
Les chiffres de la rentrée scolaire viennent de tomber. Moins 302 élèves en filière bilingue. Nous repassons sous la barre fatidique des 20 000 élèves. Il s'agit d'un désastre qui doit nous ouvrir les yeux sur l'absence de volonté politique du Président de région Loig Chesnais-Girard.
Politique linguistique : ouvrons enfin les yeux sur un désastre ! Les chiffres viennent de tomber sur le nombre d’enfants scolarisés en filière bilingue. Une douche froide avec 302 élèves en moins. Nous repassons sous la barre fatidique des 20 000 élèves. Qui oserait encore afficher décemment l’objectif annoncé dans la Convention signé avec l’Etat de 30 000 élèves sans se moquer du monde ? Dans combien de décennies ? Nous serons tous morts.
Que faut-il en conclure sinon qu’il s’agit bien d’un désastre sur lequel il serait bon enfin d’ouvrir les yeux ? Que fait la Région Bretagne depuis des années ? Elle donne quitus à la disparition de la langue bretonne, tout simplement. Or rien n’importe tant que la survie de la langue bretonne car il en va de notre âme et de notre avenir en tant que peuple sur notre territoire de toujours.
Les Bretons ont affiché cette volonté il y a peu à Carhaix autour de leurs artistes. Si rien ne change, les Corses et les Basques sauveront leur langue, pas nous. En 2016, avec Yannig Baron nous étions reçus à la région Bretagne sur ce sujet car déjà, nous pressentions le pire. Nous avions sollicité une évaluation de la politique linguistique par un tiers indépendant. La réponse fut négative.
Encore aujourd’hui, on ne se pose aucune question malgré l’échec total de cette politique. Pour les élections régionales de 2021, nous avions avancé le concept de plan Marshall pour marquer les esprits. Ce plan reposait sur ce qui s’est fait en Corse avec la formation de 700 enseignants en quatre années. Nous proposions de former les enseignants en poste à l’enseignement de notre langue. Les associations formatrices sont en capacité de le faire. Loig Chesnais-Girard l’avait évoqué dans le cadre de ses négociations de l’entre-deux tours avec Daniel Cueff pour mieux le mettre dans un tiroir où il repose.
Si la Région Bretagne avait exigé et obtenu ce plan de l’Etat, nous en retirerions les bénéfices aujourd’hui avec une progression annuelle que j’estime normale pour qui veut sauver sa langue soit plus de 10% d’élèves scolarisés en filière bilingue. Dernièrement, à Carhaix, Fulup Jakez, directeur de l’office public de la langue bretonne, estimait indispensable ce plan de formation. Alors pourquoi rien ne bouge du côté du président de la Région Bretagne ? Pourquoi ce silence assourdissant ? Le choix est-il entériné de sacrifier la langue bretonne sur l’autel d’une égalité avec le gallo ? Nous pourrions encore sauver la langue bretonne. Or tout nous montre que nous allons emporter les deux langues dans leur tombeau.
C’est plus que de l’indignation qui nous étreint, c’est de la colère à l’idée de voir notre langue disparaître alors que les Bretons veulent la voir sauver. Nos élus ont-ils perdu le sens de la volonté politique ? Je me souviens de la résignation du maire socialiste de Brest, le socialiste Pierre Maille qui nous disait que c’était fichu. Loig Chesnais-Girard pense-t-il la même chose ?
L’UBO est en passe de faire disparaître le master « langues et cultures celtiques en contact ». A-t-il réagi ? La Région finance les thèses et pourrait facilement taper du poing sur la table. Loig Chesnais-Girard abreuve les réseaux sociaux d’artifices de communication comme « lorsque la tempête gronde, la Bretagne tient la barre » Mais le bateau coule, M. Chesnais-Girard, et il n’y a pas de capitaine à bord ! Vous avez déserté le navire ! Dans notre mémoire, vous resterez au mieux celui qui nous aura fait perdre une décennie, au pire celui qui aura conduit notre langue dans les poubelles de l’Histoire ! Interrogeons-nous encore sur le message que renvoie au Pouvoir le mouvement culturel breton. Car qui ne dit mot consent.
On ne peut décemment faire reproche à un Pouvoir de son inaction lorsque le peuple ne bouge pas, ou pas assez. Dernièrement à Carhaix, il s’est passé quelque chose de fort avec Breizh a live. Des choses ont été montrées et dites mais il manquait encore sans doute l’interpellation du Pouvoir. Le mouvement culturel breton doit réagir d’une seule voix aujourd’hui pour faire savoir au Président de région que plus personne n’ignore que sa politique est en échec et qu’il lui faut d’urgence changer de braquet. Ou bien alors, c’est que nous sommes tous d’accord avec ce désastre.
Depuis que je milite, j’ai appris à mon détriment qu’il ne fallait surtout pas critiquer le Parti socialiste. Mais enfin regardons lucidement les choses : - Les instances créées par la charte culturelle de 1978 ont été dégagées ou mises sous contrôle. - La réunification de la Bretagne a été rejetée en 2014 - La langue bretonne est en train de crever. Et si on se posait enfin les bonnes questions ? Nous sommes au pied du mur désormais. D’urgence, il faut retrouver le sens de la volonté politique.
Yvon Ollivier Auteur, Président de Koun Breizh
Commentaires (41)
Toutes les académies avec une langue dite régionale sur leur territoire ont déposé un projet de licence bilingue de professorat des écoles, toutes... sauf la B4 et les PDL.
Normal!
Vous dites : "Toutes les académies avec une langue dite régionale sur leur territoire"
Le B4 a deux langues régionales : le breton et le gallo
Les PDL, le gallo, le pédret, le poitevain-saintongeais...
Les PDL ont la même langue "régionale" que la région bretagne B4.
C'est le breton !
Et oui, le breton celtique, le même que dans le Morbihan est parlé dans 1/4 de la Loire-Atlantique.
Presqu'ile Guérandaise, côte du Pays de Retz ...
et le reste est de langue gallèse comme en 35, 22 !
C'est là que l'on voit que ces fausses régions, volontairement mal découpées, sont pour empêcher la pratique des langues et détruire les sentiments populaires. ...
Comme fait Israël, en morcelant ce qu'il reste de la Palestine pour empêcher un état Palestinien ou
comme Poutine en retirant 20% de l’Ukraine aux ukrainiens ...
comme le 44 qui représente 20% de la Bretagne ?
Le poitevin-saintongeais fait partie des langues régionales répertoriées par le ministère de la culture (français, mais nul n'est parfait)
Je ne suis pas sûr que les sarthois et les vendéens, qui font partie des PDL, considéreront que leur langue régionale est le breton.
La comparaison avec Israël et la Palestine me paraît osée.
Quant à Poutine, vous avez raison, il considère que, au nom du passé, l'Ukraine fait partie de la Russie.
Comme la Bretagne qui considère que au nom du passé, le 44 fait partie de la Bretagne et justifie les vélléités de "rattachement"
Vous sous-estimé le 44.
En fonction des critères (démographie, emplois, PIB...) le 44 représente entre 30 et 40% du B4.
Si le projet de régionalisation de la justice de 2018 avait abouti, la Cour d'Appel de Rennes aurait perdu 40% de son activité!
Il y a des classes bilingues français-breton en Loire-Atlantique. D'où l'intérêt d'une licence bilingue. Sauf erreur de ma part, les classes bilingues français-gallo, ça n'existe pas, il s'agit plutôt d'enseignement du gallo.
L'adjoint aux "enjeux" bretons de la Ville de Nantes à coutume de dire : "quand l'offre est là, la demande suit"
Peut-être que si l'enseignement du gallo était proposé dans les zones géographiques où il était pratiqué, la demande suivrait.
Il y a à Nantes un bureau de l'Office public de la langue bretonne, financé par la région PDL et le département de la Loire-Atlantique. Financent-ils aussi le gallo ? Je ne sais pas.
Le poitevin-saintongeais fait partie des langues régionales répertoriées par le ministère de la culture (français, mais nul n'est parfait)
On peut se baser sur l'enseignement aux adultes pour se dire que non, les gens ne seraient pas enthousiasmes à l'idée d'inscrire leurs enfants en filière gallo. Les effectifs en cours de gallo sont plus que maigres, quatre ou cinq élèves le plus souvent, réunis seulement tous les quinze jours, y compris dans des villes censées être des bastions du gallo. C'est d'ailleurs bien pour cela que l'Institut du Gallo passe par des classes d'initiations, cela permet de s'immiscer dans les écoles sur choix des enseignants, sans avoir besoin de l'approbation ou de l'inscription des parents d'élèves. Votre argument sur l'académie est aussi erroné : celle de Bordeaux a plusieurs langues sur son territoire, cela n'empêche pas de faire preuve de volontarisme.
Déjà deux langues n'existent pas : le "pédret" et le "poitevin-saintongeais"...et quelle est la langue de Guérande et sa région ?
Oui mais n'oubliez pas que la situatioin pourrait être encore pire, voilà ce que je viens de lire à l'instant: logiquement vous devriez également fustiger les élus RN du CR.
Le RN évoque « des priorités discutables » d'économies
Gérard de Mellon, RN, prend la parole.
« Les Bretons subissent pendant que vous préférez ne pas toucher à la culture, aux langues, aux sports. » Il évoque des « priorités discutables.
Je crains qu'on trouve au PS des gens qui détestent autant la langue bretonne qu'au RN. L'existence de cette langue les embête, ça ne colle pas avec le roman national, ce serait plus simple si la Bretagne était le Berry.
Voulez-vous accorder des circonstances atténuantes au RN ?? Effectivement au PS il y a des allergies à la langue bretonne mais c'est proportionnellement bien moins important que au RN, ou très peu ont la fibre bretonne du moins en ce qui concerne les élus. L'installation d'une population pensant trouver une certaine tranquillité ici, issue de l'extérieur de la Bretagne est une des causes pour lesquelles le RN y a pris une certaine importance.
Nos élus ne soutiennent la langue bretonne que contraints et forcés, d'où le manque de dynamisme de leur politique. Nos élus, sauf exception, ne se sont pas engagés en politique pour sauver la langue bretonne. Ils héritent alors de ce dossier, sans réelle conviction. Et ce n'est pas l'Etat qui va les encourager.
Je ne pense pas qu'il faut généraliser, il y a un certain nombre d'exceptions, par contre c'est bien le manque de prise de conscience de la population bretonne qui est le problème, la pression sur les élus est loin d'être assez forte, là je suis de votre avis. Et le RN qui fait feu de tout bois, surfe sur une partie non négligeable de la population qui est opposée à la promotion du breton.
Un désastre oui, mais même avec le double ou le triple d'élève qu'est-ce que ça changerait ?
Il faut arrêter avec ce discours de former des élèves pour avoir des locuteurs.
Les (rares) études sur le niveau des enfants sont clairs, tous les travaux universitaires vont dans le même sens, seul un petit pourcentage des élèves formés à Diwan peuvent éventuellement devenir des locuteurs plus tard, si on leur en donne les opportunités, mais ceux des filières bilingues ne le deviendront jamais, à quelques rares exceptions.
Donc si sur quelques centaines de bâcheliers Diwan par an, nous en avons la moitié qui utilisent la langue une fois adulte, ça fait à peine 100 à 200 nouveaux locuteurs par an.
Quand va-t-on arrêter ce tabou et arrêter de mettre tout notre argent et toute notre stratégie sur des écoles qui ne sauveront jamais la langue ?
Oui mais que proposez vous comme alternative ?
Je ne connais pas vraiment Diwan, mais j’ai pensé (?), rêvé certainement au moins un objectif.
Diwan en soi, la défense et l’apprentissage de la langue c’est/c’était une évidence , une nécessité pour la BRETAGNE et les Bretons.
Mais pour moi le fait de ne pas avoir recherché trouvé, imaginé, imposé une autre organisation que celle de se mettre dans la main de l’état français , qui ne pouvait qu’imposer sa/ses lois, et contrôler le fonctionnement, les contenus, les orientations et de fait limiter la « profondeur du projet », est incompréhensible sinon par un manque de dynamisme, un manque écrasant de vision d’un futur… Ou pire encore l’apathie française inoculée au fil de siècles néfastes!
En dehors de la langue bretonne qui est « seulement » utilisée comme leitmotiv, au fil des plus de quarante années, j’ai donc « rêvé » un objectif qu’au moins un peuple a/avait mis en place.
Un projet qui, pour les BRETONS, était de se défendre en prenant connaissance de toutes les lois, décrets et traités de France et de BRETAGNE, et d’ailleurs, pour défendre et surtout gagner et imposer à la France toutes les formes d’indépendances que cette BRETAGNE-là se choisirait, par les lois et les tribunaux!
C’est-à-dire qu’à l’instar des Premiers Peuples D’Amérique qui avec succès, ont éduqué et dans leurs langues et en anglais leurs enfants, jusqu’aux universités des USA dans lesquelles, faire qu’une part de ces enfants soient devenus de bons et grands avocats de leurs Peuples, Diwan aurait pu avoir la même ambition, ce même grand objectif qui aurait pu, aurait eu le mérite de secouer fortement l’hexagone , je le crois, et changer la face de la BRETAGNE !!
40 ans ont passé ! Quel est le gain pour la BRETAGNE et les Bretons ? Le bilan !
Où sont "nos" petits bretonnants???
Mael Pizmiger mais l'immersion est également possible et à grande échelle même dans le public et le privé, cela permettrait d'avoir plus de potentiels locuteurs. Former ces jeunes à la langue bretonne leur permettra s'ils le veulent ensuite de s'exprimer en breton. Il faudra également créer un environnement favorable.
Il arrive qu'à un moment de « l'évolution » de certaines entreprises et associations en France, donc en BRETAGNE, leurs combats au fil du temps et développement, pour survivre évoluent, non principalement pour défendre les motivations et objectifs de développement de ceux pour qui, de ce pour quoi, ces organisations ont été revendiquées et se sont créées, mais devient bien davantage un champ de revendications pour la défense principale de la conservation de l’activité professionnelles des personnels qui ont été retenus, et y ont été affectés !
Les rémoras et poissons pilotes syndicaux et politiques, au fil des tribulations issues des développements de ces associations, s’y collent, les infiltrent et les utilisent pour des activités qui s’éloignent souvent des « objectifs » premiers au profit des insipides et agitées activités politiciennes à objectifs principalement électoraux !
Au fil des années dizaines d’années les volontés , les belles ambitions et les mobiles premiers à la création de ces belles « philosophies et combats des peuples », ne sont plus que des prétextes!
La situation est catastrophique et extrêmement grave.
Il faut que Chesnais-Girard réagisse vite. Très vite.
Il y a des salauds partout : à droite comme à gauche.
"Il y a des salauds partout : à droite comme à gauche."
Ça c"est ben vrrai mes gentils gens!
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Je suis intéressé par ces notifications.
"Le choix est-il entériné de sacrifier la langue bretonne sur l’autel d’une égalité avec le gallo ?" Il était temps de soulever ce problème, celui de la dépendance dans laquelle on est en train de placer le breton vis-à-vis du gallo. En réalité, l'avenir du gallo est à envisager dans son articulation avec le français, puisque les deux ont toujours évolué "sous le même toit" au sein du système de langue d'oïl, avec des usages communs ou intermêlés. Breton et gallo n'ont eux rien à voir l'un avec l'autre que ce soit au niveau historique, linguistique, social ou symbolique.
Les néo-gallésants, après avoir écarté les militants anciens et modérés, ont réussi le tour de passe-passe de faire passer leur hostilité vengeresse envers le breton pour un "rééquilibrage", et nos politiques étant complètement ignorant de la réalité des langues ont cru bien faire en cédant à ce chantage et en installant une interdépendance entre breton et gallo. Résultat, aujourd'hui on a une politique qui ne sied ni à l'un à l'autre, trop étroite par rapport au potentiel du breton, trop large par rapport à l'état actuel du gallo.
Il n'y avait pas de revendications en faveur du gallo avant l'octroi de la "charte culturelle" de Giscard. Le gallo était jusque là considéré comme un dialecte du français et il ne figure même pas dans la liste des "patois" établie par l'abbé Grégoire en 1794. En mettant sur un pied d'égalité le dialecte gallo et la langue bretonne Giscard d'Estaing tendait un piège à l'emsav qui y est malheureusement tombé à pieds joints... Ajoutons que le gallo est aussi parlé dans des territoires voisins de la Bretagne; ce n'est donc pas une "langue " de Bretagne mais le langage du Grand Ouest...
"Breton et gallo n'ont eux rien à voir l'un avec l'autre que ce soit au niveau historique, linguistique, social ou symbolique"
Si on étend, Basse Bretagne brittophone n'a rien à voir avec Haute Bretagne gallèse au niveau historique, social ou symbolique.
Nous vendre une Bretagne unie derrière son histoire, sa langue et son identité ne serait-il pas une tromperie?
Nous vendre une "Haute-Bretagne gallèse" unie derrière son histoire, sa langue et son identité ne serait-il pas une tromperie et une vision jacobine, contredite par la réalité des conceptions populaires, des identités locales fortes et multiples, des bassins économiques, ou encore par la coexistence de parlers romans (français, gallo, poitevin...) ?
Le gallo, c'est une variation dialectale, sans doute plus authentique que le français standard.
Le breton, c'est une variation dialectale ET une langue standardisée.
Il n'y a donc pas d'égalité des situations.
Le breton a tout de même été influencé par le gallo, ou via le gallo, dans son lexique (friko, merenn...).
Lydia ha du ganeoc'h.
A lecture des commentaires qui parlent du RN, de la Palestine et du dialecte d'Oil qu'est le Gallo, il n'est pas étonnant que la langue bretonne et son enseignement se trouvent à l'agonie. Le vrai sujet me semble plutôt l'acceptation et le partage de prérequis pour engager son sauvetage. Ainsi, nous devrions à minima, si nous voulons inverser la courbe du nombre de locuteurs, dégager une majorité parmi notre peuple pour embrasser quelques fondamentaux :
1) La langue bretonne n'est pas une langue régionale mais notre langue nationale. Ce sont les bretons venus de Galles et de Cornouailles pour s'installer en Armorique qui ont ancré sur notre territoire notre langue qui demeure le socle de notre identité et de notre culture.
2) L'enseignement bilingue ou immersif du breton doit être généralisé au moins en basse Bretagne et il faut déterminer un plan avec 2 premières classe d'âge (en maternelle et primaire) pour ensuite montée en puissance.
3) il faut cesser de comparer le breton qui est la langue exclusive de la Bretagne avec le Gallo qui est un dialecte d'Oil, parlé dans plusieurs autres régions limitrophes et pour lequel la demande sociale de scolarisation bilingue et d'officialisation est proche de zéro.
4) il faut rendre la langue bretonne au peuple breton et arrêter sa confiscation par la gauche wokiste (pro-palestinenne, LGBT+...). Cette dérive agit comme un repoussoir et empêche le soutien massif des bretons à leur langue (j'ai renoncé à regarder Bali Breizh, lassé d'y voir uniquement des sujets qui tournent autour du genrisme, des LGBT, du néoféminisme et des associations s'occupant des migrants ou des femmes battues). Notre langue appartient à tous les bretons!
Si nous créons le ciment de notre soutien pour la survie de notre langue, alors les moyens et les résultats suivront et la demande sociale pour sa réappropriation pourra s'exprimer son contingence.
Autant de locuteurs gallo que de bretonnants ? Quand on sait mettre un ou deux mots gallos dans une phrase française, on parle gallo ? Le breton a un passé prestigieux, car son histoire avait commencé dans l'île de Bretagne il y a fort longtemps. L'une écrase l'autre par son prestige, son histoire, ses dictionnaires, ses écoles bilingues et écoles par immersion. Il serait complètement fou de réclamer le même traitement financier pour l'une et pour l'autre.
Le breton est devenu une langue de réseaux. Le projet des 1000 familles (1000familh.bzh) permettra de mettre en relation les bretonnants de toutes les écoles et les différents réseaux qui se sont créés. Le sauvetage du breton se précise: écoles+++ et les "1000 familles".
Les Bretons de Galles et de Cornouailles y sont restés. Il serait plus logique que les Bretons armoricains soient les descendants de Bretons insulaires de la partie orientale de l'île de Bretagne.
L'empire angevin des Plantagenêt a développé une prestigieuse littérature en langue romane, dont le gallo est l'héritier.
Le gallo étant d'après ses promoteurs, une langue de Bretagne, on ne voit vraiment pas ce que viennent faire les Plantagenets là-dedans. La Bretagne n'a été que très vaguement et très furtivement lié aux Plantagenets. L'Empire Plantagenêt, c'était beaucoup Bordeaux (de langue occitano-gasconne à l'époque), pas mal Poitiers, Angers, un peu Le Mans. Surtout cet Empire n'avait aucune prétention linguistique et les rois/reines et leurs cours parlaient bien le français.
Je n'ai pas compris non plus votre révisionnisme sur les origines des britoniques ou bretonnes-insulaires des bretons et de leur langue, qui sont évidemment, sans surprise, de Cornouailles et du Devon. On ne s'amuse pas à transvaser des noms et des prénoms dans tout la toponymie du Nord et de l'Ouest de la péninsule pour rien...c'est complètement absurde de penser qu'ils viendraient d'ailleurs. Le cornique et le breton-armoricain étaient encore une seule et même langue au Moyen-Age.
Oui mais il reste des parts d'incertitude quant à l'origine de la langue bretonne. César affirmait que les deux rives de la Manche se comprenaient ce qui n'était pas limité à la géographie de la Bretagne actuelle. Donc à l'époque il y avait une similitude entre le celtique continental et l'insulaire. Si l'on se réfère au linguiste Favereau, le breton serait au moins autant d'origine continental que insulaire. Dans ce sens il serait encore plus légitime en haute Bretagne et bien au-delà puisqu' il y était parlé avant colonisation romaine dont les conséquences l'on fait reculer progressivement. Le breton est la langue spécifique de la Bretagne, le gallo ne l'est pas puisque il était parlé chez nos voisins de l'est, territoires qui n'ont rien fait pour le sauvegarder, n'en déplaisent à certains défenseurs de ce parler, qui font des acteurs de la défense de la langue bretonne des boucs émissaires. Ceci dit pour l'unité de la Bretagne nous devons rester tolérants pour ne pas rentrer dans le jeu de ces personnes de mauvaises foi qui ne représentent pas l'ensemble des praticiens du gallo,mais certains de leurs artistes devraient d'ailleurs commencé par l'employer au lieu de chanter en français dans les festou noz!!!
A la différence des rois de France, les Plantagenêt s'intéressaient aux langues vernaculaires. Ce sont eux qui ont fait mettre par écrit la chanson de Rolland, document réalisé à Oxford. Cette littérature est difficilement compréhensible de nos jours, mais un bon gallèsant pourrait peut-être s'y retrouver.
Les Bretons occupaient toute la grande partie sud de l'île de Bretagne. Ils ont dû la quitter sans projet bien défini, en s'établissant sur le continent, le long des côtes, de l'embouchure de la Somme à l'estuaire de la Loire, et même le long de la Seine et de la Loire. Ils se sont assimilés aux populations locales, à l'exception de l'actuelle Bretagne, du fait que c'est une presqu'île.
Il serait bon de pouvoir s'exprimer en Breton ici même sur des sujets qui concernent notre langue. Ce serait un bon exemple pour passer du discours à l'action. Ma'z 'eus tud evit mont e brezhoneg war eeun, e vin plijet da eskemm ha tabutal. Digerin an hent ha diskouez splann ez eo bev hor yezh, setu penaos e c'hellomp sikour ivez. An holl vrezhonegerien a c'halvan, skrivit e brezhoneg ma 'z oc'h gouest d'henn ober! bien entendu, pas de sectarisme et que les non brittophones s'expriment en Français mais que les bretonnants passent à l'action et s'expriment dans notre langue nationale historique!
A galon
Il serait bon de pouvoir s'exprimer en Breton ici même sur des sujets qui concernent notre langue. Ce serait un bon exemple pour passer du discours à l'action. Ma'z 'eus tud evit mont e brezhoneg war eeun, e vin plijet da eskemm ha tabutal. Digerin an hent ha diskouez splann ez eo bev hor yezh, setu penaos e c'hellomp sikour ivez. An holl vrezhonegerien a c'halvan, skrivit e brezhoneg ma 'z oc'h gouest d'henn ober! bien entendu, pas de sectarisme et que les non brittophones s'expriment en Français mais que les bretonnants passent à l'action et s'expriment dans notre langue nationale historique!
A galon
Pour la Bretagne, c'est une erreur de s'inspirer du modèle de l'Etat-nation à la française (un peuple, une langue, une centralisation). Il faudrait mieux s'inspirer de la Belgique.
Provocation ! Un plaisir.Le Roman de l'Anticipation!
Non je ne vois pas du tout le modèle que pourrait représenter la Belgique, quelle horreur de reproduire des "mollenbeck" à l'infini, ou les USA, la Chine ou la Russie, ou l'Europe marshmallow??? Combien faudra-t'il attendre? Toujours attendre??? Ou aller plus loin et enfin ébaucher et construire au moins les prémisses de celui d’une post humanité ...qui peine depuis des siècles et des millénaires à éclore. Tant la coque faite des agrégats de ces individualités/personnalités pré-primitives, animales qui dominantes de l'œuf, est dure ! Non il faut encore aller d'un grand bond/pont, beaucoup plus loin.
Soit totalement innover...ou tenter Bretons de renouer avec , par exemple nos anciennes coutumes, librement repensées, toujours librement à la lueur des multiples aurores qui s'inventent .
Tous ces modèles idéolo-politiques, ou religio-politiques finissants d'aujourd'hui ne méritent plus de perdre Temps et Vies, ligotés dans des aliénations idéologiques que l'on doive désormais qualifiées de pré-historiques! Tenter de les reproduire/imiter , c'est l'Enfer!!! Tous sont disqualifiés, à jamais, à jamais, à rejeter! Dissoudre tous ces agrégats néfastes, les réduire au silence!