-- Politique --

Renaissance de l'Alsace ?

On ne peut pas faire table rase du passé.
On ne peut pas faire table rase du passé.

D'après le journal Les dernières nouvelles d'Alsace, le préfet Jean-Luc Marx, préfet de la région Grand Est et du Bas-Rhin, a été chargé d’une mission sur l’entité «Alsace» par le Premier ministre Édouard Philippe. Il est chargé de réfléchir sur « l’évolution du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à l’intérieur du Grand Est ». Le préfet devra remettre à Matignon ce printemps un rapport sur ce thème. 

Le courrier d’Edouard Philippe demanderait au préfet d’étudier les différentes hypothèses, de peser « les avantages et les inconvénients » des différentes solutions institutionnelles, de proposer un calendrier et d’éventuelles

«expérimentations législatives et réglementaires».

Avec cette initiative du gouvernement, c'est la première fois que la réforme territoriale technocratique de 2014, entreprise sous la présidence Hollande et qui a fait fi d'ensembles culturels et historiques millénaires, est remise en cause.

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la rédaction de l'ABP

Vos commentaires :

Rafig
Samedi 3 fevrier 2018

Bien!

première fissure dans le bel édifice républicain qui est pourtant parfait par principe.

On verra si l’État français respectera au moins l'Alsace qui, pour la "récupérer", nous a couter chère en vie humaine entre 1914 et 1918 .

Maintenant, c'est au tour de la Bretagne de repenser son territoire !

Mais est-ce que "nos" élus sont à la hauteur de l'enjeu ou vont ils encore nous trahir avec leur Grand Ouest ?

Pour le retour de la Bretagne dans sa forme historique !

à suivre...

Reun Allain
Samedi 3 fevrier 2018

Si la fusion des deux départements alsaciens conduit à la reconstitution d'une entité administrative "Alsace" Strasbourg ne gardera plus normalement le siège de la Région Grand-Est. Quoi qu'il en soit il faudrait réviser cette construction technocratique. Quid des autres machins créés en 2014 ? La façon dont la carte judiciaire va être réformée aura valeur de test des intentions qui sont cogitées dans certains cabinets obscurs.

Lhéritier Jakez
Dimanche 4 fevrier 2018

L'appui des élus LREM à la résolution des organisations Corses, votée vendredi soir en Corse est significative.

On n'attend aussi que Mr Macron tienne son engagement de campagne de faire voter la Charte Européenne sur les langues"régionales"

La Loire Atlantique attends aussi la Réunification avec son territoire naturel -la Bretagne- ,puisqu'elle en a été écartée -sans consultations!.

Il serait temps que les élus Bretons se manifestent où que nos organisations bretonnes les poussent .....à agir!

Il y a des élections européennes en 2019.Liste Bretonne et liste avec les autres peuples de l'Hexagone...?

Dans l'union Bretonne pour une Europe des Peuples.

Paul Chérel
Lundi 5 fevrier 2018

On peut quand même se demander si UN préfet est la personne adéquate pour parler au nom d'un peuple dont, la plupart du temps, il n'est pas originaire. Et est-ce à un subalterne non élu d'étudier des hypothèses et de peser avantages et inconvénients ? Les gouvernants/dirigeants, et leurs innombrables Conseils et Commissions, ça sert à quoi ? Paul Chérel

Reun Allain
Mardi 6 fevrier 2018

Au dernières nouvelles, l'Etat tente de créer une entité Alsace bénéficiant de compétences spécifiques liées notamment avec sa voisine du Bade-Wurtemberg tout en la maintenant raccrochée au Machin-Grand-Est. Une acrobatie comme seuls savent faire nos technocrates. Imaginons la même acrobatie avec une entité B5 dans un Machin-Grand-Ouest ! Des Machins comme caches-sexe pudiques pour noyer le poisson ou comme paliers de décompression pour un retour en surface de vrais régions historiques ? Tout serait dans l'art du mouvement et dans l'habilité des skippers à la manœuvre. En Bretagne on est assez bon à la manœuvre sur mer, on n'en dira pas autant en politique.

Luigi Barsagli
Mardi 6 fevrier 2018

@ Reun Allain, une entité bretonne dans une Région Grand-Ouest, ce serait une entité sans Nantes, c'est évident...pour des raisons de démographie, d'équilibres administratifs et...d'histoire régionale. Peut-être même la Région Bretagne serait scindée entre l'Est et l'Ouest.

L'Alsace sans Belfort c'est une invention des Régions, et l'Alsace elle-même n'existe en tant qu'entité politique que depuis l'annexion française. Pas de Ducs, ou Rois d'Alsace, cela n'a jamais existé. Il n'y a pas de langue alsacienne non plus , le Nord de l'Alsace se rapproche des dialectes mosellans/Sarre, le sud de la Suisse bâloise, le Nord du Palatinat. Il n'y a que des dialectes allemands, Moselle-Nord comprise.

Paul Chérel
Mardi 6 fevrier 2018

@Luigi Barsagli. Il ne faudrait quand même pas exagérer. l'Alsace, c'est quand même Tout ce qui est entre Vosges et Rhin et tous les gens qui en sont originaires se revendiquent Alsaciens. Concernant Belfort, c'est un territoire à part historiquement pour de raisons franchouillardes. Quant à la langue, ce n'est pas tout à fait un critère. Il y a des variantes mais toutes de racines germaniques. En Bretagne nous avons le gwenedeg qui s'écarte un peu des bretons parlés en Cornouaille, dans le Leon ou le Trégor, mais c'est quand même du breton. A l'est, il y du (des ) gallo(s) dont l'origine est l'oil. Mais tout cela forme quand même LA Bretagne y compris Nantes, Saint-Nazaire , Guérande, etc. Et à l'est de tout ça,il y a la FRAAAAnce. Paul Chérel

Fañch
Mercredi 7 fevrier 2018

@ Paul Chérel

"A l'est, il y du (des ) gallo(s) dont l'origine est l'oil."

Ce que l'on appelle le Gallo est simplement issue de la langue de l'occupant Romain, comme aujourd'hui le français est la langue de l'occupant en Bretagne en remplacement du Breton, qui finira par s'éteindre, la quasi-même langue cousine et celtique que parlaient les armoricains avant d'utiliser le Gallo.

Paul Chérel
Mercredi 7 fevrier 2018

@Fañch. J'ai indiqué l'oil par opposition à l'oc. Ce sont donc deux langues que le Romain a imposées ou implantées aux Gaules Nord et Sud. Quant aux gallo(s), ils sont (ils étaient) parlés, il me semble, pas seulement en Bretagne mais jusque dans la Sarthe. Ils n'ont rien de celtique, selon moi, ni racines, ni syntaxe. Paul Chérel

Fañch
Jeudi 8 fevrier 2018

@ Paul Chérel

il est normal qu'au bout de 5 siècles les élites ont appris et répandu la langue Romane (issue du latin) cependant le peuple a du continuer à parler sa propre langue.

" ils se nomment Celtes mais nous les appelons Galli" dit Jules César (dans son ouvrage ''debello gallico'', : ''finir la guerre aux Galli chevelus'') a propos des territoires qu'il annexe dans la partie centrale. Pour lui il y a trois populations distinctes :

1/Au nord il y a les belges jusqu'à et y compris Lutèce (Paris) ,

2/en dessous il y a les CELTAE du lac léman à Lyon jusqu'à l'Armorique,

3/puis les Aquitains

(et Provence déjà conquise ainsi que l'Auvergne au siècle précédent)

le terme Galli est donc un terme du colonisateur, les Grecques parlent de Celtes ou Keltoï et la dernière vague de migration est appelée galates ou galataï aussi par les Grecs, ce sont ceux qui resteront en turquie avec peut-être la même origine que ceux de Galice (espagne) et ceux autour des Arvernes. (auvergne) dont le principal fossoyeur des Celtes est vercingétorix qui participe aux conquêtes de César sauf dans les 2 dernieres années avant Alésia. César lui reproche de l'avoir trahis.

il est préférable de lire les textes d'origine en latin ou grecque que les inventions françaises.

La france à réussi l'exploit de détruire la langue bretonne (bi-millénaire) en moins de 100 ans.

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