Salon du Livre de Vannes 2012

-- Festivals --

Chronique
Par Eric An Eost

Publié le 27/06/12 10:03 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
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La remise des Prix

Devant les avancées concrètes du numérique en matière d'édition, la 5ème édition du Salon du Livre en Bretagne de Vannes confirme l'insoutenable besoin de rencontrer les auteurs pour un bref échange et repartir avec un livre dédicacé. Que l'on se rassure, les salons, les lectures, les tables rondes et surtout les cafés littéraires devraient se développer encore plus à l'avenir. Sous la pression du Maire, lui-même lecteur assidu malgré la charge de travail que requiert une ville en plein essor.

L'équilibre éditorial sur lequel repose le salon est simple, c'est en quelque sorte son «triskell littéraire» (Ar Vro, le pays, Ar Mor, la mer, An Avel, le vent, l'air du temps), soit les «trois piliers de la sagesse. Inauguré efficacement non pas en grandes, mais plutôt en petites pompes avec les enfants, c'est le Maire David Robo qui a ouvert le bal dès le vendredi matin en compagnie des scolaires, plus de 1000 cette année, venus travailler en ateliers sur l'univers sacré de Brocéliande, le Roi Arthur, etc. Et ce sont 32.000 visiteurs qui ont littéralement ratissé la manifestation sous les remparts, malgré un jour de mauvais temps. Alors qu'une expo photo produite par Paris Match rendait hommage à Pierre Schöendoerffer, c'est entre Charles Aznavour, Jacques Weber, Nelson Monfort, Diane Ducret, Gonzague Saint-Bris, Pierre-Louis Basse, Stéphane Hoffmann, Jean-François Kahn, Jean-Louis Chifflet, Gilles Martin-Chauffier, Janine Boissard, Irène Frain, les auteurs de BD, etc., que les amateurs de lecture ont satisfait leur passion.

Comme d'habitude maintenant, trois prix ont été remis le samedi après-midi, en plus du prix du roman en langue bretonn. Ce premier a été décerné à Yann Bijer pour »Torrebenn«, sous l'égide de l'ICB/SUAV et en présence de son président Patrick Malrieu. Il a reçu une sculpture de René Quillivic (le jeune Bigouden) des faïenceries Henriot, à Quimper, choisie spécialement par Jean-Pierre Le Goff.

Le Prix An Avel (le vent, l'air du temps) à Diane Ducret pour »Femmes de Dictateurs« chez Perrin. Le 2è tome est sorti et elle flirte en tout avec les 200.000 exemplaires. Le Prix Ar Mor (la mer) a été donné à Henriette Walter et Pierre Avenas pour une anthologie originale sur le monde des poissons et le Prix Ar Vro (le pays) à Claire Fourier pour »Les silences de la guerre) Editions Kermarrec (Dialogues) à Brest. Quant à la Compagnie du Ponan, fidèle sponsor des trois prix littéraires, elle reste toujours la seule à organiser des «Croisières celtiques».

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