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- Communiqué de presse -
Salariées exploitées puis licenciées au Burkina Faso
L’Union démocratique bretonne (UDB) ne comprend pas l’entêtement coupable du groupe breton Yves Rocher dans l’affaire qui l’oppose à ces ex-salariées burkinabé. Les 133 ouvrières de « La Gacilienne », filiale d’Yves Rocher au Burkina Faso, ont été licenciées le 1er août 2005 sans explication, ni préavis. Elles avaient travaillé pendant
Hervé Le Gall pour UDB le 17/12/05 15:44

L’Union démocratique bretonne (UDB) ne comprend pas l’entêtement coupable du groupe breton Yves Rocher dans l’affaire qui l’oppose à ces ex-salariées burkinabé.

Les 133 ouvrières de « La Gacilienne », filiale d’Yves Rocher au Burkina Faso, ont été licenciées le 1er août 2005 sans explication, ni préavis. Elles avaient travaillé pendant 9 ans dans des conditions lamentables (longues mises à pied pour des motifs bénins, absence de congés maternité, absence de visite médicale, périodes de cadences intenables suivies de périodes de chômage technique non payé, température ambiante pouvant excéder les 45°C à la saison sèche…).

Le groupe Yves Rocher a eu l’impudence de leur proposer une indemnité de fin de contrat de 76 €, un calcul basé sur les six mois de travail ayant précédé leur licenciement, sachant que les salariées ont pâti de quatre mois de chômage tech¬nique non payé durant cette période… Face aux protestations des ouvrières, Yves Rocher a accepté de verser en plus 283 € de dommages et intérêts en échange d’un engagement écrit à cesser toute poursuite ! Même si l’on tient compte des différences de niveaux de vie, c’est une somme dérisoire (le salaire minimum mensuel est de 44 € au Burkina Faso) et une proposition insultante de la part d’un groupe qui est le leader mondial de la cosmétologie d’origine végétale et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de deux milliards d’€.

L’UDB considère que l’attitude du groupe Yves Rocher est tout à fait honteuse sur le plan social. Elle est de surcroît absurde sur le plan économique car elle ne peut manquer d’entacher gravement l’image d’un groupe qui, dans sa communication, a le front de se présenter comme « un groupe et des marques unies par une même passion : rendre le quotidien de la femme plus agréable ».

L’UDB soutient les revendications des ouvrières burkinabé qui demandent le versement d’indemnités décentes de licenciement, mais aussi des dommages et intérêts à hauteur de 2 830 € par ouvrière pour non-respect du Code du travail et réparation des préjudices subis pendant neuf ans. L’Afrique ne doit pas être une zone de non-droit pour les exploiteurs européens.

L’UDB appellera au boycott des produits du groupe Yves Rocher si les ouvrières n’obtiennent pas satisfaction.

Ronan Divard Porte-parole de l’Union démocratique bretonne /Mouezh Unvaniezh Demokratel Breizh (contacts : ronan.divard [at] wanadoo.fr ; 02 98 07 01 32 ; 06 32 29 30 84)

Dominique Lehaut, Porte-parole délégué aux affaires sociales / E karg eus an aferioù sokial (contacts : DL ehaut [at] wanadoo.fr; 02 96 37 18 90 ; 06 80 31 59 66)

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