Yannig Baron, lauréat du collier de l'Hermine 2004
Dépêche

Publié le 7/10/04 10:27 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Né dans une famille nombreuse de l’île de Groix, Yannig Baron découvre très jeune l’histoire de Bretagne et apprend, à 14 ans, à jouer de la bombarde.

Engagé dans la Marine, qu’il quitte en 1960, il retrouve de nombreux Bretons à Toulon, puis à Marseille, où il s'occupe du festival des Bretons du Midi et fait venir du pays de nombreux artistes. Parallèlement, il y crée une section du MOB et milite contre la guerre d’Algérie.

En 1970, de retour en Bretagne, il anime, aux côtés de Yann Goasdoue, le foyer de Menez Kamm, qui devient alors un lieu essentiel de la vie culturelle bretonne.

Installé à Vannes, il s’investit dès 1978 dans la lutte pour la création d’une école Diwan, mais c’est un échec. Tenace, menaçant de faire la grève de la faim, il arrache en 1988 la création d’une classe à Brec'h dans la filière bilingue de l’enseignement public.

A la même époque, à Groix, l'exposition et les manifestations qu'il consacre à son grand cousin Yann-Ber Kalloc’h rencontrent un immense succès. Entré à l’Union Démocratique Bretonne la même année, il se présente alors à plusieurs élections locales.

Constatant et déplorant le déficit d’enseignement du breton dans l’enseignement catholique, il met sur pied (avec d’autres militants dont sœur Anna Vari Arzur dans le Finistère), l’association Dihun dont il est aujourd'hui le président : l’enseignement catholique dispose désormais de 49 filières regroupant 3300 enfants dans toute la Bretagne.

Après une nouvelle grève de la faim de 38 jours en 1990, il obtient la création de stages de formation de longue durée dans l’enseignement public. En 1995, il utilise encore ce moyen de désespoir, avec une douzaine d’autres personnes, pour exiger la signature par la France de la Charte européenne des langues minoritaires. La même année, il imagine et met en place une formation spécifique au sein de l’Université Catholique de l’Ouest : c’est elle qui prépare aujourd’hui la majorité des enseignants bilingues de la filière. Il est aussi à cette époque co-fondateur, à Carnac, de l’association "Menhirs libres".

En 1998, il entame une troisième grève de la faim pour obtenir plus de postes dans l’enseignement bilingue. En 2000, le titre de Breton de l’année lui est décerné par Armor magazine.

Ganet en un tiegezh niverus en Enez Groe, e tizolo buan istor Breizh hag e krog da seniñ ar vombard da 14 bloaz.

Aet 'barzh ar morlu e kej eno gant kalz a Vretoned e Toulon hag e Marseille, e-lec’h m’en em stal goude bezañ kuitaet an arme e 1960. Ober a ra neuze war dro Gouel Bretoned ar C’hreisteiz, lec'h ma bed ur bern arzourien ag ar vro. Krouiñ a ra eno, d'ar memes mare, ur gevrenn eus ar MOB, hag e stourm ouzh ar brezel en Aljeria.

E 1970, distroet da Vreizh, e ra, gant Yann Goasdoue, war dro kreizenn Menez Kamm, a zeu da vezañ neuze ul lec’h a-bouez e buhez sevenadurel Breizh.

Staliet e Gwened kerkent ha 1978, e stourm evit krouiñ aze ur skol Diwan, mes ur c’hwitadenn eo.

E 1988, pennek, goude bout gourdrouzet ober harz-debriñ, e teu a-benn da gaout ur c’hlas divyezhek e skol bublik Brec’h.

En Enez-Groe, d'ar memes mare, e ra berzh bras an diskouezadeg ha an degouezhioù aozet gantañ diwar-benn e genderv-meur Yann-Ber Kalloc’h.

Aet tre en UDB en hevelep bloavezh, ez a war ar renk e meur a zilennadeg. Merzout a ra neuze ne oa miret plas ebet d'ar brezhoneg en deskadurezh katolik : a-gevret gant stourmerien all (c'hoar Anna-Vari Arzur e Penn-ar-Bed en o zouez) e krou ar gevredigezh Dihun, deut bremañ da vout ur rouedad 49 skol o vodañ 3300 bugel e Breizh a bezh.

Goude kas da benn 38 devezh harz-debriñ e 1990 e tizh lakaat krouiñ stajoù stummañ hir en deskadurezh publik. A-stroll gant daouzek den all ez implij c'hoazh an doare mantret-se e 1995, da bouezañ war ar Stad C'hall d'he rediañ da sinañ Karta ar yezhoù bihan. D'an hevelep bloavezh e lak da vont en dro ur stummadur arbennik e Skol-Veur Katolik ar C’hornôg : aze 'mañ e vez stummet hiviziken darn vrasañ kelennerien divyezhek an naoziad. D’an hevelep mare e kemer perzh oberiant e krouidigezh ar gevredigezh difenn "Peulvanoù Dieub" e Karnag.

Kregiñ a ra un trede harz-debriñ e 1998 evit gounit postoù nevez en deskadurezh divyezhek. Gant Arvor Magazin eo anvet "Breizhad ar bloaz" e 2000.


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Secrétaire générale et trésorière de l'Institut Culturel
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