François Alfonsi : Comment nous avons gagné les élections en Corse

François Alfonsi
François Alfonsi

Pour François Alfonsi, maire d'Osani, ancien député Européen, membre du Parti de la nation corse et président depuis 2014 de l'Alliance libre européenne (ALE), la victoire a été possible grâce à l'arrêt des violences et grâce aux négociations afin de présenter des listes unitaires aux élections.

A noter que François Alfonsi a remis en place poliment Christian Guyonvarc'h, ancien porte-parole de l'UDB, qui a déclaré qu'une union des partis bretons n'était pas envisageable. Pour Alfonsi, tous les mouvements autonomistes ou indépendantistes en Europe qui réussissent ont une revendication unitaire.

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003

Vos commentaires :

Yann Kerne
Mardi 12 septembre 2017

Sacré UDB!! qui veut donner des leçons à tout le monde alors que rien n'avance en Bretagne en matière de pouvoir politique, de droits culturels, de media etc....

C'est la faute des bretons; ils ne votent pas pour nous "disent-ils" . Il faut savoir se remettre en cause de temps en temps!!!!!

Fañch Ar Vilin
Mardi 12 septembre 2017

C’est à ça que sert l’UDB : Saboter tout mouvement unitaire qui pourrait avoir des chances de faire aboutir des listes autonomistes ou indépendantistes.

Jacques
Mardi 12 septembre 2017

Preuve que certains bretons font plus de mal à la Bretagne que le système jacobin.

D'ailleurs, que veut dire exactement C.Guyonvarc'h en évoquant par 2 fois ces "nouveaux bretons"... : que 50% des Bretons sont racistes (les pas de gauche).... encore des insultes...?

Et a-t-il seulement demandé à ces nouveaux Bretons s'ils sont d'accord d'être considérés comme Breton???

Je doute qu'un Breton qui s'installe au Mali souhaite que les Maliens le reconnaisse comme Malien.... Également par sûr que les Maliens lui demanderaient une telle chose... alors pourquoi l'imposer en Bretagne? Ou alors il faut considérer que les Maliens sont racistes...!

Donc insulte envers les Bretons et insulte envers tous les autres peuples de la planète... il fait fort Guyonvarc'h...

Une chose est sûre :

Quand on écoute des nationalistes du SNP, on a envie de voter pour eux!

Quand on écoute des nationalistes de Corse, on a envie de voter pour eux!

Quand on entend des autonomistes (?) Bretons, on a envie de couper le son...!

Un grand merci à ABP pour cette vidéo, même si l'image véhiculée des Bretons est des plus désastreuses...!

Mais parfois, il faut savoir regarder la réalité!

Christian Guyonvarc'h
Mardi 12 septembre 2017

Cher Philippe Argouarc'h,

François Alfonsi, un ami de 30 ans (un vrai pour le coup), ne m'a pas "remis à ma place", même "poliment". Il a expliqué qu'en Ecosse "des gens de droite acceptent de voter pour un parti comme le SNP qui est orienté à gauche". Ce n'est pas ce que j'appelle se faire "remettre poliment à sa place".

A propos du SNP, il faut savoir de quoi l'on parle. Même si cela en choquera quelques-uns, il n'est pas inutile de savoir que le SNP a une conception très ouverte de la citoyenneté écossaise. Bon nombre de ses adhérents et plusieurs de ses élus sont, par exemple, d'origine indienne ou pakistanaise. Vous n'y croyez pas? Alors, allez à la source de l'information:

(voir le site)

Christian Guyonvarc'h

P. Argouarch
Mardi 12 septembre 2017

@ Christian Guyonvarch : Il a aussi dit à 7mn 40 dans la vidéo : "l'important c'est de mettre tous les nationalistes dans le même sac " et "si on arrive pas à regrouper les forces on arrive pas à avoir de la crédibilité... et même de la notoriété car l'émietement est un gros problème de communication" et pour finir "la règle général : le regroupement c'est la clé pour construire l'avenir". D'autre part remonter à 1992, 35 ans en arrière, plus d'un tiers de siècle, pour citer un échec d'un front commun breton, c'est un peu fort du roquefort.

P. Argouarch
Mardi 12 septembre 2017

@ jacques: Non KG n'a pas dit ça ,du moins je n'ai pas compris ça. Il affirme tout au contraire qu'on peut être démocrate, de droite comme de gauche, avec des différences sur le social, l'économie, l'environnement, et, les questions d'immigrations. C'est un progrès disons par rapport à la ligne politique de 2005 (voir le site)

Christian Rogel
Mercredi 13 septembre 2017

F. Alfonsi a raison sur le fond, quand il souligne le fait qu'il faut être inclusif, mais, il simplifie un peu trop. Dans les exemples qu'il cite, il oublie de dire qu'il y a des scrutins à un tour qui excluent l'idée même d'une coalition, d'où des partis centre gauche ou centre droit qui doivent ne pas rebuter ceux d'à côté.

En France, les centres gauche (PS, UDB) se croient obligés d'adopter une posture contestataire dure en paroles et un fond de programme centriste mou et inefficace. Ce double langage a son pendant dans la droite de gouvernement et le mouvement breton de droite.

Une interprétation possible de la victoire de Macron est que les électeurs étaient plus intéressés par sa dénonciation du double langage paralysant que par la direction dans laquelle il voulait s'engager. Il y a eu un jeu de poker : on mise et on veut voir les cartes pour savoir si c'est du bluff comme celui des autres.

En Bretagne, il faudra refuser de collaborer avec tous les geais qui se prennent pour des paons et donc bâtir un programme de gouvernement qui ne copie personne, même s'il emprunte à droite, à gauche et au milieu.

Evidemment, parler en premier des retraites et mettre la réunification au fond du panier. En clair, parler aux gens de leur vie personnelle.

Jacques
Mercredi 13 septembre 2017

@ Philippe,

Il existe une différence très claire entre des mots et des actes...

Le non dialogue avec les autres partis de Bretagne sous l'accusation à peine voilé de fascisme est une constante de l'UDB.

D'ailleurs il remet une couche avec des membres SNP pakistanais ou indiens... alors qu'il qualifierait ces personnes de Bretonnes si elles vivaient ici...

Mon dieu, il n'y a pas que des pures écossais au SNP... c'est un scoop...incroyable, une vrai révolution... on en tombe par terre...

KG devrait se renseigner, même le FN a des militants arabes, africains et même son n°2 est homosexuel...

Combien d'Arabes et d'Africains à l'UDB?

Et même s'il n'y en avait pas... ce serait un problème? Ah les critères de discussion...

Sur le terrain, les militants parlent et souvent pour dénoncer leur hiérarchie comme la cause de ce non dialogue... même si beaucoup reste à l'UDB par romantisme et espoir secret de voir un jour une évolution.

Qu'est-ce qui autorise KG à parler des autres partis comme démocrate ou pas... dès lors qu'ils sont légaux...!

Cette vision est moins un signe de respect que de défiance.

Très clairement ce qui a fait réagir Alfonsi.

D'ailleurs de quoi parle KG quand il évoque les partis démocrates et donc ceux qui ne le seraient pas... l'UDB a toujours besoin d'un adversaire, pour ne pas dire d'un ennemi.... On est loin de la notion de respect démocratique.

Si l'UDB n'avait pas cet irrespect encré dans sa culture, surtout chez certains leaders comme KG, comment expliquer les 3% après 60 ans d’existence...?

Surtout après avoir des élus et un budget conséquent de fonctionnement.

On peut rêver d'un SNP au pouvoir, mais franchement qui rêve d'un UDB...

Certains militants UDB évoquent tristement un parti Maoïste ou Stalinien... (des démocrates comme on le sait).

L'UDB a discrédité durablement les partis politiques bretons auprès de la population... Je n'ai aucun doute qu'un simple sondage parmi la population permettrait de le vérifier. C'est peut-être d'ailleurs une idée à réaliser...

L'UDB ne fera jamais d'union (KG est clair...) et même si cela devait se faire ce sera avec l'idée d'acquérir le leadership sous la menace de casser cette union...

Il n'y a pas de progrès et cela est facile à vérifier de la bouche même des militants UDB qui dont paradoxalement beaucoup regrettent cette attitude.

Entre KG et Alphonsi, il y a un monde dans le respect de la démocratie de son pays... et cela se voit très clairement dans cette vidéo.

Lucien Le Mahre
Mercredi 13 septembre 2017

L'analyse de Christian Rogel sur les réalités différentes des gauches et des droites dans les deux cas de figure est à mon avis frappée au coin du bon sens et il est important de la verser au dossier d'un pays comme la Bretagne, plus enclin à la modération qu'à l'extrémisme idéologique..

D'autre part, je ne pense pas m'égarer complètement en disant que les gens ne votent pas massivement pour les grandes questions qui au contraire agitent les passionnés : langues, histoire, territoire et même les différents stades possibles de "dévolution", une rétrospective du dernier demi-siècle suffit à s'en convaincre et il me semble qu'ils continueront à voter en effet pour les thèmes de leur vie quotidienne qu'ils trouvent ou croient trouver dans les hauts-parleurs médiatiques des partis hexagonaux.

Prenons le breton. J'en ai fait plusieurs fois l'expérience : les gens sont persuadés qu'il s'agit de remplacer carrément le français par le breton et ce, quasiment du jour au lendemain, alors qu'il s'agit de bilinguisme et de co-officialité des langues à acquérir sur une génération au moins, comme je l'ai vu faire en Catalogne, un tel système dual permettant toujours aux monolingues francophones d'évoluer normalement au jour le jour.

N'insistons pas.

Si ce ne sont pas des produits d'appel électoraux à mettre trop ostensiblement en tête de gondole, les grands thèmes évoqués restent bien sûr fondamentaux et les petits partis bretons, avec leurs limites et leurs défauts, ont largement contribué, avec les mouvements culturel, à les faire connaitre et reconnaitre, au point d'en nourrir les grands partis hexagonaux qui, eux, s'en sont trop souvent servi comme de miroir aux alouettes pour augmenter leurs scores électoraux, contre une aumône versée de temps à autre de seigneur à manant.

Mais il s'agit aujourd'hui d'aller chercher l'électeur breton là où il est, sur ses problèmes concrets et quotidiens, afin de démontrer qu'une gestion plus autonome de ses problèmes l'avantagerait dans de nombreux cas.

Mais pour cela, pour lui "donner envie" et recueillir ses votes, comme dans les régions européennes comparables, il faut à la base un consensus minimum entre les petites formations bretonnes compatibles, démontrant par l'exemple que la proposition régionale peut constituer une alternative avantageuse. Quel Breton ou résident non-Breton, même soucieux du sort de sa région, peut être attiré pas un panier de crabes idéologique où l'on se bat entre factions sectaires comme autrefois catholiques et protestants ?

Arrêtons de courir sus aux moulins à vent du passé et si le débat demeure vital, certains doivent opérer un travail sur soi plus intense que d'autres, on le sait, car c'est le système général qu'il convient de dépasser, comme par un coup de pied magistral au fond de la piscine pour remonter d'une piquette mémorable et historique affichant l'absence de tout conseiller régionaliste, autonomiste, fédéraliste, nationaliste, au sein du Conseil Régional de B4.

Alors là : le bec dans l'eau. !

Et pour conclure provisoirement, s'il faut envisager à terme une Bretagne en possession des moyens de sa propre gestion, comprenant évidemment les thèmes culturels fondamentaux, l'intégration des nouveaux venus et surtout leurs enfants, ne posera plus alors d'inquiétude majeure, comme je l'ai vu encore une fois en Catalogne où 60% des citoyens catalans actuels proviennent d'une immigration récente d'un simple demi siècle et surtout interne à l'Espagne (notamment Andalouse). En effet depuis cette époque, tout le monde apprend à l'école le catalan en plus du castillan, enfants étrangers compris.

Le catalan obligatoire est venu avec les progrès de la gestion autonome : les Catalans comme les basques ont alors voté et appliqué cette disposition par leur propre Parlement. Le Droit des peuples s'acquiert aussi par la bataille juridique devant les instances adéquates, je crois qu'on n'y pense pas encore assez.

La finalité étant non la nostalgie d'une Bretagne désarmée, réduite à une curiosité ethnique, mais une Bretagne politique moderne, ouverte, capable d'intégration "car elle en possède alors les moyens politiques, économiques et bien sûr culturels indispensables".

spered dieub
Mercredi 13 septembre 2017

D'abord je salue Christian Rogel ,cela fait plaisir ,enfin d'avoir de ses nouvelles .Par contre parler des retraites ,oui sans que cela n'entraine des divisions supplémentaires au sein de la mouvance bretonne ,le réflexe de ses propres intérêts prenant le pas sur l'intérêt général de la Bretagne là ,comme dans d'autres domaines.Ce n'est pas un dénominateur commun .En tout cas , cela n'empêche en rien de continuer à se battre pour la réunification .Cependant autant en pays nantais qu'en b4 ,il faudrait justement mettre en avant aux yeux de la population ,les avantages économiques et sociaux qu'elle entrainerait ,c'est d'ailleurs évident vu la cohérence territoriale de la Bretagne réunie reprenant son destin en main ,mais le travail est à faire par des spécialistes pour le démontrer objectivement ,On peut très bien mettre en avant ces aspects sans pour autant mettre la légitimité historique au placard ,par contre continuer à régler son compte à Pétain dans les rues de Nantes me semble ubuesque et de plus en plus ridicule ,sans non plus absoudre le régime de Vichy de sa par de responsabilité .

L'udb que décrit Jacques est celle des années 70 80 ,elle a évoluée dans le bon sens depuis ,tout en restant effectivement à gauche ,un peu justement comme le SNP, sauf qu'elle n'est pas nationaliste .Christian Guyonvarc'h fait parti des gens ouverts de ce parti. Aujourd'hui le danger extrémiste est un peu du coté de breizistance et bien davantage du coté de la recrudescence idéologique de l'extrême droite bretonne .Et certaines personnes ,sans doute malgré elles en font le jeu .C'est aussi le cas de celles et ceux qui préconisent l'immigration massive et sans contrôle .Les extrêmes font souvent le jeu du camp adverse et le mouvement breton modéré de la droite à la gauche n'est pas numériquement assez important pour les noyer dans la masse .

Fañch Ar Vilin
Mercredi 13 septembre 2017

Avec un bilan aussi désastreux, on s’attendrait de la part des UDBistes à plus d’humilité et surtout pas à des leçons de morale ni de stratégie politique.

Mais d’où diable tiennent- ils cette arrogance ?

Jacques
Jeudi 14 septembre 2017

@ Spered Dieub

C'est donc que cette vidéo a été enregistrée il y a 30 ans où alors que F.Alfonsi a mis à coté de la plaque de manière magistrale....

Sinon, je ne comprends pas votre remarque...

Quand aux extrémistes, le problème n'est jamais de leur coté mais du coté des modérés qui ne prennent pas leur responsabilité... C'est cette irresponsabilité des modérés qui ouvre le champ libre aux extrêmes... Breizhistance n'est pas un problème et pourtant je n'en pense pas du bien, l'attitude que semble dénoncer Alphonsi (on va dire : regretter... car il s'agit de son ami) me semble bien plus problématique.

Je cite Alphonsi : "...on le sait... il peut y avoir des divisions... et que le succès politique consiste à les surmonter... parce que si vous ne les surmontez pas vous êtes en échec politique.... et c'est vos idées qui restent en panne..."

Et si les idées restent en panne, on le sait la nature a horreur du vide....

Or la Bretagne est en panne... et cela bien que sur le terrain les militants se parlent et veulent le succès...!

KG n'est pas l'unique responsable de cette situation, mais s'il était une composante de la solution de manière naturelle il me semble qu'Alphonsi aurait fait l'économie de son énergie surtout envers un ami...

J'ai la faiblesse de penser que la panne de la Bretagne fait mal au cœur d'Alphonsi, d'autant que son pays entrevoit le succès sur au minimum les 30 ans à venir (c'est lui que l'affirme)... Triste de constater que cette panne de la Bretagne blesse plus un Corse qu'un Breton...

spered dieub
Jeudi 14 septembre 2017

des modérés qui ne prennent pas leur responsabilité..

Oui dans le sens ou ils se laissent influencer par les extrémistes et surtout intimidés ,mais c'est du fait qu'ils ne sont pas numériquement en position de force pour pouvoir marginaliser les extrêmes .Hélas je crains que la manif de Nantes le 30 septembre va confirmer mes propos ,ce que je n'espère pas bien entendu .

Jiler
Vendredi 15 septembre 2017

Voici quelques propositions terre à terre , loin des envolées idéologiques qui ne mènent à rien :

- défense de toute notre production agricole, y compris l'agriculture intensive, car sur elle repose des milliers d'emplois. On peut l'aider à muter vers plus de qualité, mais à vitesse humaine, sans casse des emplois.

- soutenir la progression de l'agriculture biologique , sans dresser une agriculture l'une conte l'autre, nous avons besoin des deux.

- soutenir des solutions permettant à nos agriculteurs d'avoir des compléments de revenus : méthanisation; photovoltaïque sur les toits agricoles. Faire pression pour que EDF redonne un tarif intéressant aux producteurs d'électricité par photovoltaïque.

- Tout faire pour que le bâti du bord de mer et des îles reste accessible aux actifs des communes littorales . Nos militants doivent être en pointe dans ce domaine. Les résidences secondaires ne doivent pas être un obstacle à l'activité ; les plaisanciers ne doivent pas freiner le développement des activités marines.

- Les médecins et les kinés doivent exercer 5 ans en zone défavorisée(îles; centre Bretagne) avant d'avoir la liberté de s'installer. Après y avoir exercé 5 ans, certains resteront.

- Faire pression pour que ça s'accélère dans une de nos très grandes industries d'avenir : les énergies marines . L'Ecosse a créé 200 000 emplois dans ces énergies. Si nous en créons 20 000 , ça sera déjà bien ! Il devrait y avoir déjà des milliers d'emplois à Brest : combien y en a-t-il ?

- Développer au maximum les "pôles des métiers" (Landivisiau) dont P Y Moal (régionaliste et maire de Locmélar) est Président, les "Forums des métiers" (Guipavas) qui forme à différents métiers plus de 1500 jeunes par an. Aller voir sur place et faire des articles, dans le Peuple breton et ailleurs.

- Proposer une protection sociale adaptée aux travailleurs bretons (modèle alsacien ? britannique?) (JP LE Mat)

- Pour notre tissu de PME-TPE, favoriser une stratégie de mise sur le marché collective (JP LE Mat)

Il y a sûrement beaucoup d'autres propositions à faire, faites les. Abandonnons les postures idéologiques, ça fait fuir les électeurs.

Tous les mouvements qui ont réussi ont bâti leur programme sur des propositions terre à terre, proches des soucis des électeurs. Nos programmes sont beaucoup trop intellectuels, montrons que nous savons nous impliquer dans les problèmes quotidiens des électeurs. "Répondez aux problèmes qui se posent en faisant des propositions auxquelles personne n'a pensé avant vous ", dit en gros Alex Salmon ; pas étonnant que les Ecossais aient réussi !

L'intervention de Jean-Pierre LE Mat à Breizh Impacte était très intéressante "Economie de la Bretagne : nos fondamentaux". C'est la voie à suivre.

C'est le pragmatisme qui nous mènera vers le succès, pas les postures et les envolées idéologiques . Le mouvement politique breton doit faire sa révolution culturelle.

Léon-Paul Creton
Vendredi 15 septembre 2017

Balivernes !!!!!! spered dieub et je pense que vous le savez très bien! Alors pourquoi émettre cette idée ? Lorsque je lis vos commentaires depuis pas mal de temps, je suis quand même dubitatif sur vos choix…

Qui des administrés bretons connaît "l'ombre" de Le Drian, nommée Girard? Personnellement je l'avais oublié! Qui peut penser que les élus bretons toutes soumissions confondues pourraient bouger ? Ne serait-ce que le petit doigt ? Et que l’udb est différente de ce qu’elle était en 70-80 il n’y a qu’eux-mêmes, leurs adhérents et chefs ainsi que les forces politiques qui peuvent bénéficier de ce parti abonné aux 3% de moyenne depuis un demi siècle, et qui peuvent le croire et le dire !

spered dieub
Vendredi 15 septembre 2017

Leon merci pour votre réponse mais vous vous êtes trompé d'article !!! Mais les élus de n'importe quel bord ne bougeront que s'il y a une proportion importante de la population bretonne qui prendra conscience du problème breton .D'une autre part c'est également vrai pour le mouvement breton, il ne peut pas faire grand chose non plus tant que la population ne suit pas au moins un minimum .D'autres pourraient penser que de part la nullité des traités historiques entre la Bretagne et la France on pourrait juridiquement imposer un état Breton ,problème comment réagirait la population ,si elle s'oppose le nouveau pouvoir breton n'aurait plus qu'à installer la dictature ......?? C'est tout sauf simple

Lheritier Jakez
Vendredi 15 septembre 2017

Quand on pourra répondre à certaines questions à ras les paquerettes,en dehors des salons bretons où l'on discute ,discute encore...:

-Comment peut on être breton au pied d'une tour HLM avec 50 % de chômeurs et sans emplois ?-

-Combien de suicides en Bretagne ,combien de tentatives de suicides et les raisons?

Qui peut nous donner la cartographie des organisations politiques bretonnes avec leurs résultats selon les élections?

Quelles sont les dates ,les lieux,les thèmes des manifestations politiques envisagées en Bretagne pour cet hiver par exemple?

Pour faire un travail de rassemblement breton sur des objectifs communs.

N'ayant pas pu aller à Vannes le 9 Septembre (Raisons familiales et autres)je souhaiterais savoir si cela pouvait être l'occasion de déclencher

de telles réunions dans d'autres villes de Bretagne:St Nazer par exemple avec le dossier de l'avenir des Chantiers de Penhoet/Atlantique ex STX.

Une information:

La société Armoric Holding des Côtes d'Armor à pris le contrôle de l'entreprise SIDES (Véhicule de luttes contre les incendies)de St Nazer.

Que font les entreprises de constructions et réparations navales bretonnes et les élus de la Bretagne croupion B4 pour venir sur le dossier des chantiers de St Nazer?

Léon-Paul Creton
Dimanche 17 septembre 2017

spered dieub, sur ABP l’on ne peut se tromper d’article concernant la Bretagne ! Car les liens unissant les différents thèmes des champs politiques, économiques et culturels qui s’imbriquent les uns dans les autres y sont tels, que l’on ne peut que très rarement se tromper d’articles…ou de commentaires. Sans parler des redondances nombreuses des arguments utilisés dans tel ou tel article ou commentaire…

C’est du Problème Breton dont nous parlons ! Et il à défendre globalement ou pas du tout, je me demande d’ailleurs si cette deuxième option n’est pas choisie et acceptée inconsciemment par …les Bretons ! C’est l’ensemble qui est à faire évoluer comme tel, et non vouloir saucissonner, séparer les éléments de réflexion uniquement pour la forme et la parlotte auto satisfaisante. Attitude qui voudrait peut-être qu’on en parle le moins, et donc limiter au possible la prise de conscience des lecteurs sur la question bretonne.

C’est le serpent qui se mord la queue avec vous : les élus ne bougent pas parce que "le peuple" ne bouge pas ! Et par ailleurs parce que les élus ne bougent pas ou ne l’écoute pas le peuple ne bouge pas. Le problème breton flotte dans l’espace et le temps. La lévitation intellectuelle et lénifiante et méditative. L’équilibre bidouillé, fausséentre les dupes et les profiteurs en tous genres.

Ce n’est pas la nullité des traités entre la France et la Bretagne qui imposerait juridiquement un état breton, car profondément en esprit, il existe toujours cet état, même congelé ou saccagé, en raison même de cette « nullité ».

Cette permanence de l’état breton, par une instance supérieure devrait être « signifier » à la France, et aux Bretons ! Sinon le peuple breton _ puisque Dieu étant mort, il n’y a plus d’instance supérieure_ est « en droit » de prendre toutes les dispositions nécessaires !

Dictature ? Vous avez prévu sans doute le schéma…inévitable ?, Mais c’est tout à fait logique de votre part étant donné que votre « peur » des extrêmes est souvent si prégnante dans vos commentaires…

La "population" sainement informée, donc informée avec les moyens adéquat, peut très bien avoir de toutes autres réactions… Mais c’est celle de ce "spectre là", celui de la dictature, que vous avez choisie.

Bien le bonjour de Léon.

spered dieub
Dimanche 17 septembre 2017

Léon abordez vous cette thématiques avec les Bretons lambda ,vos voisins ??? Je ne sais pas peut être que je ne suis pas réaliste non plus ? En ce qui concerne les élus ,la population et le serpent qui se mord la queue ,effectivement là il y a une part de vrai .Il y a au moins une personne en Bretagne qui a abordé ces question ,c'est Ronan Le Coadic .D'ailleurs je suggère à ABP de l'interviewer dans un premier temps .

Léon-Paul Creton
Dimanche 17 septembre 2017

Mais sperd dieub, je sais depuis longtemps ce que l'on a "fait" des Bretons, de mes prochains, de mes voisins! Du fait des Bretons eux-mêmes, des aussiFrançais et surtout de leur état... Je n'ai pas eu besoin de cent sept ans depuis mes quinze ans pour le constater, et le comprendre! "

"Lambdaïsés" _ou non, c'est à dire pour moi pauvrement franchouillés ! J'ai parler de la nécessité impérieuse d'informer sainement les Bretons _et les Français_ avec les moyens adéquats absolument indispensables!!! Et l'honnêteté exigeante!

Les idées, les pensées n'appartiennent à personne! Pas plus à Ronan Le Coadic, à Yvon Ollivier qu'à d'autres qui sont davantage des portes-voix très utiles!

Mais après?...Ils auraient tellement plus d'impact en s'exprimant sur spécifiquement une chaîne bretonne captable jusqu'à Strasbourg, Bastia, Toulouse ou Barcelone et très largement au delà...

D'ailleurs nous sommes nombreux à avoir exprimé les mêmes et ce depuis de nombreuses années avec des mots différents. L'idéosphère (noosphère?) évolutive crée par l'Homme est à la disposition de l'humanité, de chaque individu, à la condition que l'incitation soit un but, et que l'envie et les outils soient dispensés dans un noble objectif équilibré...Pour tous, pas pour quelques uns, qui en plus en deviennent prétentieux , élitistes qui se réservent un bien commun et une faculté qui doivent être répandus...

Quant à interviewer une nouvelle fois Ronan le Coadic, que dira-t'il de nouveau , sinon peut-être sous une autre forme? Mais faire, la belle affaire! Car ceux qui se sont penchés (sans tomber) sur notre problème ont tous les éléments, émis toutes les idées, toutes les suggestions pour des actions...éventuelles ! Tout le monde en parle, l'écrit, s'agite, mais personne n'appuie sur le bouton...

spered dieub
Dimanche 17 septembre 2017

Une chape de plomb indolore ,insidieuse s'est abattue progressivement sur la Bretagne et sa population depuis des siècles ,si bien que au milieu d'un public lambda ,,une personne même pas militante qui aborderait l'indépendance de la Bretagne se trouverait rapidement ridiculisée et marginalisée .Voilà pourquoi il est très difficile pour un mouvement breton d'avoir pignon sur rue .Si bien que par voie de conséquence et par réflexe le militantisme se recroqueville sur lui même .

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