Claude Viallat - exposition personnelle de peintures

-- Culture --

Agenda de ONIRIS
Porte-parole: Florent Paumelle

Publié le 20/06/20 18:48 -- mis à jour le 20/06/20 18:48

Fondateur du mouvement Support/Surface, Claude Viallat a réussi à créer des œuvres immédiatement reconnaissables. Nul besoin de cartel, sa forme suffit à identifier l’artiste.

En effet, depuis les années 1960, la peinture de Claude Viallat se caractérise par une forme neutre, ni naturelle ni géométrique, qui est répétée de manière sérielle sur une toile libre, sans châssis, déterminant la composition de l’œuvre. Viallat décline de manière régulière son empreinte sur des supports divers tels que bâches, toile de tentes, tissu d’ameublement ou de parasols et autres supports qui se présentent à lui.

« Comme je voulais trouver une forme qui ne soit ni décorative, ni figurative, géométrique ou représentative, je me mis à tremper une plaque de mousse dans la couleur et peignis à la manière des maçons tamponnant les murs des cuisines méridionales, avec une éponge. Le résultat n’était ni bon, ni mauvais. » (Claude Viallat)

Cette forme simple, reproduite inlassablement à l’aide d’un pochoir et de pinceaux coudés de radiateurs sur des tissus colorés, induit sa part d’aléatoire par son exécution manuelle. La répétition et l’agencement de ce motif, unique à l’artiste, crée des espaces divers, modulés selon le jeu de textures et de couleurs des supports qui la portent. C’est la matière du support imprégné qui donne à la forme, en fonction de son tissage, de sa texture, un contour plus ou moins net, une intensité de ton plus ou moins forte.

Influencé par la nature même du support (sa couleur, ses motifs ou sa découpe) il travaille des techniques d’imprégnation de la couleur sans cesse renouvelées, comme la peinture mais aussi la solarisation de la toile, l’imprégnation, la capillarité de la peinture.

L’art de Claude Viallat se caractérise par la somptuosité de la couleur qui l’impose comme l’un des grands coloristes de l’histoire de la peinture occidentale. Il crée un univers vivant et fluide proche du ballet où l’image n’est plus la forme mais la grille qui en résulte. « … ce qui compte, c’est la manière dont les couleurs jouent avec les couleurs qui sont en dessous, comment d’une manière intuitive et non voulue, non prévue, j’arrive à organiser une surface en densité, en intensité. » (Claude Viallat)

Figure majeure de la peinture française, Claude Viallat a représenté la France à la biennale de Venise en 1988. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques dont le Musée Nationale d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Centre Georges Pompidou, le Musée des Beaux-Arts de Montréal ou encore le MoMA de New-York. Conservateurs et collectionneurs reconnaissent le rôle principal de Claude Viallat dans le mouvement Suppot/Surface et dans la désacralisation de la toile.

« Pollock nous a autorisés en France dans les années 70 à marcher sur la toile, comme nous pensions qu’il le faisait. Ainsi, nous avons désacralisé la toile et travaillé sur ce sujet. Il nous a fallu un certain temps avant de comprendre que nous étions parmi les premiers à faire cela. A l’époque le nombre d’artistes qui avait désacralisé la toile se comptait sur les doigts de la main… Ce n’est que bien plus tard que nous avons connu la réalité du travail des artistes américains, tels Sam Francis, qui mouillait ses trajectoires avant de les peindre. » (Claude Viallat)

Pour célébrer ses 30 ans de collaboration avec Claude Viallat, la Galerie Oniris lui consacre une douzième exposition personnelle à Rennes pendant tout l’été présentant un ensemble de peintures réalisées depuis le début des années 2000.

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exposition du 27 juin au 19 septembre 2020

la galerie est ouverte tout l’été sans interruption du mardi au samedi de 14h à 19h

accès libre et gratuit

Document PDF 50615-onirisviallatexpositionjuin202.pdf Communiqué / présentation de l'exposition CLAUDE VIALLAT à la galerie Oniris pendant tout l'été à Rennes. Source : Galerie Oniris
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