Rencontre avec Pierre Orefice, cocréateur des machines de l’ile à Nantes

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Communiqué de presse de Bretagne Réunie
Porte-parole:

Publié le 5/12/19 11:39 -- mis à jour le 06/12/19 11:54

Bretagne Réunie a rencontré Pierre Oreffice, cocréateur des machines de l’ile, à Nantes. Une aventure qui a débuté en 2007, et qui a, à ce jour, accueilli plus de 700 000 visiteurs venus du monde entier. Une véritable success-story bretonne ! Pierre Orefice s’est prêté au jeu des questions -réponses de Bretagne Réunie, concernant notamment sa vision sur la place de Nantes en Bretagne

BR : Aujourd’hui on peut dire que vous avez passé un cap en termes de captation des touristes et des visiteurs. Quelles sont vos ambitions pour développer et offrir de nouvelles animations à la population ? Le fait de ne pas être reconnu officiellement dans une région aux réseaux touristiques très développés et dotée d’une image internationale forte telle que la Bretagne n’est-il pas un frein ? Comment faire pour vous inscrire dans cette dynamique ?

PO : L’identification internationale « Nantes -Bretagne » est ce qu’on véhicule de fait. Quand des touristes étrangers rentrent en Bretagne par Nantes ou Rennes, nous nous attachons à rappeler qu’ils sont en Bretagne quand ils sont à Nantes. Ce n’est pas seulement un intérêt économique ou touristique : c’est une réalité. Moi je suis Lorrain d’origine et suis nantais depuis 1989. Je me sens nantais, et je vis en Bretagne. C’est aussi simple que ça. Quand je vais à l’étranger, j’explique, pour situer Nantes, que c’est en Bretagne.

J’ai vu évoluer le débat sur le rattachement depuis que je vis ici. Au départ, cela m’a paru étrange. Puis au fur et à mesure des années passées à Nantes, j’ai bien compris les problématiques que cet éloignement engendrait. C’est une espèce d’aberration de l’Histoire. Quand ces aberrations sont voulues par la population, elles se corrigent. Or, à Nantes, il y a une très grosse part des habitants qui souhaite le rattachement à la Bretagne. Moi de toute façon je me sens Breton d’adoption, donc je trouve que c’est évident !

Je vois bien que pour un État très jacobin, il est compliqué de modifier ses régions… Mais tout ce qui peut être fait, par nous-mêmes, pour que la Loire-Atlantique soit rattachée à la Bretagne, va dans l’ordre des choses.

C’est un atout pour Nantes d’avoir cette étiquette de ville bretonne. 90% des visiteurs extérieurs à la région savent que Nantes est en Bretagne. C’est quand même dommage que notre département ne soit pas officiellement rattaché…

Mais le bon sens finit toujours par triompher et je pense que je vivrai encore quand Nantes sera rattaché à la Bretagne !

BR : Et on se rend compte que les deux grands acteurs de la vie culturelle à Nantes, c’est-à-dire Jean Blaise (créateur du voyage à Nantes, ndlr) et vous, sont sur la même longueur d’onde !

PO : évidemment ! Et puis la Bretagne résonne dans le monde entier. Demandez à un étranger de citer quelques régions en France : tout le monde citera la Bretagne ! Il y a quelque chose de très fort dans l’Histoire de son peuplement, ses liens avec d’autres parties de l’Europe… Une anicroche dans l’Histoire, qu’elle soit si triste et lamentable, finit toujours par se corriger.

Ce communiqué est paru sur Bretagne Réunie

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