Polig Monjarret : courrier aux membres du Conseil Municipal de Plescop : quels individus se cachent derrière la calomnie ?

-- Cultures --

Lettre ouverte de Bemdez
Porte-parole: Bertrand Deléon

Publié le 24/02/12 19:07 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Mme la Maire, Mesdames, Messieurs les Adjoints et Conseillers municipaux,

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C'est avec consternation que l'association Bemdez a appris le 30 janvier dernier le retrait du nom Polig Monjarret proposé initialement par la mairie de Plescop pour le futur collège public. Ce retrait, motivé par la blessure et la douleur infligées aux filles de Polig Monjarret durant de long mois et rendu public par ces dernières, doit inspirer plus le désir de réparation que le forfait déclaré face à leurs tristes détracteurs. Nous nous permettons ainsi de vous écrire cette lettre ouverte dont copie sera envoyée aux médias, au Conseil général et aux 23 autres municipalités de « Vannes Agglo » afin de clore définitivement toute diffamation et de rétablir la vérité à travers le souhait d'un vote visant à proposer à nouveau le nom de Polig Monjarret à cet établissement scolaire. Il en va de la dignité de tous.

En effet, il est désormais primordial d'exposer clairement les tenants et les aboutissants de la fronde haineuse menée à ce sujet par M. Cyril Jan, conseiller municipal de l'opposition de Plescop ayant conduit la liste « Plescop ensemble autrement » en 2008, pour comprendre comment la calomnie a été orchestrée et sur quelle base elle a fermenté pour que de telles ignominies soient proférées.

La prose exposée, les raccourcis et mensonges utilisés ne sont pas sans rappeler les méthodes de La Libre Pensée du Morbihan et notamment de son animateur plutôt cocasse, Pierrik Le Guennec. M. Jan en a ressorti les textes à la virgule près et c'est sans surprise que plusieurs membres de notre association ont pu en observer la proximité lors de la conférence sur Polig Monjarret, qui s'est tenue le 8 avril 2011 en présence d'historiens de renom, et la simultanéité des attaques à travers les médias jusqu'au rendez-vous avec le Conseil général pour dissuader son président d'abandonner ce fameux nom.

Le lien semble donc être établi avec la Libre Pensée, mouvement lambertiste aux pratiques et origines douteuses, montré du doigt à plusieurs reprises.

Le Lambertisme revêt divers aspects. Un rapport des Renseignements Généraux, rendu public en 2000, démontre l'entrisme pratiqué par ces individus dans de nombreux mouvements politiques et syndicaux. Ils tentent d'y transmettre leur haine de toute revendication tendant à promouvoir des droits politiques, culturels et linguistiques au sein du territoire de l'Etat français. A travers un discours axé sur la laïcité et l'unicité de la République, agitant l'épouvantail de la balkanisation de l'Europe, ils avancent masqués pour promouvoir semble-t-il « un état, un peuple, une langue, une pensée, un pouvoir » renvoyant ainsi à un slogan de triste mémoire. Ces adeptes se sont souvent illustrés par leurs actions violentes (service d'ordre composé de skinheads) lors de manifestations contre ceux qui refusent de proférer leur pensée unique.

L'ensemble des associations qui soutiennent leurs actions sont en général des formations fantoches, dans lesquelles nous retrouvons la présence répétée de Mme Françoise Morvan, autoproclamée «linguiste», «universitaire» et «historienne» et bien évidemment l'appui des « dossiers » de la Libre Pensée 56, ou encore des associations infiltrées. On y retrouve systématiquement : l'Amicale laïque de Cleunay ; des associations d'anciens combattants en marge des principales organisations connues, l'Association des Déportés et Internés Résistants et Patriotes 35, Association nationale des anciens Combattants de la Résistance 22-35, Association républicaine des anciens Combattants et Victimes de Guerre 29 ; des associations liées à l’Éducation comme les Délégués départementaux de l'Éducation nationale 22-29-35, on y voyait jadis la Fédération des Conseils de Parents d'Élèves (FCPE-56) et la Ligue de l'Enseignement 56 (Fédération des Œuvres Laïques) qui ont peut-être depuis fait le ménage dans leurs rangs ; puis la Ligue des Droits de l'Homme section de Rennes (les autres sections ne suivent donc t-elles pas ?), les associations de la Libre Pensée de la Bretagne nazie (22-29-35-56) puis le Mouvement de la paix 56, satellite lambertiste comme bien d'autres… Parfois des sections syndicales, des unions départementales ou locales de Force Ouvrière (cf. l'opposition de l'Union Départementale CGT-FO à Diwan qui reposait en fait sur l'action de MM. Herbert, père et fils, lambertistes historiques qui se sont illustrés notamment par leur accointances avec M. Jean-Marie Le Pen, FN).

Une des obsessions du mouvement lambertiste est de tordre l'histoire dans tous les sens jusqu'à en simplifier les méandres en canaux reliant directement des individus à la collaboration.

Pourtant, quand les Bretons de Sein partaient pour Londres, que faisaient donc les ancêtres politiques de cette poignée d'individus qui osent crier au loup avec M. Cyril Jan en guise de porte-parole ?

Durant la guerre et sous l'occupation, le principal dirigeant trotskyste, Testu (Henri Molinier), ne «voit de solution que dans les organisations fascistes et staliniennes qui naîtront du triomphe du pacte germano-soviétique». Testu préconise jusqu'en 1941 de poursuivre le travail d'entrisme, mais aussi dorénavant dans certains mouvements collaborationnistes. Une petite fraction clandestine pénètre le Rassemblement national populaire de Marcel Déat (Testu y aurait même pris, selon certaines sources, la parole lors d'un meeting). En 1940-1941, Pierre Boussel, dit Lambert, futur dirigeant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), s'oppose clairement et nettement à l'orientation de Testu et milite sur des positions internationalistes. En 1943, exclu du parti, il demande alors son adhésion au Parti Ouvrier Internationaliste (POI) qui développe notamment une fraternisation avec les travailleurs allemands sous l'uniforme, paradoxalement contre le patronat et les nazis... Le penseur libre, lumière de nos protagonistes actuels, semblait déjà voué à retourner à ses penchants.

Ceci explique d'ailleurs le présent. Plusieurs de ces individus sont actuellement fédérés dans le Front de Gauche de M. Jean-Luc Mélenchon. Lui-même issu de la mouvance lambertiste et de la Libre Pensée ! Une fois encore, nous ne serons pas surpris des interventions de M. Mélenchon concernant de près ou de loin la matière bretonne. A l'occasion de la Breizh Touch à Paris, cet actuel candidat à la présidence de la France avait vomi toute sa haine de la Bretagne sur son blog. Dans un post daté du 23 septembre 2007, il effectuait les amalgames les plus odieux en reprenant la logorrhée parue dans le journal proche du Parti Socialiste « Libération », du vendredi 21 septembre 2007, sous la plume de Mme Françoise Morvan (voir plus haut), cette fois essayiste, affiliée régulièrement aux organisations lambertistes. Depuis, M. Mélenchon a réitéré ses propos sur la radio “France-Info”.

Fin novembre, M. Mélenchon en campagne en Bretagne affichait, une fois encore, tout son mépris pour la langue bretonne et son enseignement.

Il est probable selon les membres et les proches du Parti de Gauche et par extension du Front de Gauche emmené par M. Mélenchon que nous soyons tous assimilés à des néo-nazis, qualificatif que sa mouvance attribuait aux acteurs et sonneurs de la Breizh Touch comme à l'ensemble du mouvement breton.

Il est donc tout à fait logique de constater qu'un collectif de “citoyens du Pays Fouesnantais” intitulé “La Gauche... naturellement”, issu du Front de Gauche et menant de la sorte campagne en soutien à Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles, s'entend naturellement avec la Libre Pensée du Finistère pour considérer que “Le combat mené par tous ceux qui se sont opposés à cette marque de reconnaissance [du nom de Polig Monjarret] en raison du passé trouble de ce personnage est donc victorieux…” !

Les obsessions et les accointances naturelles des Lambertistes les amènent souvent à rencontrer le Front National sur leur route ; ce qui n'est pas sans générer pour l'un et l'autre une certaine émulation, voire une rivalité sur une base commune. Ainsi, le 23 février dernier, sur le plateau d'une chaîne de télévision publique, on pouvait voir M. Mélenchon reprocher à la famille Le Pen d'avoir pris en citation l'écrivain collaborationniste Robert Brasillach. Dans cette course à celui qui lavera plus blanc que blanc, ces derniers devraient plutôt songer à laver leur linge en famille biparentale.

La poignée d'individus calomniant Polig Monjarret est aveuglée par la poutre qui leur masque la vue. Ils oublient leur passé comme leur présent. Il y a fort à penser que l'ex-bras politique de la Libre Pensée, Le Parti des Travailleurs dont M. Le Guennec, auteur de la prose contre Polig Monjarret, fut représentant et candidat, ait récupéré son service d'ordre redouté, composé de skinheads. Notre association avait pu en voir un aperçu le 11 septembre 2003 lorsque la Libre Pensée organisa à Lanester une conférence avec Françoise MORVAN ayant pour thème «Régionalisation et décentralisation» où ce genre d'individus filtrait l'entrée (qui nous avait été interdite). Quelques jours plus tard, le 20 septembre 2003, ce même service d'ordre agressait violemment des militants berbères en plein cœur de Paris, probablement trop maghrébins à leur goût.

En outre, serait-ce à ce titre que l'actuel Front de Gauche accueille dans ses rangs un authentique skinhead nazi français au sein de ses troupes ? Il s'agit du directeur général de L'Avenir mutualiste, de l'Union de gestion des œuvres sociales et sanitaires (UGOSS) et de la Mutuelle solidaire d'aide à la personne (MSAP), le patron du Parti de gauche en Sambre-Avesnois (59), membre de l'Union des familles laïques (UFAL, on retrouve sans hasard les soutiens habituels de nos lambertistes locaux !). Dans leurs rivalités extrémistes, un site proche du FN nous rappelle le pedigree de cet autre « penseur libre » : (voir le site)

Pour toutes ces raisons, l'association Bemdez se doit de sortir du bois et de s'obliger à empiéter sur les plates bandes du terrain politique car il s'agit de notre culture dans toute sa diversité menacée par une poignée de détracteurs, puis certains politiques et médias-relais mal intentionnés.

Ainsi, par la présente, les membres de notre association invitent tous les acteurs culturels, parmi eux les milliers de sonneurs et autres musiciens, disciples de Polig Monjarret, à se mobiliser contre ces infamies. Nous requérons également le courage politique des élus pour que le nom de Polig Monjarret soit toujours au goût du jour. Enfin, nous invitons la presse et tout autre média à rétablir la vérité à ce sujet.

Nous prions de même tout un chacun de se renseigner sur notre blog (voir le site)

Le nouveau collège public du pays de Vannes, sis à Plescop, s'appellera Polig Monjarret. Reculer serait un aveu mensonger. Il en va de la dignité de tous de s'engager dans le sens de cette proposition et de la faire aboutir.

A l'avance, nous vous remercions de l'intérêt que vous porterez à cette demande, et nous vous prions de croire, Madame la Maire, Mesdames, Messieurs les Adjoints et Conseillers municipaux, en l'expression de notre considération distinguée.


Pour Bemdez,

Bertrand Deléon.

Document PDF opposition_polig_monjarret_plescop.pdf Lettre à la mairie de Plescop en pdf. Source : Bemdez
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