
À Lorient, autre ville emblématique des cultures celtes grâce au Festival Interceltique, une démarche comparable se dessine, mais à l’échelle des nations celtes : la ville avait déjà inauguré, le 3 août 2008, une statue de Polig Monjarret. Aujourd’hui, ses promoteurs veulent aller plus loin : installer huit statues de musiciens issus des autres pays celtes, afin de rendre l’interceltisme visible au quotidien.
Carhaix a montré qu’un parcours de statues peut devenir un marqueur urbain fort, lisible par tous. La ville a mis en place le “Parcours du Panthéon de Carhaix”, présenté comme un circuit composé de 14 statues à découvrir à travers la commune, dont celle de la poétesse Anjela Duval. Dernière arrivée très médiatisée : la statue d’Alan Stivell, inaugurée à Carhaix le 6 juin 2025, en présence de l’artiste, du maire Christian Troadec et de la sculptrice Elisabeth Cibot.
À Carhaix, Alan Stivell entre dans le panthéon breton
À Lorient, autre ville emblématique des cultures celtes grâce au Festival Interceltique, une démarche comparable se dessine, mais à l’échelle des nations celtes : la Ville avait déjà inauguré, le 3 août 2008, une statue de Polig Monjarret Aujourd’hui, ses promoteurs veulent aller plus loin : installer huit statues de musiciens issus des autres pays celtes, afin de rendre l’interceltisme visible au quotidien.
Une nouvelle association pour “rendre visible, à l’année, l’interceltisme”
Selon l’association Lorient Capitale Interceltique , l’objectif est explicitement de rendre l’interceltisme “visible, à l’année” à Lorient, au-delà de la période du festival.
Huit nations celtes, huit artistes, huit statues en bronze
Le principe est simple : installer dans le centre-ville huit statues en bronze, à taille réelle, représentant huit artistes (femmes et hommes), chacun associé à une nation celte et à un instrument immédiatement identifiable. L’ensemble formerait un itinéraire urbain, destiné à prolonger l’identité interceltique de Lorient au-delà du seul temps du festival.
D’après un reportage diffusé en breton sur ICI (ex France Bleu), la première statue pourrait être inaugurée avant la fin 2026, avec un objectif de déploiement des huit œuvres sur plusieurs années. Le même reportage évoque un besoin total de 400 000 euros pour réaliser et installer l’ensemble, soit environ 50 000 euros par statue (fabrication et installation).
Un point d’ancrage déjà existant : Polig Monjarret
Lorient dispose déjà d’un repère symbolique fort : la statue de Polig Monjarret, le fondateur du festival, inaugurée en 2008 place Polig-Monjarret, et déjà devenue un lieu familier où l’on s’arrête et où l’on se fait photographier. Pour les porteurs du projet, cette présence constitue un point de départ naturel : le futur parcours pourrait se déployer autour de ce lieu emblématique, en reliant mémoire locale et ouverture interceltique.
Trois premiers artistes cités
Toujours selon le reportage, trois artistes sont déjà mis en avant pour lancer le projet :
- Paddy Moloney (Irlande), avec ses uilleann pipes ;
- Gordon Duncan (Écosse), avec la cornemuse ;
- Carlos Núñez (Galice), avec la gaita.
La représentation de la Bretagne reste, elle, à définir. Le reportage évoque un souhait : voir Alan Stivell choisi pour incarner la Bretagne, comme figure majeure de l’ouverture interceltique.
Une collecte via HelloAsso et un tour de table territorial
Pour amorcer le financement, l’association a lancé une campagne de dons en ligne via HelloAsso La plateforme présente des collectes associées aux statues mises en avant (Irlande/Paddy Moloney, Écosse/Gordon Duncan, Galice/Carlos Núñez).
HelloAsso présente également la structuration de l’association : Alan Stivell est indiqué comme président d’honneur, et plusieurs acteurs locaux y figurent comme “membres de droit”, dont la Ville de Lorient, le Festival Interceltique de Lorient, l’Institut culturel de Bretagne, Emglev Bro an Oriant et l’association Mignoned Polig Monjarret.
Une bataille de symboles… et de présence à l’année
Derrière l’esthétique et le prestige, l’initiative porte un enjeu de fond : rendre “visible, à l’année” une identité culturelle que Lorient incarne déjà fortement en août, mais qui se dilue le reste du temps. En misant sur des artistes associés à des instruments immédiatement identifiables, l’association entend transformer une notoriété événementielle en marqueur urbain durable.
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