Lorient. Université Populaire Bretonne 11-14 août 2015

-- Festivals --

Communiqué de presse de Skol Uhel Ar Vro
Porte-parole: Alan VIAOUET

Publié le 30/06/15 0:44 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Cycle de conférences organisées par l'Université Populaire Bretonne et Emglev Bro An Oriant avec le soutien de l'Institut Culturel de Bretagne, du Festival Interceltique et de la Chambre de Commerce du Morbihan.

Du mardi 11 au vendredi 14 août

Chambre de Commerce du Morbihan.

21, quai des Indes

Lorient

Salle Ducassou,

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Lundi 10 août

- 14 h 30, Fiona McArdle : « L'esprit d'indépendance de l'Île de Man »

La conférence fera référence à l' « indépendance » politique de l'Île de Man, ainsi qu'à la langue, la culture et l'histoire de la nation.

Enseignante de profession, anciennement en charge de l'éducation auprès du Service des musées nationaux de l'Île de Man (Manx National Heritage), elle agit maintenant en tant que guide touristique agréée du Blue Badge (organisme touristique professionnel du Royaume-Uni). Fiona McArdle parle couramment le manxois et pratique également le chant et la danse par passion.

Mardi 11 août

- 15 h, Philippe Jouët : « Deux conférences sur la Mythologie celtique »

Les deux conférences sont liées et se complètent (deuxième conférence demain, mercredi 12 août). Ph. Jouët présentera d'abord les sources et les moyens qui permettent d'accéder à la mythologie des Celtes, en éclairant cette notion. Situation dans le temps : une formation progressive sur une très longue durée, de la protohistoire au haut Moyen Âge. Localisation dans l'espace : de l'Europe des Celtes historiques à leurs refuges insulaires.

Les grands axes des conceptions religieuses, mythologiques et traditionnelles des Celtes seront expliqués à l'aide d'exemples tirés de récits principalement irlandais et gallois. La Bretagne aura sa place dans ce tableau, car elle livre au comparatisme des faits de grand intérêt. Si une part de mystère entoure les savoirs et les idées du monde celtique, ce qu'on en connaît n'est pas négligeable, bien que trop souvent déformé ou confidentiel. En ce sens, l'héritage celtique garde tout son pouvoir d'attraction et de rayonnement.

Philippe Jouët est Docteur de l'École pratique des hautes Études, ancien élève de Léon Fleuriot et Gw. Le Duc, auteur notamment du Dictionnaire de la mythologie et de la religion celtiques.

- 17 h, François de Beaulieu : «La mémoire des landes de Bretagne »

Rien de plus méconnu que les landes. Leur terrible régression n'a guère mobilisé les Bretons qui avaient trop entendu que les landes étaient à l'image de la misère à laquelle ils voulaient tourner le dos. Pourtant les landes qui se sont étendues avec les défrichements dès le Néolithique, furent pendant près de huit siècles au coeur d'une agriculture inventive, généreuse et particulièrement durable.

Les landes restent aussi élément essentiel de l'identité paysagère et culturelle de la Bretagne mais elles n'ont pas été valorisées comme les îles, les maisons traditionnelles, le bocage, les ports ou les chapelles. Ceux qui ont vécu dans des fermes jusque dans les années 1960 ont encore le souvenir de l'odeur des ajoncs broyés pour les chevaux mais à l'heure où de nouvelles menaces planent sur les dernières landes, il importe d'en rendre la mémoire à tous les Bretons.

François de Beaulieu est naturaliste et historien. Il vit à Morlaix et il est très impliqué dans la protection de la nature en Bretagne, tant par l'écriture de livres et d'articles que par l'action associative.

Mercredi 12 août

- 15 h, Philippe Jouët : « Deux conférences sur la Mythologie celtique »

Deuxième partie de la contribution de P. Jouët (voir présentation ci avant, mardi 11 août)

- 17 h, Erwan Chartier : « Île de Man et Cornouailles dans les échanges inter-celtiques »

Comment ces deux petits pays, où les langues celtiques étaient en déclin, ont réussi à s'intégrer dans le mouvement interceltique (non sans mal au début) et comment l'interceltisme a permis de dynamiser leur identité culturelle.

Erwan Chartier est docteur en études celtiques, journaliste, auteur et responsable d'édition à Coop Breizh.

Jeudi 13 août

- 15 h, Morwenna Jenkin : « Le cornique : renaissance et enjeu - Ar C'herneveureg : Adginivelezh hag amzer da zont »

E 2014 eo bet anavezet Kerne Veur da vinorelezh vroadel gant Parlament ar Rouantelezh Unanet. Ur gwir bet goulennet abaoe pell. He yezh ar C'herneveureg zo bet adsavet abaoe penn kentan an 20vet kantved, ur yezh a ya war-raok e-kenver niver ar gomzerien, ur yezh a vez sikouret gant arc'hant Europa. Ar babig a zo deut da vezan krennard, tabut a zo bet, sioulaet eo bet an traoù met penaos e c'hello dont da vezan un den gour seder? Setu an dae a rank ar C'herneveureg talan outan. Petra a zo bet kaset da benn ha petra a chom d'ober ?

En 2014 la Cornouailles britannique a été reconnue comme minorité nationale par le Parlement du Royaume Uni. Une reconnaissance revendiquée depuis longtemps. Sa langue, le cornique a connu une renaissance au début du XXe siècle, elle a vu ses locuteurs progresser et bénéficie désormais du soutien des instances européennes. Le bébé s'est fait adolescent, il a traversé des crises, la situation s'est apaisée mais pourra-t-il sereinement atteindre l'âge adulte, c'est là l'enjeu du défi qui se pose aujourd'hui à la langue cornique. Cette conférence fera le point sur la situation actuelle de la langue et s'interrogera sur son avenir.

Morwenna Jenkin est originaire de Cornouailles où elle a été élevée dans une famille engagée dans le combat culturel et politique pour la Cornouailles et sa langue. C'est à l'université du Pays de Galles à Aberystwyth, où elle suivait des études de gallois et d'anglais qu'elle a commencé à apprendre le breton. En 1981 elle commence à enseigner le gallois et la civilisation du Pays de Galles à l'université de Rennes 2. Elle rejoint le premier collège Diwan en 1988 en tant qu'enseignante d'anglais et y travaille depuis. Elle est également responsable de la formation initiale et du suivi des stagiaires pour le secondaire de Diwan.

- 17 h, Guy Jaouen : « La lutte cornique - gloire, opportunités manquées ! »

La Bretagne et le Cornwall sont deux régions aux ressemblances culturelles considérables. À côté d'une langue soeur, elles avaient aussi une pratique martiale très similaire, la lutte, et des compétitions communes furent même institutionnalisées de 1927 aux années 1980. La conférence examinera pourquoi la lutte cornique et du Devon, qui connut un succès extraordinaire au début du 1XIXe siècle, déclina ensuite pour ne plus exister aujourd'hui que dans les mémoires, à part quelques initiatives minoritaires.

Guy Jaouen a été le fondateur de la FILC (fédération internationale des luttes celtiques) en 1985, et son animateur jusque les années 2000. Il a été délégué des luttes traditionnelles auprès de la FILA (fédération olympique) et est l'auteur de nombreux livres sur le gouren et sur les sports traditionnels. Il est aujourd'hui président de l'Association européenne des Jeux et Sports traditionnels, une organisation internationale qui travaille à la sauvegarde, la reconnaissance et la promotion des Jeux et sports traditionnels en général.

Vendredi 14 août

- 15 h, Marie-Barbara Le Gonidec, Laurent Bigot, Gilles Kermarc : « Binious et bombardes aux tranchées (guerre 14-18) »

A travers images, documents sonores, objets, nous découvrirons comment biniou et bombardes sur le front réjouirent le coeur et l'âme des poilus bretons.

Marie-Barbara Le Gonidec est chercheuse au CNRS, Laurent Bigot est ethnologue au Centre de Recherches Bretonne et Celtique de l'UBO, Gilles Kermarc est amateur éclairé.

- 17 h, Jean-Jacques Monnier et Olivier Caillebot : «Histoire de Bretagne pour tous : Les emblèmes et symboles de la Bretagne des origines à nos jours»

Conférence multimédia : sous forme d'interview, Olivier Caillebot et Jean-Jacques Monnier présentent l'évolution des emblèmes, symboles et images de la Bretagne à travers les âges, depuis les origines les plus lointaines jusqu'au début du XXIe siècle, du triskell mégalithique puis celtique au pâté Hénaff en passant par les Bonnets rouges du XVIIe siècle.

Ils utilisent aussi la projection d'images et d'extraits de films d'archives, comme ils l'ont fait dans leur double DVD « Connaissance de la Bretagne ». Ils font aussi appel ponctuellement à des chanteurs. Un parcours original où l'on ne voit pas le temps passer et où les autres pays celtiques, notamment la Cornouailles, trouvent toute leur place. Cela permet de mémoriser de solides repères historiques. Un spectacle culturel détonnant !

Jean-Jacques Monnier est historien. Enseignant, il a contribué à forger les outils nécessaires à l'enseignement de l'histoire de Bretagne comme co-auteur et coordinateur de la commission "Histoire" des Editions Skol Vreizh, qui publiera une trentaine d'ouvrages. Il a enseigne à Paris, Rennes, Tréguier, Lannion, Nantes et aux étudiants en journalisme de l'IUT de Lannion pendant les dix dernières années de sa carrière. Olivier Caillebot, producteur de radio, est coréalisateur du DVD de l' «Histoire de Bretagne pour tous » avec J-J Monnier.

Exposition

Hélène Barazer : « L'immigration bretonne en Armorique », du lundi 10 au vendredi 14 août, hall d'accueil de la Chambre de Commerce, 9 h-12 h, et 14 h- 17 h.

Entre le IVe et le VIe siècle, les Bretons quittent leur île pour différentes raisons et s'installent en Armorique. Ils y apportent leur culture, leurs traditions et leur langue ; le breton, qu'on y parle encore aujourd'hui.

Les 30 tableaux de l''exposition retracent la situation politique et sociale de la Bretagne et de l'Armorique au Haut Moyen-Âge, les causes de l'émigration, l'installation en Armorique, la création des Plou- et des Lan-, ainsi que la popularité des rois et des saints honorés de part et d'autre de la Manche et plus particulièrement ceux de la Cornouailles britannique.

Hélène Barazer est passionnée de photographie et d'histoire de Bretagne, et réalisatrice de plusieurs expositions très appréciées.

Voir aussi :

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L’Institut Culturel de Bretagne est chargé de développer et de diffuser la culture bretonne « sous toutes ses formes » depuis 1981. La pluridisciplinarité fait de l’institut une «université populaire de la culture bretonne»
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