
Les Editions Sauvages vont publier prochainement "Les Bretons et le haïku" de Pierre Tanguy. Poète, critique et journaliste, Pierre Tanguy révèle dans cet ouvrage la vitalité du haïku en Bretagne, un genre poétique d’origine japonaise qui a fait souche chez nous. Son "Tro Breizh du haïku" breton (de Nantes à Brest) l’amène à évoquer la figure d’auteurs,...
Pierre Tanguy, poète, critique et journaliste, révèle dans ce livre la vitalité du haïku en Bretagne, un genre poétique d’origine japonaise qui a fait souche chez nous. Il explique les raisons de ce succès et fait part des nombreuses initiatives qui ont vu le jour au cours des dernières années (concours de haïkus, investissement d’enseignants, éditions diverses…).
Son "Tro Breizh"du haïku breton (de Nantes à Brest) l’amène à évoquer la figure d’auteurs, de pédagogues ou d’essayistes qui ont analysé et vulgarisé ce genre poétique, à commencer par le Brestois Alain Kervern, poète et traducteur du Grand almanach poétique japonais.
Pierre Tanguy fait aussi largement état de ses lectures et de ses rencontres liées au haïku, accordant la part belle à tous ces auteurs et poètes qui ont publié des livres de haïkus, aussi bien en français qu’en langue bretonne.
Bon de commande à demander à : editionssauvages(at)orange.fr
Caractéristiques : format 14 X 20 – 132 pages – couverture couleur – collection La Pensée Sauvage – prix public 15 €.
Commentaires (1)
Il faut saluer tous les poètes. Pour les Bretons, ceux-ci ne feraient-ils pas mieux d'écrire dans notre style propre ? A savoir en Cynghanedd (terme gallois) qui a subsisté longtemps avant de disparaître sous l'influence romane. Gwennole Le Menn et Léon Fleuriot en parlent dans leurs ouvrages, et j'ai repris ces informations sur cette prosodie brittonique dans mon dernier livre. Au lieu d'aller voir en Asie, nos bardes actuels ne feraient-ils pas mieux d'étudier puis d'écrire dans cette poésie toujours très vivante au Pays de Galles ? Et qui donne les titres officiels de barde et de druide lors de l'Eisteddfod nationale. Il existe donc un système prosodique breton, identique à celui de la Cynghanedd galloise, Joseph Loth y a consacré trois grands volumes, Ernault a également travaillé sur le sujet ainsi que R. Hemon. Mais cela semble inconnu à ces nouveaux poètes bretons. Et la Cynghanedd ("Harmonie") est bien plus difficile que le haïku, il faut la prendre avec des baguettes. Il nous faudrait donc une Ecole de poésie celtique brittonique en Bretagne, et non pas japonaise, même si celle-ci a tous nos égards. Revenons à nos sources. Je recommande donc à tous de se renseigner sur la Cynghanedd bretonne. C'est un art linguistique extrêmement difficile, il y a des écoles, des cours et concours de Cynghanedd toute l'année en Cymru. Puis les vainqueurs sont honorés à l'Eisteddfod. Bydded Goleuni a Goleuni a fu. YG : Joseph Loth "La Métrique Galloise". 1900-1901-1902 / Roparz Hemon "Trois Poèmes en Moyen-Breton" et "A Historical Morphology and Syntax of Breton". 1975 / Henry Lewis a J.R. Piette (Arzel Even) "Llawlyfr Llydaweg Canol". 1922 & 1935 & 1966 / Gwennole Le Menn "La Femme aux Seins d'Or". 1985 / Léon Fleuriot "Histoire Littéraire et Culturelle de la Bretagne" (in volume 1). 1987 / et pour rappels de quelques aspects : Yvan Guéhennec "La Tradition Celtique". 2023 (Yoran embanner). Il y a donc de quoi voir apparaîtres de nouveaux bardes en Bretagne.