Réunifier la Bretagne au moyen du referendum : le nouveau miroir aux alouettes ?

-- La réunification --

Chronique
Par Yvon Ollivier

Publié le 16/10/20 8:59 -- mis à jour le 16/10/20 18:28
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couverture du livre "lettre à ceux qui ont renoncé à la Bretagne"

Retour sur le grand débat politique du dimanche 11 octobre sur la réunification de la Bretagne, à Nantes et en présence de grands élus. Un aréopage de toutes formations a pris fait et cause pour l’indispensable réunification, autour du fameux referendum.

Difficile de faire la fine bouche et de ne pas saluer le gros travail effectué par la nouvelle asso « à la bretonne » , « Breizh civic lab » et la dynamique enclenchée à la mairie de Nantes par Florian Le Teuff entre autres. Ils ont apporté un renouveau à notre vieux combat dans la métropole nantaise et prolongé, à leur manière, l’excellent travail accompli par Bretagne réunie avec la pétition des 106 000 électeurs.

Et pourtant, il reste comme un arrière-goût amer, pour ne pas dire un peu rance.

Dans la salle a plané l’ambigüité Grand Ouest, cette manière si commode d’éluder la question bretonne tout en rassurant Paris et les métropoles soucieuses de prospérer aux dépens du reste.

Nous pensons réunification, un grand nombre de ces élus pensent Grand Ouest. C’est leur moyen à eux de désamorcer la revendication légitime à l’unité des Bretons. S’ils n’ignorent pas que les Bretonnes et les Bretons rejetteront toujours cette forme de suicide collectif, l’invoquer permet de paralyser toute évolution.

Le referendum leur donne aujourd’hui un argument de choix. Il est source d’ambigüité et de toutes les manipulations. Il pourrait aisément se retourner contre nous et signifier la fin de notre rêve d’unité et par la même, la fin de la Bretagne politique.

Ma crainte est que l’accord de façade sur le referendum ne dissimule que duplicité, coups tordus et in fine trahison grand ouest. Jouait-on à Nantes la dernière partition du grand bal des faux culs, dont la politique a le secret en Bretagne ?

N’oublions jamais le passé. En 2014, le parti socialiste disposait de tous les leviers. Rien ne s’opposait à ce que cette formation politique respecte sa vieille promesse de réunification alors qu’il était question de réforme territoriale.

Ils n’en ont rien fait. Sans doute avons-nous été trop naïfs en 2014. Sans doute avons-nous trop fait confiance à des gens qui ne vivent que du système et n’ont de bretonnité qu’un triste verbiage de « diversité ».

Notre principal défaut est de rechercher la confiance des élus, alors que c’est à nous, société civile bretonne, de leur dicter ce qu’il faut faire. Soyons lucides ! Le PS se préoccupe davantage de contrôler la société civile bretonne que d’émanciper notre vieux pays.

Nous avons vu le résultat en 2014. La plupart des élus PS, comme URVOAS, ont trahi la cause de la réunification à l’Assemblée nationale, en votant pour le statu quo.

Elément de discours : « Le Drian a sauvé la Bretagne de la disparition Grand Ouest ». Le Drian n’a rien sauvé du tout. Faut-il être naïf pour croire des choses pareilles ! Il y a eu un accord entre socialistes sur le dos des Bretons. Voilà tout.

Comme nous ne sommes pas rancuniers pour deux sous, nous allons jusqu’à redonner la parole à des gens qui nous ont trahis. Urvoas a pu s’exprimer ce dimanche 11 octobre. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas l’entendre. Je suis favorable au débat. Je dis simplement qu’il n’a plus aucun crédit sur le sujet de la réunification.

Bien sûr, tous les élus ne sont pas à mettre dans le même sac. Il en est qui ont tenu bon à l’Assemblée nationale comme Paul Molac, Marc Le Fur. Ceux-là méritent d’être écoutés.

Attention à cet autre miroir aux alouettes de l’Assemblée de Bretagne. Bien sûr qu’un jour il faudra passer par là, mais certainement pas avant la réunification. Le Département de la Loire-Atlantique n’acceptera jamais de disparaître dans le grand tout. Alors pourquoi nos élus de Bretagne administrative insistent-ils autant sur l’Assemblée de Bretagne ? Ont-ils à jamais renoncé à la réunification ? N’est-ce pas un moyen utile pour ceux qui , lorsqu'ils sont au Pouvoir n’ont pas la force d’agir, de promettre des lendemains qui chantent ?

La réunification est la clé de l’évolution politique institutionnelle bretonne. La décision mère. C’est là qu’il faut agir avant toute chose.

Le Grand Ouest trouvera toujours de bons défenseurs, car il permet à ses promoteurs de se dire démocrate et partisan de l’unité bretonne, tout en respectant la doxa du système soucieux de réduire la moindre source d’opposition. En retour, le système leur offre ses avantages.

Johanna Rolland, comme Ronan Dantec, nous ont montré qu’ils se situaient clairement de ce côté-là en 2014. Et si un document à l’écriture conjointe devait émerger pour solliciter de l’Etat le fameux referendum, il sera tellement ambigu qu’il n’aura plus aucun sens et aménagera les conditions d’un échec.

Il est si commode, ce referendum, qu’il a permis au Président du Conseil Départemental Grosvalet de troquer une demande de consultation signée par 106 000 électeurs contre un referendum local dont la procédure n’existe pas. L’important n’est il pas de se donner belle figure de démocrate ?

Il faut être fin politique ou magicien pour troquer une procédure qui existe contre une autre qui n’existe pas. Mr Grosvalet a su le faire. Pour un peu, il convaincrait presque quand il nous dit que la demande de consultation de Bretagne réunie n’était pas bien rédigée.

Au moins avec le président de la région Bretagne, c’est beaucoup plus clair. Il était absent ! Pas question de faire de l’ombre à Mme la Présidente des « Pays de la Loire ». A défaut de courage, il reste la parlote.

En 2014, alors que tous les voyants étaient au vert, et que l’heure de la réforme était venue, les forces du système n’ont pas voulu nous donner la réunification. Il faudrait donc penser que L’Etat et son Parlement vont se pencher aujourd’hui au chevet de la Bretagne pour voter la loi qui nous offrira sinon le referendum, du moins la réunification ?

Le système se moque de nous et nos élus ne l’ignorent pas. En sollicitant le referendum, ils savent qu’ils ne prennent pas de gros risques. Je pense sincèrement que nous ne méritons pas une classe politique pareille. Sans doute est-ce le produit du système France et de cette pyramide dans laquelle il faut se situer pour faire carrière.

On n’a pas encore pleinement mesuré la faillite de la classe politique bretonne, avec une incapacité à réunifier notre territoire, une politique linguistique en échec que l’on refuse d’affronter, une économie déliquescente faute d’avoir su réfléchir à temps aux bonnes orientations.

Et comme faillite il y a, le referendum vient à propos offrir à la classe politique bretonne une nouvelle virginité, la main sur le cœur. Voilà mon sentiment, nourri de l’histoire récente. Et j’aimerais tellement me tromper.

Comme il faut toujours proposer quelque chose, je n’ai d’autre idée que de renforcer notre capacité d’action, en tant que peuple. Nous devons faire communauté pour imposer nos vues à la classe politique et obtenir de l’Etat la légitime réparation historique. La réunification, à nous de la construire chaque jour un peu plus. A nous de la rendre incontournable en faisant de cette question fondatrice un problème politique de tous les instants.

Je rêve qu’un jour, plus aucun Breton n’osera devenir Ministre, avant que la Bretagne ne soit réunifiée et avant que ne soit mise en œuvre une véritable politique linguistique capable de sauver nos langues. Alors nous gagnerons.

Voici pourquoi j’ai la dent dure à l’égard du double discours et de toutes les compromissions ordinaires.

Et comme Mr Grosvalet détient les clés de la consultation des électeurs du 44, c’est vers lui qu’il faut mettre la pression. Il y aura bientôt des élections départementales... Nous sommes sans doute partis pour de longues années de lutte. Il faut s’y préparer et forger les armes qui nous donneront le succès de demain.

Yvon Ollivier

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Yvon OLLIVIER est juriste, auteur de l'ouvrage "la désunion française essai sur l'altérité au sein de la République" ed l'harmattan 2012 et membre de la coordination des juristes de Bretagne blog associé desunion-francaise.over-blog.com

Vos commentaires :

Yann B
Vendredi 16 octobre 2020

Très bon texte.

On ne souligne pas suffisamment à quel point Grosvalet est dans le double discours, refusant d'organiser lui-même ce qu'il réclame (un referendum décisionnel) et réclamant quelque chose qui n'existe pas (un referendum, et pas une consultation organisée, par l'Etat). Il est important de tout faire pour que ce personnage ne soit pas réélu.

Je serais moins sévère sur Urvoas qui est sincère sur le sujet de la réunification et qui avait bataillé ferme pour le "droit d'option". C'est sans doute grâce à lui que ce droit d'option a existé ce qui a enclenché le mouvement pour la pétition.

Ronan Dantec, sans doute futur candidat en Bretagne devra clarifier sa vision de la réunification. On le savait prêt à un compromis à l'alsacienne avec une sous région Bretagne dans un grand Ouest ou alors une région Bretagne élargie à la Mayenne. Tout cela doit être clarifié en amont pour ne pas, encore une fois donner son vote aux mauvaises personnes.

Léon-Paul Creton
Vendredi 16 octobre 2020

Dès qu’au début des années fin 1990 début 2000 la notion de référendum pouvait être débattue sur Internet accessible de plus en plus, qui permettait l’expression libre et perceptible, de plus en plus à grand nombre de Bretons. Et sur certains forums comme les vieux News Wanadoo, ou un forum Courrier des lecteurs de Ouest France, nous étions un tout petit nombre à considérer qu’un référendum évoqué par ci par là, était un piège à rejeter!

En 2005/2007 Sarkozy par son allusion sur « Nantes, capitale de la Bretagne », l’idée de référendum devenait récurrente chez beaucoup de commentateurs…et associations ou partis groupusculaires et moins !

J’étais du petit nombre qui s’opposait à l’idée de ce référendum et le faisait savoir. Je n’ai pas changé d’un iota sur la question, alors que pas mal d’individu de « l’élite » bretonne s’en gargarisait. La belle occasion d’en finir ou simplisme d’un délire démocratique dans un pays où il n’existait pratiquement pas?

Un résultat négatif à un tel référendum mettant fin pour moi à l’Histoire de la Bretagne et à son avenir, un tel résultat ne serait jamais reconnu par moi s’il avait lieu !!! Le sort de la BRETAGNE ne peut se jouer aux dés, surtout plombés !

Quant à ceux qui le réclament à corps et à cris je doute beaucoup de leur motivations en insistant tellement sur ce référendum.

Quoi qu’il soit, et de toutes façons il me paraîtrait pour le moins illégitime, malhonnête et de politique vicieuse qu’au regard du décret qui a « ordonné » ce démembrement sans aucune préoccupation concernant l’Histoire de la Bretagne, ni du Peuple Breton qui n’a pas eu son mot à dire. Pire encore que cette Histoire vieille de plus de 1500 ans se noie, s’abîme dans un misérable référendum comme la dernière étape et naufrage ultime du style « nuit du 4 Août 1789 » !

Mais s’il était imposé, et réclamé par des « Breton » lobotomisés, et qu’il devait se faire, alors il faut refuser de précipiter un tel référendum attrape-couillons, comme d’habitude !

Il faut alors exiger un temps préalable d’au moins un an d’information des Bretons en BRETAGNE, géré par les Bretons, est absolument indispensable, et non seulement en Bretagne administrative, mais aussi en Loire Atlantique ! Et exiger qu’en aucun cas les PdlL soient être « directement » associés à ce référendum.

Cette année d’intense information du Peuple Breton décidée, au minimum, serait consacrée, avec tous les moyens techniques d’informations sans restrictions, de tous les Bretons d’abord sur leur Histoire et celle de la BRETAGNE, qui pourrait être pour beaucoup d’entre eux celle d’une prise de conscience ; et pour d’autres le temps des « révélations ». Puis aussi prendre vraiment de tous les détails que ce référendum impliqueraient et qui décideraient du sort définitif de la BRETAGNE et des Bretons dans TOUS LES DOMAINES !

L’information de toute l’Histoire et du rôle et conséquences des actes perpétrés par la France et ses différentes administrations, quels que soient les différents régimes étatiques français, leurs responsabilités dans la régression de la BRETAGNE au cours des siècles de cette annexion jusqu’à nos jours.

Pour le moins alors, des Bretons qui accepteront de déposer un bulletin seront « relativement éclairés » et responsables de ce qui en résulterait, à moins qu’ils ne soient pas Bretons, ou si peu, ou ayant pour seuls objectifs, mission de régler définitivement le sort de la BRETAGNE.

Quel que soit le résultat, un nouveau décret chassant un décret scélérat sera toujours mon objectif, ma certitude la plus logique dans la situation destructrice déjà créée par un seul décret, au fil du temps toujours en action ! Mauvaise !

Rafig
Vendredi 16 octobre 2020

Si les asso « à la bretonne » , « Breizh civic lab » portent cette proposition pour avoir la réunification, c'est parce que Bretagne Réunie n'a pas su s'organiser pour devenir un véritable "lobby" breton au service de notre unité légitime. En effet en 2013 une dizaine de commissions de travail ont été votées par une cinquantaine de militants BR à Questember . Puis en 2014 ...toutes ces commissions sont ignorées par le C.A. de B.R., la commissions stands est torpillée sans attendre sont 1er exercice comptable.

Donc en 2015, Bretagne réunie était en perdition avec des militants partis ou entravés dans leur actions militantes.

Depuis 5 ans, nous avons l'expérience du Grand-Est pour nous méfier des politiciens français en Bretagne comme Grosvalet, Le Drian, Rolland ...

- Disparition des cartes des provinces : Alsace, Lorraine, Champagne ... Cartes qui sont inculquées aux enfants.

- Cov 19 : la pagaille et la d'organisation médicale dues au Grand-Est.

- Création d'un sous région Alsace-Europe qui recule encore plus le retour de l'Alsace.

Est-ce qu'il faut un référendum pour donner des droits aux victimes ?

Pas de référendum pour récupérer ce que l'on nous a voler !

Jack Le Guen
Vendredi 16 octobre 2020

Il est évident qu’on nous prépare un référendum avec trois options 1) Grand-Ouest, 2) Reunification, 3) statu-quo. L’ajout de l’option « Grand-ouest » est un piège, car il obligera de consulter l’ensemble des régions Pays-de-la-Loire et Bretagne, ce qui permettra de s’assurer que l’option réunification ne puisse pas gagner.

François
Vendredi 16 octobre 2020

Tout à fait d'accord avec vous sur le fond. Quelques précisions sur un point.

2019, suite à 105 000 signatures d'électeurs du 44 , monsieur Grosvalet refuse la demande d'une consultation dans le 44, faite pourtant en toute légalité, en toute clarté. Monsieur Grosvalet propose alors un référendum. La pression de Bretagne Réunie sur monsieur Grosvalet a été il me semble continue pour obtenir les résultats de la démarche du président du conseil départemental : réponse négative du gouvernement reçue encore en juillet 2020.

Apporter de la transparence à ce qui s'est passé

.Suite à la pétition - non, pendant la pétition- ensuite et encore, l'association Bretagne Réunie a été et est paralysée par quelques membres en son sein qui ont laminé le comité local nantais et désorganisé l'association. Tout en restant au comité local de Nantes, ces membres ont créé une nouvelle association en juillet 2020 : A la bretonne. C'est vérifiable . La transparence ? Elle est là.

De suite la Réunification par référendum est demandée par cette nouvelle association. Cette fois, pas avec 105 000 signatures de citoyens mais avec l'appui sollicité de monsieur Grosvalet en sachant que pour lui, ce ne sera pas que sur le 44 donc avec les risques inhérents à cette demande.

Oui obtenir la Réunification sera compliqué . Les idées sont à prendre mais dans le respect des uns et des autres.

Anne Merrien
Vendredi 16 octobre 2020

"Notre principal défaut est de rechercher la confiance des élus." C'est justement pour cela qu'il fallait écarter la motion qui proposait de mettre en place au sein de Bretagne Réunie un réseau structuré d'élus soi-disant favorables à la réunification. C'était prendre le risque qu'ils soient le faux-nez de la fusion, ou pour mieux dire, son cheval de Troie.

"La réunification est la clé de l'évolution politique institutionnelle bretonne." Avec l'Assemblée de Bretagne B4, on nous fait miroiter une espèce d'autonomie fiscale et réglementaire, sauf que la classe politique bretonne est tétanisée à l'idée d'être prise en défaut par le Préfet. Ne lâchons pas la proie pour l'ombre, ne sacrifions pas la réunification, cela n'en vaut pas la peine.

Pétillon p
Vendredi 16 octobre 2020

L'un des premiers gestes à faire, c'est d'arrêter de glisser dans les urnes des bulletins aux noms d'élus et de partis français ou soutenant ces derniers. Ce serait déjà un geste militant fort surtout pour les scrutins locaux !

Ensuite il faut absolument une union des partis Bretons lors de ces scrutins.

Il faudra inévitablement aussi passer par la formation militante des jeunes. Au delà de 35 ou 40 ans c'est trop tard ! Les gens sont trop bien installés et souhaitent maintenir le système (peu importe sa forme tant qu'il les nourrit ). Ils deviennent en quelques sortes réactionnaires, donc irrécupérables pour nous... L'avenir c'est la jeunesse, sauf qu'elle est semble t il atone...

Krys 44
Vendredi 16 octobre 2020

Je pense que pour nos politiques , étant donné le morcellement l'émiettement des différents partis , chaque voix comptera . Ils vont donc faire ce qu'il leur semble le meilleur pour leur réélection ! Ils sont tous ou à peu près dans cette logique , c'est leur priorité absolue ! À nous de prendre les devants et de rétablir la démocratie "par le bas" , ...

Lesur
Vendredi 16 octobre 2020

Merci Monsieur Ollivier de nous permettre de bien nous poser la question, et de ne pas regarder les élus principalement PS actuels avec des yeux enamourés comme le font "A la Bretonne" et "Breizz Civic Lab" et applaudir dès qu'un d'eux demande un référendum.

Élections, piège à c#ns, disaient nos parents il y a 50 ans.

Le Parti Breton a également tiré la sonnette d'alarme en disant NON au référendum.

Et oui, bien sûr qu'il ne faut pas d'assemblée de Bretagne avant la réunification.

Ensuite, je suis surpris par les mots de Rafig : pourquoi revenir sur un passé, présenté d'une façon unilatérale et tendancieuse ? Regardons ce que Bretagne Réunie a fait récemment : cette pétition, à la main, par tous les militants. C'est une réussite ! C'est elle qui est déclencheuse de tout, à tel point que certains la citent comme si c'était eux qui l'avaient organisée ! Paris de nouveau a peur des Bretons. Enfonçons le clou. Bossons. Cessons déjà de torpiller BR, et tout ira mieux !

Un lobby, ça ne se décrète pas, ça se construit avec toutes les forces d'une nation.

Killian Le Tréguer
Vendredi 16 octobre 2020

La réalité, et M. Grosvalet ne s'en est d'ailleurs pas vraiment caché : beaucoup ont peur de la vraie innovation qui nous pousserait vers la haut, vers une émancipation, une reconnaissance et une réunification potentielle : la création d'une collectivité spécifique bretonne regroupant (en premier lieu) région et départements actuels.

M. Grosvalet en a peur : pourquoi ? D'abord c'est une remise en cause du département, priorité des priorités pour M. Grosvalet : maintenir le sien. Il est méfiant vis à vis de la Bretagne, il est également méfiant (même si il est bien obligé de composer avec) avec la métropolisation (cf Lyon qui est sorti du Rhône).

Ensuite la collectivité bretonne torpille à coup sûr et définitif, le Grand-Ouest. C'est extrêmement fâcheux...et cela fragilise également considérablement les Pays-de-la-Loire, dont la perpétuation ne peut se faire qu'à travers un gigantisme, une abstraction, et des voisins faibles. Comme le Grand-Ouest deviendrait impossible, les Pays-de-la-Loire seraient de facto menacés et tiraillés (l'apparition d'une Nouvelle Aquitaine avec Bordeaux a déjà affaiblit les pdlL), et le 44 aurait in fine vocation à rejoindre la collectivité unique bretonne.

Enfin Grosvalet est quand même globalement un éminent représentant local du vieux jacobinisme de gauche, très classique.

Les élus ont intérêt à maintenir très longtemps, le plus longtemps possible cet espèce d'entre-deux. Empêcher la Bretagne de progresser, de s'émanciper. Maintenir à feu doux la réunification comme sujet mais sans jamais avancer d'un iota concrètement. Et puis si il faut vraiment trancher un jour : la fusion.

Tant que nous aurons des départements en Région Bretagne, la seule réponse à la question bretonne dans le 44 pour l'Etat et la Région PdlL sera la fusion. Et en réalité c'est bien ce qui est en jeu dans le contexte actuel (c'est à dire une Bretagne faible et départementalisée) : statut-quo ou fusion.

Ceux qui croient à une réunification avec les départements actuels, sans Assemblée de Bretagne et en plus sans référendum (et un vote d'une Loi à l'Assemblée ! Juste pour nous, et sans tenir compte des autres départements PdlL et des Régions alentours) vendent du vide...cela ne pourra jamais se faire avec ces ingrédients là !

jakez Lheritier de St Nazer
Vendredi 16 octobre 2020

Prochaines élections des candidatures Bretonne avec la Réunification et 4 à 5 objectifs importants.

Pas de désistement pour un second tour éventuel vers ceux qui promettent éternellement sans respecter

les électeurs.

Une marche générale à déclencher avant les élections.et dans l'été 2021.

J'ai toujours été opposé à la demande de référendum et n'ai pas signé la pétition de BR.et opposé au projet proposé le 11 Octobre à Nantes.

Lorsqu'on voit le non respect des référendums et consultations .....bretonnes,sociales,politique....

penn kaled
Vendredi 16 octobre 2020

Pour P Pétillon ,vous avez raison ? seulement quel pourcentage de la population bretonne entend ce discours 4% ? et dans ces 4% ? la moitié ne tiendra pas compte de votre demande ,car malgré un sentiment breton ils? elles , voterons en fonction de convictions qui leur semblent ,à tort sans doute ,prioritaire par rapport aux revendications bretonnes .Le gros problème c'est l'inconscience bretonne de la majorité de la population ,et on pourrait disserter , s'affronter des heures , des années , sur les causes de cet état de fait qui sont pour certaines assez récentes et pour d'autres remonter à très loin voir plusieurs siècles .Sans prétendre avoir la science infuse j'ai mon idée à ce sujet .

J'ai des raisons de me méfier de Breizh civic Lab peut être à tort aussi ? D'abord leurs articles sur ce site ,n'ouvrent pas les commentaires .Cette organisation donne la priorité en terme d'aménagement du territoires aux métropoles ,dans ce sens je pense que à tout prendre elle choisirait la fusion PDL Bretagne plutôt que le statut quo .Cependant , je remarque que les conséquences de la pandémie vont à l'encontre du penchant urbain de Breizh civic lab ,vu bon nombre de citadins qui veulent quitter les villes pour s'installer en campagne ,cette tendance est aussi facilitée par le télé travail .J'insiste bien sur l'hypothèse dramatique pour la Bretagne de la fusion avec les PDL ,l'appellation serait sans doute Loire Bretagne ,car du fait de la réunification de la Normandie le véritable grand ouest ne peut pas voir le jour .

Killian Le Tréguer
Vendredi 16 octobre 2020

"Cette organisation donne la priorité en terme d'aménagement du territoires aux métropoles ,dans ce sens je pense que à tout prendre elle choisirait la fusion PDL Bretagne plutôt que le statut quo"

Totalement en accord avec vous. Je ne comprends pas bien qui est derrière Breizh Civic Lab ? Et pourquoi les médias locaux en parlent ?

Depuis que j'en entends parler, il me parait tout à fait évident qu'ils sont totalement raccords avec la fusion Pays-de-la-loire/ Bretagne. Absolument rien ne s'y oppose.

"'insiste bien sur l'hypothèse dramatique pour la Bretagne de la fusion avec les PDL ,l'appellation serait sans doute Loire Bretagne ,car du fait de la réunification de la Normandie le véritable grand ouest ne peut pas voir le jour"

Là on est dans la dénomination...quand on parle "Grand-Ouest" c'est PdlL et B4 en complément pour justifier le changement de nom.

Pour rappel, Belfort (historiquement la province d'Alsace !) la Franche-Comté, la Bourgogne ne font pas partie de la région "Grand"-Est (un petit Nord-Est en réalité).

PdlL-B4 = 9 départements = 8,1 millions d'habitants

Région Grand-Est = 10 départements (bientôt 9) = 5,5 millions d'habitants.

Ifig
Samedi 17 octobre 2020

Ne larer ket "aéropage" med "aréopage". Mod all, ne gavan ket ken pouizus unvanin Breizh.

Léon-Paul Creton
Samedi 17 octobre 2020

@Rafig

« Depuis 5 ans, nous avons l'expérience du Grand-Est pour nous méfier des politiciens français en Bretagne comme Grosvalet, Le Drian, Rolland ... »

Cinq ans ? Trop tardif, question d’âge sans doute (serait la seule excuse pour tant tarder). Cela permet de comprendre la léthargie bretonne ! 40 ans et plus pour d’autres s’est encore peu concernant Grosvalet et Le Drian! Rolland a fait rapidement ses preuves. Pas d’illusions sur elle, qui ne sont surtout pas à conserver davantage. Mais à lire certains commentaires "tolérants", elle risque de durer, et de nous nuire longtemps!

@ Pétillon P

« Il faudra inévitablement aussi passer par la formation militante des jeunes. Au delà de 35 ou 40 ans c'est trop tard »

Tout à fait juste, mais perso je grimperai jusqu’45/50 balais. Certains sont tellement inutiles, nuisibles depuis plus longtemps encore.

Les jeunes « atones »? Pas pour tous. Si vous les voyiez dans leurs « engagements érasmussiens » en Espagne, à Berlin, à Londres ou a Belfast…(^0^)

iffig
Samedi 17 octobre 2020

da Ifig.

Na me ivez ne gavan ket ken pouezus unvaniñ Breizh peogwir e vroud Naonediz da oberiañ evit Breizh, muioc'h eget Roazhoniz zoken. Met diouzh un tu all e c'heller sellout ouzh an adunaniezh evel ur bazenn war-zu an emrenerezh hag an dizalc'hïezh da heul.

Léon-Paul Creton
Samedi 17 octobre 2020

Ifig, me gavan pouezus unvaniñ, met pouizus, nann, eveldoc'h!

penn kaled
Samedi 17 octobre 2020

Vu que le nombre de personnes qui s'engagent de près ou de loin pour la défense de la Bretagne ,il ne s'agit pas dénigrer systématiquement Breizh civic lab ,pas plus toute autre organisation démocratique Cependant dans leur vision d'une Bretagne métropolitaine ,un réseau de villes comme Angers, Le Mans ,Cholet Rennes ,Nantes pourrait tout à fait convenir à cette organisation. Quand à l'ouest de la Bretagne le centre en particulier seraient livrés à eux mêmes .Pour info c'est aussi ce qui se passe en Irlande actuellement .On pourrait imaginer que les dirigeants de Breizh civic lab rêvent d'une Bretagne urbaine largement élargie qui deviendrait autonome .Loin de moi l'idée de réveiller les vieux démons ,mais il faut rappeler que au moins un dirigeant du mouvement breton durant la période 1940 1945 proposait la Bretagne à cinq et pour ce qui concerne les départements limitrophes un référendum dans chaque pour décider ou non de leur adhésion à la Bretagne .Tarldir pendant un certain temps au grand dam des dirigeants du PNB était lui en faveur d'une Bretagne comprenant uniquement Finistère Morbihan et Cotes du nord .Plus récemment en 2015 lors du découpage à la hache des régions quelques personnalités de la mouvance bretonne comme Loeiz Laurent entre autres étaient plutôt en faveur de la fusion que du statu quo .Leur argument était que la Bretagne aurait finit par dominer cette ensemble territorial ,ce que je réfute .Par contre à terme cette méga région aurait été intenable .

Rafig
Samedi 17 octobre 2020

@Léon-Paul Creton

Oui 5 ans que nous observons le vide du "grande-est" qui supprime l'Alsace et ses particularismes historiques.

En plus de la désorganisation due à ces régions trop grandes qui ne sont que des additions de départements.

Mais, le seul fait que la B4 et le 44 parle depuis 50 ans du même sujet breton prouve qu'il n'y a pas besoin d'un référendum .

PAS de référendum = Pas de Grand-Ouest ! que la Bretagne 5 départements.

Léon-Paul Creton
Dimanche 18 octobre 2020

Mi fig, mi ffig on, Iffig !?

Met evit bezañ sklaer, ret eo din dreiñ ar vrezhoneg e galleg, evit an holl dud, diwar benn ar gudenn eus an adunianviezh B/vreizh, ha diwar benn eu ar pezh oc’h eus skrivet amañ, hag a-us !

C’hwi hoc’h eus laret (e galleg) :

Première phrase :« Moi non plus je ne trouve pas important d’unifier la BRETAGNE, parce que l’impulsion (l’influence, l'action, la politique) serait nantaise, plus encore que Rennes même. »

Puis :

Seconde phrase : « Mais d’un autre côté, l’on peut regarder (contre, vers) la réunification comme une base vers l’autonomie et l’indépendance ensuite. »

Ret eo deoc’h ober ur d/zibab ! Il vous faut faire un choix ! Une acceptation synthétique ! Syncrétique plutôt dirais-je ?

Il faut d'abord, dans l'unité et l'unification, conduire, amener toute la BRETAGNE dans toute sa dimension historique ! S’il faut réduire les influences de Rennes ou de Nantes? Cela sera le travail des Bretons une fois la première étape essentielle réalisée !!! »

A galon Ifig hag Iffig

Trubard biken!

jo charruau
Dimanche 18 octobre 2020

Il y avait 25 000 signatures - en 6 mois- dans la besace de Bretagne Réunie lorsque j'ai signé la pétition demandant un référendum pour la réunification bretonne. Je me suis dis à l'époque, " jamais on arrivera à 100 000 signatures". Il y aurait 107 000 signatures à présent. Dommage que BR n'a pas demandé 1 € à chaque signataire. Un référendum départemental LAtl coûte 100 000 €.

Ce pack de signatures représentant 10 % des électeurs est un élément qui pèse et qui pèsera, référendum ou pas. A chaque élu, il faut le rappeler. C'est ce que je fais dans ma campagne.

Cette collecte de signatures avait grossi rapidement suite à la décision de Hollande de consulter le 44 au sujet de Nddl . La préfète Klein avait un sondage qui indiquait que la population nantaise allait voter non à Nddl. Celle-ci a voté oui à Nddl à 55 %...Le pouvoir central s'est assis sur le résultat. Les électeurs de Loire-Atlantique avaient pourtant pris plaisir à se déplacer.

La vox populi (ex : gilets jaunes) demande toujours aujourd'hui des RIC ou RIP . Heureux suisses avec leurs votations.

Ce qui est surprenant aujourd'hui , c'est l'absence de tout sondage B5 dans la presse régionale.

A mon avis, ils doivent être favorables à la réunification, il n'y aura donc pas de référendum 44 de la part de ces pontifes, metteurs d'embûches, se disant démocrates, qui pense surtout à leurs chapelles, à leurs métropoles, à leurs départements.

L'Anjou, la Vendée jouent de plus en plus perso, ce qui laisse peu de place aux pauvres pdl...la présidente Morançais, n'ayant pas voté les subventions pour les associations bretonnes de Loire-Atlantique est en sérieux danger, d'après les observateurs, de même que Grosvalet. Il y a aussi une majorité silencieuse qui a de la mémoire. On peut se moquer des gens une fois mais pas deux.

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Léon-Paul Creton
Lundi 19 octobre 2020

La presse régionale n'a plus aucun intérêt aujourd'hui; pas seulement , sauf celui d'être absolument démolie! Plus jamais lue! L'éviter à tout prix et "quoi qu'il en coûte"!

UNE tv bretonne, au moins, et 24 heures sur 24 !!!

Et puisque je connais encore mes tables de multiplications par cœur cela sera, fera quarante! Pas comme...

iffig
Lundi 19 octobre 2020

da Leon-Paul Creton

N'eo ket bet troet mat ganeoc'h ar pezh am eus skrivet. Gant gerioù all, me lavar e kavan dispar labour an emsaverien e Bro Naoned, a stourm da viret o hennadelezh, ha n'eo ket hepken er stourm evit an adunaniezh. Pa vezer ganet e bro-Naoned ha pa veizer trubarderezh ar Stad c'hall e afer disrannidigezh Bro-Naoned diouzh peurrest Breizh, kement-se a vroud da gemer perzh e stourm an Emsav, muioc'h eget e peurrest Breizh, e Roazhon pergen.

Eveljust, lavarout kement-se a c'hell bezañ meizet evel un dislavar e par ar ret maz eo adunaniñ Breizh, met ur fed eo : kalz nerzhusoc'h eo an Emsav e Naoned (hag e Pariz) eget e Roazhon pe Brest, d'am soñj, setu aze pezh a felle din merkañ, hag abalamour da se, ya, ne gavan ket ken pouezus-se evit poent gonid ar stourm evit an adunanidigezh. D'am soñj e teuio anezhi hec'h unan pa vezo dare ar frouezhenn da gouezhañ en hor paner. Elese ar pezh a vennan lavaret eo : an adunanidigezh n'eo ket evit gwir ur pal kement-se, hogen ur bazenn er stourm hollek evit an dieubidigezh vroadel. Pezh a welan hag a zo mat-tre eo ez eus ur bern stourmerien a vro-Naoned a sav o fenn evit Breizh en abeg d'an direizhder dwb Bro-Naoned, hag a gemer perzh er stourm e modoù all evel Radio Naoned, Kentelioù an Noz, skolioù haa skolaj Diwan ha me 'oar-me. N'eus ket kalz a stourmerien en Emsav, nebeutoc'h-nebeutañ zoken, met ar stourm evit Naoned e Breizh a vroud meur a hini da sevel e benn, ha gwell a se, hogen den ebet ne gred, spi am eus, e vije echu ar stourm an deiz ma vezo adunanet ar vro.

Léon-Paul Creton
Mardi 20 octobre 2020

Mat Iffig! Peogwir dispar eo labour e Naoned n'eus mui ken ezhomm da goll hon amzer da zroc’het ur vlev e bevar, evel e vez laret en tiez ar C’hallaoued. Neuze ret eo dimp deskiñ gwelloc’h hor yezh evit en em gomprenn gant spisadenn. E pep lec’h e Vreizh !

Pe gomz galleg !...

Gardez espoir Iffig, mais j'ai l'impression, presqu'une certitude, que "la lutte ne sera pas finie le jour où le pays sera réuni!". Il faudra certainement changer de braquet, de mode de pensée, de détermination collective et de militants pour que cela arrive tout en conservant autre chose que le seul nom de: BRETAGNE; et que BREIZH survive encore pour écrire son nom! A galon.

Anne Merrien
Mercredi 21 octobre 2020

La pétition lancée par Bretagne Réunie était balisée par le droit d'option :

- La population concernée par la consultation se limitait au 44.

- La question posée ne portait que sur le rattachement du 44 à la B4.

Désormais, demander un "référendum" est des plus hasardeux :

- Le périmètre des consultations pourrait s'élargir à la B4 et aux PdlL.

- On ne maîtrise pas davantage la teneur des questions posées.

Killian Le Tréguer
Jeudi 22 octobre 2020

La configuration issue du tripatouillage d'Hollande en 2014 nous est défavorable.

Inutile de croire que le Parlement va rattacher le 44 par enchantement à la Région Bretagne actuelle, et laisser le reste, soit tout seul (avec une carte tragique), soit les rattacher de force à la Méga Aquitaine ou à un Centre-Val-de-Loire qui fait fuir tout le monde.

Je n'ai toujours pas compris les cris d'orfraie du mouvement breton quand il était question de fusionner les PdlL avec le Poitou-Charentes, ou mieux, avec le Centre-Val-de-Loire. C'était notre meilleure carte.

A moins que le mouvement breton se satisfasse finalement d'une fusion avec les PdlL, qui inmanquablement sera systématiquement sur la table dorénavant et qui nous pend au nez ??

Anne Merrien
Jeudi 22 octobre 2020

Je ne vois pas pourquoi le Val-de-Loire serait un repoussoir. C'est une appellation bien plus prestigieuse que les PdlL.

ANTI-SPAM : Combien font 2 multiplié par 7 ?
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