Se soigner par la médecine naturelle et complémentaire : la chiropraxie

-- Santé --

Reportage photos
Par Agnieszka Misiura

Publié le 6/02/17 23:56 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

L'association Française de Chiropraxie organisait à Rennes jeudi dernier une conférence sur la chiropraxie.

Quand on a mal au dos, le médecin traitant nous envoie chez le kinésithérapeute ou chez l'ostéopathe mais il y a des solutions moins connues en France qui ont un grand succès international comme la chiropraxie.

C'est une pratique thérapeutique manuelle, alternative aux médecines conventionnelles qui, par des techniques de manipulations traite et prévient les problèmes de l'appareil locomoteur et de la colonne vertébrale. Les bénéfices de la chiropraxie sont prouvés pour soigner les lumbagos, torticolis ou vertiges jusqu'à des troubles plus sérieux comme les névralgies cervico-brachiales ou intercostales, dysfonctionnements du bassin, certaines douleurs du coccyx, les sciatiques ou encore céphalées (maux de tête d'origine cervicale).

Cette médecine non conventionnelle a été découverte par Daniel David Palmer à la fin du XIXe siècle. Deux ans après, il a ouvert sa première école. Dans la culture anglo-saxonne, cette médecine est devenue très populaire. Actuellement il y a 75.000 chiropracteurs aux États-Unis. Dans les pays européens comme la Grande-Bretagne - où il avait le premier Collège européen de chiropraxie – ainsi que la Suisse ou les pays scandinaves, ces techniques sont très connues. Aux États-Unis, les stars du sport ou de la musique comme Madonna ont leur chiropracteur.

En France, la loi Kouchner a réglementé la profession de chiropracteur en 2002.

Grâce à cette loi, les chiropracteurs sont les seuls professionnels de santé non médecins autorisés à pratiquer des manipulations vertébrales sans avis médical. Une seule école privée à Paris forme les futurs praticiens. Il y en a maintenant presque 900 qui exercent en France.

Il faut 5.500 heures de formation et six ans d'études pour être apte à exercer ce métier.

A partir de la quatrième année, les étudiants font plusieurs stages en centres hospitaliers. Quatre stages sont obligatoires en neurologie, rhumatologie, orthopédie et radiologie.

Pour aller jusqu'au coeur du problème, le chiropracteur commence, lors de la consultation par regarder la posture de patient. Il l'interroge ensuite sur sa pathologie, son mode de vie avant faire son dossier. Pour faire guérir un malade, le professionnel diplômé a plusieurs techniques comme les manipulations vertébrales ou la mobilisation des articulations. Il conseille aux patients des exercices et un changements d'hygiène de vie. Il utilise aussi les ultrasons et la thermothérapie.

D'après François Herbreteau, chiropracteur depuis 14 ans :

« Nous travaillons sur tout ce qui est muscles, système tendineux, réflexes et voies neurologiques. Le but du chiropracteur n'est pas de soigner directement le corps, mais de relâcher l'ensemble du système nerveux et combattre ce qu'il peut y avoir comme problèmes neurologiques pour que le corps se soigne par lui-même. Pour ce faire, nous utilisons toutes les bases scientifiques et bases de recherches connues dans le monde pour obtenir ce bien être et ce relâchement ostéo-articulaire. Bref, lorsque l'on prend une personne et que l'on fait une manipulation sur elle, on souhaite relâcher la tension articulaire, inhiber le muscle et tout le système nerveux.

On doit donc faire beaucoup d'étude en neurologie, anatomie et physiologie, de façon à savoir sur quoi on travaille ».

Cette médecine peux aider les gens à chaque étape de leur vie. Pour le nouveau-né qui a encore des lésions articulaires et le petit enfant, l'aide du chiropracteur se prononce par assurer de bonnes postures. Pour les femmes enceintes avec également des problèmes de posture, la chiropraxie agit sur l'alignement du bassin, réagit sur la bonne position de foetus pour faciliter l'accouchement. Pour les sportifs, la chiropraxie aide à soulager les blessures et tendinites, assurer une performance articulaire. De plus, cette technique permet de retrouver de la mobilité pour les seniors.

La consultation coûte entre 35 et 70 euros et est remboursée par plusieurs mutuelles de santé.

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Journaliste-photographe ABP pour Rennes

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