
Le fédéralisme n’est plus une marotte de quelques partis régionalistes. Selon un sondage IFOP rendu public le 25 août 2025, 71 % des Français se disent favorables à ce que la France devienne fédérale et renforce considérablement le pouvoir des régions. « C’est une défiance vis-à-vis de l’État », résume l’institut. En Bretagne historique, ce soutien grimpe à près de 80 %, et à plus de 85 % en Alsace.
Le fédéralisme n’est plus une marotte de quelques partis régionalistes. Selon un sondage IFOP rendu public le 25 août 2025, 71 % des Français se disent favorables à ce que la France devienne fédérale et renforce considérablement le pouvoir des régions. « C’est une défiance vis-à-vis de l’État », résume l’institut. En Bretagne historique, ce soutien grimpe à près de 80 %, et à plus de 85 % en Alsace.
Depuis son essai « L’alarme », mis en ligne gratuitement en 2022 , Jean-Louis Borloo tire le signal d’alarme sur une France qu’il juge « désorganisée », paralysée par un « millefeuille territorial » devenu ingérable. Récemment, l’ancien ministre est revenu au premier plan avec des propos plus radicaux que dans son texte initial, parlant ouvertement de « République fédérale à la française » et de provinces historiques fortes. De quoi intéresser directement des territoires comme la Bretagne, laissée à l’écart de la réforme territoriale de 2015.
Un État qui fait tout… et n’y arrive plus
Dans « L’alarme », Borloo dresse un inventaire brutal de l’organisation française : 13 régions, 101 départements, 35 000 communes, 22 métropoles, plus de 1 200 intercommunalités, sans compter agences, caisses et autorités diverses. Au total, pas moins de sept échelons politico-administratifs se partagent les politiques publiques. Tout le monde fait un peu de tout, et personne n’est vraiment responsable.
Contrairement à ceux qui prônent simplement « moins d’État », Borloo plaide pour « mieux d’État ». Il veut un État recentré sur le régalien : sécurité, justice, défense, diplomatie, grandes infrastructures nationales et garantie d’un socle commun en matière de santé et d’éducation. Mais tout le reste – logement, aménagement, éducation, politique de la ville, santé au quotidien – devrait selon lui être confié à un autre niveau de pouvoir.
Des régions ? Non : des provinces
C’est ici que le vocabulaire change. Borloo ne parle pas de renforcer les « régions », mais de confier l’essentiel des politiques non régaliennes à des « provinces » dotées de compétences « pleines et entières », d’un véritable pouvoir normatif et de ressources propres. On notera qu’il ne parle pas de régions, mais bien de « provinces ». Clin d’œil assumé à l’Ancien Régime, où les provinces géraient beaucoup de choses.
Le terme « province » renvoie clairement à un ancrage historique plus ancien que celui des grandes régions administratives. Dans certaines prises de position relayées notamment par des mouvements régionalistes s’appuyant sur ses interviews, ces provinces sont décrites comme fondées sur leur « périmètre historique » : Alsace, Lorraine, Provence, Bretagne… C’est une manière implicite de prendre ses distances avec la réforme qui a englouti l’Alsace dans le Grand Est et laissé la Bretagne incomplète.
Que deviendraient les départements ?
Dans le texte de 2022, Borloo ne dit pas noir sur blanc qu’il veut « supprimer les départements ». Ils apparaissent encore dans le diagnostic et dans quelques schémas de gouvernance. Mais son architecture réelle repose sur un binôme simple : État fort sur le régalien, provinces fortes sur la vie quotidienne.
Dans ses propos de 2025, il répète que la France est « l’organisation publique la plus émiettée au monde » et que le pays ne peut plus fonctionner avec sept couches différentes pour une même politique. Il parle de « renverser la table » institutionnelle et d’attribuer chaque mission à un seul niveau de décision. De fait, cela revient à fusionner l’échelon régional et l’échelon départemental dans ces provinces.
La rupture borloosienne, c’est l’idée qu’une mission doit correspondre à un seul niveau responsable et que l’État s’occupe uniquement du régalien. C’est le cas de la plupart des pays qui entourent la France, et qui, cela ne peut être un hasard, s’en sortent globalement mieux qu’elle.
Un Borloo de plus en plus radical
Jean-Louis Borloo est souvent plus direct sur les plateaux télé que dans son texte de 2022. Voir son interview sur LCI : ou sur Sud Radio
Il décrit une France atteinte de « polyarthrite bureaucratique », un pays « en train de ne plus être un pays » si rien ne change. Des journalistes résument désormais son projet comme une « République française fédérale » fondée sur des provinces historiques ; il ne les contredit pas.
C’est donc dans la combinaison des deux – l'essai de 2022 et les interviews de 2025 – que l’on comprend le mieux sa proposition : un État resserré sur le régalien, des provinces historiques fortes, la fusion de fait des niveaux région et département, et la fin du tout-puissant jacobinisme centralisateur qui a favorisé une « république des copains ».
Ce que changerait une province Bretagne
Appliqué à la Bretagne, le schéma de Borloo serait une petite révolution. Une province Bretagne disposant d’un vrai pouvoir normatif et de ressources propres pourrait, sur ses cinq départements historiques, en théorie :
- définir une politique linguistique cohérente pour le breton, le gallo et le français dans l’éducation, les médias et la signalisation, avec l’officialisation de la langue bretonne et l’enseignement de l'histoire de la Bretagne à côté de l'histoire de France ;
- organiser de manière intégrée l’urbanisme, le logement, les transports du quotidien et la transition énergétique, en coordonnant tramways, bus et liaisons ferroviaires régionales ;
- prendre la main sur la gouvernance de la santé et l’implantation hospitalière à l’échelle bretonne ;
- conduire une politique économique, agricole et maritime adaptée aux réalités du territoire et à la protection de l'environnement.
Dans le sondage IFOP du 25 août 2025, 78 % des habitants de la Bretagne historique se déclarent favorables à une France plus fédérale et à un renforcement considérable du pouvoir des régions. En Alsace, ce soutien atteint 86 %. Autrement dit, les territoires qui ont été les plus maltraités par la carte de 2015 sont aussi ceux où l’option fédérale recueille les scores les plus élevés.
Pour la Bretagne, l’Alsace ou la Corse, l’intérêt de ce débat est évident. De petits partis comme l’UDB, qui prône l'autonomie depuis 60 ans, ou le Parti Breton dans un récent communiqué prônent cette dévolution depuis longtemps, rejoints plus récemment par YES BREIZH
La dévolution proposée par Yes Breizh pour la Bretagne
Pour la première fois depuis longtemps, un responsable politique de premier plan, ancien ministre, met sur la table, sans détour, l’idée de provinces puissantes et d’une République fédérale assumée. Aux peuples concernés de s’en emparer – ou non, car le dernier carré des jacobins monte aux créneaux.
Enquête: la galaxie néo-jacobine et le pivot stratégique de B. Morel dans le bras de fer avec les fédéralistes
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L\'essai en entier
Source : Jean-Louis Borloo
Commentaires (70)
Le fédéralisme : "on n'a jamais essayé".
Prudence, tout de même, si les départements fusionnaient avec les régions en l'état. N'oublions pas que nos élus savonneront la planche de la Réunification.
Si le fédéralisme à la française a existé jusqu'en 1789 !
C'est les révolutionnaires qui ont détruit l'organisation de la France pour la remplacer pas leurs départements sans pouvoir. Lafayette était pour le fédéralisme.
La Bretagne, sans duc, devenue province vers 1550, s'est doté d'instances autonomes pour gérer notre territoire.
- le Parlement de Bretagne au quotidien.
- les États de Bretagne. qui se réunissent tous les 2 ans dans une ville différentes.
- Plusieurs villes "capitales". Nantes-Rennes. pas une ville qui écrase les autres.
Donc il y a bien eu une expérience fédérale en France !
Volontairement oubliée ou rabaissée par les jacobins qui ont tous les pouvoirs.
La province de Bretagne ne jouissait pas d'une grande autonomie. Les Bretons assuraient eux-mêmes la collecte de l'impôt dû au Roi. Juste avant 1789, la Bretagne entretenait elle-même ses routes (l'Etat en faillite y trouvait alors son compte).
Borloo!!!
Combien de divisions?
Attention à la croyance en un homme providentiel qui réunifierait la Bretagne à la place des Bretons et contre leurs élus.
Sans changement de l'article 2 de la constitution, pas de breton ni de gallo officiel.
A chaque élection (Présidentielle, régionale, européenne...), nous avons la promotion du même type de profil...la Bretagne sert là uniquement d'alibi.
Et surtout, on attribue à ces personnalités "centristes" des intentions pour la Bretagne qu'elles n'ont jamais eu ou exprimé.
Macron n'était-il pas censé quasi réunifier la Bretagne et mettre fin à la carte d'Hollande ? 9 ans après, la carte a été confortée, pérennisée.
Marie-France Garaud, qui n'était pas spécialement centriste, avait proposé de relancer les provinces, dans les années 80. A un journaliste qui agitait la menace du séparatisme, elle avait dit sa conviction qu'assez vite les filles rentreraient dans le giron de leur mère (je ne me souviens plus des termes exacts employés). Et les pièces rapportées ?
Le Séparatisme, l'Indépendance ...
Ce sont des gros mots brandis pas les français républicains sectaires qui ont guillotiné à tour de bras ou qui occupent tous les postes de pouvoir !
Sans écouter le peuple ! ou plutôt les peuples de France.
Ils n'y comprennent rien car le fédéralisme permet une autonomie des territoires de France* et renforcent le lien avec l'État régalien !
* territoires historiques = Provinces de 1788 = choix des habitants
Macron a surtout dit ;" la Bretagne c'est dépassé!" et il l'a dit à Kemper mar plij!. Avant qu'on ne comprenne sa gourmandise pour le pouvoir Européen et l'idéologie qui la nourrit.
Depuis, on peut espérer que tout le monde a vu, a entendu et... a conclu...
Par ailleurs en 2015 il était déjà question de l'Assemblée de Bretagne avec un autre ministre, Breton celui-là, donc on peut imaginer que les choses avance.
Cela tombe bien car il vaut mieux organiser de Paris l'émiettement du "pays" plutôt que de voir les anciennes Provinces réclamer leur indépendance...en dénonçant l'échec républicain à la Française. C'est le rôle de JL Borloo.
Avec les 3 milles 400 milliards de dette, je ne vois pas où se situe l'argumentation jacobine pour conserver le même système, sans compter la perte de la guerre économique de l'Europe mais aussi en Afrique et ailleurs..., perte aussi de la guerre idéologique et militaire dont le gâchis humain ne sera jamais pardonné à l'Europe de ce début de siècle, perte diplomatique et d'image...
Cette même dette demande aussi une répartition rapide des coûts occasionnés dans les "territoires " ( terme idéologique de l'Européisme actuel mondialiste mais aussi nationaliste jacobin de gauche et de droite);
Les temps ont changés. Point!
70% des français et 80% des bretons ça fait beaucoup de divisions M. Le Général David. Cela constitue même un miracle quand on sait que la sphère politico médiatique française ignore savamment le débat du fédéralisme…les politiques ont toujours un temps de retard surtout quand cela ne va pas dans le sens de leurs intérêts. En interne dans tous les partis (sauf RN) on voit quand cette fracture girondine/jacobinisme se creuser de plus au fil du temps à mesure que la France s’enfonce dans le marasme et ce au profit du girondisme…La centralité à venir de ce débat sera inévitable. L’adéquation entre l’offre politique et la société en découlera. D’autant plus si un épisode totalitaire survient en France en 2027.
Sauf qu'au moment des élections, lorsque des listes régionalistes se présentent, elles font 5% maximum.
Ces partis sont tellement faibles, qu'ils font alliance avec des partis nationaux (souvent EELV)
C'est autrement plus significatif que des sondages
Oui à une république fédérale reposant sur l'autonomie des régions, à revisiter en tenant compte de leurs réalités: géographiques, historiques, culturelles, économiques, sociales et financières , qui seraient en mesure de gérer les problèmes au plus prés des citoyens. Attention cependant à l'utilisation du mot "province" inventé par les Romains pour désigner les pays vaincus: "Provincia romana" d'où est issu le nom de Provence.
L'étymologie de provincia n'est pas éclaircie. Territoire conquis n'est pas le sens premier. Il y a pu avoir par la suite un faux rapprochement avec le verbe vincere, ce qui a déformé le mot.
Il me semble au contraire que le nom de "province" correspond bien à ce qu'est la Bretagne: il s'agit bel et bien d'un "pays vaincu" et annexé...
J'ai lu Borloo parler (ou retranscrit comme tel) d'une vingtaine de provinces récemment.
Sachant que la B4 et les PdlL ont été confortées alors que les régions continentales françaises sont passées de 21 à 12 en 2014 (sacrée purge !), vous pouvez être à peu près certains que dans l'hypothèse (toute petite) que Borloo Président (très improbable) imposerait (encore plus improbable) un découpage à une vingtaine de régions, soit un nombre quasi équivalent à ce qui existait en 2012-2013, B4 et PdlL resteront inchangées...mais souhaitons-nous réellement, et avant toute reforme sur le fond, que Nantes et Rennes soient de façon effective pour une fois réunies dans une même région ?
Nantes et Rennes sont partants pour être ensemble dans une région grand ouest. Ce qui ne leur plaît pas du tout dans la B5, c'est d'être excentrés.
En 1789, il y avait 34 gouvernement généraux, en fait, militaires (ce que l'on appelle régulièrement "les provinces" d'Ancien Régime). 14 territoires actuellement en France continentale n'en faisaient pas partie. De petits territoires dans l'actuel Nord-Est (dont les notables République de Mulhouse (Mulhausen), Principauté de Montbéliard initiatrices de la Révolution Industrielle), la Savoie, le Comté de Nice, le Comtat Venaissin, Menton etc
Il y avait également (et cela ne coincide pas avec les gouvernements généraux, même par regroupements ), 17 Parlements (dont 16 Territoires périphériques à un très grand Bassin parisien (Parlement de Paris, dont relevait par exemple l'actuelle Vendée)), et une trentaine de généralités, entités à statuts fiscaux différenciés ne coincidant pas du tout également (exemple : 3 généralités pour la Normandie et sans respecter la limite de la Normandie), Touraine-Maine (sans le Perche) et Anjou regroupés en une seule généralité etc), et les provinces écclésiastiques et leurs évêchés qui là aussi ne coincident pas.
C'est un point essentiel : ce qui existait pour la Bretagne (une osmose entre Parlement, Gouvernement général et Généralité) n'existait pas la plupart du temps ailleurs. Toutefois même pour la Bretagne, l'osmose n'était pas parfaite : sur le plan religieux, la Bretagne n'existait pas.
Il y avait 9 évêchés situés en Bretagne (sachant que du côté de Nantes, la limite du diocèse ne correspondait pas exactement à celle de la Bretagne) qui relevaient de la province de Tours. Il n'y avait aucune dimension bretonne en fait sur le plan spirituel, omniprésent dans la vie de l'époque.
Tout cela pour dire qu'historiquement ces histoires de province sont bien plus complexes que celles des "provinces" (= gouvernements généraux de 1789) d'Ancien Régime, que les Départements dans bien des coins sont apparus aux yeux des populations comme une simplification salutaire (sans renier complétement un héritage pluri-séculaire) et que surtout, surtout ce que nous percevons pour la Bretagne (une forme d'osmose) n'est pas comparable ailleurs, en tous les cas, partout ailleurs. Rappelons aussi que Nice (Mulhouse etc) par exemple n'a jamais fait partie de la France d'Ancien Régime.
Historiquement les girondins étaient jacobins. ils n'ont jamais demandé de rétablir l'autonomie bretonne, tout au plus ils étaient décentralisateurs au niveau départemental, tout comme leurs adversaires, ils ont votés la mort du roi, ce sont eux qui ont déclaré la guerre aux autres pays d'Europe Prusse et Autriche, alors que les montagnards s'y opposaient Ces derniers ont fait accuser les girondins sous prétexte de fédéraliçsme alors qu'ils ne l'étaient pas.Au lieu de girondin mieux vaudrait utiliser le terme fédéraliste et montagnards pour les jacobins
https://blogs.mediapart.fr/xipetotec/blog/220918/le-mythe-du-federalisme-girondin
Sauf que comme l'a expliqué Michel Onfray en direct à la télévision dans une émission très populaire qui depuis a été supprimée, l'histoire, qui comme toujours est écrite par les vainqueurs, a été écrite par les Jacobins. Les Girondins sont décrits un peu comme les Gaulois dans Bello Gallico de Jules César.Les faits sont pourtant là et les décapités furent surtout à Brest et à Bordeaux alors que La Montagne, les Jacobins, sont liés à la commune de Paris et aux Sans-culottes.
Histoire écrite par les vainqueurs, cette affirmation discutable, a été repris par Brasillach dont on connait le parcours. En tout cas même si les girondins ont effectivement été opprimés, ils n'étaient pas fédéralistes. Il y a eu un début d'inssurection que l'on pourrait qualifiée de fédéraliste en Bretagne, c'est celle du marquis de La Rouërie.
https://www.lepoint.fr/culture/pourquoi-dit-on-que-l-histoire-est-ecrite-par-les-vainqueurs-19-07-2025-2594688_3.php
Vous avez très vite atteint le point Godwin !
Nous perdons notre temps à vouloir convertir la France à la Bretagne...c'est frappant, depuis toutes ces années à suivre ce genre de conversations.
Des bretons qui voudraient appliquer à la France leur histoire, héritage et conception spécifique du monde, à la mode bretonne. Mais bizarrement cette mission impossible en croyant qu'un "breton" à l'Elysée pourrait faire ressurgir notre Bretagne d'un coup de baguette magique et appliquer en plus le même style de recette au reste de la France, les bretons viennent subitement très rationnels lorsqu'il s'agit de fusionner B4 et les PdlL.
Ils prennent soudainement conscience de leur petit nombre (ce qui n'était pourtant pas évident en rajoutant Nancy ou Lyon) et d'un risque de dissolution dans un "Océan" de mayennais et de vendéens. Ou que la Bretagne du côté Rennes et Nantes n'est peut-être pas si bretonne que cela...??
L'erreur, au contraire, c'est de calquer pour la Bretagne le concept français de l'Etat-nation.
"Au contraire" , mais qui attend quelque chose de l'État-nation ici ?? Qui y croit ? Ceux qui croient dans l'homme providentiel aux présidentielles françaises ? Pensent convaincre la majorité des Français des bienfaits d'une fédéralisme à contours bretons ?
La Bretagne a été un Etat, mais pas un Etat-nation.
Borloo vient d'assister à une réunion de R§PS. Qu'en est-il ressorti ? Espérons que ses projets fédéralistes n'auront pas le même destin que ceux de Jean-Jacques Servan-Schreiber, (le créateur de l'Express) qui avait essayé dans les années 70 de populariser l'idée d' une France très décentralisée dans une Europe fédérale et qui est complètement oublié aujourd'hui...
Le problème soulevé par Jean Louis Borloo c'est de nous dire que l'Etat nation est en échec d'administration politique en 2025 , inefficace , dépensier , coûteux , peu flexible aux réalités économiques , sociales et environnementales présentes .
Le chef de l'Etat dirige tel un monarque le pays , l'instabilité politique est forte désormais , il n'existe pas de vision de développent et d'adaptation au "pays réel" .
L'Etat doit s'occuper de ses services publiques sinistrés . Les budgets doivent être fléchés sur ses attributions , l'Etat se doit à ces missions envers le citoyen rural ou urbain .
Il n'y a plus de politique industrielle pour retenir les entreprises innovantes , le "commissariat au plan jouait un rôle" de développeur de l'activité économique pour le pays réactualisé tous les 5 ans , en somme il savait faire . A présent règne le désordre dans les prises de décisions majeures .
Les régions savent ce dont elles veulent faire comme projets mais faute de moyens législatifs et de budget nécessaire , ce sont des naines en 2025 comparées aux pays voisins .
Résultats , notre industrie est sous les 10°/° des emplois industriels en France et l'hémorragie continue , Brandt est significatif comme la sidérurgie BF , Alstom ....
Notre agriculture était excédentaire pour les exportations de denrées ce n'est plus le cas .
ect ... Le secteur automobile n'est pas compétitif devant les productions de véhicules électriques chinois plus innovant .... La crise viendra pour ce secteur et nous en sommes à mendier le transfert des technos asiatiques .... Idem pour le solaire ....Un fiasco pour les panneaux solaires 90°/° sont chinois en 2025 .
L'Etat est impécunieux , endettés comme jamais , les collectivités ne font pas toujours mieux . Paris plus de 10 milliards combien de villes ou communes sous tutelle des préfets pour leur budget ....
Des régions administratives ne vont pas bien les Pays de la Loire sont endettés par exemple au point d'emprunter très cher ...
ect ...
C'est pourquoi , il faut réformer ce pays centralisé à l'excès et une simplification courageuse doit être conduite . Combien de strates inutiles ? Des communes de moins de 250 habitants en France qui sont munies d'un budget famélique pour réaliser la moindre opération d'investissement .
De communautés d'agglos qui font le boulot alors que des maires s'accrochent à leur fonction un exemple l'agglo de Lorient agglo gère tous les dossiers : urbanisme , collecte des déchets , l'eau , les transports .... La fusion est la solution pour faire des économies d'échelles et baisser les impôts locaux ....
Les régions sont au niveau européen l'outil judicieux à condition qu'elles le soient dans leur géographie , la réforme de 2014 initiée par Fr Hollande a créer des régions trop grandes Grand Est par ex ou confirmer des régions nées d'artifices : ex Pays de la Loire .
L'Etat se doit de décentraliser ses pouvoirs législatifs aux régions en supprimant les départements issus d'une autre époque , dessinés à la hache . Délégation des pouvoirs économiques , sociaux , écologiques , lui gardant les armées , justice , traités affaires étrangères , police et santé , ailleurs c'est fait RFA , Italie Espagne ...Ru ...
Les métropoles sont des villes de services tournant le dos à la vocation industrielle et à l'export , à la consommation de biens venus de Chine , d'Inde , et d'Asie , produits finis peu chers dont se gavent les européens . Le pouvoir d'achat le leur permet encore mais pour combien de temps ?
Plus de travail , moins de revenus , ceci fera sombrer la consommation au point où nous en sommes .
Où chercher l'abîme des 47 milliards de déficit de la balance commerciale française avec la Chine en 2024 ? L'abandon d'un politique industrielle en est la cause profonde .
l'Europe c'est + de 300 milliards de trou en 2024 avec la seule Chine . Les chefs d'entreprise ont transféré le savoir faire européen , le travail , l'innovation là -bas .
L'Etat doit cesser la politique de guichets pour les grandes entreprises 213 milliard consacrés en 2025 pour l'ensemble de celle-ci . Est-ce normal que les ruptures conventionnelles soient payées à 70°/ par l'Etat , si un salarié et une entreprise le font , qu'ils s'entendent sur ce sujet financièrement .
Nous nous appauvrissons chaque année un peu plus , le Mercosur fera des paysans "des gueux " avant 10 ans , nous perdrons notre souveraineté alimentaire également en signant ce traité .
Nous avons besoin de nos paysans prospères en France .
Le consommateur fera venir des productions d'autres continents peu coûteux .... Mais les filières industrielles de l'agro fermeront pour du poulet OGM , des veaux au hormones ....venus du Brésil ou d'Argentine ou NZ .
Le Marché Commun était un espace agricole , industriel et de développement , d'innovation , il a été sacrifié à la Mondialisation heureuse vantée par le Traité de Maastricht , le traité de Lisbonne ( réfutant le choix des peuples de France c'est à dire du NON de 2005 " dont on voit les résultats , chômage de masse , 10 millions de pauvres en France soutenus par des aides sociales mais nécessaires pour les oubliés de ce système ravageur mais hélas cette inflexion trouve ses limites financières , impôts nouveaux ou plus lourds pour tous , salariés , indépendants , fonctionnaires , artisans , commerçants , agriculteurs , PMi Pme entreprises I P Tm ....
C'est la consommation qui tient la croissance en France depuis des années et plus rien d'autres dans les faits quasi ....
Il faut couper dans les dépenses de L'Etat boursoufflé d'agences , de hautes autorités , commissions , de normes ou contraintes qui sont là pour enterrer les projets ou initiatives ou suggestion venues du peuple .
L'Europe commence à comprendre que la Mondialisation , les échanges , la politique de marché sans aucune régulation ou concurrence loyale nous conduit au désastre économique et financier voir à la ruine . Point de Sécu ou de retraite qui soient ajustées en Europe et que dire de la Chine et ses pratiques concurrentielles ( soutien inconditionnel financier à nombre de secteurs ) .
Oui il faut des droits de douanes européens protecteurs pour les nations européennes maintenant .
Le Gatt a été remplacé par l'OMC , véritable moulin à tous les vents contraires à la législation de bon sens c'est à dire protéger L'Europe , la France et ses citoyens .
Oui à une réforme audacieuse et juste ! Oui à la région Bretagne réunie !
Cela fait plus d'un siècle qu'on attend la B5. Comment y arriver ?
Si le fédéralisme fonctionne dans beaucoup de pays, je pense qu’il serait une solution aussi pour la Bretagne, mais à long terme. Tout comme l'effondrement de l'URSS, celui du système français centralisé hégémonique est une hypothèse compte tenu du marasme économique , politique sans oublier l'insécurité qui n'en finit pas de s'aggraver, apportant de l'eau au moulin des extrêmes qui, au pouvoir renforceraient encore cette mainmise du pouvoir parisien. Cependant, vu le fait que la population en général est addicte, les Bretons n'étant pas en reste, un passage brutal vers le fédéralisme serait déstabilisant, d'autre part, des opportunistes qui sont en dehors du mouvement breton en profiteraient. C'est un peu le même scénario de ce qui s'est passé en URSS quand elle s'est écroulée, et l'on constate les résultats dramatiques aujourd'hui, avec une nuance pour les pays qui se sont libérés de son joug, pays baltes par exemple. Par contre l'ancienne RDA a encore du mal, pour preuve que les votes extrêmes sont bien plus importants que dans l'ancienne RFA. Pour ce qui est de la Bretagne, si la dévolution se met en place dans le cadre d'une Bretagne autonome, dans un premier temps il serait capital qu'un pouvoir breton fort, mais démocrate, avec des institutions impartiales se mette en place dans la phase de transition, dans le cas contraire je crains des dédordres qui aussitôt serviraient de prétexte à l'état central pour revenir à la situation antérieure. Je prends un exemple parmi beaucoup d'autres l'installation d'éoliennes s'il n'existe plus d'autorité administrative pour trancher, quelle est l'issue ?? D'où la nécessité d'une administration spécifiquement bretonne qui se substituerait à l'administration française, ce qui éviterait l'immobilisme économique vu que tant de projets sont clivants en Bretagne. De par sa situation géographique péninsulaire et maritime, contrairement à beaucoup de petits pays indépendants, la Bretagne est bien visible sur une carte du monde, la mise en place de la dévolution permettrait de profiter de cet atout avec des conséquences géopolitique et économiques favorables qui progressivement favoriseraient son émancipation au point de devenir à terme un état interdépendant de la France. La Bretagne restant dans sa zone militaire devrait malgré tout poser le problème de la présence des bases nucléaires qui, dans le contexte actuel, constitue une menace existentielle.
Jean Louis Borloo soutenait l'ultra jacobin, le monarque par excellence, Macron aux deux dernières élections présidentielles
Il est vrai qu'il est difficile de choisir entre l'extrême droite en France , l'extrême gauche et l'extrême centre ce dernier tient le pouvoir et est responsable de l'endettement actuel depuis 1974 .
Nul politicien n'est tenu de rendre des comptes à ceux qu'il gouverne en France .
Des régions expérimentales dans un cadre bien défini autonomie , dévolution sont la solution puisqu'il faudrait commencer par quelque chose , la Bretagne à 5 et Alsace dégagée du Grand Est sont de bons candidats pour débuter .
Ce sera la réforme ou l'effondrement du système à terme moyen car la note va être salée et les amortisseurs sociaux exploseront faute d'argent levé sur les marchés financiers . "On ne prête qu'aux riches " , la France n'apportera plus de garantie suffisante dès 2028 en empruntant + de 300 milliards d'euro annuels empruntés.
Nous en serons tous très malheureux sauf les très riches .
La région autonome permettrait de définir les nouvelles responsabilités , l'état préservant son pré carré régalien , c'est ce que dit Borloo .
Seule une croissance moyenne de 2°/° à 2, 5°/° corrigerait la situation économique atone actuelle , la réduction des dépenses publiques , l'arrêt de l'augmentation des prélèvements obligatoires , exceptée celle de la TVA de 2°/° remplirait les caisses de 20 milliards annuels . La baisse sur les impôts de production donnerait de l'air aux entreprises , c'est pratiqué en Espagne , Portugal , Grèce , Irlande qui redressent leur économie et ils redeviennent attractifs .
Il fut un temps où l'état dépensait que ses recettes primaires et la TVA avait augmenté de 4°/° sous de Gaulle en 1958 ....La croissance était de 3 à 4°/° par an et de Gaulle proposa la décentralisation en 1969 pour donner du souffle à la France ....Refusé par vote ; en 1974 Giscard inventa le déficit budgétaire et nous en sommes devenus addictifs par facilité .
Ma propre commune figure parmi les 50 communes les + endettées de Bretagne en plus ....
Rien n'est trop beau avec l'argent des autres Gauche socialiste française et Droite modérée confondues ont tenu les comptes sans réduire la courbe de manière significative .
Qui paie ses dettes s'enrichit ! Son sommeil devient plus léger en général .
Le plus grand nombre paiera ....au final .
La France doit se réformer , régler son problème d'endettement pour redevenir crédible , la décentralisation est un des moyens à mettre en oeuvre .
C'est un sacré chantier !
de toute façon pour nous c'est 1499 , car nous somme un pays
Il faudrait ajouter dans la liste des organisations bretonnes qui prônent le Fèdéralisme l'Alliance Féděraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh
Dans le Télégramme du jour : "Nous n'allons pas supprimer des strates ou refondre la carte des régions, parce que les élus sont un peu épuisés des bouleversements." (F. Gatel)
Sauf que par ici, rien n'avait bougé.
Ne surtout rien changer, un leitmotiv breton. En tout temps. Même ici, le "fédéralisme" sonne comme une peur de vrais changements et une forme d'incantation oratoire aux contours des plus flous (en d'autres termes : une forme de noyage de poisson).
En plus F. Gatel est du 35, des gens très satisfaits de la situation actuelle.
Les bouleversements dont elle parle ,? Et bien aucun, il n'y a eu aucun changement. Toutes les structures sont restées, de nouvelles ont même été créés en surcouche ces 30 dernières années. Bien sûr la pravda télégrammo-ouest francienne n'en pipera mot
Le journaliste aurait dû poser des questions plus centrées sur la Bretagne. Ce journaliste est pourtant un des auteurs de la BD "La frontière bretonne" (dont je ne partage pas les thèses d'ailleurs, notamment le référendum décisionnaire organisable par l'Etat).
Sondage IFOP corroboré dans la foulée par un autre au congrès de Régions de France (octobre 2025), dans lequel 64% des Français seraient favorables à un fédéralisme régional.
Un fédéralisme "régional" : avec B4 et PDL. Non merci !
Dans un véritable système fédéraliste ce sont les entités fédérées qui s'auto-définissent.
L'Etat fédéré des PDL s'autodéfinirait alors.
Hormis la construction fédérale européenne (très fragile) qui repose sur des limites Etatiques internationales pré-existantes - et qui sont intégralement gelées par la construction européenne (plus aucun rédecoupage des limites des Etats membres ensuite, c'est radical) - il y a toujours la main, l'organisation par un Etat central au départ du processus de délimitations. Espagne, Allemagne (exemple des nouveaux Land d'ex-RDA), Italie, Belgique...c'est également vrai ailleurs dans le monde (USA, Inde etc).
J'aimerais que vous nous donniez des exemples.
Comme indiqué précédemment, en Europe occidentale, je ne vois que le Jura suisse comme changement de limite "régionale" dans un contexte de fédéralisme institué.
Suite à une mobilisation assez violente, et dans le contexte d'un pays pourtant très démocratique. Le canton de Berne a ainsi crée des votations, dont est issu le canton (sécession) de Jura à partir de 1979. Ce processus n'est pas fermé puisque la ville de Moutiers (canton de Berne) va intégrer le canton de Jura en 2026 (ce sera la deuxième ville du Jura suisse, mais ce canton ne compte même pas 80 000 habitants...).
Le canton de Berne a laissé des possibilités d'évolution par référendums à sa partie francophone, mais globalement celle-ci, qui est majoritairement protestante, ne souhaite pas rallier le Jura (francophone mais à très nette dominante catholique).
En Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, Suisse etc les différentes formes de "fédéralisme" (dévolutions généralisées ou différenciées, mais révocables) ce sont accompagnées d'un gel de la carte depuis l'instauration d'un système fédéral ou apparenté.
Seule exception à ma connaissance : le Jura (canton) en Suisse suite à une très forte mobilisation au sein de la population catholique francophone du canton de Berne (très grand à l'échelle suisse) à la fin des années 70 avec la multiplication d'actes terroristes.
En effet, la carte sera encore plus gelée avec le fédéralisme.
Si le RN passe c'est une disparition purement et simplement de la Bretagne qui se profile. Non seulement on n'aura pas notre réunification mais on subira carrément la suppression de l'échelon régional. J'aimerais savoir si le RN compte effacer l'identité de la Bretagne d'un trait de plume ou si il compte rendre les regroupements de départements possibles... On ne connait pas bien leurs intentions sur ce sujet.
Vous auriez la nostalgie de la mini-Bretagne rabougrie et des Pays de la Loire vous ? Sans parler des pouvoirs des Régions qui sont à peu près inexistants.
A mon avis le RN ne ferait rien du tout en matière de suppression ou de redécoupage régional.
Par contre il est certain qu'ils n'iront pas vers une dévolution ou plus de droits pour les langues régionales. Au final, nous aurons une politiques pour moins de Gwenn-ha-Du sur les mairies, moins d'écoles Diwan, mais certainement une population bretonne plus désireuse de défendre la Bretagne de l'autre (?).
Il ne faut pas imaginer que plus+ d'autonomie signifierait plus+ de volonté de Réunification de la part de nos élus. Le Conseil départemental de la Loire-Atlantique ne veut pas consulter ses électeurs au sujet de la demande de changement de région qu'il peut faire à l'Etat. Organiser un tel vote est de sa compétence depuis 2005. Et comme le mouvement breton assure une paix royale à ce Conseil départemental, la contre-vérité du référendum organisable par l'Etat est une légende tenace et confortable.
Qui a dit cela ?
Après il y a tout de même un point que vous négligez dans votre raisonnement, c'est que le Conseil Départemental dans une Région de type "entité fédérale", aurait vocation à disparaitre. Or, dans la logique à mon avis des conseillers départementaux, le risque avec la Bretagne, c'est de disparaitre. Alors que l'existence même des Pays-de-la-Loire est une assurance-vie pour les départements (ou considéré comme tel).
J'ai d'ailleurs toujours pensé qu'Hollande a fait sa réforme, en départementaliste et ancien président de département qu'il est, dans l'optique d'assurer la pérennité des départements. Dans région artificielles, immenses, ont été crées. Donnant une légitimité évidente au département.
Le fédéralisme ne réunifie pas la Bretagne, c'est très juste. L'autonomie différenciée de la B4 par contre affaiblirait très certainement les PdlL.
Il n'y a jamais eu de différenciation entre le statut de la B4 et celui des PDL. Seule la B5 pourrait prétendre à une autonomie différenciée, au regard de l'Histoire.
Si le CD 44 a jeté la pétition des 100 000 à la poubelle, c'est parce qu'il a toujours été favorable au grand ouest.
L’Histoire ?
Quelle Histoire ?
Le pays nantais (Namnètes / Pays nantais / Loire-Inférieure / Loire-Atlantique) a été :
-gallo-romain pendant 500 ans (50 av JC – 450)
-dans le royaume des francs (mérovingiens, carolingiens) pendant 400 ans
-annexé par les bretons en 851 et breton pendant 680 ans
-récupéré par le royaume de France en 1532 et intégré à son organisation :
-province royale de 1532 à 1789 (257 ans)
-département de 1790 à 2026 (royaume des français de 1790 à 1792 puis République française de 1793 à 2026
-région Pays de la Loire depuis 1956
En résumé, un total de 900 ans dans la construction puis la consolidation de la France dans l’évolution de son organisation vs 680 ans d’histoire bretonne.
Chacun prend la tranche d’Histoire qui l’arrange en fonction de ses opinions.
On ne peut, en revanche, faire mentir les chiffres !
Vous travestissez totalement l'Histoire, du pur mensonge...1532 n'a jamais marqué la fin de l'appartenance du pays nantais à la Bretagne ?
Et avant bien avant 851, une large du pays nantais était déjà breton de facto, y compris par la langue. Avec votre façon de procéder vous pourriez nous expliquer que Ouessant n'a jamais été bretonne, et que Rouen n'a été normande que pendant une très brève période.
« L’Histoire » n’existe pas.
Il y a des faits historiques, vérifiés, documentés, attestés.
Vues les périodes concernées, les faits sont très minoritaires.
Puis il y a les lectures de l’Histoire, dont le rendu dépend du biais partisan de celui/celle qui en fait état.
Votre lecture est britto centrée et c’est tout à fait respectable.
La mienne est nanto-franco centrée et est tout aussi respectable.
La vérité historique absolue n’existe pas.
Quand Louis 14 est venu à Nantes pour ordonner à d'Artagnan d'arrêter l'intendant Fouquet, il profita de la tenue des Etats de Bretagne. Et non de je ne sais quels Etats nanto-français.
Les Etas généraux ne sont plus convoqués à partir de 1614.
En 1661, après la mort de Mazarin, Louis XIV fait une tournée d’affirmation de l’autorité royale.
Sa présence aux Etats de Bretagne à Nantes en 1661 est un double acte d’autorité du roi de France.
-affirmation de son pouvoir auprès des institutions provinciales.
-mise aux pas des élites, quelles qu’elles soient (arrestation de Foucher)
A partir de 1661, la monarchie devient absolue puis de droit divin.
Les Etats généraux sont, de nouveau, convoqués en 1789 par Louis XVI, avec le résultat que l’on sait.
Confusion entre les Etats généraux et les Etats de Bretagne ???
Non, simple parallèle.
Points communs : représentation des trois ordres, convocation par le roi ou son représentant.
Différences :
Etats provinciaux : se réunissent de façon périodique, fonction principale : consentement à l’impôt royal.
Etats généraux : questions de politique générale du royaume, pas de convocation (sauf 1789) sous la monarchie absolue.
Vous ne croyez même pas à vos sottises...
L'Histoire ne commence pas en 50 av J.C ... Et les chiffres...vous leur faites dire ce qu'il vous plaira. Raisonnement caduque.
Marquis de Belle-Ile (en Bretagne), Nicolas Fouquet se devait d'assister aux Etats de Bretagne à Nantes (en Bretagne).
Fouquet était présent en tant que sur intendant des finances.
Sans doute ce jour-là, du fait de la présence du roi. Les Etats de Bretagne duraient des semaines. Pourquoi avoir choisi cette occasion pour arrêter Fouquet ? Certes, c'était plus facile qu'à Belle-Ile. Un autre événement important de l'Histoire de France a eu lieu en Bretagne : la promulgation de l'Edit de Nantes. Henri IV était venu en Bretagne pour sceller la reddition du duc de Mercœur.
(rédigé avec l'aide de ChatGPT)
Le sort de Fouquet était scellé bien avant les Etats de Bretagne à Nantes en 1661.
Louis XIV veut gouverner seul et faire un exemple fondateur de l’absolutisme.
En choisissant Nantes pour l’arrestation de Fouquet, il veut montrer que les privilèges provinciaux (marquis de Belle-Ile pour Fouquet) ne protègent personne.
Il impose, de ce fait, son autorité à la Bretagne.
Fouquet se sent intouchable, il fait preuve d’une ostentation jugée insupportable par Louis XIV.
Il décide de sa chute avec Colbert et d’Artagnan.
Outre surintendant des finances, Fouquet était :
• procureur général du roi au Parlement de Paris (charge inamovible),
• donc officier de justice du roi.
À ce titre, il est requis pour les affaires touchant aux finances et à la fiscalité provinciale.
Son absence aux Etats de Bretagne aurait été interprétée comme une faute politique grave, voire un aveu. Il est tenu d’y assister.
Vous avez raison, la signature de l’Edit (décision royale à portée générale) à Nantes par Henri IV est un autre acte de souveraineté royale. Nantes est choisie car c’était une ville ligueuse récemment soumise.
Ces deux exemples montrent clairement que, à partir de 1532, le roi de France impose son pouvoir aux provinces, dont la Bretagne.
Ce processus ira crescendo jusqu’à l’apogée de l’absolutisme à partir de Louis XIV, jusqu’à la révolution.
Ces deux exemples tirés de l'Histoire de France montrent que Nantes, c'était la Bretagne bien après 1532.
Prétendre que Nantes ne serait plus breton après 1532, c'est compromettre une bonne compréhension des événements qui s'y sont déroulés après cette date. C'est aussi compromettre une bonne compréhension de l'Histoire de France, dès lors qu'on va un peu plus loin que le roman national.
Le duc de Mercœur avait déjà fait sa soumission à Henry IV dans la ville d'Angers, donc l'édit de Nantes aurait pu être promulgué à Angers (et donc s'appeler l'édit d'Angers), mais comme le duc de Mercœur précédemment ne reconnaissait pas la souveraineté des Bourbon sur la Bretagne, Henri IV voulut que la reddition dudit duc eût lieu à Nantes, capitale de la Bretagne. L'argument de Mercœur était que l'union de la Bretagne et de la France était dynastique et non étatique, et comme les Valois avaient laissé la place aux Bourbon...
C'est bien à Nantes que la France met en scène sa domination sur la Bretagne. Donc logiquement Nantes est breton. En 2032, on commémorera l'annexion de la Bretagne. Comment alors ignorer Nantes, français depuis 1532 ?
Nantes est devenue bretonne après l’annexion de 851 par les bretons.
Nantes est redevenue française après l’annexion par les français en 1532.
La Bretagne devenue française ne fut pas démembrée avant 1789.
En 851, c'est la reconnaissance officielle de l'appartenance à la Bretagne du Comté de Nantes (Marche de Bretagne) , du Pays de Retz et du Comté de Rennes. Et la perte totale par le Royaume de Francie Occidentale (rien à voir avec la France actuelle qui n'existe véritablement depuis la fin de la Guerre de 100 ans, François Ier notamment qui officialise le français dans son administration (à l'instar de François II de Bretagne précédemment).
A noter l'aide du Comte de Nantes, Lambert II.
C'est l'ensemble de la Bretagne qui a été illégalement annexée en 1532, loi du plus fort du Trump avant l'heure!!! donc votre argument ne tient pas. Vous ne savez plus lesquels utiliser pour tenter de décrédibilser les revendications bretonnes.
Pour en revenir à ce concept de fédéralisme...
L'autonomie de la B4, des PDL, etc. ne peut pas conduire à la Réunification B5.
En revanche, la Réunification peut conduire à l'Autonomie.
Ne prenons pas le problème à l'envers.