Vote blanc...et réforme de la loi de 1995 de financement public des partis
Communiqué de presse de Gérard Gautier

Publié le 17/11/13 10:27 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Pays de la « Vieille Europe, » la France, qui se veut être celui du « berceau de la Démocratie » prépare chaque jour un peu plus son cercueil. Gérard Gautier

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Après son passage au Sénat, en février dernier, la loi concernant la reconnaissance du vote blanc sera, selon toute vraisemblance, votée le 28 novembre prochain en deuxième lecture par l'Assemblée nationale.

Il est bon de rappeler qu'une loi à l'identique, à quelque chose prés, de celle qui sera votée, une nouvelle fois à minima, l'a été... en 2003, à l'issue d'une véritable mascarade et en présence d'une petite trentaine de députés. Cela lors d'un débat qui avait lieu pour la première fois... depuis 1852.

Cette loi n'a jamais terminé sa navette.

Présentée par Jean-Pierre Abelin de l'UDF, elle avait été torpillée par l'UMP. Certains des cosignataires de la mouture initiale appartenant à ce groupe avaient renié leur engagement et abandonné son porteur pour rejoindre une autre proposition, de leur parti, allant dans un autre sens...et avec des arrières pensées.

Il est donc assez curieux de voir aujourd'hui, Jacques Alain Bénisti, député...UMP du Val-de-Marne se faire le laudateur de la reconnaissance du vote blanc, dans sa question n°38296 (JO: 24/09/2013 page : 9886) et conclure - avec des paroles fortes - « l'élection est faite pour que les électeurs s'expriment... avant d'être faite pour celles et ceux qu'elle désigne. »

En tout état de cause il est important de savoir que l'expression de la démocratie qu'est le vote blanc ne sera pas toutefois, « reconnu comme étant un suffrage exprimé. »

Pas plus que ne sera autorisée, dans les bureaux de vote, la mise à disposition de bulletins spécifiques. Les électeurs devront continuer à créer, eux-mêmes, leur propre bulletin.

Il est vrai que la reconnaissance du vote blanc comme étant un suffrage exprimé n'est pas envisageable par la classe politique, comme l'avait déclaré en son temps le préfet de la Région Bretagne Edouard Lacroix « ce vote est impossible : cela serait le discrédit des élus ! »

Il va donc falloir nous satisfaire, une nouvelle fois d'une loi au rabais... Ce qui, pour autant, n'est peut être qu'une étape vers plus de respect de la démocratie.

En effet, si retrouvant les chemins des vertus des valeurs républicaines derrière lesquelles ils se cachent, les politiques acceptaient de voir remis en cause, ce qui apparaît plus que jamais, comme un « véritable enrichissement sans cause »... au préjudice des électeurs-contribuables »

A savoir la loi de 1995 de financement public des partis politiques.

Il leur suffit de la réformer, logiquement et en toute cohérence, en déterminant que la répartition budgétaire, pour la première fraction, au contraire de ce qui se passe aujourd'hui et ce qui est prévu par la loi « doit se faire proportionnellement au nombre de voix obtenues au premier tour de l'élection législative sur les Inscrits et non sur les suffrages exprimés ! »

Cette loi votée par les deux partis majoritaires leur a en effet permis de bénéficier, ensemble depuis 2007 et pour la durée de la mandature « d'un trop perçu » de...: 118.135.020 ¤uros !

Source : (voir le site)

Cela perdure actuellement.

Au moment où impôts et taxes « tombent comme à Gravelotte » il y a là une belle opportunité pour les parlementaires de démontrer qu'ils connaissent encore le mot EGALITE qui figure dans la devise de la République!

Cela serait bon pour regagner la confiance des citoyens.

Gérard GAUTIER

Saint-Brieuc le 17 novembre 2013

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Gérard Gautier est auteur d'ouvrages de poésie et de plusieurs livres, dont une enquête sur l'incendie du Parlement de Bretagne dans lequel il expose une thèse différente de la thèse officielle.
Bibliographie sur (voir le site) érard_Gautier
Gérard Gautier est en outre fondateur et président du mouvement Blanc c'est exprimé.
Vos 6 commentaires
  Job LE GAC
  le Dimanche 17 novembre 2013 19:14
Je pense que les prochaines échéances électorales vont pouvoir vérifier l'importance du "vote blanc" ! . . .
A moins, bien sur, que le déroulement de la validation de la loir n'aille pas jusqu'au bout . .
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  marc iliou
  le Dimanche 17 novembre 2013 20:15
Personnellement je n'ai jamais voté blanc et je trouve que cela ne sert à rien, par contre depuis longtemps et très souvent au deuxième tour je fais mes propres bulletins de vote, dits nuls. Mais je trouve que à partir du moment ou l'on a voté tous les bulletins devraient être pris en compte dans les calculs finaux, aussi bien les blancs que les nuls qui expriment deux façons de voter et de rejeter des candidats que l'on ne veut pas !
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  Gérard GAUTIER
  le Lundi 18 novembre 2013 07:13
Je souhaiterais apporter un écho à la position de Marc Iliou.
Personnellement je pense que la personne qui se déplace au bureau de vote pour mettre un bulletin avec des annotations et autres signes, fait un choix citoyen et respectable. Sauf si elle le fait par erreur.
Pour autant - au contraire du bulletin blanc qui doit être confectionné par l’électeur lui-même en répondant à des règles bien précises - le vote considéré comme nul qu’il défend ne peut lui être donc assimilé. (voir le site)
Cela du fait qu'entrent dans la catégorie des bulletins nuls plusieurs motifs de nullité : les enveloppes vides, les bulletins blancs avec mention "bulletin blanc, » les bulletins blancs sur vergé, sur papier réglé, timbré ou quadrillé, les bulletins en doubles exemplaires ou associant deux candidats différents, les bulletins portant un nom de "non candidat" ou qui, recouverts du nom imprimé d'un candidat, on été rayés au profit d'un concurrent, les papiers divers, prospectus, dessins, bulletins d'anciennes élections, cartes électorales, les bulletins contenant des commentaires...
Je garde pour la bonne bouche, les bulletins tachés....qui peuvent être rendus nuls... par un scrutateur peut scrupuleux ou par un parti qui a compris que moins il y a de suffrages exprimés, (d'où ma démarche) plus il a de chances de voir son candidat avoir... de voix.
Il est plus facile de faire 10 sur 100 que sur 1.000!
Ainsi je me souviens que lors du premier vote, à Caen, après la guerre, j'avais 8 ans, j’accompagnais mes parents. Il y avait des baraques à frites installées dans la cour de l'école,par un... parti.
D’où un nombre très important de bulletins entrant dans la catégorie des nuls...
J’ai le souvenir du tollé provoqué et du désappointement de nombreux électeurs...
Lire le livre de Françoise Subileau "
Les chemins de l'abstention"
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  marc iliou
  le Lundi 18 novembre 2013 20:01
Quand je fais un bulletin dit nul par les autorités française il y a dessus la date, le type d'élection et en prime mes commentaires , un slogan ! mais peut-être qu'en fait ce qu'il y a de plus nul souvent ce sont les autorités françaises !
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  Gérard gautier
  le Jeudi 21 novembre 2013 08:17
Le peu d''intérêt porté par les Bretons à cet article semble démontrer qu'ils ne se sentent pas concernés par "le ras le bol" des impôts et taxes.
De ce fait ils semblent accepter que les deux partis majoritaires puissent continuer à spolier «... légalement » chaque année les contribuables de plus de 100 Millions d’¤uros!
Surprenant...
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  PIERRE CAMARET
  le Jeudi 21 novembre 2013 11:46
Gerard GAUTIER . Helas je pense qu'il y a de cela .
Les semaines a venir , vont etre tres interessantes .
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