


Le jury du Prix du roman de la Ville de Carhaix a choisi ses trois finalistes. Le prix sera remis à la lauréate samedi 24 octobre, lors de la 37ème édition du Festival du livre en Bretagne.
Depuis 1999, à l’occasion du Festival du Livre en Bretagne, la Ville de Carhaix décerne son Prix du roman, qui récompense un ouvrage paru entre le 1er avril de l’année précédente et le 31 mars de l’année en cours.
La spécificité du prix est que les auteurs nominés doivent résider dans l’un des cinq départements bretons ou y avoir des attaches.
Le jury, composé de 12 personnes (élus ou habitants de la ville de Carhaix, professionnels du livre et professeurs de lettres des lycées carhaisiens), s’est réuni il y a quelques jours.
Au terme de riches débats, trois romans sont sortis nettement du lot des 17 titres sélectionnés.
Il s’agit (par ordre alphabétique d’auteur), de :
- La Colline, de Mathilde Beaussault (Le Seuil)
- Que l’espérance est violente, de Nathalie de Broc (Diabase)
- Ecume d’hiver, d’Anne-Solange Muis (Phébus)
Le Prix, doté de 1500 euros, sera remis le samedi 24 octobre dans l’après-midi (horaire à préciser) à l’Espace Glenmor, lors de la 37e édition du Festival du Livre en Bretagne, en même temps que le Prix de la nouvelle écrite en langue bretonne.
Les romans finalistes
- La Colline, de Mathilde Beaussault (Le Seuil)
Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant.
Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang.
Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans.
Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé.
Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce,
par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025, déjà finaliste du Prix du Roman de la Ville de Carhaix l’an dernier.
- Que l’espérance est violente, de Nathalie de Broc (Diabase)
Pierre et Blanche vivent à Brest. Lui est jeune professeur de philosophie ; elle, tôt mariée à un homme aisé, s’ennuie. Leur rencontre est fulgurante. De leur passion naît Minna au début de la seconde guerre mondiale. Blanche est juive et porte l’étoile jaune. Recherchés par la gendarmerie française de Landerneau, ils sont obligés de fuir précipitamment la Bretagne pour Paris en laissant derrière eux Minna, confiée à la nourrice de Pierre.
Figure bien connue du Festival du Livre dont elle a été présidente d’honneur en 2011, Nathalie de Broc a recueilli les confidences d’une histoire vraie. Elle a écrit un roman de l’attente et de l’amour. Son émotion prégnante porte l’espérance vive des hommes et des femmes qui, à l’épreuve des aléas de la grande Histoire, ne renoncent pas, résistent et s’épanouissent par la force des sentiments.
- Ecume d’hiver, d’Anne-Solange Muis (Phébus)
Dans le village de Miquelon, l’hiver a tout effacé et l’horizon n’existe plus. C’est ici que sont nés Michel et Jean, deux frères qui vivent de la pêche traditionnelle à la morue. Mais un soir de grand froid, Jean disparaît. Son sort va alors sceller le destin de son fils Yoann, contraint à revenir sur l’île qu’il avait quittée enfant. Se heurtant à un quotidien où la nature guide tout, cet homme devra renouer avec la terre qui l’a vu naître et, qui sait, avec son passé.
Déjà finaliste l’an dernier avec le remarqué Une île pour elle, Anne-Solange Muis plonge cette fois le lecteur dans les paysages et les légendes de Saint-Pierre-et-Miquelon, ce bout de France perdu aux confins de l’Atlantique Nord. Elle bâtit, avec une langue d’une infinie sobriété, le décor immense d’une vibrante histoire de transmission.
Déjà finaliste l’an dernier avec le remarqué Une île pour elle, Anne-Solange Muis plonge cette fois le lecteur dans les paysages et les légendes de Saint-Pierre-et-Miquelon, ce bout de France perdu aux confins de l’Atlantique Nord. Elle bâtit, avec une langue d’une infinie sobriété, le décor immense d’une vibrante histoire de transmission.
Les précédents lauréats du Prix du roman de la Ville de Carhaix
2025 : Marie Vingtras, Les âmes féroces (éd. de l’Olivier)
2024 : Dimitri Rouchon-Borie, Le Chien des étoiles (Le Tripode)
2023 : Sylvie Le Bihan, Les Sacrifiés (Denoël)
2022 : Louis Grall, Le nageur d’Aral (La Manufacture de livres)
2021 : Christian Blanchard, Tu ne seras plus mon frère (Belfond)
2020 : Philippe Gerin, Les voyages de Cosme K (Gaïa Éditions)
2019 : Frank Darcel, Vilaine blessure (Le Temps Éditeur)
2018 : Mérédith Le Dez, Le Cœur mendiant (La part commune)
2017 : Marie Le Gall, Mon étrange sœur (Grasset)
2016 : Daniel Cario, Les chemins creux de Saint-Fiacre (Presses de la Cité)
2015 : Loïc Le Guillouzer, Cochinchine (Goater Éditions)
2014 : Julia Kerninon, Buvard (Rouergue)
2013 : Juhel Fabienne, Les oubliés de la lande (Rouergue)
2012 : Claire Fourier, Les silences de la guerre (Points)
2011 : Gaël Brunet, Tous les trois (Rouergue)
2010 : Hervé Jaouen, Ceux de Ker-Askol (Presses de la Cité)
2009 : Tanguy Viel, Paris Brest (Minuit)
2008 : Françoise Moreau, Jamais de la vie (Diabase)
2007 : Sylvain Coher, Fidéicommis (Naïve)
2006 : Marie-Hélène Bahain, L’arbre au vent (Diabase)
2005 : Arnaud Le Gouëfflec, Basile et Massue (Sixto Éditions)
2004 : Cédric Morgan, Le bleu de la mer (Phébus)
2003 : Marie Le Drian, Ça ne peut plus durer (Julliard)
2002 : Soazig Aron, Le Non de Klara (Maurice Nadeau)
2001 : Jacques Josse, Café Roussau (La Digitale)
2000 : Bernard Garel, Mines flottantes (Ramsay)
1999 : Yvon Inizan, Ailleurs exactement (HB Éditions)
En savoir plus : https://www.festivaldulivre-carhaix.bzh/fr/
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