elle n'aurait pas vocation à le devenir

Il faisait aussi une distinction entre le pouvoir ducal ,et le parlement à savoir les états qu'il considérait comme le vrai pouvoir

(voir le site)

Une des causes aussi de la perte de l'indépendance c'est aussi l'épuisement du peuple par rapport aux guerres incessantes face à un adversaire beaucoup plus puissant et la pression fiscale qu'il subissait a provoqué des révoltes ,en Cornouaille notamment en 1788 ,le chanoine Moreau en parle .S'il est incontestable que la Bretagne était riche à l'époque ,est ce que le breton d'en bas en profitait ??? Je pense que pas forcément ,surtout dans l'intérieur des terres ,car dans le cas contraire ,il aurait été autrement déterminé à défendre l'indépendance et ne se serait pas laissé amadoué par les français ,on retrouve trace de cette histoire occultée par la noblesse dans le récit de Boris Porchnev ,on y perçoit l'ombre du véritable caractère national du peuple breton

(voir le site)

Alain Crevice
Jeudi 22 octobre 2015

@konan lasceau: Au lieu de vous cacher sous un pseudonyme ridicule et de lancer des insultes à un ministre de la république française dans laquelle vous séjournez, pourquoi ne nous offrez-vous pas vos conseils pour en finir avec la crise économique qui touche l'Europe, et pas seulement la France. Que faites-vous pour aider ? Vous devez utiliser votre temps libre à imaginer des complots anti-bretons, ré-écrire le passé et partager vos histoires de Bretagne colonie française qui ne sont pas seulement stupides et xénophobes, mais qui nous permettent de vous définir comme un illuminé indépendantiste qui n'a probablement rien d'autre à faire ou à dire dans sa petite vie minable. Passez donc votre chemin, monsieur. Ne nous importunez plus avec votre Bretagne fantoche. Vous finirez par pousser les Bretons admirateurs de la Bretagne à vouloir en finir avec cette envie de différence. Occupez-vous, trouvez un passe-temps, mais laissez-nous tranquille.

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