Put your name here

connexionS'accréditer | S'abonner | Se connecter | Faire un don
> Logo ABP
ABP e brezhoneg | ABP in English |
- Dépêche -
Psychose de la grippe aviaire : Jean-Yves Le Drian déclenche la mobilisation générale en Bretagne
« Alarmiste, mais pas pessimiste ». Jean-Yves Le Drian a appelé au déclenchement d’une « mobilisation générale en Bretagne » pour la filière avicole déjà fortement touchée par les conséquences de la grippe aviaire. « Il y a danger grave pour la Bretagne. », a déclaré le président du Conseil régional de Bretagne lors de son passage ce samedi au Salon de l’agriculture à Paris. Face à cette « psychose sans fondement », il a annoncé des actions à l’échelon national, européen et international. Le 13 mars, il participera à Rennes à une table ronde avec les acteurs de la filière aux côtés de la préfète de région
Ronan Le Flécher pour Ronan Le Flecher le 4/03/06 21:02

« Alarmiste, mais pas pessimiste ». Jean-Yves Le Drian a appelé au déclenchement d’une « mobilisation générale en Bretagne » pour la filière avicole déjà fortement touchée par les conséquences de la grippe aviaire. « Notre région qui produit 34% de la volaille française est dans l’œil du cyclone. Il y a danger grave pour la Bretagne. », a déclaré le président du Conseil régional de Bretagne lors de son passage ce samedi au Salon de l’agriculture à Paris. Face à cette « psychose sans fondement », il a annoncé des actions à l’échelon national, européen et international. Le 13 mars, il participera à Rennes à une table ronde avec les acteurs de la filière aux côtés de la préfète de région, Bernadette Malgorn.

Table ronde le 13 mars à Rennes

Jean-Yves Le Drian attend de cette table ronde des dispositions concrètes. « Je n’ai pas mangé de poulet devant vous, parce que cela ne suffit pas », a t-il ironisé regrettant que les 63 millions d’euros promis par l’Etat ne soient pas à la hauteur des pertes occasionnées. Sur cette enveloppe, il « revendique sa juste part pour la Bretagne et demande la transparence sur les affectations ». L’élu se dit prêt à mouiller sa chemise : « je suis d’accord pour assurer une promotion du poulet breton en France et à l’étranger ».

Chômage en Bretagne

Les industriels évaluent entre 25% et 40%, selon les produits, leur baisse d'activité depuis la découverte d’un cas de grippe aviaire dans l'Ain il y a deux semaines, entraînant une baisse de la consommation en France et la fermeture des marchés à l'exportation de 45 pays. Le groupe breton Doux, numéro un européen de la volaille, va ainsi mettre 500 à 600 salariés -10 à 15% de ses effectifs dans l’Hexagone - au chômage par roulement jusqu'à l'été. Fin février, le groupe Unicopa avait annoncé également qu'il placerait en chômage partiel les 500 salariés de sa filiale spécialisée en poulets "export", Tilly-Sabco à Guerlesquin, une semaine en mars et une semaine en avril. « Cette psychose peut tuer 20 000 emplois », s’est ému Jean-Yves Le Drian rappelant que « le secteur de la volaille est déjà sérieusement fragilisé avec les plans de cessation d’activité » traduits par des pertes de « 400 000 m2 de poulaillers et 2 000 emplois industriels en dix ans ».

« Bruxelles doit reconnaître la situation de crise "

Jean-Yves Le Drian se rendra, la deuxième quinzaine de mars, à Bruxelles pour rencontrer le directeur général de l’agriculture, Monsieur de Marty et plaider pour la reconnaissance d’une situation de crise et des restitutions ponctuellement revues à la hausse pour une courte période. Il a précisé que des contacts ont été menés cette semaine par « l’ambassade de la Bretagne » à Bruxelles. Autre levier d’action, « notre outil Bretagne International qui a des réseaux dans le monde entier sera associé à notre réflexion et à notre action », a t-il promis. Après avoir rencontré les syndicats, le chef de l’exécutif breton compte s’adresser ces prochains jours aux responsables des grandes surfaces de Bretagne. « La solidarité doit aussi s’exprimer à ce niveau, car tout le monde est concerné », a-t-il souligné.

Fonds européens et mondialisation raisonnée

Alors que « nous sommes dans une phase de centralisation au niveau national, on s’aperçoit qu’en cas de crise, les régions ont du bon », a lancé Jean-Yves Le Drian qui demande la mobilisation des fonds européens au niveau régional. Tirant les premiers enseignements de « cette crise qui n’est malheureusement pas finie », il a insisté sur les nécessaires discussions à mener autour du concept de souveraineté alimentaire : « sans mondialisation raisonnée en matière alimentaire, on sera confronté à des catastrophes de ce type » dans l’avenir. « Si on relève le défi fortement, on peut s’en sortir, a t-il conclu ce point presse, mais, tout est dans les têtes ».

RONAN LE FLÉCHER

Cet article a fait l'objet de 1190 lectures.
Ronan LE FLÉCHER est consultant en stratégie de communication et d'influence, fondateur des Dîners Celtiques, blogueur sur Twitter et Blog Breizh.
Voir tous les articles de Ronan Le Flecher
Vos 0 commentaires
Commenter :
Votre email est optionnel et restera confidentiel. Il ne sera utilisé que si vous voulez une réponse d'un lecteur via email. Par exemple si vous cherchez un co-voiturage pour cet évènement ou autre chose.
ANTI-SPAM : Combien font ( 9 multiplié par 3) + 2 ?

ABP

Publier

Nous suivre

2003-2024 © Agence Bretagne Presse, sauf Creative Commons