Paul Molac : Il nous faut agir pour changer la Constitution avant l’élection présidentielle

-- Langues de Bretagne --

Reportage
Par Philippe Argouarch

Publié le 26/08/21 6:50 -- mis à jour le 26/08/21 19:18
Paul Molac en appelle à un changement constitutionnel
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Tangi Louarn dénonce les attaques du gouvernement contre l’enseignement des langues régionales
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Une réunion de réflexion sur l’avenir des langues régionales a eu lieu ce mercredi 25 août dans le cadre du festival de cinéma à Douarnenez. Organisée par Kevre Breizh , la Coordination Culturelle de Bretagne et ELEN (European Language Equality Network), elle a rassemblé une vingtaine de responsables engagés dans la défense ou l’enseignement de la langue bretonne. Il s’agissait de réfléchir aux actions possibles suite au rejet de l’enseignement immersif par le Conseil constitutionnel au printemps dernier.

Élus, universitaires, associations, écoles de breton, se sont concertés pour mettre au point une stratégie commune face au renforcement du jacobinisme que constituent 1) l’anticonstitutionnalité de l’enseignement des langues régionales par immersion et 2) la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite aussi « loi contre le séparatisme ») qui va obliger les associations culturelles à s’engager à ne pas remettre en cause les institutions ou les valeurs républicaines.

Une vingtaine de participants étaient présent dont le député Paul Molac, auteur de la loi Molac sur les langues régionales, des représentants du Conseil régional comme Stéphanie Stoll, l’universitaire Gwenolé Larvol de la section Cultures et Langues régionales du CNU (Conseil national des universités), Alan Coraud pour l’association Bretagne réunie, Jean-Pierre Thomin, Yann Rivallain, Anna Arbeg de KEAV (Kamp Etrekeltiek ar Vrezhonegerien), Yann Uguen, le nouveau président de Diwan, Claudine Perron, vice-présidente d’Emglev Bro An Oriant, mais aussi des associations d’enseignants de filières bilingues comme Mervent. Skol Uhel ar Vro, l’Institut culturel de Bretagne était aussi présent.

Nous sommes aujourd’hui dans une incertitude juridique et dans une opposition manifeste de l’Éducation nationale au développement des langues régionales et à leur reconnaissance en tant que langues de société - Tangi Louarn

Ce qui est prévu

Pour cette rentrée il y aura une rencontre de Diwan avec Jean Castex, le Premier ministre. Il y aura aussi la finalisation du Contrat de Plan État-Région 2021-2027 qui inclut un volet pour l’enseignement du breton et du gallo. Finalement une grande manifestation est prévue en Octobre pour défendre les langues régionales en coordination avec les défenseurs de toutes les langues minoritaires historiques en France.

Tangi Louarn, le président de Kevre Vreizh, en appelle à résister et à continuer l’enseignement comme avant, tout en développant la coordination « nationale » avec les autres régions de France concernées et en sollicitant les institutions internationales comme l’ONU.

Le député Paul Molac en appelle à une mobilisation générale pour tenter de modifier la Constitution et ceci avant l’élections présidentielle. Il s’agira d’ajouter à l’article 75-1 de la Constitution qui dit « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France », la petite phrase : « l’enseignement par immersion de ces langues est constitutionnel ».

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 27 commentaires
Michel bernard
Jeudi 26 août 2021

Soyons realistes pour etre entendus et etre efficaces,il est impossible a 8 mois de la presidentielle de modifier la constitution,on n'
a meme pas pu modifier le systeme electoral!et les partis ne font deja que de" s 'entretuer ( leurs candidats ) en cherchant a se distinguer pour avoir les voix de leurs rares militants, et des rares electeurs qui restent ,degoutes par leur cupidite, leurs mensonges, et leur mediocrite crasse,
On pourrait par contre demander aux partis qui seront en situation de gouverner ou de servir d 'appoint a une majorite, de nous soutenir,d inscrire cet engagement de modifier la constitution,et des la 1ere annee,sinon ce ne sera jamais fait il faudra faire passer cela avec la reforme du systeme electoral et des competences regionales.

Naon-e-dad
Jeudi 26 août 2021

Il est quand même surprenant que les auteurs de la proposition de loi Paul Molac n'aient pas pensé au coup tordu manigancé par l'exécutif. Ce panel d’adversaires (en infériorité numérique criante, mais habilement placé pour parvenir à la situation de blocage actuelle), quel est-il ?
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. des siégeants au "Conseil" constitutionnel (inconnus du grand public. Toutefois, certains portraits ont été démasqués par voie d’affiche, à Guingamp/Gwengamp ou peut-être ailleurs).
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. une poignée de députés (n’oublions pas que certains, ignorants de la problématique, ont été trompés par les rédacteurs de l’appel en recours).
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. un ministre de l'Education nationale (a-priori son rôle est autre que d’attenter à la Démocratie dans ce pays. Et on le verrait plutôt s’occuper de sa boutique, surtout en temps de pandémie).
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. le Président de la République en personne (Emmanuel Macron a volontairement offert les délais techniques à l'avantage des adversaires des langues régionales. Il n’y était pas obligé).
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Ha bremañ ? Et maintenant ?
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Il reste à espérer que la contre-proposition annoncée par Paul Molac– amender la Constitution, par une simple phrase – en lien avec les supporters de sa loi, en bonne logique, aboutisse et ramène le calme. La République, système politique reconfigurable, n’a pas pour vocation de détruire le pays, ses paysages, ses langues ou de faire obstacle aux diversités culturelles historiques.
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Tout le monde a le droit de vivre. Du moins, je l’espère. Un jour l’on pourra également parler l’une ou l’autre de ces merveilleuses langues régionales - breton, basque, occitan, corse, alsacien, etc… - en plus du français, sans que cela dérange qui que ce soit, bien au contraire. Mais pour cela, il faut transmettre par l’école.
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Deiz pe zeiz e c’hello pep hini a fell dezhañ mont gant hini pe hini eus ar yezhoù burzhudus-se.
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Bec’h dezhi !

Ar Vran
Jeudi 26 août 2021

Je crains que hélas les indépendantistes aient raison. La République totalement sclérosée et arc-boutée sur des délires du XIX ème siècle (Merci la Révolution) est irréformable sans un effondrement à la manière de l'URSS des années 90.
Qui vivra verra bien sûr mais la situation actuelle ne permet pas de dire aux Bretons qu'ils soient fiers de "rester" Français.

Lucien Le Mahre
Jeudi 26 août 2021

La poignée de membres du Conseil Constitutionnel feraient sans doute bien de se mettre eux-mêmes en règle vis-à-vis de la Constitution qu'ils sont censés défendre, avant de déclarer inconstitutionnels les signes diacritiques et l'enseignement immersif, non bien sûr du français enseigné aux étrangers, mais des langues régionales de France.
En effet, leur salaire de 15 000 € - qui avoisine étonnamment celui du Président de la République dont les responsabilités paraissent quand même d'un autre niveau - ne doit pas être fixé par décision du Chef d'Etat, comme c'est le cas, pour des raisons évidentes d’indépendance, mais par l'Assemblée Nationale, c'est-à-dire au terme d'un débat et d'un vote.
Un débat et un vote ont bien eu lieu en début d’année à l’AN, mais bizarrement à mes yeux de citoyen lambda, pour aboutir à un statu quo insolent et qui demeure inconstitutionnel pour beaucoup d'observateurs.
Le Président du CC est Laurent Fabius. Alain Juppé en est un membre récent. Mme Belloubet en fut avant d’être ministre. (Membres de droit, Sarkozy y fit un bref séjour et Hollande n'en est pas).
On reste toutefois émerveillé de voir qu’en plus des compétences juridiques forcément exceptionnelles réunies chez ces honorables collectionneurs de retraites, s’ajoute celles de linguistes émérites en matière de langues régionales françaises.

Alter Écho & Ego machin
Vendredi 27 août 2021

"Je crains que hélas les indépendantistes aient raison."
Ar Vran, vos je "crains ", " hélas " que des " indépendantistes " aient " raison." ; me laissent pantois !
Vouloir être LIBRE de se créer ou se recréer un Avenir autre que les jougs infligent, il n’y a pas meilleure situation politique pour un peuple, sur un territoire déterminé et reconnu historiquement et géographiquement depuis des siècles et des siècles, que l’INDÉPENDANCE !
Á condition en vrais indépendantistes d’accepter toutes les responsabilités et efforts qui maintenant incomberaient aux meneurs, dirigeants et au peuple, qui se voudraient libres et indépendants, sans se bercer d’illusions sur le chemin à emprunter ! Sortir de la cage sociale, être capable d’affronter une autre forme de vie et d’organisation et d’ordre social.
Vous n’en voulez pas de cette INDÉPENDANCE ? Une bonne petite autonomie peut-être ? Qui ne serait pas trop dérangeante ? Que vaudrait donc votre « autonomie » si vous la réclamiez ? De quelle nature et dimension serait-elle et, qui en fixerait les contours et les contenus ?
Car HÉLAS, je CRAINS que ceux qui se parent d’autonomie et nous vendent une forme de « libération » plus qu’hypothétique, ne nous en disent, toujours, jamais RIEN !!! Ni ne veulent à la limite l’obtenir , qu’offerte sur un plateau , et des garanties diverses!
Si vous Ar Vran, vous me parlez encore « d’autonomie », de « libertés », je n’aurais qu’une attention toute relative, une lecture rapide en diagonale, sur ce que vous en diriez, et encore, seulement parce que à un moment vous avez pu admettre, même contraint dans la crainte, et désolé (hélas !), et forcé, que nous ayons « raison " malgré tout…
Mais alors, si nous avons RAISON ?

Killian Le Tréguer
Vendredi 27 août 2021

M. MOLAC va t-il se représenter aux Législatives en 2022 ?

Lucien Le Mahre
Vendredi 27 août 2021

Du haut de son tribunal d’où, si on ne pèse pas encore les âmes, on rend toutefois avec gravité le jugement dernier de la Constitution Républicaine, le CC présente aux Français des sentences juridiques, naturellement vierges de tout soupçon politique, mais que la logique ordinaire a parfois du mal à comprendre.
Ainsi, selon cette instance ultime, l’enseignement en immersion est légalement fautif, mais uniquement pour les langues régionales, alors qu’il est utilisé sans problème pour l’enseignement du français ! Deux poids deux mesures ! «Double standard policy» ! s’indignerait-on normalement de toutes parts.
D’autant plus que cet enseignement immersif, s’il permet d’apprendre mieux la langue qu’il sert ( quelle qu’elle soit ) ne met nullement en danger la langue commune de la République, qui est parlée avec autant de facilité et de correction par les élèves de Diwan par exemple que par ceux des lycées prestigieux de la Capitale. N’oublions quand même pas que par ailleurs quasiment toute la vie française se fait en français.
De toute façon les choses sont parfaitement claires à cet égard : une langue régionale ou de petite diffusion (ex: hollandais, norvégien, suédois, danois et bien d’autres…) nécessite actuellement la connaissance d’une langue de plus grande diffusion pour pouvoir s’exprimer dès qu’on sort de sa zone linguistique limitée ce qui est de plus en plus fréquent. Ainsi l’anglais pour les pays cités, le français pour les langues régionales de France.
En ce qui concerne les signes diacritiques, ils font partie intégrante d’une langue, comme le tilde pour l’espagnol ou le breton, ou les accents, trémas et cédilles pour le français. Vouloir séparer ces signes de la langue qui en est pourvue est une idée farfelue constituant une atteinte à la langue qui outrepasse les droits de tout conseil n’ayant aucune compétence linguistique, ce que l’on peut constater sans peine dans l’affaire présente.
Imaginons la mesure appliquée au français à qui on fait écrire non : «l’évêque français est entré dans le cimetière» mais «l’eveque francais est entre dans le cimetiere».
Mes hommages à Descartes et à Chateaubriand.

Damien Darras
Vendredi 27 août 2021

Killian Le Tréguer
Et pourquoi ne pas susciter une candidature Molac à la présidentielle?

Yann Menez Are
Vendredi 27 août 2021

Vouloir faire modifier la constitution a 8 mois des présidentielles ne marchera pas avec de simples manifestations et des pétitions.
Il faudra des actions beaucoup plus spectaculaires en complément : il faut une réelle pression à l 'échelle de toute la Bretagne et au delà en coordination avec les autres langues de l'hexagone.
Il faut mettre la pression sur les parlementaires, les élus influents, et sur les représentants de l'état !
Il faut retrouver le sens de la lutte, on s’est endormis en croyant que des actions politiques suffiraient!
Remuons nous, l’heure est grave, c’est une attaque frontale contre les langues régionales, un énième avatar de la politique d’uniformisation de l’état français.
Arrêtons d’être naifs!!!Et luttons!

Hervé Thomas
Vendredi 27 août 2021

Ar Vran : La nation française est née en 1789; ce n'est pas une nation ethnique mais ce que Robert Laffont appelle une "nation secondaire" produite par un évènement historique. Or, dès l'origine , en refusant de reconnaitre sa diversité constitutive, cette nation a trahi ses propres valeurs . C'est cette contradiction qui explique les crises à répétition qui rythment son histoire depuis la Révolution.De crise en crise on pourrait très bien arriver bientôt au dénouement , par exemple avec l'arrivée de l'extrème droite à l'Élysée l'année prochaine qui pourrait bien provoquer cet effondrement comparable à celui de l'URSS que vous évoquez...

Lucien Le Mahre
Vendredi 27 août 2021

Nous venons d'élire, pour plus de six ans, un nouveau Conseil Régional que la défense de nos langues régionales doit concerner au premier chef. Le moment est venu car il ne faudrait pas penser pouvoir se défausser sur P. Molac ou quelques autres, ce serait trop facile.
Quelle est donc la position des différents groupes, s'ils en ont une, et quelles actions comptent-ils entreprendre, si ce n'est trop demander ? Nous voulons le savoir car ils sont élus et payés pour cela et c'est donc à eux d'engager le fer sur le terrain politique, sans attendre que la mobilisation culturelle se mouille à sa place.
S'ils n'interviennent pas concrètement, c'est comme si nous allions encore une fois à la bataille avec de simples groupes de volontaires et partisans alors que notre armée de métier se terre à l'abri des casernes.

Kerbarh
Vendredi 27 août 2021

Il est évident que l’état français va s’écrouler comme l’a fait l’URSS en 1991. Dans un monde où les décisions se prennent de plus en plus vite, le centralisme est totalement dépassé. D’autre part malgré une répression féroce des cultures régionales, beaucoup de français en ont assez de la dictature intellectuelle et culturelle de Paris. Enfin l’état ,qui a tout fait pour éradiquer la culture chrétienne ,retrouve en face de lui une culture musulmane forte et importante et une société française en pleine décadence ( incivisme, perte de repères,…). À cela il faut rajouter la faillite financière et économique qui pointe …

jakez Lhéritier
Samedi 28 août 2021

Est ce que l'accès régulier de nos artistes bretons et d'autres peuples débutants et confirmés aux émissions télévisuelles ,radios ,aux médias, a été évoqué.
Lorsque l'on constate l'absence sur les ondes et chaines de télévisions,j'appelle cela de la censure,il faut intégrer cela dans les revendications.
Modifier la constitution,avant l'élection de 2022 ,impossible,mais cela fera entrer peut être le sujet dans la campagne ?
Y aura t'il une candidate-un candidat- Breton,Corse,Alsacien,Basque:Un programme et Qui?
Manifestation d'Octobre....Prévoir des formes innovantes et ciblées.

Alter Écho & Ego machin
Samedi 28 août 2021

Concernant le Conseil Régional "nouveau", je crois Lucien Le Mahre que vous devriez rapidement et totalement abandonner cette idée pour une autre plus libre, que ces élus se préoccupent, puisse se préoccuper de politique essentiellement bretonne.
De ces préoccupations momentanées, que sans doute vous voudriez qu'elles soient effectives dans les "faits", et ne restent pas seulement des arguments et promesses à peine esquissées de politiciens perdus qui, dans la réalité de la vie bretonne empêchent depuis des génération le/un renouveau breton.
Pour changer, même a minima, quelques petites choses en BRETAGNE, n’y pensez plus ! Videz votre esprit de cette pensée qui se pétrifie en vous, et fait barrage de plus en plus infranchissable à toute autre alternative.
Prétendre faire de la politique bretonne de l’intérieur des structures françaises est un non-sens "compte tenu" de ce qu’elles sont, et ont été! Et de ce que « nos » élus en ont fait au fil du temps qui passe !.... Persévérer est diabolique ! Pour le moins.
Prétentions bretonnes fugaces qui sont une préoccupation électorale pour eux, dans la parenthèse d'une campagne certainement, selon les groupes et capacités personnelles de dissimulation, ils savent faire ; et une majorité d'électeurs bretons marqués aux fers rouges des idéologies ne peuvent faire autrement apparemment que voter comme des marionnettes car priver « d’autonomie » de réflexion par le biais des propagandes simplistes déversées depuis des décennies!
Au risque de quelques erreurs possibles changez vite de vision! Et pas que vous, ou moi bien entendu, mais tous les Bretons qui pensent un « pont plus loin » que les conditionnements intrusifs, et l’immédiat bien mal en point !
Quant à Molac (avec tous les autres) depuis son élection comme député français, je l’ai considéré comme « grillé » pour la BRETAGNE « c’est mon point de vue ».
Ses actions comme toutes les autres actions balbutiées ici et là par d’autres Bretons de l’instant électoral, ne sont et n’ont été pour eux, qu’utilités électorales afin de justifier les « étiquettes » sous lesquelles ils se sont faits élire, et assurer la pérennisation/reconduction le plus souvent possible des avantages procurés.
Mais, comme vous pouvez le constater ces derniers temps encore les « balbutiements » mêmes, sont retoqués d’office ! Ces élus ne peuvent ignorer qu’il en sera comme toujours ainsi , et encore pour un bout de temps!
Ses choix aux régionales sont donc déjà oubliés ? Maintenant changer la constitution avant les présidentielles, il faut vraiment nous prendre pour des C - - s ! Et que nous soyons si aisés à berner !?

penn kaled
Samedi 28 août 2021

A l'ensemble des contributeurs ,sans porter de jugement sur vos commentaires ,combien de Bretons vous entendent ,quelle proportion ?? Vous me faites penser à un prisonnier accusé à tort ,qui hurlerait son désarroi encastré derrière les murs de sa geôle ......eno e ma ar gudenn .

Lucien Le Mahre
Samedi 28 août 2021

Merci de vos points de vue, mais je ne suis pas naïf et il faut parfois me lire au second degré.
En interpellant pour les solliciter nos (péniblement) élus je les mets directement en cause sur une question essentielle pour la Bretagne, qu'elle figure ou non au nombre "compétences" octroyées à la Région par la pouvoir central.
Nous verrons bien, suivant le résultat, s'il s'agit enfin, tout ou partie, de véritables défenseurs de nos intérêts et de nos droits ou alors de pâles "bennis oui-oui"que nous continuons à financer à perte, comme dernièrement l'armée afghane qui, bien que puissante, rend glorieusement es armes sans combattre.
Cela peut être plus qu'une indication, une démonstration en laboratoire, précieuse pour que nos compatriotes puissent orienter utilement leurs votes futurs, car c'est de là que vient en effet notre réputée faiblesse politique, déplorée telle une malédiction du ciel car effectivement difficile à comprendre à côté de notre effervescence culturelle qui reste impressionnante malgré les manques.
Tout n'a pas été essayé, loin de là, et les Corses par exemple nous indiquent une voie bien plus active politiquement.

Alter Écho & Ego machin
Samedi 28 août 2021

Ar Vretoned o deus kalet-tre o fennoù ! Mouais ! Sans doute penn kaled…
Ha perak ar re-se ne welont ket ez eo ar stourm evit an TV hag all, evit displegañ ha diskleriaiñ o menozioù diwar-benn ar gudennoù e Vreizh ?
Alors pourquoi ne pas priorisé le combat pour le droit à l'accès aux médias de masse ! En Breton seulement préoccupé des problèmes et de l’avenir d’une BRETAGNE, bretonne ! Au lieu de se disperser dans des fuites, des « occupations » d’intérêt secondaire, voire plus lointain !
Marteze ma fenn a zo kaletoc’h eget ho hini, hag an dra-se a zispleg hag am eus c’hoant atav , memes-tra da skrivañ amañ ! Ret eo din skrivañ amañ war ABP ! E gallek ivez evit tout ar re all !

Le webmaster
Samedi 28 août 2021

Par courtoisie, les articles écrits en breton doivent être commentés en breton et même chose pour le français. Un robot fera le tri très bientôt.

Alter Écho & Ego machin
Samedi 28 août 2021

Lucien je ne pense pas du tout que vous soyez "naïf", j'ai plutôt voulu prolonger votre propos sur un ton un peu différent;
Quant aux Corses ils ont une Histoire un peu différente de la nôtre, qui fait que la "maistrance" parisienne soit un peu plus "accommodante" à leur endroit...politique!
Dans le positif il y a toujours une petite part de négatif Et le négatif des uns, parfois passé ou suspendu, rend parfois, et tend les autres à être plus ou très positifs quand des revendications, quelques évolutions, ou même seulement des demandent polies leurs sont adressées.
Les Corses sont donc pas mal servi.
Bien sûr cela peut-être encore amélioré. Toujours amélioré!

Kerbarh
Samedi 28 août 2021

Pourquoi ne pas commencer par faire une pétition pour demander au nouveau conseil départemental des Côtes d’Armor de mettre bilingue l’ensemble des panneaux routiers de signalisation? (sur tout le territoire du 22. , bien sûr, comme l’a fait le CD du 56)

Kerbarh
Samedi 28 août 2021

Pourquoi ne pas commencer par faire une pétition pour demander au nouveau conseil départemental des Côtes d’Armor de mettre bilingue l’ensemble des panneaux routiers de signalisation? (sur tout le territoire du 22. , bien sûr, comme l’a fait le CD du 56)

Alter Écho & Ego machin
Dimanche 29 août 2021

Lucien Le Mahre, ( puisque le sujet est sur Molac et la langue Bretonne), vous écrivez à la fin de votre dernier commentaire : « Tout n'a pas été essayé, loin de là, et les Corses par exemple nous indiquent une voie bien plus active politiquement. »
Et je vous répondais rapidement que « la maistrance » parisienne était « accommodante » et sous entendu, en raison seule et unique dans mon esprit du poids de la violence, qui a été exercée en Corse et qui est la cause/raison essentielle des avancées corses. À mon avis bien sûr.
Je ne pense absolument pas que c’est à ces actions que vous pensez dans cette dernière phrase, croyez-moi.
Si Les Corses en France et les Basques…en Espagne ont des statuts bien plus évolués que le nôtre, ils le doivent pour beaucoup à cette violence, élément extrêmement négatif qui déclenche parfois au prix très fort, des effets positifs pour ceux qui y survivent.
Reste à savoir maintenant que vont faire, devenir les responsables corses, commençant à mijoter dans la marmite politico-politicienne ?
Coïncidence avec nos commentaires, je viens de découvrir cette nuit sur la page internet des NEWS d’Orange en lisant un encadré qui parle de Zemmour, en dessous une vidéo de …Marine Le Pen en Corse (au pays, pas la langue), datant du 8 Avril je suppose de cette année. Elle la Bretonne d’origine, présidente du RN (ex FN), dont on connaît les positions de père en fille, à une tribune « effleure les langues enracinées », il faut comprendre là, avec çà, qu’elle utilise/parle des langues des vieux peuples de France …et du Français, face à l’Arabe et l’Anglais devenant sémantiquement « langues minoritaires » en France. Vous voyez tout peut être amélioré. Il faut seulement y mettre …les formes !
Après avoir constaté que les Corses avaient « […] déposé les armes », et avaient tenu parole en ne les utilisant plus depuis, et par ce constat, elle estimait que le rapprochement en Corse des prisonniers politiques corses incarcérés sur le continent, devenait envisageable. Ce qui pourrait laisser présager une/des ouvertures pour d’autres « améliorations » dans l’avenir !
Vous voyez Lucien même la Bretonne d’origine et présidente du RN devient, peut devenir « accommodante » pour les Corses, dans le discours elle est un peu réticente quand même !
Ce n’est pas en et pour la BRETAGNE que Marine tiendrait ce langage (elle n’en parle jamais/rarement, et peu de manière intéressante). Pas davantage pour les autres vieux peuples de France ! Je parle bien des Peuples; et non des produits régionaux « français »!
Mais, je finis même par me dire que vu le plateau national-parisien de politiciens, vu son cheminement intellectuel, politique à Marine (en Corse), si je ne pourrais pas voter pour elle aux PRÉSIDENTIELLES ? Si elle met un peu d’ordre en France, nous n’aurions plus que un ou deux adversaires/opposants en France bien « identifiés », et peut-être qu’elle nous offrirait un peu de ce que nous demandons désespérément ,et si gentiment depuis si longtemps. Quoi au fait ?
Rêvons et riez ! C’est Dimanche.

Lucien Le Mahre
Dimanche 29 août 2021

@Alter Echo et Ego machin
JL Melenchon opère le même glissement vers la reconnaissance tardive des langues disons «autochtones » de France, sans doute parce que toute voix est bonne à prendre, mais aussi pour fourguer dans le même lot l’arabe et le berbère, des langues nullement menacées, d’importation récente et relevant d’une tout autre approche.
Mais bravo pour la rouerie politicarde et merci du coup de main !
En ce qui concerne la mouvance de MLP, elle a aussi besoin de voix et elle a fini par s’apercevoir que les cultures « régionales » constituaient des bastions de résistance au multiculturalisme débridé qu’elle combat. De là à vouloir embaucher ces corps-francs sous sa bannière politique …
Si JLM dont les références indifférents aux violences (Robespierre, Trotsky, les dictatures latino de gauche ) sont loin d’être ma tasse de thé, les appels du pied de MLP ne me séduisent pas plus, quelques années seulement après l'avoir entendue elle aussi condamner sans appel les langues « régionales ». Il ne faut pas perdre de vue que son nationalisme, dit « français », exclut dans son principe tout ce qui n’est pas "l’Etat-Nation" pur et dur, son alpha et son oméga. Rien donc au-dessous : la Région historique, ni au dessus : l’Union Européenne.
Reconnaissons de plus que la verticalité prussienne de ces deux schémas politiques n’ont rien pour affrioler le démocrate moyen, surtout agrémenté d’esprit fédéraliste. Avec en arrière-plan les modèles qui s’y rattachent et cette fois, côté MLP : carrément refoule-clients à l’époque du FN, quoique d’aspect plus urbains depuis le RN. Mais on y reste toujours monomaniaque autour du seul problème qui, bien que réel, existerait en France à l’exclusion de tous les autres : l’immigration.
On est sûr que cela suffit pour gouverner ?
Mais le fond du problème réside dans votre conception toute personnelle de la logique et de la cohérence. Vous vous dites, plus haut, indépendantiste breton, en fustigeant au passage un autonomisme méprisable à vos yeux et vous caressez parallèlement le rêve merveilleux du nationalisme centralisateur lepeniste ?
Comprenne qui pourra ! Pour moi, j'ai l'impression que c’est déjà fait.

PCosquer
Lundi 30 août 2021

Merc'hed, Paotred!.. Deuit da sikour!.... Ar re vihan ha re vras!.. deuit da sikour!....Ar re gozh ar re yaouank!.. Deuit da sikour...Ar re deodek ar re davedek!... Deuit da sikour!...
Vous voulez faire du reuz! Alors descendez de votre tour d'ivoire et commencez par manifester vos craintes en direction des Bretons d'abord et APPELEZ LES A L'AIDE! Lors d'une PREMIERE MANIFESTATION organisée UNIQUEMENT POUR EUX... Pour les locuteurs passifs tournés vers leurs passé ou les timides du peurunvan... Pour les jeunes qui ne savent quasiment rien de ces problèmes... Pour ceux qui essayent de récupérer leurs langues...Pour ceux qui comptent les points en se demandant qui serra finalement le maître du destin de la Bretagne...Pour ceux qui se croient illégitimes pour défendre la langue parce qu'ils ne parlent pas Breton... pour les Gallésants et autres non Gallésants ...Pour ceux pour qui le breton est un moyen professionnel mais qu'on ne voit jamais dans la rue... Hir al listennad)
Ar vanifestadeg a zo kaoz anezhi ganeoc'h a rankfe bezañ ur c'hloc'h galv EVIT AR VRETONED DA GENTAÑ... Mont 'ba ar straedoù A-BENN GERVEL AR VRETONED O-UNAN ha lakaat un tamm mat a boell 'ba ar speredoù a vefe efedusoc'h... Pet a dud zo bet lezet a-gostez abaoe keid-all...( ar gomzerien mut da skouer... ar re yaouank ne oar ket gwall dra war an danvez... hag ar re all a zo o c'hortoz fin ar c'hrogad a-benn gouzout piv vo mestr ar jeu...pe reoù o klask tapout yezh o zadoù en dro... Pe c'hoazh, an dud n'en em santont ket reizhwiriek a-benn difenn ar yezh peogwir ne gomzont ket brezhoneg... hag all ) Ur vanifestadeg evit GERVEL AN DUD TOMM OUZH O IDENTELEZH 'nag eo...
Ret eo klask! Da gentañ ar Vretonned...
Paotred merc'hed... deuit da sikour! Ar re vihan ha re vras!.. deuit da sikour!....Ar re gozh ar re yaouank!.. Deuit da sikour...Ar re deodek ar re davedek!... Deuit da sikour!...
Ha war-lerc'h e c'hallit sevel ur vanifestadeg-all ouzh divizoù ideologel ar gouarnamant
Il y a des gens, qui ne se sentent pas légitimes ou en dehors du coup pour défendre la langue malgré qu'ils soient Bretons tout simplement parce qu'ils ne parlent pas Breton ou gallo... C'est une erreur fondamentale de croire qu'ils ne sont pas sensibles au problème mais si nous ne les appelons pas à l'aide, ils ne viendront pas... et les autres non plus!
La stratégie pure ne suffit plus... le stade au-dessus est émotionnel et d'envergure sociétale

Alter Écho & Ego machin
Mardi 31 août 2021

Lucien Le Mahre, je partage parfaitement tout votre commentaire sauf ce tout dernier paragraphe. Pas du tout !!!
" Mais le fond du problème réside dans votre conception toute personnelle de la logique et de la cohérence. Vous vous dites, plus haut, indépendantiste breton, en fustigeant au passage un autonomisme méprisable à vos yeux et vous caressez parallèlement le rêve merveilleux du nationalisme centralisateur lepeniste ? "
" Comprenne qui pourra ! Pour moi, j'ai l'impression que c’est déjà fait. "
Tout d’abord je ne peux « fustiger » ce qui n’existe pas en BRETAGNE, en l’occurrence : L’autonomie. C’est très logique ça. Et cohérent, pour moi !
L’Autonomie, n’est pas un gros mot pour moi, ni inenvisageable. Seul son contenu, les domaines, les libertés et responsabilités qui seraient « octroyées ou imposées » dans les statuts, motiveraient mon adhésion, moins, ou non ! Logique et cohérent, non ?
La critique faite, par moi concerne aussi et davantage ceux qui se définissent autonomistes, et/ou comme ils sont désignés parfois dans les médias, l’UDB par exemple, ou encore des gens de ou hors de ce parti qui se reconnaissent dans cette définition, et la revendiquent sans résultats. Je suis logique et cohérent donc.
De plus, les personnes, dites autonomistes, qui siègent depuis plusieurs mandats, ou ont siégés dans les années passées dans de nombreuses assemblées, municipales, départementales, régionales, et sans doute Molac l’unique à l’Assemblée Nationale, je trouve moins logique et moins cohérent qu’ils participent depuis si longtemps avec ceux qui font et ont tout fait pour que nous ne puissions jamais accéder à un statut travaillé, d’autonomie !
Je n’ai aucun doute que ces militants « embeded » et d’appoint, trouveraient quelques arguments qui seraient certainement subtils afin de vouloir à tout prix démontrer que je n’ai pas...raison ! Arguments qui seraient de leurs points de vue très logiques et cohérents. Co-errance ?
Et donc en raison de toute cette cohérence logique qui nous a mené nulle part, je préfère la revendication indépendantiste, même théorique et utopique pour certains, étant donné la réflexion actuelle des Bretons.
Quant à l’idée que je caresserais :
" […] parallèlement le rêve merveilleux du nationalisme centralisateur lepeniste ? "
" Comprenne qui pourra ! Pour moi, j'ai l'impression que c’est déjà fait. " .
Je trouve par cette interprétation, sans fondements, que vous vous glisser dans la peau d’un Grand « Disqualificateur » ! Dommage.
Nous sommes rentrés il est vrai, depuis quelques jours, dans le Présidencial Circus.
Seulement citer le prénom Marine, ou pour nom Le Pen, ça doit devenir dur, car même dans une phrase teintée d’humour ironique, c’est agiter un chiffon rouge ? Je pense à ceux qui les portent et je finirais par penser, ultime provocation, qu’Adolf, en France, aurait de la chance de n’avoir pour nom, qu’Hitler.
Je vous informe également que depuis de très, très longues années je ne vote plus pour « l’offre » proposée en France, qui ne correspond pas du tout à ma « demande » de Breton ! Et rien de ce qui se fait (mal généralement) se fait avec ma participation! Vous devez donc nécessairement révisez la validité de vos impressions !
Comprenne qui pourra effectivement ! Enfin ça devrait être possible, facilement.
PS ; Il paraît que « zemmour » veut dire « olive » en berbère, si certains font leur beurre de presque tout, Mélenchon tente de faire son « huile de Zemmour » ; Il ne sera pas le seul ! Et pour eux en bons Français, ils choisiront de dire que c’est de l’arabe, plutôt que du berbère !
Hasta la vista baby!
Cordialement.

Lucien Le Mahre
Mardi 31 août 2021

Sans doute dans ce que vous avez voulu faire passer, manquait-il le ton qui à l'oral oriente les propos différemment, car le texte littéral amenait à ma conclusion.
Si ce n'est pas le cas malgré les apparences, tant mieux, et en raison de vos précisions données sur un ton mesuré que j'apprécie à sa juste valeur, je considère pour ma part que l'incident est clos. Passons donc à autre chose.
Et à propos : zemmour veut en effet dire olive en berbère, alors qu'en arabe c'est zitoun !
Cordialement.

Naon-e-dad
Vendredi 3 septembre 2021

A lire dans le quotidien Le Télégramme Numéro 23778 du jeudi 2 septembre 2021, à la page Spered ar Vro, l’interview, par Anna Quéré, du député bretonnant des Côtes d’Armor Yannick Kerlogot.
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Selon l’interviewé, qui a participé à une mission d’enquête pour le gouvernement, le délai serait trop court avant l’élection présidentielle pour envisager une retouche de la Constitution. Serait-ce qu’après, cela lui paraitrait possible ?
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Une solution pragmatique alternative pourrait se dessiner ?
Deux phrases-clé :
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…/…«n’eo ket skrivet resis e-barzh kod an deskadurezh petra eo ar soubidigezh » »
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« Ar Ministr Blanquer zo prest da lakaat un destenn dre skrid evit anavezout ar c’helenn divyezhek dre soubidigezh. »
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Apparemment donc, et si l’on comprend bien la voie suggérée par le député, quand on veut on peut. Espérons que les bons vouloirs politiques s’accorderont pour faire vivre l’enseignement de et en langue régionale. Il en va de leurs survies. « Where there is a will, there is a way » comme dit un auteur britannique.
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Il paraît que nous sommes en démocratie. C’est le moment d’en faire la preuve.
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A lire dans le Télégramme (article en breton, avec un résumé en français), achat au numéro possible sur le site du journal.
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Notenn :
. le terme breton « soubidigezh », très concret et imagé, correspond au français « immersion ».
. Talvezout a ra ar ger brezhonek « soubidigezh » evit hini gallek « immersion ».

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