Quelques centaines de manifestants de Brest à Nantes pour la Réunification

-- La réunification --

Dépêche
Par Christian Rogel

Publié le 1/06/14 11:17 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Peu de monde dans des villes désertes

200 à 250 manifestants à Brest et à Nantes, 130 près du portique écotaxe de Jugon-les-Lacs, c'est le bilan chiffré de trois manifestations, dans lesquelles étaient impliquées les Bonnets rouges, le 31 mai. A Nantes, les manifestants se sont enchaînés, du moins une partie d'entre eux, aux grilles de la préfecture. A Brest, les participants ont défilé de la mairie à la sous-préfecture, dans une ville déserte, car, beaucoup habitants étaient allés profiter du grand beau temps au bord de la mer.

Une partie des partisans de la Réunification étaient à Glomel

Bien que les manifestations de Nantes et de Brest aient été appelées par des associations et collectifs particuliers, le fait que le Collectif «Vivre, décider et travailler en Bretagne» ait appelé les comités locaux des Bonnets rouges a eu un effet très visible, car la majorité des participants portaient le célèbre couvre-chef. Il faut cependant nuancer l'affirmation, car, sans l'appel du Collectif , la plupart serait venu quand même. La simultanéité avec l'arrivée à Glomel (Centre-Bretagne) de la «Redadeg» (course par relais pour le breton) a réduit la participation. Cependant, une partie notable de la foule présente à Glomel a repris en choeur le slogan «Naoned e Breizh», soit «Nantes (est en) Bretagne».

Des prises de parole multiples et diversifiées

Les prises de paroles, dont celles de Christian Troadec, d'Yves Pelle (Parti breton) et Anne-Marie Kervern (UDB), ont montré que la question de la Réunification motivait toutes les facettes du mouvement breton, capable, sur ce sujet, de monter un front uni. Deux couleurs dominaient, le rouge des bonnets et le jaune des drapeaux de l'Union démocratique bretonne, bien représentée, mais, on était loin de la mobilisation du 19 avril dernier à Nantes.

La question de la Réunification provoque des contradictions dans le PS

Les trois manifestations ont été convoquées en 72 heures, parce qu'il est quasiment sûr que le schéma de fusion des régions françaises sera dévoilé dans le semaine qui vient, mardi ou mercredi. Il semble qu'une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire soit l'option retenue, malgré les appels du pied d'élus de la Région Centre qui voudrait  capitaliser sur l'appellation Unesco (Patrimoine mondial de l'Humanité), dont bénéficie le Val de Loire. Celui-ci inclut le Maine-et-Loire, mais, pas la Loire-Atlantique. Les élus de la Région Centre qui ont appelé à cette fusion se sont gardés d'être trop explicites sur la question nantaise.

Par ailleurs, nombre de députés PS de Bretagne ont pris position pour la Réunification à la suite du Président de la Région Bretagne, Pierrick Massiot. Une fracture se crée dans ce parti en Bretagne.

Les vraies manifestations des Bonnets rouges sont à venir

Il est fortement question de manifestations au cours de la semaine qui vient, soit mardi, soit mercredi, en fonction des annonces, soit par le président Hollande, mardi soir, soit, après le Conseil des ministres de mercredi. Ce qui est certain, c'est que le Collectif des Bonnets rouges, dont les principales revendications sont, avant tout, économiques, n'a pas encore dévoilé le jour d'une grande manifestation avec tracteurs et camions. Pour le moment, il préfère appuyer de nombreuses manifestations locales. L'une des plus en vue aura lieu à Concarneau, le samedi 14 juin après-midi, en soutien à l'armement de pêche Dhelemmes, dont les bateaux risquent d'être vendus. Cependant, la date du 7 juin sera, probablement retenue  celle pour une vraie manifestation propre aux Bonnets rouges, peut-être de grande envergure.

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