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- Communiqué de presse -
un logo pour faire beau
Un logo pour faire beau ! La voila la verte hermine….. On fait le malin pour faire beau en changeant le logo. C’est plus facile que de réduire la fracture sociale et de développer une véritable politique économique. Nul doute que les chômeurs bretons vont être enfin rassurés : la région a
Jean Yves Quiguer pour Mouvement fédéraliste de Bretagne le 5/10/05 11:06

Un logo pour faire beau !

La voila la verte hermine…..

On fait le malin pour faire beau en changeant le logo. C’est plus facile que de réduire la fracture sociale et de développer une véritable politique économique. Nul doute que les chômeurs bretons vont être enfin rassurés : la région a un nouveau logo…

Il ne s’agit pas de mettre en doute la nécessité d’un visuel, encore faut-il connaître les objectifs qu’il est supposé servir. Dès lors qu’il existe aux fins d’identifier la Bretagne, le drapeau breton, qui fait consensus, suffit. C’est le Gwenn ha Du que l’on voit partout.

Un logo supplémentaire est superfétatoire. Il peut même être contradictoire. Le Gwenn ha Du a été progressivement intégré dans le paysage breton pour en devenir l’emblème fort, utilisé et reconnu par tous. Rappelons qu’il a été interdit hier encore par d’aucuns qui le brandissent aujourd’hui. Lui-même histoire d’un combat, il reflète parfaitement la Bretagne et utilise les couleurs traditionnelles. Le logo de la Bretagne, c’est le Gwenn ha Du. Le logotype qui vient d’être produit à grands frais n’est que celui du petit prince fonctionnaire.

Certes on nous dit que les coûts sont minimes parce que réalisé par le service de communication de la Région. Comme si l’entretien d’une telle équipe à longueur d’année, n’avait pas un coût !

On nous parle alors de communication institutionnelle, qui serait calquée sur le renforcement de l’image de l’entreprise. Si la région devait calquer l’entreprise, elle devrait alors ne plus être un havre de fonctionnaires, mais une institution servie par un personnel sous contrat de droit privé, gérée comme une entreprise et coûtant moins cher à la société civile bretonne.

Joindre l’utilité fonctionnelle d’une institution à ses valeurs et à ses significations pour constituer une ingénierie symbolique, porte un nom qui n’est pas celui de communication institutionnelle, mais bien celui de propagande. Derrière un logo de ce type, se cache le non-dit du taux de chômage, des mal logés, de ceux qui se nourrissent aux restos du cœur….

Ainsi, l’équipe régionale du moment, ne pouvant tirer profit de la paternité du Gwenn ha Du, et pas davantage de celle de l’ancien logo, un deuxième s’imposait; ce qui semble de toute évidence, une décision politique prioritaire dans le contexte économique actuel.

On le confiera à la Maison de la France qui le distribuera par milliers lors des ses manifestations onéreuses à l’étranger. Car on s’entend à merveille entre gens qui vivent de l’accaparement des taxes et du produit des impôts.

Ce n’est pas un logo qui fait la force d’une économie et bien des entreprises sachant communiquer ont mis la clé sous la porte.

Il y a un vocabulaire nouveau, des modes nouvelles : il en est ainsi du logotype comme il en est des pseudos concepts qui fleurissent ici ou là pour cacher la misère. Comme l’écrit N. VERON, les « quartiers » sont ceux où la vie de quartier n’existe plus, les « cités » celles où la citoyenneté est malade. Et le logo existe là où la communication véritable n’a pas lieu.

On communique pour ne rien dire, pour faire semblant, tout en occultant la densité d’un réel bien souvent malade. Le logo d’une enseigne de la distribution ne dit rien sur les marges arrières et encore moins sur la politique sociale du groupe.

Créer , ce n’est pas communiquer, c’est résister disait Gille Deleuze. Résister contre la ruine programmée de l’économie bretonne qui subit le vieillissement de sa population, le vieillissement de son image touristique, le déplacement inévitable des aides européennes vers les nouveaux entrants. Résister c’est créer les conditions favorables à l’émergence et au développement d’une économie bretonne qui ne soit plus sous perfusion et qui n’existe pas que grâce aux aides et autres subventions.

Mouvement Fédéraliste de Bretagne JY QUIGER

Le Mouvement Fédéraliste de Bretagne plaide et milite pour l'adoption d'une architecture fédérale en Bretagne, en France et en Europe. Membre de l'Union des Mouvements Fédéralistes (UMF), il défend le concept de fédéralisme contractuel dans le cadre des institutions et celui du fédéralisme intégral dans le cadre de la société. LE MFB n'adhère pas à l'idée d'une fédération d'états-nations qui n'est qu'une forme de confédération conduisant aux mêmes échecs que l'actuel état-nation dont nous allons prochainement porter le deuil. C'est ce qui justifie un fédéralisme inspiré de la doctrine contractualiste en opposition avec la doctrine étatiste. Ce qui est bon pour le tout, l'est aussi pour les parties. Il ne saurait exister de fédéralisme européen sans un fédéralisme local, d
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