Sortie du roman “Les ruines d’Occident” ou le livre anti point d’interrogation
Chronique de Yvon Ollivier

Publié le 24/10/22 13:43 -- mis à jour le 24/10/22 17:42

Lorsque nous avons prévu la sortie de cet ouvrage avec les deux co-éditeurs -Yoran Embanner et ar gedour-, je ne pensais pas qu’il tomberait à point nommé, en pleine querelle au sujet de notre héritage celtique remis en cause par ceux dont la vocation devrait être de valoriser notre altérité bretonne.

Si le musée de Bretagne persiste à questionner la dimension celtique de notre identité, avec le point d’interrogation salvateur, il nous revient de le retirer pour affirmer clairement qui nous sommes.

C’est ce que je fais dans ce road tip celtique, “les ruines d’Occident”, qui évoque l’histoire d’un homme en grande souffrance et qui reçoit soudainement l’injonction magique de remonter aux sources de lui-même.

Alors, il prendra son bâton de pèlerin et poursuivra sa quête inlassable des “ruines d’Occident”, jusque dans l’île de Bretagne, là où tout a commencé.

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Après avoir arpenté les plus vieilles terres, il mettra au jour les ruines oubliées des hommes. Il entendra tout ce qu’elles ont à lui dire et comprendra que leur destinée, c’est le relèvement : “Ces vieilles pierres me disaient qu’elles en avaient assez de leur purgatoire et que le temps de leur splendeur était revenu ! Voilà ce qu’elles me disaient enfant, les pierres de l’abbaye Saint Mathieu de Fine Terre.”

Nous ne serions pas des celtes si nous ne savions pas écouter les pierres, parler notre langue bretonne qui vient de si loin, nous rassembler avec ceux de la grande île au son de notre musique “celtique” et recevoir l’appel de l’autre monde.

Notre celtitude nous vient de la grande île de Bretagne et nous ne l’avons jamais oubliée. C’est elle qui s’exprime encore dans notre spiritualité si riche qui a recouvert notre pays d’espaces sacrés, pierres, fontaines, calvaires, chapelles.

Grâce au musée de Bretagne, que nous devrions rebaptiser “musée de Paris”, je me rends mieux compte à quel point nous sommes Celtes.

Ce roman est iconoclaste au sein de l’ordre au sein duquel nous vivons. Il évoque une histoire que l’on tait superbement, celle de nos origines ainsi qu’une spiritualité bretonne que l’on dit déclassée par la laïcité républicaine, mais qui n’a jamais renoncé.

Deux bonnes raisons pour le lire.

Bonne remontée aux sources !

Yvon OLLIVIER

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Yvon OLLIVIER est juriste, auteur de l'ouvrage "la désunion française essai sur l'altérité au sein de la République" ed l'harmattan 2012 et membre de la coordination des juristes de Bretagne blog associé desunion-francaise.over-blog.com
Vos 3 commentaires
  Muichka
  le Mercredi 26 octobre 2022 13:25
hâte de le lire.
J'aime votre mot " musée de Bretagne, que nous devrions rebaptiser “musée de Paris” ", à exploiter, ici à Rennes, et ailleurs. Dès que la Bretagne est de bretonnisée, replacer les mots "de Bretagne" par "de Paris".
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  Muichka
  le Mercredi 26 octobre 2022 13:30
hâte de le lire. J'aime votre mot " musée de Bretagne, que nous devrions rebaptiser “musée de Paris” ", à exploiter, ici à Rennes, et ailleurs. Dès que la Bretagne est débretonnisée, replacer les mots "de Bretagne" par "de Paris".
(1) 
  Penn Kaled
  le Jeudi 27 octobre 2022 11:51
En tout cas il est clair que la conclusion de cette exposition était annoncée d'avance par des historiens ? détracteurs de la cause bretonne .L'archéologie , ne fait logiquement pas bon ménage avec la politique tout comme l'histoire .Cependant ces commissaires politiques ont de part la conclusion provocatrice réussi a plonger des personnalités de la culture bretonne comme vous et Alan Stivell dans un cercle vicieux ,infernal , vous poussant dans une radicalité qui n'est pas votre caractéristique habituelle .Le celtisme en est une des spécificités de la genèse de la Bretagne , mais ce n'est pas non plus la seule ,actuellement les mouvements de population font que beaucoup d'habitants sont de diverses origines ,il faut en tenir compte et même déjà au crépuscule de l'indépendance , la Bretagne , surtout dans sa partie orientale était multi ethnique , ce qui de fait , était une base moderne du sentiment national breton exprimé par Pierre Landais , Anne de Bretagne qui d'ailleurs n'avait pratiquement pas d'origine bretonne ,également plus tard par Bertrand d'Argentré .Je constate que sur le nombre important d'articles sur ce site à ce sujet , le nombre de contributions diminue progressivement ,il y a donc un certain épuisement sur le sujet qui prend trop d'importance par rapport à d'autres thématiques potentiellement mobilisatrices de la population bretonne .Je ne sais pas comment vous allez sortir de cette ornière ,mais j'espère que mes humbles remarques puissent vous y aider .
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