COMPRENDRE UN PAYS, Ethnologie de la Basse-Bretagne
Présentation de livre de COOP BREIZH à paraitre

Publié le 20/01/23 0:26 -- mis à jour le 20/01/23 00:26
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Éditions du CRBC. Pour commander chez COOP-BREIZH

Pour comprendre un pays, il faut l’observer au plus près. S’intéresser à la vie quotidienne qui s’y déroule, à l’environnement naturel comme au cadre matériel qui l’organisent, mais aussi à la manière dont les gens s’emparent de ces structures pour les habiter et les penser. Regarder, écouter, prendre au sérieux ce que l’on voit et ce que l’on entend.

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Sans se presser d’expliquer, parce qu’à vouloir aller trop vite, on s’expose à ne rien comprendre. Cette patience empathique du chercheur est au cœur de la démarche ethnologique de proximité développée ici. Centré sur les modes d’appropriation technique et symbolique des espaces vécus, ce livre explore, jusque dans les détails les plus inattendus – le seuil, la cheminée, l’éclairage de la maison, etc. – les expressions de la tradition paysanne en Basse-Bretagne.

Mais il montre aussi comment, suite à la révolution agricole et à la redistribution de la population dans la société contemporaine, maisons et paysages ruraux sont aujourd’hui recyclés et réinterprétés dans le cadre d’une récupération patrimoniale qui les transforme en décor mythique d’une curieuse fabrication identitaire.

L'auteur, Jean-François Simon est professeur émérite d'ethnologie et docteur en anthropologie sociale et historique à l'Université de Bretagne Occidentale à Brest. Les éditions du CRBC.

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Vos 2 commentaires
  Pcosquer
  le Vendredi 20 janvier 2023 22:27
"suite à la révolution agricole" Pour Eugène Weber Historien "La France des terroirs", il ne s'agit pas d'une révolution agricole mais d'un remplacement du système paysan agricole par un intérêt productif voulu par Paris. On comprend que ce système agricole était adapté aux différents terroirs ( penser au plus près des terres, donc culturellement enraciné ) ce qui laisse supposer que le système de substitution ne l'était pas... Bel acte de colonisation territorial, social et identitaire.
Aujourd'hui la FNSEA est en difficulté pour parvenir à convaincre de l'intérêt productif de son modèle compte tenu des produits alimentaires pollués ainsi que de la terre et donc de l'eau. La crise d'aujourd'hui ne renforcera pas son argumentaire. La FNSEA va à l'encontre d'un développement agricole réparti et donc harmonieux au plus près des populations en ce qu'elle empêche un développement local des autres territoires qui ont eux aussi le droit de vivre de leur terres...Si, le bio coûte cher et son implantation taxé de diktat, ce qui peut s'entendre en effet, il n'en demeure pas moins que cet argument est surtout utilisé pour continuer ce système d'imposition de type colonialiste...
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De Naon-e-dad à Pcosquer
 le Mardi 24 janvier 2023 10:27
Je viens d'entendre, à propos de guerre d'Ukraine et de crise de l'énergie, et donc du retour d'une inflation à deux chiffres, que les engrais avaient augmenté de 75% (je suppose depuis février 2022). Tout çà pour nous expliquer les difficultés (réelles) de nos malheureux boulangers (que je plains et soutiens)...- Mais c'est aussi le moment de se souvenir qu'avec le bio, il n'y a pas d'entrants chimiques, et que si les rendements sont plus faibles, il échappe au contexte actuel des coûts de la chimie - Sans parler de la santé humaine et de la qualité de l'environnement. Donc, résistance des coûts du bio: affaire à suivre?. Comme utilisateur, même non systématique, j'espère ne pas être décu. - Bevet ar bleud mat hag ar bara mat, da heul!
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