Réponse du Président de Diwan à la CGT

-- Langues de Bretagne --

Communiqué de presse de Diwan
Porte-parole: Dominique Jacq

Publié le 20/12/12 10:14 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Je suis profondément indigné et révolté par le communiqué de la CGT diffusé lundi sur certains media et dans toutes les écoles du réseau.

Indigné car il attaque le travail des services et du bureau de Diwan qui n'ont pas attendu la CGT pour faire leur travail avec le Rectorat ou le ministère de l'Éducation nationale. Il nie le travail quotidien de la direction et des bénévoles pour faire naviguer et tenir à flot ce navire qu'est Diwan.

Les revendications de Diwan, renouvelées chaque année, concernant le nombre de postes et le délai de cinq ans pour contractualiser des écoles ont encore été portées au ministère de l'Éducation nationale le 4 décembre dernier. Le travail constant avec le Rectorat pour porter l'accroissement du réseau et obtenir des postes supplémentaires s'est encore concrétisé lors d'une réunion la semaine dernière. Car il faut négocier fermement pour obtenir ces postes et ne pas en perdre trop lorsque les écoles n'ont plus d'effectifs suffisamment élevés au regard des critères appliqués d'une année sur l'autre.

Révolté car alors que nous devons tous nous serrer les coudes pour faire aboutir nos demandes, la CGT attaque la direction de Diwan et à travers elle le bureau et le conseil d'administration représentant toutes les écoles du réseau.

Alors qu'elle devrait être avec toutes les forces luttant pour la reconnaissance officielle de la langue bretonne contre la résistance de nos adversaires jacobins qui s'organise comme le montrent les récents évènements à Louannec, l'affaire du livret de famille bilingue, le projet de loi de décentralisation inconsistant, elle prend pour argent comptant ou interprète d'une façon erronée des affirmations du Ministère sans critique aucune. Alors que c'est ce même Ministère qui refuse la création des postes que demande Diwan dès les cinq premières années des écoles.

Il ne nous appartient pas de reprendre les arguments réglementaires du Ministère pour s'opposer à la contractualisation plus rapide des écoles, ou à l'accord de postes mais à construire le rapport de force pour l'imposer, au-delà des différences Bretagne/Pays basque. Si nous voulons faire aboutir nos revendications, il est nécessaire que toutes les forces de Diwan travaillent ensemble. C'est dans l'unité et la lutte collective que Diwan est toujours présent et en développement depuis sa création, et ceci avec le soutien de nombreux Bretons.

C'est pourquoi le bureau de Diwan appelle toutes les forces de Diwan à travailler ensemble pour l'avenir de l'école, sans bercer les familles et les employés de l'illusion que l'État va apporter aujourd'hui sur un plateau ce qu'il n'a jamais accordé que sous la pression, quel que soit le pouvoir en place. Cette illusion représenterait un grand danger pour l'avenir de Diwan.

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