Puigdemont : un indépendantiste catalan de centre droit inébranlable

Carles Puigdemont. Autor/a: Govern de Catalunya
Carles Puigdemont. Autor/a: Govern de Catalunya
Puigdemont, le chef du gouvernement catalan, qui a proclamé l'indépendance de la Catalogne, est un indépendantiste résolu du parti de centre droit catalan, le Parti Démocrate Européen Catalan (PDECAT) qui a remplacé la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) en 2016.

Né à Amer en 1962, dans ce bastion nationaliste catalan qu'est la province de Girona, il reçoit une éducation catholique en espagnol alors que l'on parle catalan à la maison. On est sous Franco et le catalan est interdit comme d'ailleurs le basque. Il a 13 ans à la mort du dictacteur quand son pays renaît. Il a pu grandir avec cette renaissance car depuis très jeune il est indépendantiste. A 10 ans, il aurait même demandé à sa grand-mère de lui tricoter une écharpe aux couleurs catalanes.

Étudiant, il défend la culture catalane au sein d'une association La Crida. Il rejoint alors la CDC et participe à la restructuration de la "Jeunesse nationaliste de Catalogne." Très jeune, il adopte une allure toute britannique jusque dans sa coupe de cheveu (ses amis l'appellent le 5e Beatles) mais c'est une allure trompeuse car c'est un militant convaincu, travailleur et sérieux entièrement dévoué à sa cause. Il parle 5 langues : le catalan, l'espagnol, le français, le roumain et l'anglais (sa femme Marcella Topor d'origine roumaine est une journaliste catalane pour la revue anglophone Catalonia today)-- ce qui lui permet d'accepter des interviews dans toute la presse internationale y compris dernièrement avec le Washington Post.

Après ses études il devint journaliste pour un journal catalan et en profite pour créer l'Agence Catalane de Presse et plusieurs médias en catalan. Il lance une campagne pour changer le nom de la ville, de "Gerona" en espagnol à "Girona" en catalan et réussit.

Puigdemont est un adepte des nouvelles technologies. À Gérone, Il a installé le wifi partout. Il est l'un des premiers politiques, en Espagne, à se créer un compte Twitter, en 2007, sous le nom @KRLS (Carles). Il compte aujourd'hui 450.000 abonnés dont ABP.

En 2006,il se présente aux élections et devient député au Parlement de Catalogne, la Generalitat. En 2011, il parvient lors de sa deuxième tentative à arracher la mairie de Jerona aux socialistes.

Il ne serait jamais arrivé où il se trouve aujourd'hui si les circonstances et les aléas de la politique ne l'avaient pas propulsé à la tête du gouvernement. Éclaboussé par des scandales de corruptions, en relation avec l'attribution de chantiers publics, Convergence, sous le présidence d' Artur Mass, décida de renouveler la classe politique et même le nom du parti. Ils choisirent Puigdemont car son indépendantisme inébranlable ne pouvait que plaire au parti Comite Unité Populaire (CUP), un mouvement indépendantiste anticapitaliste dont les voix étaient indispensables pour avoir une majorité à la Generalitat.

Puigdemont ira jusqu'au bout. Fin diplomate, il mène son combat pour l'indépendance avec le parti social démocrate ERC, le parti historique père du mouvement indépendantiste catalan dont le leader est Oriol Junqueras. C'est grâce à cette unité appelée Junts pel Sí , ensemble pour le OUI, que le referendum pour l'indépendance du 1er octobre a réussi. Par contre, Puigdemont est en train d'être abandonné par les extrémistes anti-capitalistes de la CUP qui poursuivent des objectifs qui ne sont pas les siens et préfèrent même souvent le drapeau rouge au drapeau catalan.

La guerre des nerfs a commencé entre Madrid et Barcelone. Fin stratège, Puigdemont attend que Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, commette les premières fautes. "Messieurs les Espagnols, tirez les premiers" est de circonstance. Puigdemont a un caractère bien trempé. Lors de son investiture il a déclaré "nous ne sommes plus au temps des poules mouillées".

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003

Vos commentaires :

Jacques
Samedi 14 octobre 2017

Article très intéressant...

Mais si on fait un parallèle avec la Bretagne.... ce qui est la moindre des choses.

Puigdemont est "centre droite".... Humm.... il y a un mot pour cela en Bretagne... ca commence par un "f"...

Pire encore, il est membre du CDC/PDECAT un parti "LIBERAL"..... Oh, là, là, horreur de prononcer ce mot en Bretagne.... c'est pire que d'être de droite...

Pour mémoire, le PDECAT serait logiquement sur le segment politique du Parti Breton si ce dernier n'avait pas cherché à se gauchiser depuis sa création pour éviter justement d' être qualifier de "f"...

Et pour le coté ironique, on remarquera que l'adversaire principal de Puigdemont, Mariano Rajoy, est sur le même positionnement politique que lui...

Tout comparatif avec la démarche historique d'un parti politique breton bien connu vis à vis de son homologue jacobin serait une pure fiction...

Pour revenir à droite, il n'y a aucun parti politique en Bretagne qui soit sur le segment politique du PDECAT et donc sur le segment de l'homme qui est actuellement à la tête du processus d'indépendance.

A remarquer il est vrai qu'il n'y a personne non plus en Bretagne sur le segment de l'équivalent écossais, un parti politique de gauche bien trop à droite pour la Bretagne... (en Bretagne la sociale démocratie à l'européenne est classé à droite... pour ceux qui l'ignoreraient encore)

A y regarder, on peut se poser la question en quoi consiste exactement le soutien breton la Catalogne... (voir à l'Ecosse...)...

Il est plus aisé de comprendre le soutien des Corses...

Donc, si on fait un minimum d'analyse politique :

En Catalogne une droite affirmée et volontairement orientée économie (capable de rassurer les entreprises) existe, alors que ce segment est réduit à néant en Bretagne.

En Catalogne il est possible d'être libéral et de trouver des alliances avec le centre gauche et aussi avec les anti-capitalistes (même si avec difficulté pour ces derniers) sur le sujet commun de indépendance du pays, alors qu'en Bretagne au mieux on refuse de se parler et en pratique on s'insulte avec pour les plus motivés un certain espoir de susciter de la confrontation virile et urbaine...

En Catalogne il n'y a pas de mythe d'une union des partis... mais une offre complète de partis politiques répondant aux attentes de l'ensemble de la population, une offre qui sait relativement bien se rassembler autour du projet démocratique commun de la nation.

A la différence de la Catalogne, la vision politique du Mouvement Breton semble consister en un bras d'honneur à des milliers d'électeurs...

(Sachant que l'immensité du mouvement breton votait carrément socialiste jacobin, une pensée pour les orphelins...)

Bon ben...

Que dire d'autre, sinon que les Bretons actuels "ouvert sur le monde" ont leur style bien à eux....

Voir que même que le coté "ouvert sur le monde" est une affirmation qui s'avère de plus en plus difficile à visualiser...

spered dieub
Samedi 14 octobre 2017

Lu sur le télégramme ,le président catalan pris entre deux feux

Le président catalan était pris, hier, sous les feux croisés des factions les plus dures du mouvement séparatiste et des entreprises qui quittent la région en masse. Carles Puigdemont a été sommé, par le gouvernement espagnol, de « clarifier » la déclaration unilatérale d'indépendance qu'il avait suspendue aussitôt après l'avoir annoncée, mardi. Si jeudi, il n'a pas fait marche arrière, Madrid annoncera les mesures nécessaires pour suspendre l'autonomie de la région. Depuis cet ultimatum, le leader séparatiste est pris entre, d'un côté, les milieux d'affaires qui prédisent une « catastrophe » en cas de divorce avec Madrid et commencent à fuir la région et, de l'autre, la frange la plus dure des indépendantistes qui réclame un passage en force. « Nous ne serons capables de respecter ce que la majorité a exprimé dans les urnes qu'à travers une proclamation de la république », a averti, hier, la CUP, allié d'extrême gauche de l'exécutif catalan.

andré Gilbert
Samedi 14 octobre 2017

il est hélas facile de constater que les idéologies dites de droite et de gauche ne nous mènent qu'au clivage.

le mouvement Breton , et la Bretagne , ne seront forts que si un meneur , oui un meneur , se dégage et entraine les Bretons à s'unifier , se solidariser au dessus de tous les mouvements existants , sans pour autant les supprimer .

arrêtons les conflits de "chapelle" et battons nous tous ensemble

chacun fait son coup d'éclat , souvent sans suite , dans son coin .et ... à la prochaine .

que les mouvements existants , qui disent se battre POUR la Bretagne et les Bretons , se concertent et decident de surmonter leurs clivages et fassent un projet et une défense commune de la Bretagne

Le dernier exemple de l'imposition au reste de la France des jeux olympiques à Paris , le grand Paris , le coût de ceux ci , payé par nos impôts , alors que nous ne pouvons pas décider par nous même du maintient , ou de la fermeture d'un hôpital , démontre , une fois de plus , que nous sommes sous la tutelle de Paris , réveillons nous

Rafig
Samedi 14 octobre 2017

Propos sur l'actualité ressente en Catalogne à l'adresse de certains bretons :

L'indépendance de la Catalogue, malgré des arguments légitimes, est une chimère qui ne se fera jamais car TOUS les pays (officiels) sont ligués contre tout changement de frontières. Seule l'Ex-Yougoslavie, à cause de la Serbie a été démonté pièces par pièces.

Cela veut dire que certains du mouvement breton devraient abandonner l'idée d'indépendance ce qui est dangereux en République Française et une impasse en Europe. Soyons responsable, Il faut réclamer ce qui est accessible et qui nous revient de droit : Réunification, sauvegarde de nos 2 langues tradi et par la négociation le retour d'une certaine autonomie voir le retour du Parlement. Arrêtons de donner "raison" au anti-bretons avec la menace de l'indépendance, prononcée par des militants eux-mêmes dépendants de la France. Et puis si les organisateurs de manifs ne sont pas capables de réunir 50.000 personnes à Nantes, puis 100.000,

cela veut dire qu'ils serait temps de se remettre en cause. Qu'est-ce qui fait que rien ne bouge en Bretagne ?

Bon courage les amis !

Jacques
Dimanche 15 octobre 2017

@ André Gilbert,

La droite et la gauche sont des vus de l'esprit, mais dans toutes sociétés humaines il existe des courants de pensée qui d'ailleurs évolue.

Cette diversité est une preuve de dynamisme... on réfléchie, on a des idées...et donc des courants d'idées.

Mais avoir des idées ne veut nullement dire qu'on est dans une opposition aux autres et encore moins une opposition totale comme on le prétend aujourd'hui.

Aucune idée n'étant idéale dans sa totalité, c'est plutôt la moyenne des idées qui détermine la position finale. Et pour obtenir une moyenne, cela implique un dialogue, donc un projet commun.

Appeler à une union comme le prétendons en Bretagne est plutôt un signe de faiblesse, une démonstration que nous n'avons pas d'idées donc pas d'idées communes à partager.

Imaginer un meneur comme solution est à mon sens un stade ultime d'absence d'idée... nous n'en avons dramatiquement plus, qu'en complément d'une union nous imaginons une personne (le meneur) tellement performante qu'elle pensera pour nous...

Vu que cette union idéalisée qui est le rêve d'une partie importante du mouvement breton démontre à mon sens le niveau dramatique auquel nous sommes parvenu : nous n'avons plus idées et nous n'avons plus de projet commun.

Et si nous sommes les seuls sur cette vision, cela n'est sans doute pas pour rien... d'ailleurs nous sommes les seuls à ne plus avancer politiquement.

Quand à la prétendue diversité politique actuelle elle n'est qu'une foutaise, tant cette diversité n'apporte strictement rien aux citoyens dont finalement elle s'en contre fiche... ce n'est donc pas une diversité mais une posture...

Luigi Barsagli
Dimanche 15 octobre 2017

@Rafig, le mouvement breton n'est en grande majorité pas indépendantiste et il n'y a jamais eu aucune avancée avec des régionalistes...

Quant à l'URSS et son "partenariat occidental" (Pacte de Varsovie) c'est clairement un ancêtre de l'UE avec l'Empire Asutro-Hongrois (l'actuel étant franco-allemand)

Rafig
Dimanche 15 octobre 2017

@Luigi. Je suis dans le mouvement breton depuis 1998 et j'ai constaté que des groupuscules influents font capoter une manif Réunification parce qu'ils prônent l'indépendance politique ou des militants de longue date sont présents dans les asso avec cette "pensée magique qui va résoudre tous nos problèmes". Nous le voyons, les instances "nationales" et Européennes s'accepteront jamais la partition d'une démocratie (même autoritaire et centralisée). Donc il serait bon que cette chimère de l'indépendance soit évacuée de nos pensées pour se concentrer sur ce que nous pouvons récupérer de nos droits et libertés confisqués. De plus 90 % des habitants de Bretagne (5D) ne sont que des français moyens (dans leurs têtes) qui ont une vague idée de la Bretagne et de la "bretonnitude" (10% de votes BZH).

Si nous voulons remonter la pente, il faut s'adresser à ces gens avec des idées acceptables et légitimes. Contrer les "fausses bonnes idées" (Grand-Ouest) et rivalité Nantes-Rennes, langue bretonne morte ... C'est ce que j'explique sur mon stand en m’adaptant au lieu où je m'installe.

Par contre chaque breton peut accéder à une indépendance dans son monde de pensée libérée des tabous Républicain et en repérant les politiciens "bretons" qui font carrière à Paris.

Dans le domaine de l’énergie aussi être indépendant en se passant de l'EDF-nucléaire par l'installation de panneaux solaires, en se passant de TOTAL avec un véhicule électrique. En arrêtant d'être dépendant aux drogues qui rapportent à l’État français : cigarettes, alcool, loto ...

Il faut se changer soit même pour que le monde change !

A vous de réfléchir

spered dieub
Dimanche 15 octobre 2017

La gauche radicale revendiquant l'indépendance immédiatement, peut rendre paradoxalement un mauvais service à celle ci ,car Puigdemenont pris entre deux feux peut se trouver fragilisé ,d'autre part cela donne un prétexte à une intervention militaire de Madrid .La population par crainte de l'arrivée au pouvoir de l'extrême gauche peut devenir moins enthousiaste en faveur de l'indépendance .Les extrêmes quelles qu'elles soient font souvent le jeu du camp adverse .

MANSKER
Dimanche 15 octobre 2017

Comme vous l'aurez remarqué, nous sommes le dimanche 15 octobre. Le ciel est bleu pour les uns et très maussade pour les autres. On parle de Catalogne, de ses désirs d'indépendance, de liberté, de voler de ses propres ailes, comme toutes nations dignes de ce nom. Concernant la Catalogne, il est utile de préciser que la langue catalane ne fut pas totalement interdite par Franco. Elle fut autorisée dans le stade du Barça. Vous imaginez des milliers de Catalans se réunissant à chaque tournoi, pouvant allègrement discuter dans la langue de leurs ancêtres. D'où est née cette fusion avec son équipe nationale, ces même milliers de Catalans étant plus tard actionnaires de leur propre club.

L'autonomie de la Catalogne que l'on clame à tout va n'est malheureusement qu'un leurre. En clair, vous êtes libres mais sous conditions. Quelles sont-elles ? Ou plutôt qu'autorise t-on ou pas ? La Generalitat de Catalogne veut instaurer une taxe sur les banques, un niet catégorique du tribunal constitutionnel de Madrid. Elle veut légiférer pour que les plus pauvres aient un minimum pour survivre pendant l'hiver (eau-gaz-électricité), re-gros niet de Madrid. On continue.. La Catalogne veut interdire le fracking, instaurer l'égalité homme-femme, une taxe sur les appartements vides, interdire les corridas, niet c'est niet ! Dixit TCM. Tout ceci, vous l'aurez deviné, non pas pour remplir les caisses de l’État catalan, mais pour le redistribuer aux nécessiteux, aux organisations qui défendent la culture, le loyer social, etcétera... Bref, des innovations qui passent mal dans l'esprit des maîtres à penser.

Comment voulez-vous être autonomes et responsables dans des décisions pourtant aussi logiques. C'est une mise sous tutelle qu'aucun peuple et qu'aucune personne au monde ne souhaiterait (sauf cas de force majeure, ex : Allemagne et Japon en 1945). Force est de constater que de couper le cordon ombilical avec Madrid (mère patrie désignée d'office, dévoreuse plus que nourricière), est fastidieux. On ne laisse pas ainsi partir la poule aux œufs d'or. Alors, à défaut de cervelle utilisons nos gros biceps... A l'ère du numérique, les témoignages de violence qui nous sont parvenus sont saississants. Silence coupable des médias, des hommes politiques, de l'Europe, muette comme à son habitude. Quelques voix, ici et là, des intellectuels, des artistes, trop peu nombreux. Se fondre dans la masse, ne pas faire de vagues, restons coi...

Nous sommes toujours un quinze octobre... Oublions un moment les banalités quotidiennes qui nous préoccupent. L'heure est au recueillement et au devoir de mémoire. Souvenirs douloureux, il n'y a pas que les vendredi 13 qui soient maléfiques. Ce jour là (15-10-1940) on fusilla un Lluis Companys Jover, président déclaré de Catalogne, les pieds nus, pour mieux sentir Sa terre, celle à laquelle il donna sa vie. Le régime franquiste, soutenu par un petit caporal, a frappé. Mourir pour sa Patrie, quel bonheur ! Ce jour là aussi (15-10-1987) on assassina un Thomas Sankara (Burkina Faso) déclaré comme étant dans l'optique du Che (Guevara) en personne. Dont le but était de se libérer de l'emprise colonialiste pour être enfin autonome, libre de choisir ce qui est bon ou mauvais pour son pays. Ses nombreuses citations et réflexions sur le monde sont toujours d'actualité. Rien n'a vraiment changé. Repousser un problème ne le fait jamais disparaître. Il vous explose quelquefois en pleine figure, quand on s'y attend le moins.

Afrique (Burkina Faso), Catalogne, nous remarquerons que le problème d'émancipation de ces États, comme de nombreux autres, à défaut d'être traité comme il se devrait, logiquement, normalement, je n'ose employer le mot démocratiquement, resurgit comme un fantôme du passé. Tuer dans l’œuf des désirs de liberté ne fait qu'aggraver à plus ou moins long terme la véritable définition du mot démocratie. Quand au vote populaire catalan, le mot légal ou légalité est souvent employé de part et d'autre des Pyrénées, faut-il rappeler que la Révolution française, volonté d'un peuple trop longtemps écrasé sous les contraintes, avec son long cortège d'atrocités, fut légale. Quand je pense que certains s'en prévalent, en se gavant allègrement des avantages acquis par duplicité. A ceux-là je dis : N'oubliez jamais que la République nous appartient ! C'est à en perdre la tête...

Gageons que ce 15 octobre de l'année 2017 ne sonnera pas, une fois de plus, un autre glas, le glas d'un espoir de liberté, ou, à défaut, de plus de liberté. Il en va de la crédibilité de ceux qui le clament haut et fort, et trop souvent pour eux-mêmes.

Demain lundi, nous serons le 16 octobre. Wait and see, principalement pour la Catalogne et pour les autres nations désireuses de ne plus dépendre que d'eux-mêmes. Dure tâche pour les habitués à obéir.

Terminons par cette citation d'un grand prix Nobel de physique, qui donne à réfléchir sur le destin des hommes et des Nations : « Le plus grand ennemi de la vérité est le respect irréfléchi pour l'autorité. » Albert Einstein.

Jacques
Dimanche 15 octobre 2017

Rien compris avec ces histoires d'indépendance qu'il faudrait oublier, car l'Europe ne le permettrait pas...

Si c'est le cas, il faut arrêter de critiquer la Chine car l'Europe ne serait qu'une copie de ce système avec l’hypocrisie de prétendre à la démocratie alors que la Chine est honnête sur ce point voir même capable d’évoluer...

Donc, la Bretagne aurait été indépendante du 5ème au 16 siècles et disposant d'une autonomie supérieure à celle de l’Écosse actuelle du 16ème au 18ème siècle, et on devrait faire comme si tout cela n'avait jamais exister???

Qui pourrait respecter un peuple qui enterre lui même un tel passé... tant l'avenir n'existe que par le fait d'être une continuité de son passé...

(Voir les Chinois qui enseignent à nouveau leur histoire à leur enfants, ce que les Bretons ne font pas...)

Croire qu’en abandonnant un but ont parviendrait mieux aux objectifs est clairement une démonstration que la gestion de projet n'est plus une capacité bretonne...

Pour rappel, on ne parvient à un but qu'en remplissant les objectifs, mais on ne peut remplir les objectifs sans avoir de but....

Aujourd'hui, les Bretons en sont au stade d'être incapables de définir des objectifs....

Une chose est pratiquement sûr, c'est que les Bretons seront dans une situation psychologique dramatique le jour où les Écossais ou les Catalan parviendront à leur but après avoir vaincu une opposition sans précédent tant par le pays dominant que par l'ensemble de l'Union Européenne (une UE qui aujourd'hui tourne le dos à ses valeurs fondamentales)...

Leur succès sera d'autant plus beau, la déconfiture d'autant plus terrible pour les Bretons...

Quel est l'avenir pour une nation dans une telle situation d'échec qui plus est aux yeux de tous, et encore plus aux yeux de ceux qui ont eu le courage que nous n'avons pas eu...?

Quel avenir pour une nation qui a tourné le dos à son prestigieux prestigieux pour parvenir à un tel échec qui plus est en croyant bon de faire la leçon aux courageux...

@ Rafig,

Si pour vous la manif de Nantes a capoté pour la raison d'un discours indépendantiste, je me demande ce que vous appelez 'faire parti du mouvement breton depuis 1998'... car visiblement, vous n'avez ni compris qui étaient les acteurs de ce capotage ni les raisons de ce capotage... car ce qui s'est passé n'a strictement rien à voir avec ce que vous évoquez... c'est même très éloigné... Il faut une sacré dose de mauvaise volonté pour ne pas comprendre ces raisons (clairement expliqué sur ABP d'ailleurs)...

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